Quand on sait le nombre de Game Boy - et toutes ces déclinaisons plus ou moins colorés - et de Nintendo DS qui ont été vendu de par le monde on se dit que tous les gamers ont dû un jour jouer avec une console portable. Personnellement c'est mon cas, et c'est mon cas depuis fort fort lointain dans le temps. J'ai eu ma période Game & Watch mais je ne considérais pas cela comme des jeux vidéo, encore moins des consoles portables même s'ils sont historiquement l'ancêtre de nos consoles portables, pour moi ce n'étaient que des jouets auxquels je jouais dans ma chambre. Ma véritable première console portable ça a été la Game Boy, la grosse brique de plastique blanc - virant au jaune vers la fin - avec ses piles, sa croix de direction, ses boutons A et B, son écran monochrome et ses petites cartouches grises. Qui dit Game Boy dit nécessairement Tetris aussi, c'est avec ce duo magique que j'ai débuté les jeux vidéo portatif.

 

J'étais à l'école primaire, je venais d'avoir ma Game Boy et l'école organisait un voyage à Paris, habitant dans le sud de la France ça voulait dire des heures de bus pour monter à la capitale, des heures pour en revenir. C'était donc le moment idéal pour donner à ma Game Boy l'occasion de s'illustrer dans son domaine de prédilection : le jeu vidéo nomade. Mais voilà j'étais jeune, petit même, et mes parents ne considéraient pas qu'il était judicieux de partir en voyage avec sa console portable. C'était un objet cher, il aurait pu attiser la convoitise de petits camarades mal intentionnés et puis cet objet électronique leur semblait fragile, il aurait pu tomber en panne, et puis la poche intérieur de ma veste en jeans - parce qu'à l'époque on portait des vestes en jeans - n'étais pas assez grande pour accueillir ma Game Boy, elle aurait nécessité une modification pour accueillir la précieuse console. Je pense d'ailleurs qu'aujourd'hui encore on ne se verrait pas sortir dans la rue avec une Game Boy dans la poche tant l'objet reste lourd et volumineux par rapport à un smart phone. Mon premier voyage avec ma Game Boy sera donc un acte manqué, je suis parti à Paris sans elle et j'ai été malade dans le bus sans elle.

 

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Malgré ce premier voyage en guise de non départ avec ma Game Boy je suis parti d'autre fois avec ma Game Boy. Il faut dire que je l'ai gardé longtemps ma Game Boy, j'y ai joué souvent et malgré tous les voyages et les environnements qu'elle a connu elle est toujours restée solide et fonctionnelle même si à la fin il y avait deux lignes de pixel morts sur le coté droit de l'écran. Mais ça ne gênait pas pour jouer. La Game Boy sans Tetris ce n'était pas la Game Boy, avoir une console portable c'est bien, emporter ses jeux vidéo un peu partout c'est fun mais avoir un jeu universel c'est encore mieux. J'ose le dire Tetris est un de ces titres universel parce qu'il parle et plait à tout le monde. Son principe est simple, sa prise en main instantané et sa logique de score imparable pour attiser l'esprit de compétition. Du coup je me rappel qu'en vacances tout le monde pouvait jouer à Tetris, moi bien sûr, des amis, ma petite sœur, des adultes, des cousins, il était simple de collait la console dans les mains de quelqu'un - ou de la lui arracher des mains - pour lui faire faire un partie et comparer son score ou son nombre de ligne. La Game Boy avait cette qualité d'être conviviale je trouve.

 

Mais le souvenir ne doit pas occulter que la Game Boy était une console archaïque. Avec son écran monochrome non rétro éclairé la Game Boy était une console diurne. Bon je confesse que j'avais cette accessoire dont j'ai oublié le nom qui était constitué d'une loupe et de deux petites lampes qui éclairées l'écran pour que l'on puisse jouer dans le noir. La Game Boy prenait alors des allures de vaisseau spatial mais je pouvais jouer sous la couette. Je me rappel de parties que je faisais dans "le lit du mort" - grand lit isolé dans un couloir dans une vieille bâtisse en pierre du centre de la France où des amis nous invités - avant de m'endormir ; Tetris et son effet hypnotique agissait comme un somnifère.

 

J'ai donc longtemps joué avec ma Game Boy, en voyage, en vacance et chez moi, j'ai eu plusieurs jeux mais seulement trois m'ont réellement marqués. Globalement quand je jouais en voyage je n'aimais pas les jeux qui mobilisaient trop mon attention par leur scénario ou leur gameplay, j'aimais les jeux auxquels on pouvait faire une partie rapide et s'arrêter brutalement sans que cela ne soit un problème, sans soucis de sauvegarde ou de finir un niveau. Il y a donc eu Tetris dont je n'ai plus à vous parler parce que Tetris est plus qu'une légende il est à lui tout seul un morceau de l'histoire des jeux vidéo. Sa musique me hante parfois comme une madeleine de Proust vidéo ludique. Et puis il y avait Blade of Steel, mon deuxième jeu Game Boy si je me rappel bien, un jeu de hockey que je trouve encore étonnamment fun, plutôt rapide et précis pour l'époque. Et puis j'ai découverts Dr Mario ! Et avec Dr Mario j'ai découverts la possibilité des créer des réactions en chaine chose totalement impossible avec Tetris. Du coup je n'ai plus pu jouer à Tetris que je trouvais trop rigide et je suis devenu un expert, un psychopathe de Dr Mario, commençant mes parties dans la difficulté maximum pour plus de frisson et de chalenge.

 

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Laissons de coté la Game Boy et passons sur ces déclinaisons plus ou moins colorée et colorisée parce que je suis resté fidèle au vieux noir et blanc et avançons jusqu'à la Nintendo DS. L'été 2005 avec deux amis on s’apprête à partir en voyage, traverser l'Italie, la Grèce et aller jusqu'à la Turquie puis revenir le tout en train et en trois semaines. Un voyage comme celui là avec ces heures de train c'était l'argument idéal pour que l'on s'achète 3 DS - je dis bien trois Nintendo DS et pas une 3DS qui à l'époque n'était qu'un simple fantasme dans la tête lubrique d'un créatif de chez Nintendo - et quelques jeux dont Bomberman et Mario Kart. Toujours à porté de main nos DS on fonctionné tous les jours dans le train, dans les auberges de jeunesses, dans les gares, dans une expérience du jeu nomade et multi-joueurs des plus jubilatoire. Il faut dire que Bomberman et Mario Kart en multi-joueurs c'est parfaitement divin, c'est exquis, délirant et jouissif mais jouer à Bomberman au pied du Parthénon, à l'ombre de la grande mosquée bleue ou dans la fil d'attente de la galerie des offices à Florence c'est encore plus mieux bien - bon j'avoue que je travesti un peu la réalité, quand on a du faire la queue quatre heures pour entrer dans la galerie des Offices à Florence nous n'avions pas nos DS, mais nous avons vu deux petits japonais de 9 ou 10 ans sortir la leur pour passer le temps et nous nous sommes dit que là nous aurions du prendre la notre -.

 

Encore une fois Bomberman et Mario Kart sont des jeux idéaux pour le voyage, pour l'ailleurs, des jeux qui peuvent être très addictifs mais qui ne sont pas chronophage, se sont des jeux que l'on peut couper n'importe quand pour profiter de la vraie vie et du voyage qui se déroule sous nos pieds. Je n'ai jamais été adepte des RPG sur portable ni même vraiment des jeux de plateforme. Et d'ailleurs je suis vraiment dubitatif quand aux nouvelles consoles portables qui promettent de porter sur leurs petits écrans les mêmes jeux que sur consoles de salon. De tout temps j'ai toujours considérés que les jeux de salon et les jeux portables devaient être différents, je ne sais pas si je vais m'adapter. Les plus tatillons et les plus attentifs d'entre mes lecteurs vont venir me dire que je ne sais pas ce que je raconte parce que je me suis acheté une PSP et des jeux comme Star Océan, Breath of Fire et que je rêve de Criminal Girl qui est un pure RPG. D'accord mais ma PSP c'est pour jouer à la maison, au toilette et au lit ce n'est pas pour emporter en voyage. D'ailleurs au mois d'aout je ne serai pas ici - sur le blog - parce que je pars en voyage et cette année pas de console portable en voyage, même pas de jeu sur smart phone. Mais toi quand tu pars en vacances tu emporte ta console portable ou non ? Tu aime jouer à quoi en vacances ?

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