La route ça craint comme Need for Speed the run

Publié le 5 Février 2015

Need for Speed the run est un contre sens. Et pas un contre sens autoroutier ce qui serait une bonne chose, mais un contre sens de papier, de théorie, de titre surtout. Parce que en lisant ce run dans le titre je pensais à Out Run, je pensais à un jeu qui nous permettrait de traverser les états unis dans un grand et long run, à moi les grands espaces et la course arcade qui s’étalerai indéfiniment comme l’asphalte des routes ricaines.

Mais Need for Speed the run est affreusement haché, horriblement découpé en petites portions de jeu entrecoupées de grandes portions de temps de chargement. Et déjà là, sur le principe, sur sa théorie, le jeu emmerde le joueur et l’emmène là où il ne voudrait pas être. A peine peut-on imaginer entrer dans la peau du personnage puisque le jeu est scénarisé que le temps de chargement nous sort du truc. Nous sommes plus proche d’un truc que l’on aurait dû appeler Need for Speed remix tant le jeu semble recycler, remixer, recommencer sans cesse.

Arcade mon cul oui, cette licence et ce genre de jeu en général repose sur la sensation de fun, être grisé par la vitesse et pouvoir transgresser la loi routière. Mais là le jeu impose au joueur qui sortirai de la route une chose qui se nomme Flashback, techniquement à la moindre sortie de route c’est écran noir, temps de chargement, et on reprend la course en arrière autour d’un check point hypothétique ; die & retry autoroutier, idéal si tu veux sortir le joueur de l’esprit du jeu ; écran noir + temps de rechargement.

Surtout que pour un jeu de course arcade, censément violent et illégal le jeu est particulièrement tatillon sur le hors-piste. Je peux admettre que le jeu nous empêche de couper mes épingles en traçant tout droit dans la montagne, ok, mais là c’est pire que ça, le jeu est sensible de la sortie de route, si la voiture sort du tracé bitumineux de deux mètres c’est retry automatique. C’est con.

Alors quand un jeu comme ça prend tout de suite un chemin à contre sens de ce que le joueur peut espérer de lui, il se plante tout de suite, immédiatement. C’est la sanction, on souffre tant que l’on en oublie les qualités prétendues de ce titre, sûrement sa réalisation graphique … en plus je sûr que c’est pour elle, pour la charger, que le jeu est si haché, c’est tellement dommage. En même temps qui a encore envie de jouer à ce jeu ? Les mêmes qui font voir la énième itération de Fast and Furious ?  

L'avantage de scénariser un jeu de course c'est de jouer avec les clichés

L'avantage de scénariser un jeu de course c'est de jouer avec les clichés

Et je ne parle pas des gros culs des voitures qui se conduisent comme des paquebots qui tiennent mieux la route qu'un tube de colle

Et je ne parle pas des gros culs des voitures qui se conduisent comme des paquebots qui tiennent mieux la route qu'un tube de colle

Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Critiques - jeux vidéo

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Maeva 06/08/2015 13:50

Salut. Je suis fan de Need for Speed ! J’ai eu l’occasion d’y jouer sur PS3, le graphisme était beau et les voitures au-delà de mes attentes. Je dois dire que j’ai vécu une expérience unique grâce au mode multijoueurs ! Merci de m’avoir fait me rappeler ces bons souvenirs passés.

Lagune Loire 21/07/2015 21:56

Need for Speed est une franchise légendaire qui, à mon avis, cartonnera toujours auprès des gamers.

Greg Armatory 28/02/2015 18:52

Il y a peu je me suis lancé dans un roleplay expérimental en associant mentalement plusieurs jeux pour en faire une seule aventure avec comme seul lien véritable, mon imagination et mon plaisir. Du coup en lisant ton article je me dis qu'associer plusieurs jeux de caisse se passant aux states (un exemple que je cite d'ailleurs) serait sûrement plus jouissif et permissif que The Run.