Malin comme un grand singe qui n’aurai pas été retenu au casting de la Planète des Singes hier soir j’étais content et même un peu fier allez savoir pourquoi d’avoir télécharger la démo de Playstation All-stars battle royale ; quand j’ai réalisé que c’était la version PS vita je me suis senti con, je me suis fait la promesse d’arrêter les bananes et j’ai lancé la démo de XCOM Enemy Unknown. A défaut de pouvoir tester un jeu que je n’avais pas envie d’aimer j’ai testé un jeu qui m’intriguait.

 

c’est le choc. Me voilà revenu dans le passé, à une période qui ressemblerait aux années 90 qui elles mêmes se rappelleraient des années 70. Mon dieu comme c’est inélégant comme jeu, moche ça sera y aller trop fort mais avec ses graphismes datés XCOM fait une très mauvaise première impression visuelle et puis c’est sombre, sombre, on n’y voit pas grande chose ; ça fait peut être monter la pression dans le jeu mais pour une première fois ça déroute. En plus cette vue du terrain de jeu en 3D isométrique n’arrange rien, j’ai vécu un vrai calvaire en essayant de comprendre l’environnement et discerner le sens du relief, je ne parle même pas de repérer les extraterrestres.

 

Impossible de ne pas être sensible à tout le kitch qui dégouline de Xcom Enemy Unknown à tel point que j’ai eu une curieuse pensée. J’ai pensé aux acteurs et aux doubleurs ont bruité le jeu. Je me demandais ce qu’ils avaient pensé en voyant le texte pour la première fois, s’ils pensaient comme moi que c’était totalement désuet, dépassé et démodé, s’ils avaient été gênés à l’idée d’être associés à une narration aussi navrante, j’éprouvais moi même une forme de gêne mêlée à de la fierté pour ces hommes et ses femmes qui mettant leur pudeur de coté et leur dignité avec ont prêté leurs voix à des militaires avec des pulls côtelés qui déroulent le pitch suranné d’une science fiction à la papa.

 

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Et pendant que je rêvassais dans cette posture pleine de vacuité que le joueur prend parfois - et parfois devient parfois souvent chez des joueurs comme moi - quand il joue sans vraiment jouer j’étais aussi entrain d’expédier le didactiel action qui ne nécessite qu’une dixième de cervelle. Et me voilà sorti de ma rêverie et plongé dans un morceau de Berlin en prise avec des extraterrestres. J’ai failli crier d'effroi en voyant la tête des ces envahisseurs ; à n’en pas douter le jeu respect son parti prit d’une esthétique venue d’un temps passé et même dépassé. Mais bon je suis là alors je joue. Mission finie, retour à la base, toujours des cinématiques aux dialogues nazes mais petit à petit je me laisse prendre par l’ambiance, je comprends surtout que XCOM Enemy Unknown est un jeu en deux phases ; de la stratégie tour par tour et ensuite de la gestion. Et puis les larbins que l’on envoie au combat reviennent avec de l’expérience, débloquent un arbre de compétence et risque la mort. C’est con mais ça me rappelle des étés dans le garages à jouer à Warhammer Battle sur la table de ping pong reconvertie pour l’occasion en zone d’affrontement.

 

Encore une mission puis la démo se termine, trop tôt et trop vite. Trop tôt ? Trop vite ? Merde ça veut dire que j’avais encore envie de jouer, c’est peut être que le jeu est bon, que sous le masque démodé de ses graphismes se cache le coeur d’un jeu palpitant. J’avoue que ce qui m’a séduit ce sont les possibilités du jeu tactique, gestion, développement et cette petite touche dite RPG qui fait que l’on s’attache à nos soldats en espérant les voir grandir et devenir des gros boeufs sans cervelle mais à la puissance de feu dévastatrice. Cette démo a été juste assez courte pour me donner envie de jouer.

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