Il suffit qu’un média généraliste - et parfois populiste - dénonce la violence dans les jeux vidéo et laisse entendre que la violence in game rendrait les joueurs violents dans la vie réelle pour que la communauté des joueurs de jeux vidéo se lève comme un seul homme pour s’insurger et dénoncer la désinformation et le harcèlement que subit leur passion. Cette réaction est un classique, c’est une habitude, un réflexe, c’est pavlovien, vous pouvez être sûr qu’elle ne manque jamais d’arriver. Et très franchement ce n’est pas un problème, en tout cas ce n’est pas le mien, je trouve très bien que la communauté prenne fait et cause pour son loisir et le défende quand celui-ci est menacé.

 

D’accord, le jeu vidéo ne rend pas violent, y’a déjà tellement de violence à la télé, au cinéma et même pire dans la vraie vie, les joueurs font la différence entre le jeu et la vie, etc, etc, etc.

 

Là où j’ai un petit problème c’est avec les réactions que j’ai pu lire sur les réseaux à la sortie de GTA V. Je ne parle pas de la béatitude navrante de ces joueurs accros à un jeu avant même d’y avoir joué, je ne parle pas non plus de ces joueurs devenus de parfait petits hommes sandwich vantant les mérites d’un jeu dont la légende est nettement meilleure que le fond de jeu, je ne parle pas de cela car chacun est libre d’être qui il veut, moi le premier, eux aussi et ce n’est pas un problème. Mon problème c’est d’entendre des joueurs s’offusquer d’avoir vu un vendeur de jeu vidéo vendre GTA V à une fille de 12 ans, d’avoir assisté à la scène d’un père achetant GTA V à son fils de 8 ans ou d’avoir été témoin d’une grand-mère offrant à son petit fils mineur le précieux GTA V. Ce genre de témoignage a été récurant sur Twitter les jours qui ont suivit la sortie du jeu.

Si soudainement il y a matière à s’offusquer qu’un public trop jeune accède à un jeu qui met en scène des personnages hors la loi et psychotiques, qui volent, tuent, accèdent à des relations sexuelles contre de l’argent, braquent des bijoutiers, etc, c’est peut être, je dis bien peut-être, parce que la violence du jeu vidéo a possiblement un impacte sur le joueur. C’est en tout cas ce que vos réactions me laissent à penser. Si la violence dans le jeu vidéo est innocente et sans danger alors pourquoi s’offusquer que des enfants y jouent ? C’est bien à vous qui tenez un double langage que je m’adresse.

La violence dans le jeu vidéo et particulièrement ici dans GTAV est-elle, selon vous, dangereuse pour les jeunes joueurs ? Si tel est le cas, sommes-nous entrain de reconnaître que les liens entre violence est jeux vidéo sont problématique ? GTAV sans la violence, l’irrévérence et la transgression aurait-il le même intérêt ? La véritable violence de GTAV ne se trouve t-elle pas dans l’implacable machine de guerre commercial qui a réussi à vous vendre si vite autant de ce jeu ? Est-il normal que ce soit un jeu comme GTAV dont les médias généralistes parlent le plus ? GTAV n’est-il pas le syndrome de cette société individualiste et postmoderne qui pense pouvoir critiquer les autres sans se critiquer soi ? Comment avez-vous pu laisser ce jeu prendre une telle place dans la sphère vidéoludique ?

Le syndrome #GTAV

Note : Il fallait bien moi aussi que je parle de GTAV mais comme je ne joue pas à GTAV parce que je n’ai pas eu envie de l’acheter, il fallait bien que je trouve un façon de traiter le sujet. J’ai vraiment été interpellé par ces tweets offusqué à l’idée que des gamins jouent à GTAV. Je suis convaincu que parmi tout les bien pensant qui pensent qu’il est bien de s’offusquer de cela il y se trouve un certain nombre de joueurs ayant joué dans leur jeunesse à des jeux PEGI 18. D’ailleurs je me demande si cette manière de s’offusquer ce n’est pas pour parer à un éventuel retour de bâton médiatique sur les jeux vidéo violents. Une façon pour eux de conjurer le mauvais sort. Mais bon cet article ne va pas bien loin, il soulève des idées que je ne prend pas la peine de développer ce qui justifie que je ne lui accorde pas plus de 2/5.  J’avoue que j’ai bien envie d’entrer plus en polémique sur ce jeu, mais n’y ayant pas jouer je m’abstiens. Par contre je me force à jouer à GTA IV pour pouvoir acquérir un minimum de légitimité pour en parler et si possible pour en parler en mal et un peu en bien. Qui sait, si j’arrive à le faire assez rapidement je pourrais peut-être sur un malentendu surfé sur la vague médiatique que porte GTA5. J’aurai pu me mettre juste 1/5 mais deux choses me poussent à ajouter un point à cet article. La première c’est que j’ai réussi à resté relativement concis. Certes j’y perds en intérêt, en tout cas c’est mon impression, mais au moins c’est court, c’est bien. L’autre chose que j’aime c’est le titre La syndrome GTA V parce que ça me fait penser au syndrome prémenstruel ce qui n’est pas faut puisque ça rend la mec indisposé pour le sexe et plutôt sur les nerfs.  

Un jour je jouerai à GTAV et on pourra parler de la violence, de la réalité et du sens de la violence de cette série. Du curseur entre irrévérence, irrespect et violence, de grilles de lectures et surtout de jeu vidéo ...

Un jour je jouerai à GTAV et on pourra parler de la violence, de la réalité et du sens de la violence de cette série. Du curseur entre irrévérence, irrespect et violence, de grilles de lectures et surtout de jeu vidéo ...

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