Max Payne 3 la grande décéption ; vous auriez pu me prévenir

Publié le 21 Octobre 2012

Il y a quelques semaines que Max Payne 3 ne prenait la poussière dans son blister sur mon étagère ; enfin c’est une façon de parler puisque justement étant sous blister il ne pouvait pas rendre la poussière. J’étais parti chez Game pour dégraisser quelque peu ma collection ; et une fois que j’ai eu posé sur le comptoir un lot relativement sans valeur de jeux à évacuer je suis reparti avec ce Max Payne 3 pour une misère d’euros, l’essentiel pour moi était de repartir avec moins de jeux que je n’en avais en arrivant. Étant amateur de TPC et de gunfights je me suis dis que je ne prenais pas un gros risque en choisissant ce titre plutôt honoré par la presse numérique spécialisée - j’aurai voulu dire par la critique, mais les critiques de jeux vidéo n’existe pas, pas encore en tout cas pour mériter de revêtir cette expression -.  

Aujourd’hui dimanche pluvieux et humide typique de ces jours d’automne qui ne sont bons qu’à la dépression, la boulimie et à porter joggings de mauvais goût je me demandais à quoi j’allais pouvoir jouer. J’ai fini Dishonored, mais je n’ai pas été suffisamment emporté par ce titre pour le relancer immédiatement et espérer le refaire par un chemin laissant moins de place à la violence - je crois que je ne suis pas fais pour prendre plaisir à l’infiltration, trop de contrainte, trop de stress et trop de longueur d’attente -. C’est là que je me suis rappelé Max Payne 3 et sa jaquette chatoyante qui sent bon la fusillade sous les tropiques alcooliques d’une Amérique du Sud pleine de putes, de coke et de footballeurs médiocres ; en un mot l’idéal palliatif à un dimanche d’octobre. Lancer un nouveau jeu sous-entend souvent de se taper une plombe de mises à jour, Max Payne 3 ne déroge pas à cette règle et se paie même le luxe de me faire poireauter le temps d’installer le jeu sur le disque.

Tu l'aimes ma chemise à fleurs ?

Tu l'aimes ma chemise à fleurs ?

C’est parti. Logo Rockstar, je me dis que c’est un gage de qualité, de maturité ; cinématique d’ouverture et premier choc. Personne ne m’avait prévenu que c’est Jean-pierre Jeunet qui est aux manettes de la direction artistique ; filtres jaunes, verts, rouges. Putain merde ça fait chier, je n’aime pas ce style à la Jeunet, la dernière fois que j’ai eu à le subir je l’ai vomi dans Alien 4. Bref, passons, je retourne donc à Max passion alcoolo. Le jeu a pour héro un anti-héro, personnage sombre - et non pas sobre -, noir, dépressif, autodestructeur et affreusement bavard. C’est le dépressif le plus volubile que je connaisse, encore plus que Woody Allen chez son psy. Et ça parle, et ça parle, et ça parle et je regarde mon écran en attendant de pouvoir jouer ; le jeu parle histoire que le joueur qui serait un peu fils à neuneu puisse bien comprendre que Max n’est pas un homme heureux au cas où la mise en scène ivre et vomitive ne soit pas suffisamment loquace.

Enfin je peux jouer. Deuxième choc ; j’ai la sévère impression d’avoir déjà joué à ce jeu en tout cas à ce gameplay ; je plonge et je tir, je « bullet time » et je tir encore, je me planque et je tir, j’avance et je me jettent au ralenti dans les airs pour tirer encore. Il m’aura quand même fallu plus de cinq minutes de game play pour me rappeler où est-ce que j’avais connu ce gamepay : John Woo presents Stranglehold. Le jeu date de 2007 et pourtant il témoigne exactement du même gameplay mais expurger de la lourdeur stylistique qui pèse sur Max Payne 3 le jeu est plus nerveux, plus riche, plus référencé, plus amusant, moins boursouflé. Max Payne 3 en 2012, soit cinq ans plus tard, ressort les mêmes mécaniques de jeu mais avec quelque chose de plus rigide, en plus lent, plus lourd et paradoxalement presque en plus old school, plus prétentieux et moins fun. Merde c’est dingue ! Max Payne 3 peine à dépasser un jeu vieux de 5 ans et les gens l’on trouvé excellent ? C’est quoi ça ? L’effet de licence ? L’effet Rockstar ? L’effet marketing ? L’effet nostalgie ? Max ce antihéros dépressif est plus proche dans l’esprit d’un John McClane que de l’inspecteur Harry ; cela fait de lui un antihéros de pacotille et je suis désolé, mais dans le genre losers magnifiques Kane et Lynche sont mille fois plus crédibles que ce Max là.  

Je suis là entrain de jouer à Max Payne 3, souffrir ses cinématiques interminables et ses cut-scènes à répétition et je n’arrête pas penser à Kane & Lynche Dog Days en me disant que Max Payne ne lui arrive pas à la cheville. Ce jeu n’est pas de son époque, ce jeu est une affreuse boursouflure dans la gameographie de Rockstar. Un jeu affreusement verbeux qui passe son temps à dérouler son argumentaire de vente estampillé jeu adulte sombre et mature alors qu’il ne propose qu’un gameplay aride, rigide dont le pouvoir de séduction n’agit pas sur moi. Du coup je n’ai tenu que 3 chapitres avant d’arrêter le jeu et de vous rédiger ses premières impressions.

Max Payne 3 la grande décéption ; vous auriez pu me prévenir

Note : Critiquer Max Payne 3 n'est pas si simple parce que le jeu à l'art de se rendre détestable et il déstabilise très vite le joueur qui est venu chercher quelque chose de simplement ludique, un simple défouloir. En même temps il n'est jamais aisé de jauger un jeu après un laps de temps très court, certains jeux doivent être domptés, apprivoisés, avant de les apprécier. Et Max Payne 3 fait peut-être parti de ces jeux là

Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Chronique de joueur, #3-5

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Margoth 21/10/2012 21:53


Ah que j'aime ce genre d'article qui prend l'opinion générale à revers sans peur aucune des conséquences. Surtout quand on compare ce genre de monstre médiatiquement acclamé par l'assistance (à
tort ou à travers ?) à des jeux de moyenne envergure qui n'ont pas forcément été bien accueillis. Bref, c'est quand je vois ce genre de billets que je me dis que la blogosphère est loin d'être
purulente et qu'il reste bien heureusement des gens intègres.


 


Après, je dois bien admettre que le cas Max Payne 3 m'a plutôt troublé. Il est sorti, tout le monde en a fait des louanges et... paf, plus rien, on n'en parle plus. Comme quoi, il ne devait pas
être si extra tout compte fait ;)

Mémoire de joueur 21/10/2012 22:24



Parfois j'aime bien prendre la blogosphère à revers et parfois je mets un peu cela en scène. Mais là j'étais pleine de bonne intention, le TPS à gunfights urbain c'est peut être mon genre de
prédilection et j'étais disposé à l'aimer. Mais là c'est hallucinant qu'un jeu pareil ai pu avoir de si bon échos. Je veux bien que les effets de ralentis et je saute au ralentit en visant soient
partagé avec d'autres jeux comme John Woo puisque justement les premiers Max Payne s'inspiraient des films de Woo mais en plus de ça le game play est affreusement rigide et la narration qui se
prend au sérieux est chiante au possible surtout que les cinématiques longues et verbeuses cassent le rythme. Si je n’adhère pas au parti pris esthétique je peux comprendre qu'on puisse l'aimer
mais le level design est sans intérêt. Bref pas besoin d'être très experts pour voir que ce jeu n'est pas un hit !


Je me demande si certains joueurs par peur de passer à coté d'un "jeu culte" ne sont pas prompt à aimer tout et n'importe quoi, surtout les suites et les descendant d'un jeu culte comme FF VII
Max Payne, Hitman, Metal Gear, Zelda, etc. Ils disent que le nouveau jeu est top comme ça s'il devient culte ils pourront dire "j'y ai joué, je fais parti de ceux qui on rendu culte ce jeu".



Gaho 21/10/2012 18:42


C'est une éternelle question : renoncer aux bases du gameplay et renoncer à une fanbase ou innover et chercher un nouveau public.

Sinon cela fait trop longtemps que je n'avais pas posté de commentaires (j'avais du mal à suivre le flot d'articles) et je voulais savoir pourquoi y a t'il le petit bonhomme de Gangnam Style sur
le côté gauche ? 

Mémoire de joueur 21/10/2012 19:05



Eternelle fausse question parce qu'il n'est pas question de renoncer aux bases d'un gameplay ou de tout révolution mais juste d'évoluer en mettant une dose d'innovation utile, bien pensée et
discrète dans une marmite de gameplay d'origine de la saga. Mais là je trouve le jeu affreusement rigide ce qui donne une impression de lenteur et une approche frontale aux affrontements qui - je
trouve manque de grandiose. Mais bon si une majorité de joueur de sont retrouvé dans ce MP3 tant mieux


Pour la Gangnam Style touch c'est pour dire que je suis parfois un peu à coté de l'actualité mais que je fais quand même parti de l'air du temps ^^



baudalex 21/10/2012 18:16


Cet aspect du jeu m'avait également surpris d'autant que je m'étais justement refais Jonh Woo peu avant même si je pense que ce dernier tire aussi des précédents opus de la licence Max Payne.


Mais je rejoins ton avis sur cette répétition du genre qui m'avais que peu séduite. Ca me fait penser que je dois faire le test de Dishonored qui n'est pas le jeu auquel je m'attendais
malheuresement.... :s

Mémoire de joueur 21/10/2012 18:37



Je dois aussi faire le test de Dishonored et moi aussi je suis un peu amère même si le jeu a des passages excellents mais j'attends un peu encore pour bien digérer le jeu.


Comme je le dis dans le com précédant bien sûr que c'est logique que le game play de John Woo ressemble à celui de Max Payne puisque la saga Max Payne s'inspire des films de John Woo mais je
pensais que Rockstar apporterai sa touche pour valoriser la série là j'ai l'impression d'être devant un clone prétentieux qui ne renouvèle pas le genre. Je comprends la logique, la filiation mais
je ne comprends pas la troublant similitude, Rockstar a plus de caractère d'habitude et les possibilités de renouveler le gunfights sont nombreuses.


Enfin qui sait je vais peut être m'habituer et le jeu va révéler sa vraie nature



Gaho 21/10/2012 18:12


Tu compare le gameplay de MP3 à "John Woo presents Stranglehold" mais ce jeu s'est surement inspiré de Max Payne 1 et 2 sortis bien avant 2007, tu ne pense pas ?

Mémoire de joueur 21/10/2012 18:27



Bien sûr ! et d'ailleurs le game play Max Payne 1&2 s'inspirait des films de John Woo donc c'est logique. Mais je pensais que Max Payne 3 parviendrait à innover et proposer une évolution ou
une finission de meilleure qualité. Là je me retrouve avec un jeu au game play éculé et bien moins fun pour cause de mise en scène affreuse qui ne fait pas mieux qu'un jeu de début de vie de la
console.