Adieu, sucres, chocolats, bonbons et drogues

Adieu, sucres, chocolats, bonbons et drogues

Cette fois Candy Crush a gagné, ou a perdu, tout dépend de votre point de vu. Ce qui est vrai c’est que Candy Crush m’a perdu, cette fois c’est sûr, je n’y joue plus et la saga est finie, l’idylle terminée. C’est moi le premier qui ai quitté l’autre. Il fallait bien s’en douter, tout se termine, toujours, un jour tout cesse, les passions comme les habitudes et pour moi Candy Crush était plus une habitude qu’une passion. Passons, ce qui est vrai c’est que je jouais, presque sans honte, depuis plus d’un an avec une vraie assiduité et je l’avoue et l’assume, j’aimais ce jeu, je savais voir ses qualités et sans parler de génie, je savais apprécier son talent. Mais voilà, level 245, j’ai bloqué je me suis retrouvé bloqué ; la fameuse difficulté non linéaire du jeu était à un sommet, mais pas un sommet stimulant dans un niveau amusant, juste un niveau chiant ; et a sonné pour moi la fin de l’enchantement, j’y jouais sans plaisir et surtout sans avoir envie d’aller voir plus loin. Et je me suis mis à moins jouer, à ne plus consommer toutes mes vies et ensuite je me suis surpris à quitter l’application avant la fin de la partie et là j’ai réalisé que j’en étais arrivé au point de ne plus lancer l’application.

This is the end comme le chantent les Doors.

Clairement je n’étais pas accro.

J’ai déjà été accro à un jeu, dépendant, c’était du temps de City Ville sur Facebook, l’avant Hay Day, la fausse contrefaçon de SimCity, j’étais aussi dépend à ce jeu que ce jeu était inutile. J’y passer des heures à ne rien faire puisque l’on n’y fait presque rien sur ce jeu mais c’était plus fort que moi. Moi qui passe beaucoup de temps à travailler sur mon ordinateur, ouvrir Facebook et lancer l’application pour voir si mes voisins sont passés, pour récolter mes myrtilles ou terminer le réagencement de ma ville était une forte tentation. Et j’ai été obligé de me faire violence pour cesser de fréquenter ce jeu. Mais Candy Crush c’était différent, c’était souple, jamais sur l’ordinateur, juste dans la tablette ; déjà ça m’était une distance et même si j’y jouais assidument à une époque ce n’était jamais plus que les vies qui m’étaient offertes. Mais le jeu était un compagnon, fidèle, de voyage, des voyages aux toilettes, dans le lit, devant la télé, le degré suffisant d’amusement, l’impression aussi de communion avec les joueurs qui n’étaient pas des gamers, juste de amateurs de bonbons.

Et voilà que c’est fini.

Je n’ai pas eu à me forcer pour quitter le jeu, il m’a poussé à le quitter de lui-même.

Quand un jeu ne vous fait plus bander à quoi bon y retourner ?

Alors c’est fini.

Les bonbons c’est fini.  Et j’entends déjà se moquer les gens qui n’ont jamais été pris par l’engouement ou la moutonnerie de ce jeu, mais ce n’est pas grave, oui je reviens à la normale et j’en fais matière d’écriture ; une rupture est toujours une libération, j’ai rompu d’avec Candy Crush, je m’en suis libéré

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