Portrait culturel d’un joueur - @LirycSama

Publié le 20 Août 2013

Bonjour, je suis Liryc-Sama de mon vrai nom Cyril Fibleuil (ben ouais, j’ai pas peur de mettre mon état civil, donc né le 24 Juin 1985 dans le 9-Cube comme on disait à une certaine époque) et parisien depuis quelques années maintenant. Parisien mais pas encore condescendant… prions pour que ça n’arrive pas. Qui je suis ? Que fais-je ? Qu’ouies-je ? Je m’égare. Je suis donc le fondateur de http://gameinferno.fr petit site, sympa je crois, que j’ai ouvert en avril dernier et une personne très active sur twitter, réseau qui m’a permit de rencontrer des gens formidables mais qui serait presque une drogue sans mon garde-fou préférée, ma compagne. D’ailleurs si vous me cherchez, c’est @LirycSama. Original n’est-ce pas ?

Cela fait maintenant un moment que j’ai été séduit par ce projet de portrait culturel d’un joueur qui permet de se présenter à travers cinq objets culturels que nous possédons et qui nous correspondent. J’ai eu beaucoup de mal à faire ma sélection et je m’en veux un peu… bref, passons au vif du sujet, si vous êtes toujours là.

1 - Le Démon dans ma Peau / The Killer Inside Me

La littérature, une histoire personnelle très compliquée. J’adore lire, mais j’ai toujours du mal quand il n’y a pas d’images. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai énormément de mangas à la maison. Le fait est que cette « particularité » ne m’empêche pas de lire des romans de temps en temps. The Killer Inside Me de Jim Thompson est de ceux-là. Sans aucun doute mon livre préféré, je l’ai acquis après avoir eu des retours positifs sur l’adaptation cinématographique. Étrange n’est-ce pas ? Résultat j’ai lu le livre d’une traite le jour de son achat, au prix d’une nuit blanche à couper le souffle. Oui ce livre n’est pas à mettre entre toutes les mains. J’aimerais vous faire un rapide résumé, mais la peur du spoil me l’interdit (même s’il n’y a plus spoil passé un an et un jour après la date sortie de l’œuvre concernée). The Killer Inside Me est le genre de livre qui vous possède. Il explore le pire de l’homme. La locution latine « Homo homini lupus est » prend d’ailleurs tout son sens dans ce livre tellement Lou Ford, le personnage principal du récit, est mauvais, misogyne et misanthrope intérieurement alors qu’en façade c’est une homme formidable et serviable. Le suspens haletant du récit ainsi que les descriptions quasi insoutenables de certains événements m’ont complètement fasciné… pas au point de devenir moi même Lou Ford, je vous rassure. J’ai tellement apprécié cette histoire sombre que je me suis lancé dans le livre de Truman Capote par la suite : De Sang Froid. Les romanciers américains de cette époque étaient vraiment dérangés et je crois que ça n’a pas tellement changé.

The Killer Inside Me

The Killer Inside Me

2 - Picross DS

Vous savez ce qu’est une méprise ? Tout commence en décembre 1995. Ma mère me demande ce que je voudrais comme cadeaux à Noël. Je lui dis que j’aimerais deux jeux que j’ai repérés sur Game Boy récemment : Donkey Kong et Mario’s Picross. Elle le note dans sa tête et c’est réglé. Quelques jours avant le fatidique 25 décembre 1995, elle me dit que je n’aurais qu’un seul des deux jeux demandés à Noël, car elle a dû commander Mario’s Picross vu qu’il n’était plus disponible. Elle ajoute à cela que le vendeur qui a pris la commande a trouvé bizarre qu’un enfant de 10 ans ait envie de jouer à un tel jeu, remarque que je ne compris que bien plus tard, à réception du jeu à la maison. Le jeu arrive enfin. Je l’insère avec impatience dans ma/mon Game Boy, je lance la partie et là l’horreur ! Qu’est-ce que c’est que ce jeu ? Où est Mario ? Pourquoi dois-je tailler des pierres pour découvrir je ne sais quoi ? Et mon dieu que veulent dire tous ces chiffres autour de l’écran de jeu ? Ce n’est pas ce jeu que je voulais. J’avais lu Mario’s Bicross donc je m’attendais à Mario faisant du vélo façon X-Games. Quand j’y repense d’ailleurs, en plus d’être drôle, cette histoire est étrange, car je n’ai jamais aimé le vélo et puis Mario sur un vélo quoi… Malgré tout, j’ai fini par apprécier le jeu et à même le prêter pour faire découvrir ma nouvelle passion qu’était devenu le Pïcross. Un prêt que j’ai longtemps regretté vu que je n’ai jamais revu mon jeu. Imaginez donc ma joie quand j’ai appris la sortie de Picross DS sur une console que je n’avais pas encore : La Nintendo DS. Console que je finirai par acheter le jour de la sortie de ce fameux Picross DS qui rythme régulièrement ma vie depuis mi-2007. Sans doute le seul jeu qui peut me relaxer tout en mettant à l’épreuve ma tête, le tout avec des couleurs chatoyantes et des musiques vraiment sympa. Je fais toujours partager ma passion, plus toute nouvelle, du Picross autour de moi, enfin surtout à moitié, comme cela je n’ai pas de risque de voir mon jeu disparaître comme son illustre aîné. Tetris, Columns, Catherine, j’aime les puzzle games, mais aucun d’eux n’arrivent à la cheville de mon Picross DS.

Picross DS

Picross DS

3 - ΛΛLIYΛH d’Aaliyah

We need a resolution, we need a resolution we need a resolution, we have so much confusion. Le refrain que j’ai le plus entendu de l’histoire. Jamais je n’étais tombé autant sous le charme d’une chanson. Dès sa première écoute en 2001, je l’enregistrais en boucle sur une cassette audio de 60minutes. 60 minutes aller et 60 minutes retour de la même chanson, pendant 2 mois dans mes oreilles. Ce qui aurait du finir en dégoût se transforma en amour fou pour cette voix un peu grave parfois un peu douce d’autres fois de cette talentueuse artiste, Aaliyah. J’étais déjà un fan de la première heure, je parle bien de ses précédents travaux. Pourtant, celui fait sur son dernier album, à jamais, m’a complètement désarçonné. Pendant plus d’un an, je n’ai écouté que cet album, que ce soit le groovy Loose Rap, le sublime Rock the Boat, le nerveux I Can Be et même l’énervant I Refuse (chanson reprise par toutes les radios du Monde pour annoncer la mort de l’artiste R’n’B la plus talentueuse de sa génération qui nous a quitté le 25 Août 2001). Mon avis que sans ce tragique accident, Beyoncé ne serait que la numéro deux… mais en fait je m’en fous car à jamais j’aimerai cet artiste comme un fou et puis ce CD reste le premier album que j’ai acheté. Un album que je conseille à tous les fans de r’nb ne le connaissant pas et même aux autres qui ne jurent plus que par Justin Bieber et les One Direction… Il n’y a pas que l’entertainment dans la vie, même si les américains en ont fait un divertissement, ça reste de l’art avant tout et Aaliyah est à son summum pour l’éternité avec ce dernier opus.

Pour une fois qu'il y a un peu de groove et de glamour sur ce blog, merci Liryc-Sama ;)

4 - Happiness Therapy / Silver Linings Playbook

On dit souvent que tous les hommes ont une part de féminité. C’est sans doute vrai, surtout dans mon cas. Longtemps, mon film préféré a été Eternal Sunshine of the Spotless Mind… jusqu’à la sortie d’un autre film avec une histoire d’amour extraordinaire : Happiness Therapy. Rarement j’ai été autant pris dans une histoire et je me rappelle être sorti de la salle tout joyeux avec une petite larme à l’œil. Une première d’ailleurs car jusqu’à maintenant je n’avais jamais versé une larme pour ou pendant un film. J’ai tellement été subjugué par le jeu de la magnifique Jennifer Lawrence que j’avais dit après avoir vu le film qu’elle remporterait l’Oscar de la Meilleure Actrice. Vous connaissez la suite n’est-ce pas. J’ai donc sauté sur ce film dès qu’il est sorti en DVD pour pouvoir le regarder encore et encore, car je ne me lasse pas de cette histoire dans laquelle Bradley Cooper et Jennifer Lawrence jouent parfaitement la folie et la névrose et où Robert De Niro est plus drôle que jamais. Oui, dans mon top film, il n’y a que des films d’amour, ce n’est pas un privilège réservé aux femmes. Je sais, c’est l’adaptation d’un bouquin, mais je l’ai dit plus haut… pas d’images, pas de lecture !

Portrait culturel d’un joueur - @LirycSama

5 - Remember Me

On finit avec mon coup de cœur de l’année 2013. Le jeu de Dontnod Remember Me. Un jeu vraiment sympa d’anticipation se passant à… Paris. Du moins dans une ville libre appelée Néo-Paris sur les fondations de l’ancienne capitale de la France. Au menu ? Chasse à la mémoire, combat, recherche de soi et remix mémoriel. Un cocktail détonant et original qui ne souffre en aucun cas de la linéarité du jeu et puis l’héroïne, Nilin est tellement attachante. Sans compter que voir la Tour Eiffel, la Basilique du Sacré Cœur ou encore Notre Dame de Paris dans un jeu vidéo, c’est quand même la classe et ça nous change des traditionnelles villes américaines. Depuis quelque temps déjà je suis devenu un gros consommateur de jeux vidéo, ce qui m’a obligé à passer par la case revente pour pouvoir acquérir de nouveaux titres, mais ce jeu là échappera à ce triste sort tellement il est passionnant. Un jeu à posséder absolument pour tous les amoureux de Paris, de K. Dick, d’anticipation, de métisse, de mémoire, etc…

Remember Me

Remember Me

Fat come-back comme disait Alliance Ethnik, enfin le fat c'est moi et non Liryc-Sama ; quoi qu'il faut bien avouer que le bonhomme du 93 envoie du lourd avec son portrait culturel. Le come-back, c'est moi aussi c'est le blog qui sort de sa retraite estivale et bouge son gros cul de sa serviette de plage numérique - comprendra qui pourra -. Et je reviens avec un article que je n'ai pas écrit, ce n’est pas la classe ça ? En même temps pourquoi écrire des articles ou faire des portraits quand les joueurs ont autant de talent pour le faire eux-mêmes. En plus, je n'aurai jamais pu inventer l'anecdote du Mario Bicross - j'adore ! - comme quoi une passion peut toujours naître sur un malentendu.

Encore une fois Liryc-Sama Il faut peut être du temps prouve à ceux qui pourraient encore en douter que derrière un joueur de jeux vidéo il y a un véritable être humain traversé par la culture de son temps - ou de temps précédant - ; les joueurs sont les agents actifs de la pop culture et plus le temps passera et plus les joueurs seront riches de ces strates culturelles et plus les jeux vidéo pourront venir piocher dans ce bien commun culturel partagé par les joueurs pour produire des oeuvres vidéoludique toujours plus denses.

Si toi le lecteur tu as aimé ce portrait culturel, et si toi le joueur tu as envie de te prêter à l'exercice alors vient trouver ici les autres portraits et les maigres modalités.

Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #portrait de joueur, #Projet participatif, #Portrait culturel

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Mfacto 20/08/2013 18:02

Aww gawd! Excellent idée d'article ! Pour la peine, je vais me faire toute la série !
J'aime beaucoup ton style d'écriture ! Cay trau bien !

Liryc-Sama 23/08/2013 00:34

Merci pour le compliment :D et en effet l'idée est bonne mais dieu que ce fut dur de choisir 5 trucs... Si tu aimes mon style tu sais où me trouver o/

Mémoire de joueur 20/08/2013 18:11

Merci merci mais pour le style d'écriture il faut remercier et honorer l'auteur de son propre portrait, moi je ne suis que le génie qui a eu cette idée.
Mais si tu adhère au principe et si tu es joueur (vu que tu es sur mon blog il y a une petite chance que ce soit le cas) alors lance toi et écrit ton portrait culturel de joueur, je serais joie de le publier ici