J'ai fini Assassin's Creed ; il était temps

Publié le 2 Décembre 2012

Voilà c’est fait, terminé, évacué, bouclé, j'ai fini le premier Assassin’s Creed et je peux vous le dire, je suis soulagé d’en avoir fini parce que plus j’ai approché de la fin et moins le jeu m’a séduit. Mais voulant laissant sa chance au jeu de finir sur un climax, je me suis accroché. En termes d’histoire la narration se réveille justement dans la dernière séquence et se dévoile par le biais de dialogues malheureusement longs, lourds et horriblement mis en scène - je devrais même dire absolument non mise en scène - mais l’histoire peine toujours autant à séduire et à insuffler un souffle épique alors que nous sommes pourtant en pleine croisade, en pleine terre sainte et en plein milieu d’un moment historique. Mais l’Histoire, celle qui se déroule avec un grand H n’est qu’un décor et ça fait un moment que l’on a comprit que l’on est là que pour tuer des gens. Et justement plus on approche de la fin du jeu et plus le jeu fait la part belle aux combats, ce qui est dommage parce que ce n’est pas dans ce registre que le jeu brille. Bien sûr Assassin’s Creed a le mérite de proposer des combats qui ont plus à voir avec les films de capes et d’épées qu’avec le traditionnel film de sabre asiatique. On appréciera ce petit glissement culturel avec ces personnages en garde qui déplacent en groupe face à Altaïr dans une lente chorégraphie, les combats à base de parades et de contres mais in game ça reste mou, répétitif et rapidement avec un enjeux limité surtout que les boss s’expédient beaucoup plus rapidement que les soldats - les faire tomber, se jeter dessus avec la lame pour l’assassiner -.

 

Et on ne va pas se le cacher la fin est une l’horrible fin qui n’en est pas une et ça c’est quand même foutrement énervant. Bien sûr, je savais très bien en commençant le jeu qu’il y a eu au moins trois suites et je me doutais bien que la métahistoire s’étalerait sur toute la longueur de ces différents titres mais j’espérai quand même que le premier épisode arrive à exploiter un minimum les phases où l’on incarne Desmond. Mais rien, nada, zéro, juste une fin en eau de boudin et du coup je suis tellement déçu que j’hésite à me faire la suite. Enfin je dis ça mais je sais que je la ferai parce que si je suis venu à jouer à Assassin’ Creed c’est pour l’Italie de la renaissance donc s’arrêter à la terre sainte ça sera ballot. Quoi qu’il en soit j’ai tout de même un peu de mal à comprendre ce titre qui possède quelques fulgurances mais aussi de nombreux défauts. Il y a quand même dans Assassin's Creed quelques beaux moments comme grimper sur les minarets de Damas, y trouver le silence et regarder la villeau dessous de nous ou alors attendre des soldats sur un toit, les attraper par le col, les repousser vers le vide et voir cette animation dans laquelle ils perdent l’équilibre et donnent l’impression de se jeter volontairement dans le vide comme une cascade réalisé par un mauvais cascadeur.Et il y a ces phases de jeu inutiles quand on redevient Desmond et il y a ces moments où l'on positionne Desmond juste devant Lucy, tout devant elle, presque contre elle, il ne se passe rien et pourtant ce sont parmis les moments les plus érotiques du jeu vidéo je trouve.

 

Il était temps que je termine Assassin's Creed parce que je commençais à ne plus y prendre plaisir et puis aussi parce que le jeu est sorti il y a 5 ans. Et que l'on ne s'y trompe pas, ce n'est pas l'âge de Assassin's Creed son problème des jeux comme Bioshock ou Dead Space de la même époque sont aujourd'hui encore totalement jouissif, le problème de ce titre c'est sa lourdeur de sa narration, de son gameplay au sol et la répétitivitée des missions.

 

Assassins-Creed-Desmond-et-Lucy.png

Sans rire je trouve ces moments entre Desmond et Lucy très érotique ; la force du huis clos et le charme sage mais charnelle de Lucy suffisent à créer une tension que j'ai trouvé torride

Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Critiques - jeux vidéo

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microsoft error codes 03/06/2014 14:23

In any of the following considered the assassin phenomenon i something that really brings interest on the story.let it be in real life,game or anything.to know more about the things of the kind read this .

aquab0n 07/12/2012 15:37


Je n'ai jamais joué à cet opus et il ne m'a jamais tenté, j'ai par contre fait et fini le second opus que j'ai adoré, je me suis dis que j'allais continuer sur ma lancée avec le Brotherhood et
pouf déception. Du coup je pense que je vais zapper Revelations et passer directement au 3ème opus mais à mon avis le second restera mon favori :)

Mémoire de joueur 10/12/2012 10:43



De toute façon j'ai joué au premier pour pouvoir aller jusqu'au II, voir Venise et mourir. Mais je voulais commencer depuis le premier pour avoir un point de comparaison mais je doute continuer
apèrs le II



le respect à l'école 07/12/2012 14:47


Je n'ai jamais fini Assassin's Creed 1. J'ai dû y jouer 5-10 ans, j'étais arrivé à la 2ème ville je crois (celle de type médiévale française). Mais ça m'avait gonflé, je trouvais le jeu trop
répétitif, et sans challenge. Les gardes qui nous coursaient étaient bêtes et lourds... bref, j'ai pas accroché.

Mémoire de joueur 10/12/2012 10:27



Tu avais tous très bien cerné l'esprit du jeu ; je me suis vraiment forcé pour le terminer parce que j'avais envie de pouvoir le mettre en perspective avec le II que je vais faire pour son
décorum mais je doute continuer après mais je voulais aller jusqu'à Venise et à Florence de la renaissance parce que ce sont des endroits que me font rêver. Je crois que cette saga aurait mérité
d’être restreinte et concentrée à pas plus de trois jeux