Je ne suis pas original ; je suis allé voir les Avengers

Publié le 1 Mai 2012

Je suis allé voir Avengers comme on va à la messe. Sans être croyant ni même un fin connaisseur du sujet mais simplement avec l’idée de partager un moment avec mes semblables, une forme néo geek de communion. Je ne doute pas une seconde que l’énorme machine de communication des Avengers va conduire dans les salles une foule immense forgeant ainsi un très grand succès ; c’est vrai pourtant que lorsque le succès est français je ne participe pas à la communion mais là c’est différent parce que c’est Marvel, parce que c’est du cinéma d’action et de science fiction et surtout parce qu’il y a des chances que ce film marque un tournant dans la pop culture et le divertissement. Je suis allé voir Avengers sans rien savoir du film tel un vrai candide qui pose son cul et son soda dans un cinéma ; enfin je dis cela mais c’est une pure formule de rhétorique parce qu’évidemment je connais déjà les Avengers en comic books et que j’ai vu les deux Iron Man, les deux Hulk et même Thor qui se partage avec le Hulk de Ang Lee tout mon affection. En réalité il ne manque à mon tableau que Captain America et certainement la tonne de bande annonce, de trailers et de publicité qui ont préparé la sortie des Avengers. Quand je dis que je suis allé voir Avengers sans être croyant ni pratiquant c’est parce que je n’avais aucuns préjugés sur la qualité ni sur les enjeux du film.

 

 

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Je suis sorti de là ravi ; à n’en pas douter Avengers est une merveilleuse machine à produire du divertissement. En 2h22 le film déroule un récit d’un effroyable classicisme - mais peut-il en être autrement quand on adapte une histoire dont en tant que spectateur je connais à parfaitement et à l’avance les tenants et les aboutissants ? - qui raconte comment une bande de héros aux égos aussi démesurés qu’excentriques - et d’ailleurs je regrette que le film n’ai pas plus tricoté sa trame avec la part torturée de ces égos parce que c’est bien dans ces failles qui parsèment l’historique de chacun des super héros qu’aurai dû se forger la moelle du film, celle qui aurai permis une narration plus dense, plus tragique qui aurai ainsi pu donnait naissance non pas à un monstre du divertissement mais à une immense film. La tentative de nous faire percevoir la douloureuse conscience de la Veuve Noire est une bel échec, peut être le seul point regrettable du film dont je ne sais pas s’il faut en imputer la faute au scénario ou à une Scarlett Johansson plus douée pour mettre en valeur son joli minois et ses formes généreuse que pour transmettre une émotion … - sont réunis, se divisent puis enfin s’allient pour lutter et vaincre un ennemi commun. Si le récit des Avengers est cousu d’un gros fil blanc la qualité du découpage du scénario et le rythme parfait que parvient à insuffler Joss Whedon tout au long du film font complètement oublier que nous avançons dans un récit trop prévisible. Soyons honnête, on ne va pas voir Avengers - ni un autre film Marvel - pour son histoire ; je ne dis pas que les univers Marvel ne recèlent pas d’excellentes histoires, je pense même le contraire mais je pense aussi que la complexité des meilleures histoires des comic books Marvel ne tiendrait pas en 2h30 et que si on va voir un film de super héros c’est pour voir de l’action. Si je devais continuer de parler de l’histoire je finirai par dire du mal de la fin du récit et surtout de la manière outrageusement simpliste, rapide et facile dont le film règle son problème de portail dimensionnel d’où déferle des hordes d’extraterrestres belliqueux. J’ai eu l’impression qu’on avait donné au scénariste un cahier vierge pour écrire son scénario et alors qui décrivait la bataille de New York il a soudain réalisé qu’il ne lui restait plus qu’une page pour écrire la fin du film « et donc là le héros met la clef dans la serrure et ferme la porte » fin … Enfin si vous êtes comme moi vous aurez rapidement fait le deuil de l’histoire et vous vous serez laissé porter par le film qui est d’un timing parfait sachant comment alterner un humour potache souvent porté par un Tony Stark très en verve et une action dense sans jamais être confuse.

 

J’ai découvert le cinéma d’action dans les années 90. A cette époque en avoir eu pour son argent signifiait un film avec un acteur connu, de la pyrotechnie, des cascades, des gros guns et des mecs qui se battent. C’était viril dans le sens où c’était réel, un peu brut, rugueux, ça sentait la sueur, le sang, la poudre et l’adrénaline ; le simple fait qu’un mec réussisse à passer sous un camion avec sa moto suffisait à mon plaisir, peu importait comment cela était montré. Et puis j’ai découvert le cinéma asiatique, cinéma d’action avec ses films de sabre, ses films de kung fu et les films qui montraient la violence avec poésie. Alors que je débéquetais Luc Besson incapable de filmer la violence je découvrais le cinéma de John Who, les artistes martiaux, le sens de la chorégraphie et l’esthétique de la violence. L’action reposait toujours sur la prouesse physique mais elle était devenue plus visible, plus lisible et plus poétique. Et puis Jet Li est allé faire la star à Hollywood et il y a eu Matrix marquant tout à la fois un sommet, une décadence et l’avènement d’une mutation. La précision et la maestria des films d’action asiatique - avec des chorégraphies réglées au millième par Yuen Woo-Ping - rencontrait dans un cadre de science fiction occidentale post moderne des acteurs sans aucun charisme ni expérience martial et grâce ou à cause de la magie des effets numériques les deux choses s’hybridèrent amenant Matrix à devenir à la fois l’apogée d’un genre et son tombeau en même. La saga des frères Wachowski ouvrait définitivement la boite de pandore des effets numérique hybridant à jamais un genre rugueux, saillant et frontale avec l’idée qu’une débauche d’effet spéciaux, de guimauve visuelle de synthèse, pourra remplacer l’implication du corps dans l’action. Après cela une horde de films de super héros à débarquée relayant sans cesse cette mode des effets numériques avec plus ou moins de bonheur. Avengers se pose donc en héritier de ce genre hybride du film d’action sous stéroïde au gout de guimauve numérique ; genre qui, à mon gout, a longtemps échoué là dans l’entreprise de proposer des scènes d’action jouissives. Est-ce le talent de Joss Whedon, l’œuvre du temps, une technologie conciliante ou le pur hasard mais Avengers réussi parfaitement dans ce domaine !

 

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Avengers offre des scènes d’action vraiment ébouriffantes. Joss Whedon rompt avec l’idée que la surenchère visuelle et la nervosité du montage est la meilleure manière de représenter l’action. Au contraire dans Avengers il sait faire durer les plans suffisamment longtemps pour que le fan et le spectateur puisse jouir de l’image. Déjà en lui-même Avengers est une jubilation, retrouver Iron Man, Thor, Hulk, Captain America, la Veuve Noire, Hawkeye et Nick Fury dans le même film est une allégresse mais les scènes d’actions et notamment la bataille finale dans New York est d’un plaisir qui dépasse tout ce que j’aurai pu imaginer. Cette séquence finale est, en terme d’action, totalement fabuleuse - parce qu’en terme de scénario j’ai, je crois, déjà exprimé mes réserves -, on a le temps d’admirer et de profiter de chaque détail de destruction. A plusieurs reprises quand ces Léviathans de l’espace, gros vers spatiaux dont j’ai oublié le nom, détruisent des pans d’immeubles j’ai été saisi par l’analogie ou l’hommage avec les images représentant les attentas du 11 septembre. Ce n’est pas tant qu’un gros truc volant détruise un immeuble mais bien les similitudes de prises de vues qui m’on fait penser à cela et j’avoue que j’ai été troublé. D’un coté je trouvé qu’il y avait du génie dans le fait d’oser se réapproprier cet imagerie dans un cadre fantaisie. En même temps j’avais un certain malaise éthique parce que des sentiments contradictoires entraient en collision ; le plaisir de cette scène grandiose et le souvenir amère des attentats. En même temps je trouvais que réussir à se réapproprier une part de l’histoire douloureuse des états unis et d’en livrer une forme de relecture à la sauce Marvel c’est peut être le plus bel hommage que l’on pouvait rendre à Marvel dont l’histoire et le succès est en parti liée à ses héros patriotes luttant pour sauver le pays contre les forces nazies durant la seconde guerre mondiale ou plus tard contre le danger communiste durant la guerre froide. Mais cette dimension patriotique même si elle est au cœur de la motivation des Avengers reste discrète dans le film qui repose avant tout sur l’action.

 

Le spectacle que propose Avengers est grandiose, drôle, jouissif et jubilatoire mais ça n’empêche pas que j’ai pu ressentir comme une petite déception. Le film est drôle, d’ailleurs peut être un peu trop à mon goût, parce que parfois le rire vient désamorcer ou simplement remplacer ce qui aurai pu être une autre émotion, le film évacue tant qu’il le peut toute forme de pathos pour ne laisser qu’un beau spectacle. C’est particulièrement visible quand Hulk entame son combat final contre Loki grand méchant de l’histoire et qu’en quelques secondes la salle entière éclate de rire. Dans le fond Avengers est réglé comme un combat de catch, c’est drôle et spectaculaire mais ça reste du divertissement parce que le spectateur sait que c’est du chiqué. Il manque un supplément d’âme, de cœur ou de couille, bref une dimension humaine pour que l’on passe du divertissement au grand film. Et celui qui paie le plus le prix de ce parti pris c’est le pauvre Hulk. Bruce Banner qui est quand même le lieu d’une dualité douloureuse et torturée, violente et plutôt très mieux exploré par les deux premiers films dont il était le héros est ici réduit au rang d’arme de destruction massive. Et on s’étonnera qu’après une première transformation où Hulk est parfaitement incontrôlable il revienne se transforme et puisse se contrôler et même communiquer avec les autres héros. Mais le tour de force de Avengers c’est que l’on oubli ses défauts tant sa maitrise technique, sa mise en scène et son sens du spectacle est grand. J’ai particulièrement apprécié la façon dont Joss Whedon joue avec les reflets, la scène où Black Widow interroge Loki est une petite merveille visuellement. Finalement Avengers est tel que l’on se fout que Nick Fury soit exaspérant, que Captain America soit le sosie du nageur Alain Bernard, que Hawkeye ai le charisme d’une huitre, que le scénario soit d’une pauvreté étonnante parce que c’est le spectacle prime sur tout le reste et c’est là la grande réussite de Avengers. Une réussite et aussi quelque part la limite des films Marvel.

 

Le générique de fin - celui juste avant la scène post générique grand classique des films Marvel - se déroule tandis que la caméra caresse les armes et les armures de nos super héros et en un sens ça résume parfaitement l’esprit du film. C’est un film de surface, un film qui reste à la surface de l’armure d’Iron Man, un film qui reste à la surface du bouclier de Captain America, un film qui se focalise sur le marteau, la flèche, le costume, l’apparence, l’appart mais qui évite d’entrer dans la chaire et la psychologie des personnages. Je ne crois pas que le film échoue dans cette entreprise, juste qu’il ne cherche pas à explorer cette voie. C’est un choix. Un choix qui peut laisser mitiger, un choix parfois mutilant pour ceux qui connaissent le multivers Marvel et les personnages qui le peuplent. Mais fort est de constater que la voie choisie par Avengers est parfaitement maitrisée de la première à la dernière seconde. Avengers est le meilleur divertissement cinématographique Marvel à n’en pas douter !

 

affiche-de-finitive-franc-aise.jpg

 

Alors que je suis sur le point de publier mon article je réalise grâce à l'affiche que "en 3D dans les salles équipées" et que j'étais dans une salle équipée avec ma paire de lunette. Que dire de la 3D dans Avengers. Je me le demande ... On ressort du film en se demandant si le film était réellement en 3D parce qu'on a rien remarqué. On peut alors soit penser que c'est une arnaque parce qu'elle se sert à rien, soit que c'est une forme d'avancé parce que la 3D est devenue si naturelle qu'on ne la remarque plus. Ce qui est sûr c'est que cette forme de discrétion de la troisième dimension répond je crois à cette volonté de lisibilité du film. Fini l'esbroufe, ici l'action est montrée clairement. La 3D se glisse pourtant dans tous les plans mais avec discrétion et/ou inutilité ...

Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Critiques - Film

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Gaho 03/05/2012 17:46


Aaah John Travolta, c'est pas de mon époque 

Mémoire de joueur 02/09/2013 16:51

Tu n'as pas besoin de me convaincre que The Dark Knight est un excellent film. Je suis d'accord sur le fait que c'est un très bon film de genre et en tant que film de genre je lui pardonne justement c'est quelques imperfection - comme Christian Bale :p -. Bien sûr, le scénario est très bien écrit, mais il y a combien de bons scénarios qui ont donné lieu à des films très moyens ? Récemment par exemple je trouve que Elysium ou même Upside Down ont des scénarios très intéressants mais des films plutôt médiocre. Donc oui, The Dark Knight repose sur un scénario aux petits oignons, mais il est surtout servi par un réalisateur au meilleur de sa forme - j'aimais beaucoup Nolan jusqu'à Inception, Dark Knight étant une exception à sa filmo récente ^^ - et des acteurs qui jouent leur partition parfaitement, une mise en scène qui collent à son film, des seconds rôles bien choisis, etc. On ne m’enlèvera pas de la tête que si The Dark Knight fonctionne si bien c'est justement que le Joker partage avec Batman l'attention du spectateur - et les excellents seconds rôles -.
Dans The Dark Knigt Rise si la sauce ne prend pas, toujours à mon sens, c'est parce que justement ni Bane, ni les seconds rôles ne parviennent à partager l'attention qui se retrouve entièrement collée sur Batman qui a du mal à me convaincre. Avoue que le passage d'un Bruce Wayne misanthrope enfermé chez lui et décidé à ne plus endosser son rôle de chevalier noir au Bruce Wayne qui reprend du service est assez risible. Et je trouve que tout le film est dans ce registre ; des personnages à la psychologie superficielle et caricaturale alors que The Dark Knight nous avait habitué à des personnages plus denses - et bien mieux joué -.
Mais bon, peut-être Dark Knight Rise a payé le prix de son prédécesseur qui nous a fait mené a avoir des attentes élevées. Je ne sais pas si je vais faire une critique de Man of Steel, mais je te promets d’y penser pour le publier avant la fin du mois ^^

Cyrilga 02/09/2013 15:13

Concernant Heath Ledger, comment pourrais-je ne pas être d'accord avec toi? Il est évident que sa manière d’interpréter le Joker crève l'écran. De mémoire, j'ai rarement vu un acteur qui ait sû incarner à ce point un personnage. Il est indéniable que pour CE rôle, Heath Ledger ait fait preuve de génie. Malheureusement pour lui -et pour nous d'ailleurs- il n'a jamais pu renouveler cet exploit.

Cela étant dit, je te trouve bien dur à l'égard de Christopher Nolan. En effet, avant même que le Joker prenne forme à l'écran, je pense que c'est bien à l'écriture du scénario que le personnage a pris vie. The Dark Knight n'est pas ce qu'il est uniquement du fait de Heath Ledger. C'est comme si tout avait été transcendé pour arriver à faire ce pur bijou ; un scénario résolument adulte et qui lorgne non seulement sur le film de genre mais pas seulement. Personnellement, je ne le considère pas comme un film de super-héros ; il va bien au-delà du genre. Un thriller, un polar bien noir dans lequel même Batman n'est finalement que secondaire et pourrait être interchangeable avec un autre personnage - une sorte de vigilante sans cape ni gadgets hi-tech.
J'aime l'ambiance noire du film ; sans être expert en la matière, je le trouve très bien filmé, bien découpé avec un rythme qui à aucun moment ne laisse place à l'ennui. Les jeux de lumières sont juste impeccables ; l'image est superbe de netteté. Et puis pour finir, n'oublions pas la bande-son. Hans Zimmer a écrit là sa masterpiece! Je la trouve d'une rare inventivité dans la recherche des sons.

Oui, pas de doute, je suis amoureux de The Dark Knight, tu l'as bien compris...
Pour ce qui est de sa séquelle, Dark Knight Rises, il est clair que Nolan n'a pas réussi la performance. Mais je ne serai pas aussi négatif que toi Mémoire de joueur. Certes, le scénario n'a pas la même profondeur -je dirais même qu'il en est loin- mais je persiste à penser qu'il y a de bonnes choses dans ce film. Bane, tout d'abord. Sans avoir le charisme du Joker, j'arrive à le trouver flippant malgré tout. Batman / Bruce Wayne, ensuite. Contrairement à toi, j'apprécie Christian Bale dans sa façon d'incarner ce personnage ambivalent. Là, on est loin du milliardaire campé par un Robert Downey Jr, adressant des vannes toutes les 5mn et imbu de sa personne. Bruce Wayne serait censé être superficiel non? Or, il ne l’apparait pas. Toujours posé, discret irais-je jusqu'à dire. De fait, il n'est que semblable à son alter-ego. En tout cas, selon moi, Christian Bale campe le meilleur chevalier noir depuis son apparition en chair et en os.
Beaucoup d'autres choses me seraient venues à l'idée si l'on m'avait questionné quant aux points négatifs de Dark Knight Rises. Marion Cotillard, la future Catwoman, la fin dans le restaurant italien, la Batwing, le scénario trop simpliste. Malgré tout, le film nous délivre par quelques moments de bons passages... Pour clore le sujet, je signale à nouveau une bande originale de grande qualité toujours signé Hans Zimmer, bien que moins inventive cette fois-ci ; Le gros défaut de ce compositeur étant de se répéter assez souvent.

Je n'ai guère parlé d'Avengers alors que ce film est le sujet de ton article ; tu me vois désolé d'être hors sujet Mémoire de joueur. Mais je prends plaisir à échanger quelques idées ici avec toi qui semble t'intéresser de près au monde que j'aime côtoyer : le cinéma et les jeux vidéo.

Peut-être serait-ce intéressant de nous pondre un article sur Man of steel? N'ayant pas la même admiration pour Zack Snyder que toi, je n'en demeure pas moins très attentif à son travail car il allie le très bon et le moins bon. Et quand c'est bon... C'est BON!!!!

Mémoire de joueur 01/09/2013 10:40

Merci d'avoir prit le temps de ce long commentaire, ça fait toujours plaisir et en même temps c'est aussi une expérience curieuse de relire ses propres mots et son propre jugement avec le recule des mois.

Je suis d'accord avec toi quand tu dis que la production cinématographie des héros DC est un cran au dessus des productions Marvel. On a envie de dire que Marvel s'appliquer à rentabiliser au mieux ses licences en multipliant les films, délayant les personnages, en ayant une approche très et parfois trop grand public alors que DC semble avoir une ambition de qualité supérieur. Je suis d'accord aussi pour dire que le Dark Knight de Nolan est une grande réussite, mais je ne sais pas si ça tient tant à son génie ou au génie du regretté Heath Ledger. Parce que je trouve la suite, Dark Knight Rise particulièrement mauvais, creux, superficiel, et mal joué - il faut dire que je n'ai jamais aimé le jeu de Bale -.

Par contre même si je ne l'ai pas chroniqué sur le blog j'ai beaucoup aimé le Man of Steel de Snyder - que j'admire plus que Nolan - dont la première partie, enfin la partie après la chute de Krypton, donne en quelques minutes bien plus de profondeur, d'humanité et de doutes tortueux à Super Man que Dark Knight Rise en donne à Batman durant tout le film.

Cyrilga 01/09/2013 10:24

Suite à la lecture de ton article, j'ai envie moi aussi de poser ici quelques mots.

J'ai été bercé durant toute mon enfance par les comics - ceux des années 80', en majeur partie édités par Marvel et non DC. A l'époque ceux-ci me semblaient plus ambivalents, plus fouillés, moins simplistes scénaristiquement parlant que leurs concurrents ;à tort ou à raison, je ne saurais le dire puisque j'ai finalement peu parcouru les aventures de Superman et consorts à l'époque. Je dévorais donc chaque mois les revues Strange, Special Strange, Nova, Titan, Spidey et autres ; toute une époque...

J'étais émerveillé par les graphismes de John Byrne, John Romita Jr, Franck Miller ou encore Jim Lee ; les scénarios de Chris Claremont me tenaient en haleine systématiquement. Les "nouveaux" X-men étaient le titre dont je me délectais le plus.

Lorsque j'ai vu arriver la vague de films du genre "super-héros", j'étais déjà plus âgé et avais abandonné la lecture desdits comics depuis une dizaine d'années mais je m'étais réjouis de pouvoir retrouver cet univers si cher à mon coeur dans les salles obscures ; cependant, j'ai vite déchanté. En effet, nombre de ces films n'ont sû garder l'esprit de la bande-dessinée originale. Et si X-men premier du nom m'avait plutôt plus ainsi que le tout premier Spiderman (malgré le bouffon vert de métal), le reste m'a semblé bien pauvre (les 4 Fantastiques, Ghost Rider, X-men Origins, Captain America, les autres spiderman, le Hulk de Ang Lee à cause de l'histoire). Sont sortis du lot néanmoins, selon moi, deux films : The Incredible Hulk et Iron Man 1 dont l'esprit est bel et bien présent.

Le dernier Marvel a être apparu sur nos écrans a donc été Avengers, et là, je suis tout à fait d'accord avec toi Mémoire de joueur, un énorme film de divertissement mais ça s'arrête là. Si le film ne devait être jugé que sur ses effets spéciaux et sa dose d'action, alors il mériterait probablement d'être placé au panthéon des films de ce "nouveau" genre (le mot nouveau semble être ici prédestiné à toujours être placé entre guillemets...).

Malheureusement, Avengers aurait dû être autre chose. D'abord, et là c'est le geek de service qui parle, l'histoire n'est pas la bonne - ou presque. Bon sang!! N'est-il pas possible pour Marvel de rester fidèle à leurs histoires originelles?!!! Je comprends très bien que faire un film de plus de deux heures pour raconter un histoire qui tenait en 24 pages peux sembler un tant soit peu limite mais je pense réellement qu'elle se suffisait à elle-même. Comme tu l'as écrit, toute la psychologie des personnages a été gommé d'un trait et tout n'est question d'égo. L'idée de confronter ces personnages aux égos "surdimensionnés" et de les faire évoluer ensembles pour voir ce qui allait se passer n'était pas mauvaise en soi, mais encore fallait-il y apporter les nuances nécessaires.

Tony Stark, Bruce Banner, Thor, Steve Rogers ne sont que les caricatures de ce qu'ils sont réellement.Tony Stark n'est sûrement pas le boute-en-train tel qu'il n'apparait dans le film. Bruce Banner/Hulk est un être torturé et INCONTROLABLE. Captain america est un leader, un personnage charismatique et non ce personnage affable et sans personnalité. Quant à Thor, que je connais certes moins, ce n'est pas cet être si orgueilleux et dépit de sa condition de dieu. A la rigueur, la Veuve Noire pourrait correspondre à l'idée de la B.D. Quant à Hawkeye... A la base, il n'est guère un super-héros très intéressant.

Alors, en définitive, Avengers me laisse un goût amer. Je l'accorde, visuellement, on en prend plein les mirettes. Mais pour le reste...

J'abordais mon commentaire en disant que j'avais lu principalement les comics Marvel aux dépends de ceux édités par la firme concurrente DC. En matière d'adaptation cinématographique, je pense que depuis l'avènement de Batman Begins, les héros de D.C. Comics sont et seront les référents du film du genre. Peut-être n'est-ce dû qu'au génie de Christopher Nolan qui non seulement content de nous raconter une histoire, cherche aussi à s'intéresser à la psychologie de ses personnages, leurs motivations, leurs faiblesses, leurs sentiments. A travers eux, Nolan nous parlent de nous dans toute notre ambigüité. En cela, The Dark Knight est pour moi un chef d'oeuvre. Pas seulement dans ce cinéma de genre mais dans le cinéma tout court.

Je suis allé voir en juillet dernier Man of Steel et j'en suis ressorti satisfait, entièrement satisfait. Même si le film n'est à mes yeux pas à la hauteur de The Dark Knight, il n'en demeure pas moins très bon. Un Superman humain, voilà ce que j'en attendais. Car comment mettre en difficulté l'homme le plus puissant de la terre si ce n'est qu'en le mettant face à ses propres peurs, face à lui-même (et face à un Zod aussi belliqueux et déterminé). Nous sommes loin des Superman de Richard Donner... Et c'est tant mieux.

Mémoire de joueur 03/05/2012 18:15



Heureusement que ton époque est celle du DVD, de la télévision et du streaming - voir du regretté Mégaupload ;) -



Gaho 02/05/2012 22:11


J'aime surtout pour Matrix pour son univers entre fantastique et SF ( l'Architecte, l'Homme du Train, l'Oracle, ce genre de personnage étrange)
Mais c'est vrai que les scènes d'actions sont peut être... superficielles.
C'est a prendre avec des pincettes puisque je manque de réferences ...
Idem pour les comics, j'ai du lire 3 comics dans ma vie.
Mais j'ai beaucoup regardé les dessins animés Batman, (autant ceux avec cet inouabliable générique, autant la version) ce qui explique mon fan boysme pour le seul porteur de cuir moulant qui a la
classe. 

Mémoire de joueur 03/05/2012 12:29



Je te trouve presque insultant vis à vis de John Travolta qui dans sa jeunesse portait le cuir moulant avec une vraie classe, enfin à l'époque c'était la classe


C'est vrai que Matrix peu s'appuyer sur un univers de SF qui développe une mystique philosophico-ésotérique assez intéressante même si elle n'est pas particulièrement innovante, encore une fois
le mérite et le talent de Matrix aura été de mixer des influances diverses et variées au sein d'un film et de réussir le tour de force que ça tienne en place sans avoir l'air d'un patchwork
bancale. Je n'ai pas voulu dire que les scènes d'action sont particulièrement superficielles, je l'ai trouve sincèrement particulièrement réussie et cela en dépit du fait que Keanu Reeves ai le
charisme d'une huitre et la prestance d'un calamar.



Gaho 02/05/2012 16:54


Ah je ne suis pas encore allé voir Avengers mais sa ne saurai tardé.
Mais je pense que mon film de super héros préféré restera Batman the Dark Knight

Et moi j'ai bien aimé matrix  

Mémoire de joueur 02/05/2012 19:18



Hey malgré ce que j'ai pu avoir l'air de dire je suis un grand fan et un grand défenseur de Matrix, je dis bien que c'est autant le sommet d'un genre que sa tombe, mais c'est une putain de bonne
tombe et puis Matric à filmé une des courses poursuites sur autoroutes les meilleures du cinéma contemporains - avec celle de Déjà-vu - bien mieux que tous les fast & furious du monde !


The dark Knight est le parfait exemple d'un film de super héros qui est autant un grand divertissement qu'un grand film, mais de base je crois que les héros DC on plus de matière à faire de
grands films que les héros Marvel ...



Achat d'Or Paris 02/05/2012 16:29


Ce film est tout simplement génial et surtout Robert Downey Jr comme d'hab quoi ... pour ce qui est de la 3D vous avez raison mais pas toutes a fait ...

Mémoire de joueur 02/05/2012 19:15



Non mais c'est quoi cette façon de dire que j'ai raison mais pas tout à fait ? Je ne critique pas le fait qu'on dise que j'ai peut être tord mais je critique le fait de sous entendre qu'il y a
des choses à dire et ne pas les dire, je fais un blog pour échanger, partager, discuter et lire des réactions, alors dit moi tout Achat d'or Paris


C'est vrai que Robert Downey Jr en fait des tonnes, plus encore que quand il fait Sherlock, mais bon on ne peut pas dire non plus que son jeu d'acteur sur Avengers casse des briques, il passe le
plus clair de son temps dans son armure et on vous juste sa barbe de trois jours en gros plan, si on doit féliciter quelqu'un ça serait le doubleur parce que oui j'ai vu Avengers en VF je réserve
la VO au vrais films et aux films asiatiques



Baudalex 01/05/2012 19:56


ahhh que j'aime cette lecture quotidienne ^^


 


PS : tu as une trame d'HTML au début de ton article ;)

Mémoire de joueur 01/05/2012 21:08



Merci je viens de corriger ce petit défaut de trame ^^


ça faisait un moment que je n'avais pas écris ici il était temps, Avengers est un parfait prétexte pour relancer la machine ^^