Portrait culturel d’un joueur - LCS

Publié le 20 Octobre 2014

Salut à tous, je suis LCS, créateur du site Le Toaster. Du haut de mes 27 ans, et bien qu'étant né dans les années 80, je me considère davantage comme un enfant des 90s, parce que niveau souvenirs qui datent d'avant mes 3 ans, c'est un peu léger. Je suis arrivé aux jeux vidéo autour de mes 9 ans, ce qui m'a toujours paru assez tard par rapport aux autres personnes de mon âge, mais ce fut bien assez tôt pour en profiter. N'ayant pas de console chez moi mais uniquement chez mon paternel, chez qui je me rendais tous les 2 weekends, je n'ai joué pendant des années que 3 à 4 jours par mois, m'abreuvant le reste du temps de magazines spécialisés, dont je connaissais à force tous les articles par coeur, et de discussions à la récré et à la cantine. Choisir 5 objets culturels n'est pas chose aisée, et ceux qui sont déjà passés à la moulinette du Portrait Culturel de joueur en conviendront. Mais c'est au final un excellent exercice, qui pousse à se plonger dans l'adolescence, période en général fortement liée aux jeux vidéo. 

1/ Twin Peaks 

Je ne suis pas spécialement branché séries (trop chronophage), et j'avoue avoir découvert Twin Peaks un peu à contre-coeur. On m'avait donné les deux premiers épisodes sur mon disque dur : je savais que c'était de David Lynch, et j'appréhendais un peu, car je connaissais mal le réalisateur, mais je le savais assez difficile d'accès. Et contre toute attente, j'ai été complètement fasciné, comme je l'ai rarement été. Une des forces de cette série est de combiner une intrigue policière avec tout ce qu'elle implique de plus classique et concret (meurtre, suspects, enquête, etc) avec des éléments surnaturels inexplicables (et en grande partie inexpliqués, ce qui contribue au mythe), le tout ponctué de séquences cocasses, dans une ambiance teintée de 50s. Une des autres forces est d'exploiter la quasi-totalité des personnages secondaires. Bien qu'il y ait clairement un personnage principal, l'agent Dale Cooper, interprété par Kyle Mc Lachlan, tous les personnages secondaires finissent par se dévoiler, apporter leur pièce à l'édifice. De plus, chaque personnage traversera à un moment donné une phase d'altération du comportement (voire physique). J'avais découvert Twin Peaks à la même époque que Silent Hill, et les deux oeuvres se font clairement écho : on y parle du subconscient, des démons qui nous hantent, de lieux mystérieux, de notion de la réalité, tout en suivant le fil d'une intrigue classique. Passionnant. 

Portrait culturel d’un joueur - LCS

2/ Bob Marley 

Oui, je suis gamer et fan de Bob Marley, ce n'est pas incompatible ! J'ai écouté du reggae assez tôt, et de nombreuses sessions de jeu (et de moments de ma vie) furent accompagnées d'un fond de Bob Marley. Évidemment, ça dépendait des jeux, je doute de l'effet d'un One Love sur Silent Hill. Mais sur un Gran Turismo, en remplacement des musiques que j'ai toujours trouvées horrible, c'est nickel. Mais au-delà de ça, j'ai toujours trouvé que Bob Marley avait un sens des paroles et de la mélodie assez dingues : quand tu te penches vraiment dessus, tu te rends compte que tout te semble évident, et les mélodies qui peuvent paraître douces cachent souvent de sérieux appels à la révolte. C'est ce qui fait que c'est une des figures que tu trouves encore le plus sur des T-Shirts et à peu près tous les supports de merchandising possibles. Je ne peux que comprendre ceux qui n'apprécient pas le reggae parce qu'ils trouvent ça trop répétitif et que le genre est devenu une caricature de lui-même. C'est effectivement ce que c'est devenu en partie, mais comme beaucoup de styles musicaux au final. 

Portrait culturel d’un joueur - LCS

3/ Le porte CD en forme de Memory Card

C'est toute une histoire, et bien que n'étant pas fétichiste des objets, j'ai une affection particulière pour cette chose. En 2000, on m'offrait ma première PlayStation. C'était la grande époque de FF8, Gran Turismo 2, Resident Evil 3…(larmichette). C'était aussi l'époque où le CD de démo n'était pas livré avec la console. Non, il fallait envoyer un courrier pour recevoir une sorte de pack de bienvenue. Je m'exécutai, et recevai donc un courrier avec un super CD de démo…et une montre, que j'avais ensuite réussi à échanger contre ce super porte-cd à quelqu'un qui n'en voyait pas l'utilité. Pour moi, c'était le Graal : une belle boîte en forme de Memory Card géante, des feuilles sur lesquelles on peut ranger 2 CD sans les rayer parce que la matière est super douce, des poches pour mettre les cartes mémoires et une poche pour mettre des livrets de jeu. Autant dire que cette petite merveille m'a accompagné durant une grande partie de ma vie de gamer, de mes débuts sur 32 bits jusqu'à mon acquisition d'une console HD…il y a un an. 

PS : par curiosité, est ce que l'un des lecteurs de ce formidable blog connait cet objet ? Je n'ai pas trouvé de photo sur internet, il semblerait que ce porte CD soit un objet qui ne courre pas les rues.

PS : par curiosité, est ce que l'un des lecteurs de ce formidable blog connait cet objet ? Je n'ai pas trouvé de photo sur internet, il semblerait que ce porte CD soit un objet qui ne courre pas les rues.

4/ Resident Evil 4 

Je crois que c'est un des softs que j'ai terminé le plus de fois, et dans tous les modes. J'ai toujours été fan de la série, et j'avais retourné la première trilogie et le Code Veronica dans tous les sens, ainsi que les Onimusha et les Devil May Cry. Durant des années, j'avais bien pris soin de ne pas jouer à Resident Evil 4, parce que tous ces changements étaient à mes yeux une trahison par rapport au reste de la saga. J'avais suivi l'évolution du développement du soft, et quand j'ai vu les premières images d'un Leon en vue à la troisième personne qui shoote des mecs qui ne sont même plus des zombies, et qui peut upgrader ses armes, je me suis dit : "on n'est plus dans Resident Evil". En 2009 pourtant, j'insérai pour la première fois le mini DVD dans un Cube fraîchement acquis, et ce fut le début d'une grande histoire d'amour. Le jeu était magnifique, certainement dans le top 5 de la génération 128 bits, la maniabilité incroyable, l'ambiance travaillée, et contre toute attente j'ai trouvé tous ces changements vraiment rafraîchissants. Plus que cela : Resident Evil 4 m'a provoqué quelques frayeurs, que je n'avais jusqu'alors que peu éprouvées dans la série. La scène ou Léon est enfermé dans une maison, que 50 ennemis débarquent ainsi que le type à la tronçonneuse, et qu'en plus tu ne manies pas encore bien les commandes provoque un sentiment d'oppression, dans la lignée de certaines scènes avec le Nemesis, mais avec l'intensité et l'immersion en plus. Au final, nos petits nippons ont vraiment bien bossé : le jeu est très bien rythmé et on retrouve l'esprit Resident Evil : les herbes pour se soigner, les ennemis qui ne ressemblent plus à rien après plusieurs mutations, le scénario WTF dont on se fout royalement, les énigmes qui n'en sont pas vraiment. Pour un jeu que j'aurai fini une bonne demi-douzaine de fois, avec un plaisir constamment renouvelé. 

Portrait culturel d’un joueur - LCS

5/ Les Deux Minutes du Peuple 

Les deux minutes du Peuple, c'est un peu un amour de jeunesse. Découvertes sur la défunte Europe 2 à l'époque d'Arthur, ce fut un véritable coup de foudre. Il est vrai qu'avec du recul, je trouve les blagues un peu lourdes parfois, mais au fond c'est comme un vieux copain : on peut ne pas s'être vus depuis des années, ça repart dès la première seconde. Et puis, il y a tous ces délires autour des langues étrangères que je trouve géniaux. Il y avait par exemple un épisode qui mettait en scène un couple en voyage dans les pays de l'Est, et qui se rendait compte que tous les objets et sons avaient l'accent Yougoslave, même quand le mec part uriner. Il y avait quelques épisodes sur les jeux vidéo, notamment un qui m'avait fait mourir de rire : celui sur la sortie de la PS2 (oui ça date) : passé les complications pour s'en procurer une, un mec jouent à un jeu de baston sur leur nouvelle console. Puis ils décident de mec un CD de Patrick Bruel, et se rendent compte que la console est tellement puissante qu'ils peuvent prendre les contrôles sur le CD et castagner ce pauvre Patrick. C'est le genre de délire technologique que je trouve incroyable. Et non, par contre je ne suis pas du tout fan du Donjon de Naheulbeuk, même si certains y voient une sorte d'alter ego moyenâgeux ! 

Portrait culturel d’un joueur - LCS

Et pour finir, ici quelques mots de l'auteur, dieu et maître de ce blog :

Il est certain que j’ai mis du temps à mettre en ligne le portrait culturel de Léo, alias LCS, maître du Toster, cinq bons mois avant de publier son portrait. Je m’en excuse auprès de lui. A ma décharge le blog était depuis l’été en stase, et ce n’est que là avec les inondations automnales que j’ai remis ce blog à flot. Publier un portrait culturel - sans confiture - c’est le jalon idéal pour signifier à tout le monde : je suis de retour et avec moi les mots des passionnés comme moi. Vous devriez savoir que les projets participatifs sont de ceux que j’aime le plus, et celui-ci est bon.  

Si tu es lecteur, si tu es curieux, si tu veux toi aussi étaler tes possessions culturelles, participe toi aussi à ce projet et viens jeter un oeil ici - portrait culturel -

Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Projet participatif, #portrait de joueur, #Portrait culturel, #à la une

Repost 0
Commenter cet article

Max 27/10/2014 17:12

Je suis entièrement d’accord avec toi quand tu parles de Bob Marley, ses textes sont vraiment très profonds !

Mémoire de joueur 27/10/2014 20:44

Malin après un commentaire pour placer un lien, un commentaire générique qui prouve que tu as lu l'article, cool, j'aime les commentaire plus que Bob Marley