Binary Domain a le bon vieux goût de la série B

Publié le 17 Mai 2012

Hier soir je me suis attaqué à Binary Domain, autant dire que je me suis attaqué à un Tôkyô de 2080 époque trouble où le dérèglement climatique et la monté des eaux à tué un grand nombre de personne et à inondé une grande partie des principale ville du monde - ce n'est pas moi qui le dit c'est le jeu - ; dans ce futur où il a fallu reconstruire des villes sur les ruines des villes noyées il a fallu trouver une nouvelle main d'œuvre docile à exploiter et c'est comme ça que l'homme à créé des robots en très grande quantité. Comme de par hasard c'est une entreprise américaine qui, on suppose après avoir volé le brevet à une entreprise japonaise, a le monopole du marché du robot. Histoire de mettre un peu de piquant au background tous les pays du monde ont ratifiés de Nouveaux Accords de Genève dont on ne sait pas grande chose hormis la clause 21 qui interdit de créer des robots à l'apparence humaine affectueusement appelé Simulacre par les médias et la populace bourgeoises qui vit dans les hauteurs des nouvelles villes et par la populace pauvre qui habite les bas fonds inondés dirigés par les mafias. Hors il y a 10 jours - je veux dire dix jours avant le début de la mission que l'on mène dans le jeu, dans la réalité je pense qu'il ne s'est rien passé il y a dix jours, en tout cas rien qui ne soit en lien avec la robotique - un individus a attaqué le siège de l'entreprise qui possède le monopole de la robotique et dans une scène fidèle héritière de Ghost in the Shell l'individus s'arrachant la peau et la fine pellicule de chaire réalise qu'il est un robot, un simulacre. La seule superpuissance du monde - dixit le jeu encore une fois - américaine découvre qu'un des hauts général et lui aussi un simulacre mais ça le héros le ne sait pas - en tout cas pas encore au stade du jeu où j'en suis - et soupçonne les japonais d'être responsable de cela. Les japonais étant à priori les seuls à pouvoir développer une telle technologie et puis les japonais on décidé de se refermer sur eux même, vivre en autarcie et d'avoir la gueule du suspect mondial idéal. C'est donc aller taper sur les doigts des japonais que l'on soupçonne d'avoir commis un entorse à la clause 21 et pour cela que l'agence mondial de lutte contre la robotique - ou un truc approchant - envoie deus "casseurs', le casseur n'étant un émeutier à la solde d'un gouvernement pour décrédibiliser les manifestations, non le casseur n'est rien d'autre qu'un blade runner, un chasseur de simulacre. C'est donc nous le héros et son pote le grand black joviale au japon retrouver d'autres casseurs pour régler ce problème. Le contexte est posé.

 

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Les habitués de mon blog et de ma plume seront peut être surpris que je me prenne tout ce temps et tout ce plaisir pour vous parler de l'histoire, enfin du background de ce jeu. Généralement j'évacue rapidement le scénario lui préférant la mécanique de narration ou le game play. Mais Binary Domain est un cas particulier, le cas de la vraie bonne série B. Techniquement le jeu se classe dans la catégorie ni mauvais ni goût. Du TPS très classique, très simpliste avec une raideur un petit peu old school ; pour résumé l'aspect technique du jeu je crois que j'ai la comparaison parfaite. Binary Domain est le parfait négatif de Vanquish développé lui aussi par SEGA et avec qui il partage le concept de TPS où l'on frappe sur du robot à tour de bras - et d'ailleurs les casques des combinaisons sous-marine de Binary Domain me font curieusement penser à l'exosquelette de Vanquish -. Là où Vanquish est précis, nerveux, extraordinairement rapide et fluide Binary Domain est plutôt lent, lourd, haché et brouillon ; ces qualificatifs pourraient passer pour des défauts mais ils ne sont pas assez marqués pour être des défauts justement, c'est juste un parti pris plus rugueux et plus simple que Vanquish et surtout plus humain ce qui n'est pas anodin dans un tel scénario. Justement avec son scénario tellement référencé que l'on peut dire qu'il est classique et avec son game play connu, simple mais efficace Binary Domain est pour moi le parfait exemple de la série B en jeu vidéo. Un jeu qui ne prétend rien inventer, rien révolution, qui au contraire se contente de faire un "jeu de genre" comme on parle de film de genre. Un jeu qui s'appuie sur les codes, les éléments identifiables et classiques d'un genre et qui se moque de se les révolutionner mais préfère se les réapproprier tout en les respectant pour en offrir une expérience franche et honnête et généralement jubilatoire si on est adepte du genre. La série B est par essence imparfaite et elle le sait et elle s’en fout parce que l’essentiel c’est avant tout utiliser les codes du genre. Dans la série B avant tout ce que l’on aime c’est l’esprit du truc, l’essence du genre. Binary Domain respecte bien cela en flirtant régulièrement avec le plagiat, la référence, l’hommage, le respect et la relecture et moi j’adhère parfaitement à cela. Regarder ou jouer à une série B c’est presque discuter avec le jeu pour se remémorer des souvenirs et partager des références communes. Je n’y ai joué que quelques heures pour le moment, le temps de boucler les deux premiers chapitres, mais je n’ai pas vu le temps passer parce que le jeu m’a absorbé. Ce scénario qui sent si fort le déjà vu me captive, je n’exagère pas, avec ce jeu je suis dans ma zone de confort, le jeu convoque des films et des jeux que j’ai aimé et je ne peux que l’en remercier. A un moment on se retrouver à s’enfuir en jet-ski à travers des égouts infestés de robots hostile ça ne vous rappel rien ? Rappelez vous, un égout, des robots belliqueux, remplacez le jet-ski par un hoverboard, toujours rien ? Mais si les tortues ninjas sur Super NES ! Turtles in time ! Quoi qu'il en soit c'est par son scénario que le jeu me séduis le plus. J'aime ça façon de raconter une histoire connue et prévisible sans renier rejouer des scènes déjà vues. 

 

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En bonne série B Binary Domain a ses défauts, au premier rang duquel ses doublages. Le jeu est très bavard on est toujours accompagné par des coéquipiers qui n’arrêtent pas de parler ; d’ailleurs il est possible de répondre et s’attirer l’amitié ou l’inimité des autres membres de l’équipes mais l’impact semble minime. Le doublage français va du moyen au caricatural notamment pour la voix de notre équipière Chinoise et passant par le moment historique ! Dans une des premières cinématiques un membre important de l’organisation mondial, le grand méchant ou un mec important je ne sais plus trop, parle avec l’accent marseillais. C’est tout bonnement hallucinant o_O. J’espère d’ailleurs que ce personnage va de nouveau intervenir dans la suite du jeu parce que c’est tellement beau de l’entre parler que s’il n’est présent que dans la première scène je serai déçu. Mais en même temps tout ces bavardages posent petit à petit l’esprit du jeu, un jeu très dialogué c’est l’occasion de glisser quelques clins d’œil comme quand un yakuza s’adressant à un membre anglais de notre équipe le compare à James Bond, mais bon en 2080 le membre du MI6 ne connait pas ses classiques ce qui laisse le héros lancer quelques vannes. C’est con, peut être anecdotique mais moi ça me parle, ça me fait sourire.

 

Bref après deux chapitres sur Binary Domain je suis séduis et je n’ai qu’une hâte c’est d’y retourner et canarder ses tas de ferrailles. C’est d’ailleurs une des qualités du jeu, les robots font des cibles jouissives à détruire, la localisation des dégâts permet de démantibuler les robots ; si vous choisissez de leur détruire les jambes vous pourrez les voir ramper pour continuer de vous canarder, à l’inverse si vous faites comme à la ferme avec la volaille et que vous leur explosez la tête ils feront comme les canards ils continueront d’avancer en tirant n’importe où et un robot dont vous détruisez un bras ira ramasser une arme pour reprendre la lutte. Je suis peut être un mec bizarre mais quand il s’agit de tuer des humains j’ai toujours au fond de moi un petit truc que l’on doit appeler l’éthique ou la moral qui m’empêche de prendre un plaisir total. Mais quand il est question d’exploser des robots ou des démons là je jubile. Rien que pour ça je ne pouvais pas me passer de Binary Domain. Bon après quelques heures de jeu je crois que je ne peux pas vous en dire plus ; enfin je voulais parler du système de nano machines qui permet d’améliorer ses compétences qui est ouvertement inspiré - ou copier - sur Deus Ex mais c’est aussi ça la série B … mais là je n’ai plus envie de vous en parler, j’ai juste envie d’aller manger et de me remettre sur le jeu.

 

Turtles-In-Time-Sewer-Surfing-super-nes.pngbinary_domain-jet-ski.jpg

Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Chronique de joueur

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