Bonjour Overblog, 

 

J’ai une question, enfin un problème, ou disons une équation à résoudre et pour cela j’ai besoin de tes lumières. J’ai en effet besoin de savoir combien de visites uniques et quotidiennes seraient nécessaires sur mon blog pour qu’il rapporte cinq euros par jour.

 

Pourquoi cinq euros ? Parce que c’est ce que me coûterai de prendre un abonnement premium pour mon blog.

 

Ainsi, partons du principe que pour dépasser les cinq euros de revenus mensuel mon blog devrait provoquer [X] visites uniques quotidiennes. Aujourd’hui, en moyenne, mon blog draine 80 visiteurs - il est le loin le temps radieux des 100 visiteurs par jour - , donc, si [X] < 80 et alors mon blog premium apparaîtrait comme rentable à mes yeux, alors que si [X] > 80 prendre un abonnement premium me coûterai plus que ça ne me rapporterai.

 

Mais peut-être que tu te demandes - toi Overblog et plus sûrement toi le lecteur de mon blog - pourquoi j’évoque cette équation tordue, parce que tu te dis - surtout si tu es un de mes 80 lecteur assidu - que je n’aime pas la publicité et qu’il est étonnant, curieux et décevant que je cherche à connaître le seuil de rentabilité de mon objet numérique non identifié sauf par les bots de Google qui me référencent, number one sur Peach sexy. Patience, je vais m’expliquer et essayer d’éclaircir la chose.

 

Le constat c’est qu’il y a,au moment où je rédige cet article, de la publicité sur mon blog.

 

C’est Overblog, plateforme historique de mes blogs depuis que j’ai quitté Skyblog qui était ma plateforme historique depuis que j’avais perdu les identifiants de mes blogs 20Six, qui pose et m’impose cette publicité parce qu’il faut bien que la plateforme de blogging puisse vivre.

 

Si je veux retirer cette publicité je dois prendre un abonnement premium.

 

C’est là qu’entre en jeu le seuil de rentabilité hypothétique de mon blog. Je suis pauvre ce qui me conduit à devenir radin et la radinerie m'incite à désirer un blog - outre ce que je paie déjà à Orange et EDF -.

 

Mais si je veux un blog gratuit, je veux aussi un blog sans publicité et pouvoir offrir à mes aventureux visiteurs une expérience garantie advertising free.

 

Il me faut donc payer les cinq euros mensuel d’un abonnement premium pour m’affranchir de la publicité sur Overblog.

 

Mais là où ma démarche devient idiote et ubuesque c’est que pour retirer la pub je dois payer or je suis entrain de calculer le volume de visiteurs pour rentabiliser par la pub le moyen de retirer cette même pub. Ok, c’est peut-être idiot, mais pas insurmontable comme paradoxe. Parce que si je tiens à la virginité publicitaire de ce blog là, je n’ai jamais dis que j’étais contre le principe de créer un blog parallèle, racoleur, sur lequel s'étalerait de la publicité.

 

Donc, si je poursuis mon calcule, il me fallait atteindre [X] visites pour rentabiliser un seul abonnement premium. Sachant que sur Overblog, que ce soit pour retirer la publicité ou pour obtenir des revenus de la publicité il faut payer un abonnement premium ça veut dire que si je veux retirer la pub de ce blog et monétiser un second blog il faudra que ce second blog rapporte de quoi éponger deux abonnement donc en nombre de visites atteindre [2X] visiteurs par jour.

 

Pour créer un nouveau blog, il me faut trouver un super concept, une super idée bien racoleuse qui soit sûr de pouvoir rameuter sur mes pages [2X] visiteurs par jour. Quelque chose de simple mais percutant comme un blog sur les amours étonnant des candidats de Koh-lanta avec des animaux exotiques. Avec un concept pareil je suis sûr de pouvoir ratisser un max de visiteurs du côté des passionnés de télé-réalité, mais aussi du côté aussi des passionnés d’animaux et même s’ils doivent représenter une niche assez réduite je devrais faire un gros score sur les zoophiles - malheureusement pas sûr qu’ils soient la cible favorite des annonceurs -.

 

Donc si je me suis bien compris et si j’ai bien compris ta logique mon ami Overblog, si je veux échapper à la publicité je dois payer et créer un blog sur les relations amoureuses entres les candidats d’une émission télé et des animaux ; soit m’astreindre à une double dose de travail parce que parallèlement je devrais toujours m’occuper de ce blog.

 

Payer pour ne pas afficher de publicité et inciter les autres à payer des biens de consommation.

 

Payer aussi je veux mettre de la publicité, enfin de la publicité qui me rapporte de l’argent.

 

C’est un système gagnant / gagnant, ou perdant / perdant, c’est selon ; pour mettre tout le monde d’accord, disons un système payant / payant. Mais bon, c’est la règle, le jeu et moi, petit pion bien sage je m’en contente très bien, juste parce que je suis paresseux et parce qu’il est plus important pour moi de donner libre expression à ma plume et tant pis si ça aide Overblog à gagner sa vie.

 

Entre la rédaction de cet article et maintenant où je rédige cette forme de paragraphe de fin que l’on pourrait nommer conclusion sauf que n’ayant pas de plan et un sens inné de la digression rien ne peut me garantir que je n’irai pas garnir un dernier dernier paragraphe après celui-ci, j’ai demandé à Overblog la valeur de [X] et donc X = 1000 pages vues quotidiennement.

 

Avec ma centaine de pages vues chaque jour mon blog est loin d’être rentable, et pour moi et pour n’importe qui.

 

Bien sûr on pourra constater qu’à partir du moment où la publicité n’est pas rentable il serai judicieux qu’Overblog la retire. Sauf, que pas con, ils savent que si le blog esthète cherche à nettoyer son blog de messages à caractères intrusifs et commerciaux le blogueur va payer. Et pour Overblog il est mille fois plus rentable qu’un blogueur paie cinq euros pour bloquer la pub sur son blog qui brasse moins de 1000 pages vues par jour plutôt qu’il continu de bloguer en affichant la pub en étant sous le seuil de rentabilitéé. C’est malin, on paie pour soulager Overblog d’un blog qui ne leur rapporte presque rien. Et nous, dans les deux cas nous sommes de bonnes poires, bien mures, juteuses.

 

Il est beau le système des internets modernes - parce que je décrète ainsi qu’il y a eu des internets anciens - parce que très clairement nous sommes, nous blogueurs, utilisateurs des réseaux, youtubeurs, nous tous qui laissons un peu partout et presque tout le temps du contenu sur la toile des acteurs majeurs du système. Nous sommes le nerf de la guerre, le big data s’acharne à fouiller nos entrailles numériques, et nous en bon petit ouvrier aussi docile qu’un chinois de Jakarta nous oeuvrons à donner du contenu neuf à la toile.

 

Sans nous, quid du contenu des internets contemporains - parce que je considère l’adjectif moderne comme devenu déjà old - ?

 

Nous sommes la force ouvrière, sommes la valeur marchande, nous sommes l’or enfoui sous les données et pourtant nous, les mécanismes précieux d’un système qui produit de la richesse nous sommes aussi les consommateurs du système dont nous sommes acteur. Nous payons pour entrer dans le game, nous payons pour nous aliéner à un système que nous faisons vivre par notre argent et à qui nous donnons corps par la production de nos esprits.

 

Je suis porteur de pub parce que je suis créateur de contenu, pourtant sans blogueur pas de plateforme de blog et donc pas de support publicité. Sans moi le monde se meurt. Je veux dire sans nous le monde numérique vacillerai. Imaginez une heure de grève mondiale, imaginez un jour de grève mondial, plus de contenu, plus de visites, plus d’interaction avec le système et peut-être alors que nous éprouverions un frisson de pouvoir nous parcourir la moelle irl de nos colonnes vertébrales irl ce qui ferait une parfaite matière pour les colonnes de nos blogs.

 

Vous savez vous où nos mènent nos ambitions ?

Moi je ne sais même pas où emmènent mes mots.

L'homme, la publicité et @OverBlogL'homme, la publicité et @OverBlog
Je vous laisse avec deux oeuvres du street artise Vermibus qui réalise des peintures sur les publicités glamour des marques de luxe donnant au final lieu à des portraits énigmatiques et étranges où l'art parvient à maquiller la pubJe vous laisse avec deux oeuvres du street artise Vermibus qui réalise des peintures sur les publicités glamour des marques de luxe donnant au final lieu à des portraits énigmatiques et étranges où l'art parvient à maquiller la pub

Je vous laisse avec deux oeuvres du street artise Vermibus qui réalise des peintures sur les publicités glamour des marques de luxe donnant au final lieu à des portraits énigmatiques et étranges où l'art parvient à maquiller la pub

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