Burnout Paradise ne m'a jamais fait de pied sous la table - ni au planché d'ailleurs - ; je n'avais à son sujet ni d'a priori négatifs, ni d'a priori positifs, juste une sincère indifférence abstraite et inutile comme l'est toujours l'indifférence. Et puis voilà il y a quelques semaines je remarque que Sony offre Burnout Paradise sur le PSN gratuitement ; totalement gratuitement puisque Sony m'offreait déjà le PSN pour un mois. Alors même si je n'avais aucunes envies de télécharger ce jeu j'aurai eu l'impression de me faire voler en le laissant passer j'ai donc lancé le téléchargement et je suis retourner finir Alice retour au pays de la folie.

 

Lorsque j'ai eu fini de retourner Alice dans tous les sens - au sens vidéo ludique les gameurs devraient me comprendre ou alors je passerai pour un vilain pervers - je me suis décidé à tester ce Burnout Paradise arrivé gratuitement dans ma console ; c'était le soir et je n'avais rien à faire donc rien à perdre. C'est quand j'ai vu le soleil se lever par la fenêtre que j'ai compris qu'entre Burnout et moi il se passait quelque chose propre à m'envoyer au septième ciel ou au septième parking pour filer la métaphore routière. C'est souvent lorsque l'on attend rien d'un jeu et que l'on ne sait rien de lui - bon je savais quand même que Burnout était un jeu de caisse je ne suis pas noob à ce point là - que l'on a les meilleures surprises et les plus grosses claques.

 

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Burnout Paradise c'est foutraque et pleins de jubilations avec sa ville ouverte que l'on parcourt à fond la caisse au grès du bitume, ses sauts façon big air, ses passages secrets et ses barrières et panneaux à exploser. Burnout Paradise c'est pour moi la version jeu vidéo de ces moments où gamin je jouais avec mes petites voitures à les lancer à grande vitesse sur les obstacle pour les faire sauter, à leur faire faire la course sans se soucier du réalisme ; la formule 1 contre 4x4, cascades et carambolages dans le plaisir innocent des jeux enfantins. Je retrouve tout cela dans Burnout avec en plus un glacis vidéo ludique superbe ; le jeu est beau, fluide et rapide et montre un soucis permanent de fluidité entre le jeu libre, les courses et le jeu en ligne ce qui rajoute à cette sensation de bordel foisonnant et cela malgré son grand age : le jeu est sorti il y a plus de trois ans.

 

On peut rouler en liberté pour trouver des panneaux à défoncer, des barrières à faucher, croiser les voitures à accidenter pour les rajouter à notre collection, on peut s'arrêter à un des nombreux feux tricolores pour lancer une course ou bien basculer sur une partie en ligne et tout cela sans passer par de fastidieuses interfaces. J'ai ressenti en jouant une impression de liberté, on ne vient pas me prendre la tête et je joue comme je veux et ça c'est une sensation agréable. En plus comme Burnout Paradise est offert à tous les utilisateurs Sony ou presque quel que soit l'heure du jour ou de la nuit on trouve des gens pour une partie en ligne, à huit joueurs, pour une série de course ou de défis ou juste de la bonne vieille baston en caisse. Et comme je suis un grand gamin j'ai particulièrement apprécié la fonction qui fait que si la caméra de la PS3 est branchée on est photographié quand on se prend un Takedown ou quand on bat le chrono de quelqu'un, c'est un détail con mais tellement fun pour chambrer les autres

 

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Ce jeu n'est pas révolutionnaire loin s'en faut mais je m'en fous, j'aime ce jeu parce qu'il est fun et rapide ; que l'on y joue la nuit entière ou le temps d'une course seulement le plaisir est là, le plaisir est le même, un plaisir de mec, enfin un plaisir de petit garçon qui rejoue sans cesse les mêmes délires avec ses petites voitures sauf qu'avec Burnout Paradise le petit garçon a grandi et que d'autre grands garçons veulent bien jouer avec lui et même pas peur que tu explose ma voiture, au contraire la déformation des véhicules lors des crash a quelque chose d'orgasmique - bon ok je dois être un peu bizarre -. Le jeu n'est pas avare de véhicules auto comme moto à débloquer mais aussi à télécharger parce qu'il ne faudrait pas passer à coté d'une vache à lait sans la traire mais sans se faire traire le jeu offre plus de 70 véhicules, rien que tous les récupérer - comme des Pokemons qui fonctionneraient au Super sans plomb - offre une belle durée de vie et les différents défis du jeu même s'ils peuvent se montrer répétitifs ouvrent la perspective de longues heures de jeu. Pour moi ce Burnout Paradise est l'essences même d'un jeu bac à sable et jeu de bac à sable.

 

J'aime ce jeu comme j'aime l'odeur de la pluie sur le goudron qui exalte le doux parfum de la ville ; on est surprit soit même d'aimer cela mais il n'y a pas à tortiller du train arrière pour aller droit on aime ça c'est clair. Il est certain que je vais passer encore quelques nuits dans Paradise City, peut être que je vous y croiserai, peut être que je pulvériserai vos records et que je froisserai vos belles carosseries parce qu'une fois au volant d'un bolide dans Burnout le foule épique de la route sauvage s'empare de nous, adieux radar et point de permis ici tout est permis et plus c'est gros, plus c'est rapide et plus c'est fou mieux ça sera

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