Cette nuit où j'ai découverts Bioshock

Publié le 30 Mai 2012

L'avantage quand on possède au moins une dizaine de jeu auxquels on n'a encore jamais joué c'est que l'on peut à tout moment se lancer dans un nouveau jeu sur un coup de tête. Hier soir j'ai fatigué, usé, vidé mais je ne voulais pas aller me coucher sans faire une petite partie. Dans ma PS3 il y a John Woo présents Stranglehod mais ce jeu me donne rapidement mal à la tête parce que le mouvement de la caméra est trop sensible et trop rapide ; c'est peut être pour donner au jeu l'allure virtuose de la mise en scène de Woo mais moi en jeu vidéo ça me colle un mal de tête au bout d'une heure, c'est dommage parce que le jeu est jouissif. Je regarde donc mes jeux et je ne sais pas pourquoi j'ai pris Bioshock. Je dois avoir ce jeu - et sa suite aussi d'ailleurs que je me réserve pour quand j'aurai fini le premier épisode - depuis plus d'un an, j'ai toujours entendu beaucoup de bien à son sujet je me réservais donc la possibilité de le faire un jour. Et ce jour est venu hier soir. J'ai mis le jeu dans la console, j'ai attendus de longues minutes que le jeu s'installe sur ma PS3 ce qui m'a laissé le temps de somnolé puis de me rappeler que je devais sortir les poubelles. Et enfin j'ai pu commencer Bioshock.

 

Dès la scène d'introduction j'ai compris que j'étais devant un jeu que j'allais adorer. Quelle claque cette scène d'introduction et cela même si elle n'a rien de "spectaculaire" ; un avion se crash en pleine mer et nous voilà à nager dans l'océan entre les débris et le kérosène en flamme jusqu'à une minuscule île. Rien que là, rien que la mer noir, rien que le bruit des débris que l'océan englouti, rien que cet écran où aucun indication n'apparait et nous dans cette nuit noire, rien que monter sur l'île s'avancer dans la cavité noire, rien que les lumières qui s'allume, la musique qui résonne et nous qui marchons jusqu'au bathyscaphe dont tant l'esthétique et le son m'ont rappelé Riven, rien que cela m'a renversé, absorbé et hypnotisé. La descente vers Rapture que l'on voit à travers la vitre du bathyscaphe, les vidéos de propagande cet étrange Ryan et la ville qui se dévoile sous son aspect si délicieux de science fiction old school confirme les premiers instants de fascination. L'arrivée, les jeux d'ombres de lumières au travers desquels on peut voir une Chrôsome tuer un pauvre homme a conclus cette introduction me plongeant dans le jeu déjà happé par l'ambiance.

 

Les premières minutes en guise de tutorial dévoilent un univers dont je suis déjà amoureux en même temps que cet univers insinue une peur insidieuse et une angoissante grandissante. J'étais vraiment fatigué mais j'ai tenu jusqu'au moment où l'on acquière le second plasmide. Le jeu a déjà 5 ans mais il a conservé ça puissance, la maestria de sa mise en scène et l'ambiance anxiogène légèrement désuet fonctionne à merveille. D'ailleurs j'ai l'impression que de jouer à Bioshock pour la première fois 5 ans après sa sortie renforce le sentiment de désuétude sur laquelle la direction artistique repose. J'ai hâte que la nuit retombe pour que je retourne explorer Rapture et me confronter aux assauts hystériques des Chrôsomes. Quand un jeu comme Bioshock vieux de 5 ans n'a rien perdu de son impact c'est à mon sens un signe de sa grande qualité.

 

Bioshock-petite-soeur.jpg

Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Chronique de joueur

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Sylvain 31/05/2012 09:49


Mais Bioshock c'est du lourd ! Amuse toi bien, et enchaine sur le 2 un peu plus tard. On dirait pas comme ça, mais il est tout aussi bon.


En attendant le Bioshock Infinite qui sort dans un an T_T...

Mémoire de joueur 31/05/2012 11:41



J'ai déjà le 2 sur mes étagères donc c'est assez naturellement que je compte enchainer comme j'ai enchainé FF XIII et FF XIII-2



Margoth 30/05/2012 20:59


Ca fait un long moment que ces deux Bioshock m'intéressent. Même si je n'y ai pas touché, j'ai eu l'occasion d'être témoin à la sauvette des parties de mon ancien colocataire sur ces deux jeux.
Je dois bien avouer que mes yeux ont aussitôt adopté l'esthétique et l'ambiance déployée. Je serais presque tentée de dire que Bioshock me semble plus terrifiant qu'un DeadSpace alors qu'il n'est
même pas reconnu comme un jeu d'horreur comme ce dernier. Le souci, c'est que je reporte toujours l'acquisition de Bioshock car les FPS, ce n'est vraiment pas ma tasse de thé à la base. C'est
d'ailleurs pour ça que je me dis que me mettre à un petit Borderlands pour son côté hybride entre FPS et RPG me permettrait certainement à enfin adhérer au FPS que j'ai toujours snobé
farouchement (je crois qu'avoir participé à une LAN sur Unreal Tournament avec des amis plutôt habiles m'a plutôt dégoûté de la chose durant mon adolescence).

Mémoire de joueur 31/05/2012 11:36



Tu sais je suis comme toi avec les FPS ; à la base je n'aime pas ça et je n'ai jamais accroché. Mais Bioshock fait parti de ces jeu où le game play est étroitement lié à l'immertion - c'est
le cas de le dire - dans l'ambiance et l'univers, du coup jouer à bioshock ne me donne pas la sensation de jouer à un FPS, c'est avant tout une expérience, la découverte d'un univers. Et
puis pour ce que j'ai pu en faire ce n'est pas un jeu vraiment dans l'esprit FPS bête et méchant comme un Call of, un Rage, un Unreal ou un Duke Nukem de la belle époque dans le sens où tirer sur
les gens pour les tuer est presque une chose secondaire, bien sûr on ne peut pas faire autrement si on ne veut pas se faire tuer :p mais l'immersion, la réelle exploration des lieux - on
revient souvent sur ses pas pour chercher des objets, débloquer des passages, le level design est très bien foutu -. Il ne faut donc pas se fier à ses apparences de FPS.


Vu que je n'ai pas encore fait Dead Space je ne peux pas te dire si Bioshock fait plus ou moins peur que celui ou différemment peur mais c'est certain que l'ambiance de Bioshock est assez
anxyogène, la geste des sons et notamment très réussi.


 


Pour Borderland je l'ai eu acheté, j'y ai eu joué et j'avoue ne pas du tout avoir accroché, pourtant j'aime les mode post apo, mais là je ne sais pas. Peut être le graphisme en cell shading, peut
être le rythme que j'ai trouvé trop haché ou le fait que je l'ai trouvé un peu trop dur pour moi. Enfin ça reste un bon jeu je pense. Par contre si tu aime les univers de sciences fictions très
dense et les jeux où l'univers prévo sur le reste je pense qu'en FPS Deus Ex human révolution est très intéressant à faire



Gaho 30/05/2012 13:22


C'est étrange mais je n'arrive pas à adorer Bioshock.


L'ambiance a beau être délicieusement terrifiante, le jeu a bel et bien la meilleure narration que j'ai pu observer (l'assassinat est en effet cultissime), les combats sont assurément d'une
richesse incroyable grâce aux pouvoir (j'ai oublié le nom) et le nombre d'arme et de munition, hélas ...


Bizarrement j'ai du mal a adorer ...

Mémoire de joueur 30/05/2012 14:04



il y a des jeux dont parfois on tombe immédiatement amoureux et d'autres qui nous laissent froid même si on en voit les qualités. Moi je n'ai jamais réussi à adhérer à la saga Assassin's creed
par exemple même si je lui reconnais ses qualités, je ne suis jamais rentré dans l'ambiance