M - Max Payne 3

Max Payne, tu ne le caches pas longtemps, avec toi la douleur est une légion en ordre qui marche au pas dans le flot visqueux de tes artères. Une légion noire que les analgésiques ne parviennent pas à arrêter, ni même camoufler. Avec toi Max, la douleur est une menace lancinante, elle te lacère et t’accule dans le misérable de ta condition, mais elle ne te fait pas taire. Oh ça non … Tout cela, parce que tu n’es qu’un cabot existentialiste maître des douleurs que tu t’infliges et qui alimentent pour ta jouissance, la verve de ta prose verbeuse aussi épaisse que le bourbon que tu t’envoies est sombre. Petit jouisseur masochiste cesse donc de te lamenter. Ma petite pute, je sais que t’aime ça, alors arrête de jouer les vierge effarouchée outrée devant ta propre décadence. Tu sais Max, tu me fais de la peine, au point que je ne sais pas dire si tu es grotesque ou pathétique ; la différence relevant simplement de ton implication volontaire ou non dans ce théâtre de bouffonneries lamentables. Max peine-à-jouir mais pas à tuer, tu as peut-être un balai dans le cul mais surtout un flingue dans la main et c’est ainsi équipé que tu parcours le Brésil, ton arme en peine que tu dégaines en excès de violence. Ton apocalypse, c’est un déluge de balle précédant et faisant suite à une nuée de diatribes verbeuses, diarrhée verbale qui pèse sur tout, le rythme du jeu et l’ambiance. Et toi Max, vieux con bourré comme un prophète en exile tu es pris soudain par des accès de lucidité ; bien sûr que tu es trop vieux pour ses conneries, bien sûr que tu n’as plus rien à foutre ici, tu es dépassé, décatie, fini et obsolète et ça ce n’est pas moi qui le dit c’est toi, la parole du héro dans le jeu met en abîme sa propre existence c’est sûrement le fait d’arme le plus digne que le jeu ai a offrir : émettre une réserve sur sa propre existence. De la réserve Max, tu n’en manques pas, tu as du cynisme plus que je n’en ai, plus que je pourrais jamais en avoir, c’est ton héritage postmoderne, c’est la planche de salut savonnée d’un jeu bancal et branlant ; la diction vaporeuse, mise en scène alcoolique, l’Amérique du Sud adipeuse est devenue la sale banlieue de l’occident, décharge à ciel ouvert des raclures de tous rangs, des fripouilles qui ont abandonnées leur âmes à l’acide des drogues et Max qui jubile, jouie aussi sûrement, de foutre une raclée à ces ombres brésiliennes qui peuple la violence caricaturale de ce monde clinquant. Une aventure de falsification pour un Max de pacotille qui me fait de la peine comme une contrefaçon chinoise sur un marché de banlieue ; tu voudrais nous faire croire que tu mènes une vie de chien, mais tu n’es que le toutou d’une jeunesse dorée qui te dorlote, laisse donc à Kane et à Lynch mener une vraie vie de chien dans une vraie ville d’illusions urbaines frelatées et retourne donc courtiser ta misère que tu est sûrement plus douce au soleil.

Prose inspirée par 5 heures de jeu sur Max Payne 3 sur PS3

Prose inspirée par 5 heures de jeu sur Max Payne 3 sur PS3

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