Vide-grenier & culture populaire #12 : trois génération de Playstation, une console de rêve et un disque bleu

Publié le 14 Octobre 2016

Demain c’est week-end et le week-end c’est vide-grenier. Alors pour ne pas accumuler trop de retard je vais vous compter, vous chroniquer et vous raconter ce que j’ai trouvé la semaine dernière et dont je suis vraiment satisfait. Le temps faisant je comprends que je ne chine pas pour la bonne affaire et l’acte de collection, bien que si un objet vient parler à ma nostalgie je le chine sans hésiter. Dans le fond je chine pour jouer alors lorsque je trouve des jeux PS3 ou PSP je me réjouie parce que ce sont actuellement les deux seules consoles sur lesquelles je joue. Il y a donc dans le vide-grenier de la semaine dernière du jeu PS3 et PSP mais aussi du jeu PS2, un coffret de disques bleus et un truc portable et en couleur. Ah oui et même un jeu d’ordinateur personnel inspiré d’un jeu de rôle massivement en papier avec des amis.

Pour commencer parlons de GTA V, j’étais passé une première fois devant le stand d’un couple relativement jeune et j’avais remarqué quelques jeux PS3, plutôt du genre lot mainstream de qualité avec notamment un GTA et des Resident Evil. Et je ne sais pas pourquoi je ne m’étais pas attardé, c’était la fin de la matinée, il faisait chaud, nous avions prévu un petit resto avec ma copine et j’avais sûrement la tête ailleurs. Pourtant, en repassant devant le stand et m’attardant un peu plus sur le GTA V j’en demande le prix : 3 euros. Pour ce prix là je l’ai pris même si j’ai toujours eu du mal avec les GTA. Je suis assez vieux pour dire que j’ai connu la série à ses débuts, mais depuis le début je n’ai jamais vraiment accroché avec un épisode et le GTA IV prend la poussière parmi les jeux que j’ai lancés quelques fois sans parvenir à y revenir, pour cause une histoire qui peinait à débuter et des voitures qui glissaient comme des savonnettes. Alors quand la vague de GTA V a débarqué sur la plage des jeux vidéo je me suis reculé comme un touriste qui bronze devant la marrée montante. Maintenant que la vague est passée et que je commence à avoir envie de tester les classiques de cette génération 3 euros c’était mon prix, le bon. C’est fou comme le jeu vidéo à ce prix là n’a rien de comparable avec le jeu vidéo que tu paies plus cher. C’est une lapalissade que de le dire, mais le changement sur l’expérience de jeu est notoire. Faire la démarche d’aller acheter un jeu, en boutique ou en ligne, donc le choisir ou se faire aider à le choisir, le payer et le rapporter chez soi c’est déjà une démarche qui oriente l’expérience de jeu et pour moi c’est aussi une démarche qui augmente la pression que je me mets en tant que joueur pour aimer ce jeu. D’une part parce que je l’ai payé une certaine somme et que j’en veux pour mon argent et ensuite en faisant ce choix j’ai investi mon goût, mes valeurs esthétiques et culturelles, et si je suis déçu par le jeu je risquerai d’être déçu par moi-même. Mais croiser un jeu en vide-grenier, c’est se faire conseiller par le hasard et l’acheter quand il n’est pas cher c’est se libérer de la pression d’en vouloir pour mon argent.

J’ai lancé le jeu, j’y ai joué cette semaine, je lui ai laissé sa chance, je me suis laissé une chance et je ferai sûrement un jour une chronique ou une critique sur mon expérience de joueur sur GTA. Si j’avais dû payer plus je ne l’aurai pas fait parce que le jeu ne m’attirait pas assez, mais là, 3 euros pour une expérience critique c’est un prix qui me parait juste. Et au risque de divulgacher la critique que je ne ferais peut-être pas, je vous avoue que j’ai toujours du mal à entrer dans un GTA.

Sur le même vide-grenier, j’aperçois une petite pile de jeux PSP sur un stand plutôt orienté vieux pistolets et matériel militaire. Et en écoutant le vendeur et un client parler six coups je prends la pile et je regarde ; en fait il n’y avait que d’exposition ou de presse, je ne sais pas trop le terme exacte, des versions sans notice et avec le disque non sérigraphié. Je ne sais pas si ces versions valent plus ou moins qu’un jeu normal mais ça ne m’empêche pas d’en acheter quand j’en trouve. Je demande le prix et la personne me répond quelque chose comme 3 ou 4 euros le jeu. J’en prends deux en main et je lui propose 5 euros pour les deux ce qu’elle accepte. J’ai pris le seul jeu qui était dans une version normale et complète, le survival Obscure The Aftermatch et le jeu de course F1 Grand Prix. Ce second choix pourrait surprendre ou ne pas surprendre je n’en sais rien, mais je voulais amener la raison qui m’a fait choisir ce titre là, c’est que c’est le quatrième jeu sorti sur la PSP et je trouve ça super amusant comme détail. Du coup qu’importe sa qualité, je serai déjà content de jouer les archéologues de sport auto en y rejouant et puis je suis satisfait de posséder le quatrième jeu sorti.

Encore sur le même vide-grenier j’ai acheté pour 3 euros le jeu Shadowrun Chronicles Boston Lockdown pour PC. En termes de prix ce n’est sûrement pas l’affaire du siècle mais le jeu était neuf, encore sous blister. Et puis ça reste un jeu récent (2015) donc je suppose que ça justifie ou explique le prix qu’en voulait la vendeuse. Mais je ne l’ai pas prit pour cela, je l’ai pris d’abord parce que c’est un jeu Shadowrun inspiré, enfin adapté de l’univers de Shadowrun le jeu de rôle avec son univers de fantasy urbaine cybernétique que j’adore. Je ne sais pas encore si je vais y jouer, parce que je suis un piètre joueur de jeu sur ordinateur mais j’avoue que j’ai très envie de trouver le temps de le tester. Et si je ne le fais pas je pourrais toujours regarder l’illustration sur sa boîte en écoutant le CD des musiques du jeu.

Pour rester dans le futur, j’ai mis la main sur le coffret blu-ray de Matrix, qui contient les trois films de la trilogie, Matrix, Matrix Reload et Matrix Révolution ainsi que Animatrix. Tout comme j’ai découverts GTA à sa sorti, je l’ai même vendu à cette époque là, j’ai aussi connu la claque de Matrix en direct ; et même si j’ai été critique et déçu envers certains détails j’ai aussi été frappé d’amour pour toute la trilogie, parce que oui, je suis comme ça, j’assume d’aimer les trois volets de la saga. J’avais par la suite acheté les DVD histoire de continuer d’explorer ces films, mais sentant le vent des disques bleus tourner, j’ai revendu mes DVD devant orphelin de Matrix et me promettant d’un jour les racheter en version du disque bleu. Et c’est ce que j’ai pu faire lorsque ce week-end, dans un vide-grenier, dans un panier à linge, j’ai vu le coffret blu-ray de Matrix. Je demande le prix, 2 euros. Je crois que j’ai fais répéter la personne, mais sans verbaliser le fait de ma surprise, c'est-à-dire que le coffret contient quand même trois films et une série de court métrage, déjà un film en blu-ray à deux euros c’est une bonne affaire, mais là, pour tout le coffret, j’ai vite dis oui. J’imagine qu’à l’origine il était peut-être vendu avec un fourreau ou un coffret, je ne sais pas et on s’en moque parce que tous les disques sont là et les films dedans !

Et comme c’était un week-end plutôt propice aux achats de jeux vidéo je ne m’arrête pas là et j’enchaîne avec deux jeux PS2 négociés pour 4 euros. Il y a d’un côté Rayman 3 Hoodlum Havoc et de l’autre côté One Piece Grand Adventure. Rayman faut-il le présenter ? C’est un classique de la plate-forme, toujours en couleur, parfois en 2D d’autres fois en 3D, il passe de génération en génération sans jamais décevoir. Et si je n’ai encore jamais testé celui-ci je me suis laissé entendre que c’était un bon épisode de la série. En revanche One Piece Grand Adventure je l’ai pris parce que c’est One Piece et que j’aime son univers très libre et tellement pulp par contre je ne connais pas le jeu et je ne sais pas ce qu’il vaut. J’espère seulement qu’il vaut ses 2 euros. J’avoue que je ne sais pas encore bien où je vais avec mes jeux PS2, je n’ai toujours pas chiné de console et la mienne je l’ai offerte à des enfants défavorisé à Madagascar. Donc je chine des jeux PS2 à vide, ou à froid, sans être sûr de pouvoir y jouer rapidement ; mais la PS2 est la console qui a connue son heure de gloire quand moi je connaissais mon retrait des jeux vidéo. Du coup je n’ai que trop peu d’expérience sur cette machine et j’ai bien envie de me rattraper, même si je ne suis pas sûr que j’aurais le temps un jour. Donc je continu d’acheter des jeux PS2 en oscillant entre les classiques et les belles jaquettes qui me parlent mais dont je ne sais et je pourrais très bien un jour prochain les revendre ou les offrir subitement si la raison m’emporte voir carrément les transformer en œuvre d’art selon un vieux dessein que j’ai poursuivi au siècle précédent.

Pour en terminer avec le retour des vide-greniers de la semaine dernière je vais aborder la question épineuse du PDC alias la Pocket Dream Console. Alors d’accord le nom est ronflant mais c’est un ronfleur menteur parce que le rêve n’est pas exactement au rendez-vous. La première fois que je suis passé devant le stand j’ai remarqué la boîte, je l’ai prise et la vendeuse soucieuse de s’en débarrasser m’annonce 10 euros. Pendant que j’ouvre la boîte pour vérifier son contenu et remarquer la console dans la boîte n’est pas celle sur la boîte elle descend le prix et me propose 5 euros. Mais payer 5 euros pour une Pocket Dream Console ça me semblait encore trop cher. Jouer à des jeux génériques, sur un minuscule écran de deux pouces ça n’est pas une perspective suffisante pour me pousser à l’achat. Du coup j’ai reposé la boîte et je suis reparti. En discutant avec mon amie, je lui ai dis que si la console était encore là quand je repassais je proposerai 2 ou 3 euros pour la prendre. Ce qui m’a motivé c’est déjà l’incongruité de ce genre de machine, ensuite c’est la boîte en super état et d’une très belle qualité. Le genre de boîte avec du carton bien dur, une petite partie aimanté pour la refermer, une boîte solide et bleue pleine de promesse. Même si à l’intérieur la version de la PDC ne correspond pas au modèle sur la boîte, même s’il n’y a pas le câble télé, je voulais faire une offre. Je suis donc repassé et j’ai proposé 3 euros, soulagée de s’en débarrasser la personne a accepté. Je n’avais pas encore pu tester la machine, je ne savais pas si elle fonctionnait. En rentrant j’ai dévissé le cache pile pour réaliser qu’une des piles usagées avait coulée en oxydant les contacts. Sans brosse métallique j’ai essayé de nettoyer comme j’ai pu, et après un ou deux échecs au redémarrage j’ai réussi à faire fonctionner la machine. J’ai donc pu tester les 28 jeux présents dans la machine, tous des clones plus ou moins médiocres de jeux ou de genre connus. Je suis mine de rien assez content de cet achat, même si d’une certaine façon il me rend triste lorsque je pense aux personnes n’ayant pas trop d’argent qui achètent ces machines là pour leurs enfants, je pense à ces enfants qui débutent peut-être dans le jeu vidéo par là alors que leurs camarades sont à l’ère de la PS4 ou de la Xbox360. Oui, cet objet me rend triste, mais je l’aime, c’est mon paradoxe.

Et c’est ainsi que je conclu ce retour de vide-grenier. Merci pour votre présence et vos lectures et vos commentaires quand il y en a.

Ok on ne va pas se cacher que cette série de photo sent un peu le pâté frelaté, désolé. Je garde en tête l’importance du DIY et la volonté de m’améliorer.
Ok on ne va pas se cacher que cette série de photo sent un peu le pâté frelaté, désolé. Je garde en tête l’importance du DIY et la volonté de m’améliorer.
Ok on ne va pas se cacher que cette série de photo sent un peu le pâté frelaté, désolé. Je garde en tête l’importance du DIY et la volonté de m’améliorer.

Ok on ne va pas se cacher que cette série de photo sent un peu le pâté frelaté, désolé. Je garde en tête l’importance du DIY et la volonté de m’améliorer.

Rédigé par Monsieur Ray

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