Vide-grenier & culture populaire / Saison 02 - Épisode 03 / Trouver son trésor de chine Final Fantasy et collecter des livres

Publié le 10 Mai 2017

C’était un cas d’école, un archétype du type d’histoire que l’on entend lorsque l’on écoute les chineurs de jeux vidéo et d’objets chinés geek. Ce dimanche là j’avais fait la fête un peu, sans rapport avec l’élection d’un président français j’avais passé la soirée à picoler un peu et lorsque je me suis couché à une heure avancée j’hésitais à cliquer le réveil pour décoller en vide-grenier le lendemain matin. Mais je me suis levé, j’y suis allé, la France avait un nouveau président, le soleil se pointait au dessus de nos têtes et je chinais avec plaisir. Soudain sous un stand de vieillerie tirant vers la brocante, dans un carton contenant des vinyles j’aperçois un boîtier de jeu Playstation. Juste un seul qui m’attendait, je le saisi et je vois le titre sur la jaquette : Final Fantasy Anthology en version européenne. Un peu fébrile j’ouvre le boîtier, les deux disques sont là sans une rayure, à peine une petite trace de doigts. La notice elle aussi est présente et le boîtier en bon état hormis une très petite fissure à l’arrière. Du regard je cherche la personne tenant le stand, je ne la trouve pas mais je garde le jeu dans la main avant qu’une personne passe par là avec l’idée de me le prendre. Je fini par repérer la tenancière, en lui montrant le jeu je lui demande son prix. Elle me répond un euro. Je crois qu’à partir de cet instant j’ai eu un sourire un peu béat que je ne voulais pas réfréner. Et de manière un peu idiote je me suis promené en gardant le jeu à la main en me disant que je ferais peut-être des jaloux. Ce n’est pas forcément un jeu d’une grande rareté mais le jeu comme beaucoup de Final Fantasy est plutôt coté (surcoté ?) et le trouver complet et en très bon état en vide-grenier c’était parfaitement inespéré.

C'est tellement excitant de trouver ce genre de pièce en vide-grenier que cette trouvaille justifie à elle seule tous les matins où je me serai levé pour rentrer bredouille

C'est tellement excitant de trouver ce genre de pièce en vide-grenier que cette trouvaille justifie à elle seule tous les matins où je me serai levé pour rentrer bredouille

Le dimanche matin après être allé voter j’avais fais un petit tour dans une petite brocante même si à ce moment là je préférais me réserver pour le lendemain et son lundi férié. Mais ça ne m’a pas empêché ce matin là de ramener quelques jolis objets sans grande valeur pécuniaire mais avec une vraie valeur d’objet nostalgique, entre esthétique et désuétude. Pour 5 euros j’ai trouvé ce jeu électronique Tiger tiré du Roi Lion façon Game & Watch qui date de 1996. Je n’ai pas encore pris le temps de le nettoyer et de tester le jeu avec une pile neuve, mas je trouve ça sympa comme objet légèrement rétro. Il y a surtout un lot de Laser Disc, les premiers que je chine en vide-grenier. Et même les premiers Laser Disc tout court que je possède. J’ai craqué pour eux parce qu’ils sont en très bon état, parce qu’ils n’étaient pas trop cher (en même temps je ne connais pas leur valeur mais elle ne doit pas être bien épaisse) et parce que ce sont soit de très bons films, soit un film devenu culte pour sa médiocrité. Dans le désordre il y a Jurassic Park, un classique, il y a Une nuit en enfer, plutôt culte, L’armée des 12 singes parce que Terry Gilliam, Les valeurs de la famille Addams en VO et pour finir le plus mauvais des films cultes, un film avec Jean-Claude Van Damme, à savoir Street Fighter le film. Ce sont mes premiers Laser Disc, et je trouve ces objets vraiment beau, les jaquettes format 33 tours mettent parfaitement en valeur les illustrations et celle de Street Fighter est justement juste parfaite. J’ai eu le lot pour 8 euros.

Lors de ce week-end de chine j’ai aussi trouvé quelques jeux PS2, pas de titres rares ou de titres phares mais pour moins d’un euro le jeu c’était une bonne occasion surtout que trois sur quatre sont un parfait état et bien complet. Seul Jak and Daxter n’est pas complet, Dragon Ball Z Budokai, The Incredible Hulk et Batman Vengeance sont complets et les disques sont en super état. Je commence à avoir envie de trouver un PS2 en bon état et à bon prix pour profiter de ces petites trouvailles qui s’accumulent de vide-grenier en brocante.

Obsession délicate qui anime avec plus ou moins d’ampleur le chineur, cette obsession qui conduit à collecter des objets en étant motivé par l’envie de les associer dans une trame globale qui fait ressembler la collecte à une forme de collection. Par exemple chiner les livres de William Gibson pour réunir la collection complète des œuvres publiées. Chiner un livre et savoir que l’on va pouvoir l’intégrer à une trame que l’on a identifié de manière arbitraire et subjective est un plaisir en soi. Compléter la collection des ouvrages d’un auteur que l’on aime, c’est le cas avec William Gibson, c’est logique et naturel. Mais collecter des livres de poches inspirés ou porté au cinéma dans des blockbusters de science-fiction et dont la couverture reprend l’imagerie de l’affiche ou du film ça ressemble déjà plus à une trame subjective et arbitraire qui alimente mon plaisir de chiner.

La nostalgie est un sentiment incertain parce qu’il a tendance à glorifier les éléments auxquelles elle s’adosse sans se soucier de leur valeur intrinsèque. Lorsque la nostalgie nous conduit à renouer avec un auteur de qualité il ne faut surtout pas la bouder. Pour moi, pendant longtemps William Gibson n’a été personne, même pas un nom connu. C’est par le biais du jeu de rôle que j’ai découverts son œuvre et par extension son existence. En effet difficile de ne pas faire référence à l’écrivain qui a le premier incarné le cyberpunk lorsque l’on parle du jeu de rôle Cyberpunk … J’ai connu cet auteur du temps d’avant le cyberespace (terme dont il est le créateur) du coup je ne connaissais de lui que le contenu de ses histoires. J’ai donc aimé ses histoires, et là aussi c’est un mensonge. J’ai aimé son histoire, la seule que j’avais lue : le Neuromancien. Ce que j’ai vraiment aimé de lui, c’est l’impact qu’il a eu sur la culture de l’imaginaire. En d’autres termes ce que j’ai aimé de William Gibson c’est son héritage (même s’il n’est pas mort) et les répercussions de cet héritage sur les cultures de l’imaginaire. Il a été la figure de prou du mouvement cyberpunk née dans les années 80. Ce genre fondé sur des dystopies technologiques, sociales et punk qui a nourri tellement de films, de jeux vidéo, de jeux de rôle, de romans est totalement en phase avec la nature de mon imaginaire, et réciproquement d’ailleurs …

Je me suis souvent nourri et inspiré du cyberpunk et lorsque je projette mon esprit dans de l’imaginaire c’est toujours là qu’il se retrouve en premier lieu. Mais jusqu’à présent je n’avais lu que le Neuromancien. La saison dernière j’ai chiné le recueil de nouvelles Gravé sur chrome. William Gibson n’est pas un auteur très prolifique. Le cœur de son œuvre tient dans deux trilogies, la première, la trilogie de la Conurb ou Sprawl Trilogy en VO et la seconde La trilogie du pont. Reste quatre autres romans et le recueil Gravé sur chrome, soit une dizaine d’ouvrages. Ayant chiné Neuromancien et Tomorrow’s parties la collecte des œuvres de Gibson s’agrandie et ça me fait plaisir.

En terme de dépenses pour cet article il y Tomorrow’s parties chiné pour 1 euros, le Neuromancien chiné pour 30 centimes (d’euros évidemment, pas d’écu, pas encore). Le Men in black était gratuit parce qu’il y a encore des gens qui donnent des livres de poches dans les vide-greniers et pour La planète des singes et pour Diablo il faut compter 1 euro pour les deux, donc 2,30 euros dépensés pour ces cinq livres.

Voilà qui clôture un retour éclectique.

Merci si vous avez lu jusque là.

Mes premiers Laser Disc ça me fait plaisir de les rentrer et même si je n'ai pas de lecteur et que je n'en aurai sûrement jamais ce sont de beaux objets je trouve.
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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #achat, #videgrenier, #Final Fantasy, #jeux vidéo, #vintage, #SF, #cyberpunk, #Littérature

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