Battlefield 3 est-il un jeu de guerre ou un grand carnaval ?

Publié le par Mémoire de joueur

Est-ce que Battlefield 3 nous parle de la guerre ? A priori le jeu ne nous parle pas d'œufs au plat alors j'espère que je ne choquerai personne en affirmant donc haut et fort que Battlefield 3 est un jeu de guerre qui nous parle de guerre. Mais s'il parle que nous en dit-il de la guerre ? Il serait naïf de croire que le game play et les graphismes ne disent rien d'autre que ceci est un jeu vidéo, tout au contraire le jeu semble nous crier la chose contraire : ceci est la réalité ! Encore une fois c'est l'image qui crie le plus fort sa volonté de coller au réel, enfin à une vision fantasmée du réel qui habite la cervelle individuelle ou collective d'une équipe de développeurs payés pour nous pondre ce jeu. Je ne suis pas là pour glorifier ou fustiger tel ou tel élément du jeu mais essayer de voir ce qu'un jeu pareil nous dit sur la guerre et donc sur le monde et un peu sur nous et sur les jeux vidéo. Des guerres ont en a plein nos télés, dans les films bien sûr, surtout des films non-actuels parce que le genre film de guerre est en perte de vitesse depuis la semi retraite de Rambo mais de la guerre on en a aussi dans les journaux télévisés - et dans les journaux non télévisés - avec des guerres que l'on fait nous même en Afghanistan par exemple, des guerres que l'on fait en ayant l'air de ne pas y toucher comme en Libye, il y a les guerres des autres, les guerres anciennes des livres d'histoires et celles qui ne disent pas leur nom, bref de la guerre on en a plein le monde réel.

Fort est de constater que Battlefield 3 offre un spectacle son et lumière qui témoigne d’une envie de coller au réel ; quand le jeu peut donner libre expression à toute sa puissance il s'efforce de dresser des décors capables de se confondre avec la réalité. Curieusement dans une attitude schizophrène après avoir montré à quel point il pouvait figurer le réel le jeu laisse aux joueurs le loisir de détruire ce qui a été érigé comme si le jeu n'assumait pas le contenu qu'il propose mais je reviendrai sur ce point carnavalesque un peu plus loin. La volonté de coller au réel c'est un peu le cheval de bataille, la quête du graal, de Battlefield qui depuis son deuxième opus creuse le même sillon qui l'amène à singer la réalité. Il faut bien reconnaitre que cela fonctionne très bien, le soin apporté aux détails de réalité - les sons et les éclairages principalement - immerge rapidement le joueur dans une aventure réaliste. Contextuellement réaliste dirons-nous parce qu'en réalité la guerre n'est pas aussi spectaculaire qu'elle l'est dans Battlefield 3. J'utilise cet adjectif spectaculaire pour ce qu’il signifie au sens de grandiose parce que le jeu est cherche à impressionner son joueur mais aussi spectaculaire au sens de théâtral, de l'aspect d'une chose que l'on montre et avec laquelle on prend une distance, le spectacle comme acte de monstration. Je ne suis pas entrain de dire que la guerre n'est pas une chose spectaculaire mais plutôt que la mise en spectacle dont elle jouie dans Battlefield 3 l'éloigne d'une prétention réaliste. Bien sûr la guerre est une chose impressionnante mais au milieu d'une zone de conflit serions-nous impressionnés par la beauté d'un paysage aussi sublime soit-il et enivrés par le plaisir de prendre les commandes d'un tank ou d'une mitrailleuse lourde ? Serions-nous séduits au point d’être en mesure d’apprécier les sons des armes et des véhicules qui fusent et sonnent la charge de la mort ? J'en doute à moins que vous soyez un psychopathe, et je suppose - mais vous allez peut être me dire que je me trompe - que dans cette situation nous serions avant tout impressionnés par la peur de la mort, la violence omniprésente qui exacerbe la conscience de soi et de sa fragilité devant l'âpreté des combats. Ce n'est pas par la dimension spectaculaire de la guerre que nous serions touchés mais par sa dimension humaine - ou inhumaine selon votre manière de voir - celle qui vient de nos tripes, de l’intérieur de nous même, nous serions ébranlés par un mouvement de l’intérieur de soi vers l’extérieur et non par l'aspect esthétique qui n’est qu’un stimulus extérieur. La limite de Battlefield 3 c’est cette frontière spectaculaire qui délimite l’extérieur de soi, le jeu ne convoque jamais l’humain au travers du joueur. Le jeu vidéo fait ici est incapable de donner corps au spectacle rugueux et sombre de la guerre. Battlefield 3 impressionne le joueur par des effets à la manière du peintre impressionniste, c'est à dire par touche successive qui prisent seules n'exprimeront pas le réel mais qui ensemble compose une image qui peut donner l'impression d'une réalité. Le jeu distille des touches de réel au fil de son game play. Cela peut être des effets de lumière, des effets sonores, des effets pyrotechniques, des effets de mise en scène tout cela pour finalement donner un effet de réalité. On pourrait partir de ce constat et concevoir Battlefield 3 comme une œuvre au sens artistique, une œuvre qui prend ses distances avec le réel par le biais d'effets de réalité. Cela me fait dire que Battlefield 3 par son expérience de jeu ne nous parle pas d'une guerre réelle ou d’une guerre réaliste ce qui va à l'encontre des discours qui glorifie le réalisme du jeu. La vision réaliste du jeu c’est celle la plus répandue auprès du public de gamers qui semble dire d'une seule voix que le réalisme du jeu est frappant. Mais par ses effets de réalité le jeu bâtit une guerre esthétique, une belle guerre, une guerre comme dans les films d'action, ceux qui impressionnent par la virtuosité de leur mise en scène et non pour leur aspect documentaire. Ne croyez pas que je pense que c'est là un défaut, je ne critique pas ce choix là, je ne fais que le souligner. 

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Battlefield 3 ne nous parle pas d'une guerre réaliste c'est parce qu'il nous parle d'un fantasme ; une guerre fantasmée. Battlefield 3 propose de mener une guerre de riche, non pas que le jeu soit trop cher car tous les jeux sont toujours trop cher, mais parce que la guerre qu'il propose de jouer convoque un arsenal militaire hors de prix. Le jeu met l'accent sur les combats en escouade, ce qui suppose de réunir un certain nombre de soldats tous bien éduqués - tous semblent être doué pour remplir son rôle, ils ne sont pas ces soldats à l'intellect limité, jeunes militaires engagés à défaut de trouver autre chose - ils sont bien portant, bien nourris, bien habillés et bien évidemment tous suréquipés. Mine de rien cette armée là est une armée riche, une armée de luxe. Il est rare que le monde réel mette en branle une pareille armée et quand c'est le cas ce n'est jamais gratuit, nos guerres réelles coûtent des sommes astronomique et c’est certainement à cause de cela que les guerres sont menées pour / contre des pays dont on espère pouvoir s'octroyer un droit sur leur richesses. La guerre déployée dans Battelfield 3 laisse t-elle entrevoir la possibilité de récupérer ses billes en cas de victoire ? Non ! La guerre de Battlefield 3 est une guerre de gaspillage, une guerre bling bling qui ne lésine pas à la dépense, une guerre outrageante pour l'éthique - mais depuis quand un jeu devrait ménager l'éthique, la question mérite qu'on la pose et surtout que vous y répondiez parce que j'ai bien ma petit idée dessus -. La réalité de cette guerre n'existe pas sauf peut être dans les cervelles bellicistes de quelques généraux américains ou Coréens qui rêvent à une armée parfaite qu'ils pourraient lancer simplement au nom de leur idéaux. Voilà une chose que cherche à nous dire Battelfield 3 ; nous devrions laisser aux pays richement armés le droit de jouer avec leurs armes simplement au nom de leur bon vouloir.

La dimension fantasmée de la guerre dans Battlefield 3 pourrait être vue par le prisme d'un discours qui valorise la dimension vidéo ludique dont on pourrait dire qu'elle permet de faire la catharsis d'une génération traumatisée tiraillée entre le traumatisme de la seconde guerre mondiale qui s'efface et une pulsion belliciste alimentée par la peur que les médias exacerbent. Mais je ne pense pas que ce soit le cas, ici le fantasme se joue bel et bien au niveau du plaisir, celui d'une guerre de jouissance, une guerre totale et généreuse mené sur un modèle d'impérialisme américain qui, sans limite, déploie le faste ostentatoire de sa puissance pour sauver des intérêts très personnels. Battlefield 3 soutient le fantasme d'une guerre totale c'est-à-dire une guerre à laquelle tout le monde prend parti ; l'éclatement de la narration et du game play amène le joueur à voyager et à incarner une multitude de personnages différents c’est là une belle illustration de cette idée de guerre comme projet mobilisant chaque individu aux quatre coins du monde. Fantasme aussi d'une guerre éclair en tout cas d'une guerre fractionnée, le modèle n'est plus celui d’une guerre mondiale mais plutôt d’une guerre mondialisée. Le jeu nous emmène en voyage pour se battre un peu partout à travers le monde ; on délocalise le conflit, on le sort, on voyage avec lui et finalement le conflit est partout et en même temps nulle part. A peine le temps d'une scène où le joueur est plongé dans une action intense qu’il est déjà emporté ailleurs. A peine a t-il le temps de prendre plaisir à une séquence qu'il passe à autre chose. Il y a bien ici un parti pris qui nous présente la guerre comme un zapping. Faire la guerre c’est une chose mais il faut éviter la lassitude du soldat, plus sûrement éviter l’ennui d’un joueur dont on suppose qu’il est volage. Voilà encore un biais par lequel on peut voir que dans ce jeu le spectacle prime sur l'enjeu. De base le FPS est un style de jeu qui nie le corps, et même si Battlefield 3 affiche une forme de filiation avec Mirror Edge en cherchant à donner une présence au corps du joueur celle ci reste périphérique. En effaçant le corps du lieu de la guerre, les développeurs rendent une copie plus édulcorée, plus acceptable, plus esthétique, plus plaisante ; faisons la guerre de façon désincarnée voilà qui plait à tout le monde. Le corps des alliés et ennemis ne sont ils pas autre chose que des pantins agités par un marionnettiste en ligne mais loin de la maps. Regardez un allié se prendre une rafale et voyez comment son corps tressaute et tombe comme une poupée de chiffons et vous comprendrez peut être ce que je veux dire par une guerre désincarnée. Voilà une autre chose que nous dit le jeu : la guerre n’est pas une affaire d’homme mais une affaire d'architecture. Battlefield 3 met le lieu au cœur de toutes ses attentions et de celles du joueur. Un architecture modulable, tout du moins destructible, mais la destruction est une moyen de moduler le décor selon ses besoins - évidemment dans un FPS guerrier le besoin et de tuer, détruire n’est pas loin -.

S’il n’y a pas d’enjeu humain c’est qu'à travers le FPS la guerre se joue entre adultes consentants. Il ne vous interpelle pas ce parallèle entre le jeu de guerre et la sexualité qui partageraient tous les deux un espace de liberté sans limite délimité par une seule règle : entre adultes consentants tout est possible. D’accord sauf qu’en pensant cela le jeu trahi le réel et fourvoie le joueur dans une vision du monde qui me semble éloignée de la réalité. La guerre ne se fait jamais dans un consentement mutuel ; c'est même sur le contraire que repose la guerre. La guerre est une réponse violente et radicale à un échec de la communication, si vous préférez que je fasse dans la métaphore amoureuse la guerre c'est le viol. Si deux parties sont capables de se mettre d'accord pour arriver à consentement mutuel alors elles devraient logiquement parvenir à éviter de se faire la guerre ; il n'y a bien que les hordes de hooligans à taux l'alcoolémie inversement proportionnel à leur QI pour se mettre d'accord pour se foutre dessus. Ici bas pas la guerre se fait sur une décision unilatérale qui va à l’encontre des intérêts de celui à qui on fait la guerre. On ne va pas faire parler la poudre - des canons ou de l'anthrax - d’un commun accord. 

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Les gameurs seront d'accord pour dire que le mode solo de Battlefield 3 n'est qu'un prétexte, une forme d'apéritif avant d'entrer dans le cœur du jeu qu'est son mode multi-joueurs. En vidant la guerre de son contexte historico-narratif Battlefield 3 mette sur pied l'écosystème idéal pour faire germer l’idée d’une guerre totale, celle que l'on se fait sans fin, une guerre plus perverse que belliciste parce que celle là on la fait juste pour le plaisir et non pour défendre une valeur. Bien sûr c'est une vue plutôt radicale et exagérée que j’avance ici et vous allez me dire que tous les FPS proposent la même chose. Sauf que tous les FPS ne revendiquent pas une filiation aussi étroite avec le réel. Il est aussi possible d'avoir une lecture moins radicale de ce mouvement qui vise à vider la guerre d'enjeux humains, historiques ou intellectuel c'est de voir dans Battlefield 3 un expression carnavalesque du réel. Cela passe par la façon déroutante que le jeu a de faire passer le joueur par différente "classes" au cœur de la même partie. Du troufion d'infanterie au pilote de chasse, du sniper au conducteur de char les rôles s'enchainent, s'inversent, s'alternent sans arrêt et sans logique or c'est bien le rôle du carnaval que donner aux gens la possibilité d’inverser les rôles. Le principe même du mode multi-joueurs du FPS renforce cette logique de carnaval ; on y est tour à tour gentil puis méchant, le chasseur devient chassé, l'attaquant devient défendeur c'est bien une mécanique d'inversement des rôles. Dans ce jeu là c'est en passant aux commandes de différents véhicules que le joueur change de rôles devenant plus où moins utile à ses alliés. Les véhicules de guerre sont une réinterprétation des masques d’apparts du carnaval vénitien mais c’est aussi une métaphore du masque social définit par des éléments d'appartenance à une classe socio culturelle donnée. Ne vous y trompez pas Battlefield 3 est un jeu de dupe.

Ce n'est pas le game play qui supporte la dimension carnavalesque du jeu mais le parti pris du level design avec ses maps qui relèvent d’une approche théâtrale avec décors en carton-pâte. Bien sûr d'un premier regard le jeu présente visuellement l'aspect du réel, mais il ne faut pas oublier que l'un des traits caractéristique de Battlefield c'est la possibilité de détruire ce décor. Sous l'impact des balles ce qui devait être le réel se déchire comme un voile grotesque couvrant une autre réalité. La réalité de la guerre est plus âpre et rugueuse que l'image lisse et léchée que lui colle le jeu et c'est dans ce décalage - volontaire ou accidentel - que le décor prend sa charge grotesque le rendant pareil à un décor de théâtre. Les choses montrées sont là pour être balayées, détruites, recyclées, elles ne sont pas pérennes. Il est presque impossible de trouver un élément de décor qui permette d’abriter le joueur. Se croire à l'abri derrière un mur dans Battlefield 3 est illusoire parce que la réalité montrée est illusoire. Les choses ont l'aspect du réel mais elles n’en ont pas la consistance, ce ne sont que des images. Un lieu qui n’est pas en mesure de permettre aux personnages de se protéger - ici des balles mais possiblement du regard du créateur ou de l’ennemi - ne peut pas être la représentation d’un espace réel. Beaucoup de jeux, la majorité des jeux, quasiment tous les autres jeux offrent aux joueurs des lieux où protéger leurs personnages, ces jeux là pourraient donc prétendre à proposer une expérience du réel. Les maps destructibles de Battlefield sont une exception quasi philosophique vraiment intéressante. On peut proposer aux joueurs des maps immenses à la plastique superbe mais elles ne sont pas autre chose que des estrades de théâtre sur lesquels les joueurs viennent jouer aux petits soldats. C'est sûrement une des choses intéressante que Battlefield 3 nous dit sur le joueur de FPS : il n'a pas grandi, il aime jouer à la guerre pour de faux, faire semblant ; le soldat tué fini toujours par se relever et revient prendre part au combat. Le joueur de jeu vidéo n'est pas prêt à affronter la vérité de la guerre. Battlefield 3 n'est qu'un fantasme, un délire, une tromperie. Un jeu qui a l'aspect du réel mais qui n’est pas le réel. Encore une fois je ne critique pas que l'on prenne plaisir à faire semblant, je dis juste que ce jeu ne devrait à aucun moment prétendre être autre chose qu'un vulgaire jeu pour enfant. Si un jour le FPS de guerre moderne veut franchir le cap du réalisme, en tout cas franchir un cap pour devenir un peu plus réaliste, il faudra nécessairement qu'il fasse entrer l'horreur et la peur et qu'il renie un peu le spectacle. Ce n'est pas pour autant qu'il faut devenir un survival horreur ou un de ces FPS qui misent sur le fantastique pour insuffler une dimension horrifique. Le jeu vidéo ne semble pas assez mature pour dire simplement l'horreur du réel, la mort et la souffrance.

C'est le constat que l'on peut faire devant Battlefield 3 ; la guerre n'est qu'un jeu, un spectacle divertissant. Le jeu vidéo préfère s'amuser à la guerre que la regarder en face je ne vais pas le blâmer. Pas plus que je ne vais blâmer les joueurs. La question qui me vient c'est à quel point sommes-nous perméable à cette idéologie de la guerre comme divertissement ? Quand on voit les vidéos que les soldats font au milieu des conflits avec leurs moyens du bord j'ai l'impression que nous sommes tous très perméables à cette idéologie du divertissement et je me demande si ce n'est pas nocif. Mais je dois avouer une chose, pour écrire cet article et plonger dans cette digression idéologique je n’ai pas joué à Battlefield 3, j’ai testé la démo, j’ai écouté les avis, j’ai lu les tests, regardé les vidéos. Maintenant c’est à vous joueurs de me dire à quel point je me fourvoie ou à quel point je suis génial. Le danger d'un jeu c'est d'avoir l'ai inoffensif ; trouvez vous que Battlefield 3 ai l'air dangereux ? J'ai besoin de connaître l'avis des joueurs de Battlefield 3 donc n'hésitez pas à réagir ou retweeter la chose, merci. 

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re 12/01/2012 23:45


Il faut vraiment faire gaffe a ne pas diaboliser les jeux vidéos c'est comme ça on se métamorphose nos distractions se métamorphose mais l'Homme reste profondément ce qu'il est. On bois on mange
on se reproduit, on aime, on déprime on rit on pleur on joue on apprend on marche on cours on dort, on rêve, on s'exprime, on se fache ect... La seule chose qui change c'est la culture, les
règles sociales les rites les croyances, l'éducation et les outils et tout ça ce n'est pas de l'évolution mais de la métamorphose. Faut juste les accepter prendre du recule et comprendre le
pourquoi du comment ces besoins c'est comme ça qu'on apprend à se connaître. On a chacun nos univers il faut apprendre a vivre avec mais au final on évolue pas tellement tout ce qu'on créer (les
sciences également) c'est pour s'adapter à le métamorphose de nos sociétés. Une culture tribal n'a pas besoin de sociologie ni de science pour vivre elle est parfaitement adapté à son univers et
les hommes qui y vivent sont profondements les même que nous et ils savent très bien se débrouiller. mais la vie reste compliqué pour tout le monde qu'on ai des ordinateurs ou non. Puis il y a
cette compétition entre chaque pays qui nous fait faire la guerre ect car le capitalisme c'est la competition à outreance et il faut croire qu'il n'y a pas que des bon joueurs qui jouent dans le
respect des règles.

Mémoire de joueur 13/01/2012 11:06



Il n'y a pas de raison de diaboliser les jeux vidéo ; à part peut être pour Nadine Morano mais ce n'est pas une références ; par contre on peut diaboliser certaines pratiques, ce sont nos
comportements, nos pratiques, nos expériences qui peuvent parfois devenir borderline et parfois dépasser la limite du raisonnable et du tolérable. Cela est vrai dans tous les domaines, de la
religion à l'économie en passant par nos pratiques de gamer.



Re 12/01/2012 23:09


J'aime bien ouvrir ma grande gueule de temps en temps juste pour le plaisir. Mais je pense qu'on devrait analyser certains jeux comme on analyse des bouquins ou un film. Après j'ai la flemme de
m'y coller c'est pas mon taff. Mais j'ai bien aimé ton analyse sociologique. Je disais ça juste pour dire que les jeux vidéo c'est comme le cinéma certain film ne sont que distraction d'autre
c'est un voyage dans un univers profond. Après la distraction dans le jeux vidéo est très chronophage mais tu me diras y a les série pourave et les bonnes séries qui sont toutes autant
addictives. C'est aux consommateurs d'apprendre à bien consommer moi je fais bien gaffe aux boites de prod car certaines font toujours de la qualité et tappe vraiment dans le fond plus que dans
la forme. Mais quand on gagne sa tune, qu'ont fait du sport qu'on voyage qu'on fait la fête qu'on apprécie le cinéma l'art la lecture, la musique les relations physiques et sociale les jeux
vidéos c'est pas un danger le seul danger c'est soit même. Donc j'aime pas trop la vision d'un danger. L'héroïne c'est dangeureux mais un jeux c'est pas de l'héroïne.

Mémoire de joueur 13/01/2012 11:03



Alors je comprends bien tes précédants commentaires ; ouvrir sa gueule est une chose toujours salutaire, je suis moi même quelqu'un qui aime ouvrir sa gueule et le fait que tu viennes le faire
sur mon blog est un plaisir et même un honneur parce que c'est tout à fait l'endroit pour ça ! Bon malheureusement étant d'accord avec toi ça ne va pas me permettre de construire une réponse qui
a de la gueule parce que je ne vais être juste redondant et redire ce que tu as dis ; le jeux vidéo est une distraction mais c'est aussi et surtout un produit culturel dont certains éléments sont
riches et denses et méritent que l'on s'y arrête pour les analyser et les critiquer d'une façon qui dépasse un peu le - ce jeu est un bon jeu -.


 


N'hésite pas à revenir quand tu veux



+1 03/01/2012 18:20


A oui j'ai oublier de mentionner les petite touches d'ironie et d'humour noir dont la radio fait partie et certains personnage. Rien que la présentation des compétence avec un petit bonhomme
cartoon digne d'une bande déssiné humouristique qui pourra tenir des lances roquettes des gun et bien d'autres choses encore. Il est présent sur les images de propagandes, les guides de survies
ect pouvant faire penser à la période de la guerre froide il a sont petit sourir mythique et insensible... une vrais perle. Cela crée un gros paradoxe car dans le jeux il y a des têtes qui
exploses des bras qui s'arraches de manière surréaliste sous le coup d'un arsenal qui va d'une barre de métal jusqu'au lance roquette à tête nucléaire. fin bref dans son genre c'est quand même un
jeu qui restera dans les annales bien qu'il a quelque petit défaut et aurait pu être encore plus poussé dans le genre.

Mémoire de joueur 05/01/2012 11:53



Tu vends des Fallout ?



d 03/01/2012 17:21


oups les mobb plutôt

fallout 03/01/2012 17:19


A oui et j'ai boublier de mentionner la radio. Il y a une chaine où il passe des sons vraiment old school (années 40) tient un des titres http://www.youtube.com/watch?v=bMMV_RoEMxE et tu peux
dégomme les pnj avec ça en fond sonores

Mémoire de joueur 05/01/2012 11:52



Je connais Fallout