La seule fois où je me suis laissé guider pour un achat par un vendeur de jeu vidéo comme un noob ou un père de famille qui vient acheter un jeu pour ses enfants c’était à l’époque de la PS3 et je m’étais laissé convaincre de prendre Demon’s Souls. C’était un vendredi soir, dans mon souvenir c’était l’hiver et je m’étais rendu chez Micromania pour revendre un jeu dont j’ai oublié de me souvenir du titre pour en prendre un  autre. J’errais donc devant les jeux avec mon bon d’achat et le vendeur devait me sentir perdu, hésitant ou me voir comme une vache à jeu. Qu’importe ses raisons il est venu vers moi, m’a un peu questionné et à commencé à me vanter les mérites de Demon’s Souls. Pourtant malgré son argumentaire et les critiques plutôt positives sur le jeu j’étais hésitant, limite réfractaire. Peut-être que le vendeur à senti qu’il allait me perdre, et pour ne pas louper sa vente il me propose de prendre le jeu et s’il ne me plait pas de le rapporter le lundi en me promettant qu’il me ferait alors une reprise avantageuse.

Cet argument avait réussi à me convaincre et je rentrais chez moi avec Demon’s Souls et l’envie d’en découdre. Je me lance dans le jeu avec la fleur au fusil et déjà je peine à sortir du tutorial. Me disant que j’ai sûrement pris l’introduction un peu à la légère et sentant que le jeu devait se dompter, je refais le tutorial en supposant que je commencerai l’aventure dans les meilleures conditions. Je me lance dans le premier niveau et je rame, je meurs, je perds, j’insiste, j’avance, je meurs, je rame, je perds et je recommence et j’avance un  peu mais je meurs beaucoup, jusqu’à tomber sur un ennemis qui me tuait sans me laisser le goût d’y revenir. Le lendemain je retentais l’expérience en espérant qu’une nuit m’aurait porté du skills et des conseils mais rien n’y faisait, je venais lamentablement mourir sur le même ennemis que je soupçonnais de n’être même pas un boss.

C’est comme cela que je me suis découragé et que le lundi je retournais chez Micromania pour revendre mon jeu et en prendre un autre que j’ai lui aussi oublié. Finalement la seule chose que j’ai retenu de cette expérience c’est que Demon’s Souls était bien trop exigent pour le joueur médiocre que j’étais. Je n’étais pas déçu ou amère, c’était un constat. Alors quand Dark Souls est sorti je ne me suis pas affolé, je me suis contenté de ne pas m’intéresser au jeu, convaincu qu’il n’était pas pour moi. Mais voilà, la critique autour de Dark Souls n’était pas simplement positive, elle était élogieuse, dithyrambique et elle ne se limitait pas aux quelques sites spécialisés dont on peut parfois douter de la qualité critique. C’est une vraie communauté de passionnés, de joueurs, de gameurs, de rôlsites, de connaissances qui ont reçu ce jeu comme une révélation et devant ces réactions enthousiastes j’avoue que j’étais un peu jaloux. Passer à côté d’un bon jeu c’est le lot de n’importe qui, on ne peut pas aimer tous les jeux, ni même tous les bons jeux et ça ne me dérange pas de ne pas les connaître. Par contre passer à côté d’un titre légendaire, d’un jeu que certains voient comme une révolution ça me frustrait un peu. Mais étant sûr de ne pas savoir y jouer je ne m’y suis pas frotté.

Tout cela pour quoi ? Tout cela parce qu’en passant à la FNAC et en jetant un  œil traînard dans la fin des soldes je suis tombé sur un exemplaire de Dark Souls 2 scholar of the first sin sur PS3 soldé à moins 70%. Je sais que Dark Souls 2 n’est pas la légende que peut être Dark Souls mais j’ai craqué pour cette version revue et corrigée contenant normalement toutes les DLC qui en plus d’être pas cher n’est pas en version essential ou platinium. Alors que je croyais mes achats de soldés terminés, ce jeu PS3 a fait une arrivée remarquée.

Achat solitaire mais soldé Dark Souls 2 scholar of the first sin PS3
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