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Publié le 27 Mars 2017

Parmi les achats PS3 pour le full set (prétexte hypothétique pour acquérir des jeux sur une console en fin de vie) j’ai entre autre chose pris NBA Street Homecourt. Dix ans après sa sortie je l’ai mis dans la console et immédiatement j’ai pris mon pied.

Le jeu d’EA n’invente rien. La première pensée que j’ai eue en jouant à ce jeu a été pour NBA Jam le jeu mythique de 2 Vs 2 qui faisait fureur en arcade dans les années 90 avant d’arriver sur les consoles de l’époque. J’adorais ce jeu délirant, ultra fun et immédiatement jubilatoire. Et depuis cette époque je n’avais jamais retrouvé un jeu dans cet esprit là. Mais je ne peux blâmer personne à part moi car j’étais totalement passé à côté de la série NBA Street (un peu comme je suis passé à coté de l’ère PS2). J’ai eu quelques moments sur FIFA Street et j’en ai un petit peu retrouvé l’esprit dans ce NBA Street Homecourt à un détail prêts : le basket possède une culture underground bien plus développée et implantée dans nos esprits que le football. Du coup NBA Street Homecourt aussi exagéré soit-il donne l’impression d’être honnête. Le jeu enrobe les parties d’introduction mettant en scène et en perspective cette street credibility que les basketteurs vont se forger sur les playground.

 

Avec du 3 vs 3 sur un terrain complet (comprendre avec deux paniers et pas un seul comme dans le mode playground des NBA 2k qui se joue sur un demi terrain) le jeu se prend en main très rapidement. Il est peut-être vieux de dix ans, mais les commandes sont intuitives et en attaque le jeu est ultra fluide. La défense est parfois un peu plus approximative, mais qu’importe, rien que le fait de pouvoir sauter à des hauteurs folles pour contrer à des hauteurs de dingue est une chose purement jubilatoire. On enchaîne les tircks et les dribbles comme un Harlem Globetrotters et on claque des dunks monumentaux et ultra spectaculaire. J’ai lancé le jeu juste par curiosité et deux ou trois heures plus tard j’avais du mal à poser la manette. Pour un jeu aussi ancien dans le line up de la console, il possède le BLES 00038 je le trouve encore très beaux. J’ai remarqué qu’assez souvent les jeux qui propose une direction artistique très typée vieillissent mieux que les jeux qui visent seulement à être dans les canons de leurs époques. Ici nous sommes devant des graphismes détaillés mais qui la plus part du temps sont présentés comme au travers des pires filtres Instagram ; pastel, doucereux, brillant, suave, couleurs chaudes, bref ça veut en mettre plein les yeux.

 

Dix ans après sa sortie le jeu fait encore très bien son taf, il délivre du fun à tour de bras. Et comme toujours avec les jeux de sports issus d’époques anciennes, c’est un plaisir de retrouver des joueurs qui depuis sont sortis des lumières médiatiques par leur retraite et ainsi de pouvoir faire un peu d’archéologie sportive, rappelez vous, il y avait une équipe à Seattle ;).

 

Voilà, je crois que je vais arrêter là cette critique expresse d’un jeu dont je n’attendais rien et que j’ai adoré. A voir aussi si c’est format d’article sur Facebook est adapté à ce que je veux faire.

Je trouve que même si ça peut sembler curieux en photo, en jeu ce style pastel hip hop underground est vraiment parfait
Je trouve que même si ça peut sembler curieux en photo, en jeu ce style pastel hip hop underground est vraiment parfait
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Je trouve que même si ça peut sembler curieux en photo, en jeu ce style pastel hip hop underground est vraiment parfait

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Critiques - jeux vidéo, #critique, #jeux vidéo, #PS3

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Publié le 27 Mars 2017

Dernièrement, dans la quête d’un full set PS3, je me suis laissé séduire par la jolie jaquette de Terminator Renaissance. Je suis d’accord avec vous, l’expression « un full set PS3 » est un idiote parce qu’il n’y a en théorie qu’un seul full set même si j’imagine que l’on peut admettre l’idée qu’au sein du full set qui englobe tous les jeux sortis, il soit possible de faire émerger différents full set comme celui des jeux NBA2K (que je poursuis) ou celui des jeux inspirés de films. Bref fin de la digression, je reviens à mon sujet. J’ai acheté Terminator Renaissance en sachant très bien que les jeux adaptés de licence cinéma sont majoritairement des bouses codées sans intérêt ludiques. Mais Terminator Renaissance est un TPS et j’aime les TPS bien mieux que les FPS. Ajoutez à cela que j’ai une tendance naturelle à apprécier les séries B et les séries Z au dessus de leur valeur intrinsèque alors qui sait, il y a des chances que j’apprécie le jeu …

Voilà, je me trouve à l’endroit où je peux écrire cet article après une ou deux heures de jeu dans Terminator Renaissance. Je peux ainsi convoquer mon avis pour dire si oui ou non je vais aimer ce titre. Et sans hésitation j’affirme que je me suis agréablement bien amusé avec ce que le jeu m’adonné à faire. C’est un peu comme avec le film, j’y étais allé en craignant le pire et j’avais trouvé dans ce film plus qu’une honnête série Z.

Terminator Renaissance est graphiquement sommaire. Cela donne au jeu une esthétique rugueuse qui pourrait piquer les yeux des joueurs plus difficiles. Mais gardez à l’esprit que le jeu date de 2009, ce n’est pas hier. Comme d’autres jeux de son époque le level design est très linéaire. L’intérêt de ce titre n’est pas esthétique, il réside dans le fait d’incarner John Connor et de lutter contre des machines. Ni plus, ni moins. Si on a un jour cédé au mythe du Terminator incarné par Arnold Schwarzenegger on ne peut pas être indifférent au plaisir de jouer la résistance contre Skynet dans ce futur ayant succombé à une apocalypse cybernétique.

La modélisation  des personnages est si spartiate qu’elle ne ressemble pas aux acteurs et c’est une bonne chose parce ça permet de prendre de la distance d’avec le film et se plonger dans le jeu. LE jeu pour revenir au cœur du truc c’est d’avancer et détruire les machines. Dans ce que j’ai eu le temps de faire il y a eu des phases à pieds et une en voiture. Dans les deux cas l’essentiel c’est toujours de tirer sur les robots. Le personnage se manie avec une certaine lourdeur qui me rappelle l’impression que j’avais trouvée dans Lost Planet.

Je trouve que l’impression de chaos et d’urgence qui peut y avoir d’une scène de fusillade se trouve renforcé par le fait de manier un personnage un  peu lourdaud. J’ai bien conscience que c’est une vision toute personnelle. Cette lenteur un peu molle du personnage donne tout son sens au système de couverture qui permet d’avancer d’un abri à l’autre dans une glissade ou un plongeon. Et si j’ai trouvé ça intéressant c’est que les machines sont plutôt coriaces. Ou c’est moi qui suis plutôt mauvais … en tout cas on ne peut pas se contenter de se tenir devant elle et de flinguer à tout va.

On progresse avec lenteur et presque de la prudence. Et je me suis senti assez vulnérable dès que j’ai voulu avancer en force, ce qui donne assez bien l’impression de faiblesse de l’humain contre la machine. Cela fait parti des raisons pour lesquelles j’ai aimé jouer à ce titre. Je ne peux pas en parler des heures parce que je n’y ai pas joué des heures, mais je suis content de mon achat et je reviendrais à ce titre avec plaisir.

Je trouve que les photos de Terminator Renaissance rendent mieux que les graphismes en jeu, mais c'est peut-être moi qui me suis trompé.
Je trouve que les photos de Terminator Renaissance rendent mieux que les graphismes en jeu, mais c'est peut-être moi qui me suis trompé.
Je trouve que les photos de Terminator Renaissance rendent mieux que les graphismes en jeu, mais c'est peut-être moi qui me suis trompé.
Je trouve que les photos de Terminator Renaissance rendent mieux que les graphismes en jeu, mais c'est peut-être moi qui me suis trompé.

Je trouve que les photos de Terminator Renaissance rendent mieux que les graphismes en jeu, mais c'est peut-être moi qui me suis trompé.

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Critiques - jeux vidéo, #critique, #jeux vidéo, #PS3

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Publié le 10 Décembre 2016

Avec le multivers de Marvel j’ai commencé à prendre l'habitude de m'attendre à ce que les bonnes surprises viennent des héros et des films marginaux. Quand je parle de films marginaux je parle de ceux dont le personnage principal est généralement un personnage qui n’est pas le cœur de cible des Avengers. Je n'ai rien contre la saga des Avengers, ni contre les héros qui la compose mais j'ai de plus en plus de mal à me passionner pour cette forme sérielle où l'on n’a qu'un ou deux épisodes par an. L'avantage des personnages marginaux de l'univers Marvel c'est que généralement les films qu'ils leurs sont consacrés sont pensés comme des films et non comme un hypothétique épisode à suivre, c’est plus concentré, mieux rythmé, plus dense.

Avec sa magie qui est une approche des pouvoir super-héroïques rompant un peu avec les autres héros et son acteur charismatique, la promesse de Docteur Strange avait de quoi me séduire et en sortant de la salle je pouvais dire que mes espoirs avaient été comblés ; sur un mode divertissement et claque visuelle dans la tête métaphorique du spectateur Docteur Strange envoie plutôt du très lourd.

Avec le charisme que lui procure son je ne sais quoi de flegme anglo-saxon qui pue la classe Benedict Cumberbatch s'annonçait comme un magicien magnétique et probablement très crédible. Je redoutais un peu la place que tiendrait sa part d’humanité, le temps que l’humain imbu de lui parte en quête de rachat, oui j'avais peur que son chemin vers la rédemption soit long, lent et ennuyeux. Mais au lieu de cela, Scott Derrickson ne s'attarde pas sur ce sujet, juste assez pour nous présenter Stephen Strange comme le fils illégitime du Docteur House et de Christian Troy le chirurgien esthétique de Nip/Tuck. À peine à ton le temps de cerne les contours obscures du personnage, qu'il est déjà en nez à nez avec un miracle capable de soigner ses mains détruites dans un accident de voiture et de briser sa vision de la réalité.

Le film avance vite, merci à lui. Mais ce n'est pas ce qui fait que le film est cool, c'est juste une bonne pratique que je voulais remercier. Ce qui est fait que l'on passe un excellent moment devant ce film c'est son esthétique, sa virtuosité graphique surtout quand il est question de représenter la magie et le monde tel qu'il est de l'autre côté du voile qui sépare la réalité et l’autre monde. Lorsque l'on bascule dans cet autre côté c'est la grande claque, géométrique, psychédélique et gravitationnelle. Cet autre monde, ce reflet, ce fragment, ce qu'il se passe par delà les frontières du réel s'appuie sur une très jolie relecture du visuel d'Inception, celui où la ville se replie sur elle même comme si elle n'était que la page d'un livre d'images. Plutôt que de parler d'une relecture pour cette illustration d'une forme de magie capable de tordre la réalité je devrais parler d'une prolongation, une recherche qui continue d'explorer la trouvaille visuelle née avec Inception. Dans Docteur Strange de l'autre côté du voile la ville se plie, elle se duplique et offre un paysage qui semble tout droit issu d'un kaléidoscope.

Là où l'effet était tout au plus cosmétique dans Inception, dans Docteur Strange ce décor tout droit inspiré des images impossibles conduit à des scènes d'action que je qualifierai avec un excès de facilité de « renversantes ». Le film s'ouvre sur une scène de combat entre des mages qui déboulent dans la réalité par une fenêtre dans une façade mais au lieu de tomber, la gravité ne s'impose pas comme elle devrait et les mages continuent de combattre comme si la façade était le sol. Rédigé ainsi ça tombe un peu à plat, mais la scène est parfaite pour entrer dans le film. Elle n'est pas sans me rappeler quelques scènes du jeu Bayonetta où il arrive aussi que la sorcière traverse des zones où la gravité la colle aux murs comme s'ils étaient le sol. C’est vraiment cool que Docteur Strange ne se limite pas à créer un décor spectaculaire sans impact sur la réalisation, il ose jouer avec ce que ce paradigme implique. Plus loin dans le film la scène de poursuite dans cet univers de ville broyée par un kaléidoscope est vraiment superbe. On frôle parfois le burlesque, mais qu'importe, ça fonctionne très bien.  Les personnages courent dans des directions abstraites, sautent et montent vers le sol plutôt que de tomber, ils franchissent des angles, le mur devient le plafond et le sol se multiplie jusqu’à s’allonger, se réduire, se répéter dans une danse follement esthétique.

Généralement les trouvailles visuelles qui illustrent la magie fonctionnent toutes très bien. La façon que les mages ont de manipuler une forme d'énergie lumineuse pour créer armes et défenses offre une palette d’effets très graphiques qui en jettent pas mal à l’écran. Cette manière de faire n'est pas sans rappeler la technique des mages du film Warcraft et qui déjà étaient eux aussi très cool. Qu’importe si ces effets ne sont pas hautement originaux, ce qui marque le spectateur c’est la qualité des effets spéciaux et de la mise en scène qui rend ces effets crédibles, un délicieux paradoxe pour de la magie.

Mais la magie ne s'arrête pas là, celle des combats est clinquante, celle du monde derrière le voile et géométrique et la magie dans son expression pure, cette forme qui est présentée au docteur Stephen Strange pour briser en lui sa vision étriquée de la réalité et l'ouvrir aux milles et une réalités des mondes de la magie s’exprime dans une forme très psychédélique. C'est tellement psychédélique que c'est même carrément rétro, délicieusement vintage. Entre ce trip néo hippie qui ressemble à une plongée sous acide, la vision kaléidoscopée de la ville et la scène finale avec le chaos de la dimension noire, il est très clair que Docteur Strange est un film traversé par une fougue visuelle psychédélique qui a ses racines dans le visuel des années 70. Et cela permet au film d'éviter une certaine pesanteur.

Mine de rien, le film est plutôt malin. Par exemple donner le rôle du sage, l'ancien, le mentor du Docteur Strange à Tilda Swinton est une super idée. Elle lui apporte ce supplément d'âme propre à ses rôles de composition. Là encore où le film est malin c'est dans la scène finale celle où le Docteur Strange doit affronter Dormammu maître démoniaque de la dimension noire. Sans vouloir spoiler, cette scène conduit à une fin dont le dénouement est pour le moins inattendu dans un  blockbuster de super-héro. En effet pour arriver à ses fins et battre le cruel Dormammu notre magicien fait preuve d'une ruse qu'un autre docteur n'aurait pas reniée ; je trouve effectivement que cette scène finale ne dépareillerait pas dans un épisode de Docteur Who.

Difficile pour un rôliste de regarder ce film et de ne pas penser à Mage, un des jeux de rôles issu du Monde des Ténèbres et dans lequel on incarne un magicien dans un monde contemporain où des forces surnaturelles sont en lutte dans une guerre secrète. Mage est le premier jeu de rôle que j'ai acheté et que j'ai maîtrisé. À l'époque où j'ai lu le jeu et que j’ai découverts son potentiel j'ai été un petit peu paralysé par son système. Les mages que l'on incarne possèdent un très grand pouvoir, celui de créer la magie et modeler la réalité comme bon leur semble. Le jeu ne reposant pas sur de longues listes de sorts mais sur la créativité des joueurs (et par extension du meneur). Cette très vaste liberté avait inhibé le jeu joueur que j’étais et je me souviens que j'ai fais jouer Mage dans une version assez étriqué à mes débuts. Jusqu'à ce que Matrix sorte au cinéma et que ça vision de Néo incarnant un héros sans limite dans la matrice éclaire mon imaginaire. Mais Docteur Strange illustre encore mieux, plus fort et plus loin le potentiel esthétique et créatif d'un jeu qui permet aux joueurs de faire ce qu'ils veulent (ou presque) avec la trame de la réalité. Depuis que je suis sorti de cette séance j'ai rouvert mon vieux livre de règles et je me suis replongé dans la lecture de Mage en me disant que ça serait cool de maîtriser une petite partie à la sauce Strange ... l'avenir nous diras si je trouve le temps de le faire.

Bref j'ai beaucoup aimé ce film, visuellement il est puissant, il est très bien rythmé et il parvient à tirer profit de ses décors tarabiscotés pour conduire des scènes d'actions musclées. Tous les films Marvel ne sont pas des films de super héros, mais à n'en pas douter ce héros là est vraiment super, comme promis Benedict Cumberbatch campe là un mage attachant qui n'est pas tant en quête de rédemption que d'un nouveau domaine de compétence dans lequel exceller. Je ne sais pas si je suis impatient de voir une suite, mais ce film là m’a rempli de plaisir. C’est tout ce qu’il y a à savoir.

Les images ne sont pas toujours originales dans Docteur Strange mais elles sont toujours superbes, esthétique, graphiques et surtout évocatrices.
Les images ne sont pas toujours originales dans Docteur Strange mais elles sont toujours superbes, esthétique, graphiques et surtout évocatrices.
Les images ne sont pas toujours originales dans Docteur Strange mais elles sont toujours superbes, esthétique, graphiques et surtout évocatrices.
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Les images ne sont pas toujours originales dans Docteur Strange mais elles sont toujours superbes, esthétique, graphiques et surtout évocatrices.
Les images ne sont pas toujours originales dans Docteur Strange mais elles sont toujours superbes, esthétique, graphiques et surtout évocatrices.
Les images ne sont pas toujours originales dans Docteur Strange mais elles sont toujours superbes, esthétique, graphiques et surtout évocatrices.
Les images ne sont pas toujours originales dans Docteur Strange mais elles sont toujours superbes, esthétique, graphiques et surtout évocatrices.
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Les images ne sont pas toujours originales dans Docteur Strange mais elles sont toujours superbes, esthétique, graphiques et surtout évocatrices.
Les images ne sont pas toujours originales dans Docteur Strange mais elles sont toujours superbes, esthétique, graphiques et surtout évocatrices.
Les images ne sont pas toujours originales dans Docteur Strange mais elles sont toujours superbes, esthétique, graphiques et surtout évocatrices.

Les images ne sont pas toujours originales dans Docteur Strange mais elles sont toujours superbes, esthétique, graphiques et surtout évocatrices.

Ici le Docteur Strange dans sonbeau costume de comic book et en dessous la couverture du fameux jeu de rôle Mage, ce n'est pas celle de l'édition Français d'avant les années 2000 mais elle y ressemble beaucoup

Ici le Docteur Strange dans sonbeau costume de comic book et en dessous la couverture du fameux jeu de rôle Mage, ce n'est pas celle de l'édition Français d'avant les années 2000 mais elle y ressemble beaucoup

Ma critique de Docteur Strange

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Critiques - Film, #critique, #film, #SF, #Docteur Strange, #Mage, #jeux de rôle

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Publié le 8 Décembre 2016

Blanche Neige et le Chasseur : ma critique presque élogieuse

Par quel bout prendre la critique ?

Par les défauts du film qui n'en est pas exempt ou par ses qualités dont il n'est pas non plus orphelin ?

 

En préambule peut-être que je dois dire que j'ai vu le film quatre ans après sa sortie, c'est bien que je n'attendais pas ce film comme un messie dans les bois et je n'avais donc aucun préjugés : au pire ils étaient mauvais à cause de Kristen Stewart mais au mieux ils étaient bons grâce à Charlize Theron. C'est un film Netfix, c'est à dire pour moi un film du dimanche soir, il n'y a rien à la télé comme on lance un film random parce l'affiche à l'air sympa et que l'on n'a pas envie de trop réfléchir. Et mine de rien, l'état d'esprit que l'on a lorsque l'on va vers un film conditionne beaucoup sa réception.

 

Bref, revenons à Blanche Neige et le Chasseur, un film dont le scénario nous parle de Blanche Neige et de son Chasseur, il parle aussi de la méchante belle-mère qui tient le rôle central dans l'affiche mais pas dans le titre. Sans surprise, mais non sans plaisir, le film nous offre une relecture et une libre adaptation du conte de Blanche Neige. L'histoire proposée ici est bancale, pleine de trous, de bosses, d’ellipses invraisemblables et de trahisons ou de travestissements au conte d'origine, mais vous savez quoi ? On s'en fout. Et si on s'épargne le fait d'être un ayatollah de la vraisemblance et d'une hypothétique vérité narrative dans un conte de fait, on découvre une histoire très agréable à suivre qui navigue entre le conte, la relecture de Disney et une forme de low-fantasy. Cette façon très libre que l'histoire a de flirter d'un récit à l'autre en butinant à divers références c'est ce qui rend le visionnage du film très agréable parce qu'en tant que spectateur on s'amuse faire ce va et vient pour débusquer les liens de parenté et les aberrations entre les différentes versions du conte, c'est une posture inévitable qui rend le film très stimulant et cela même si la trame de cette histoire est branlante plus d'une fois.

 

Mais je voudrais en venir à ce qui est me semble t il le point fort du film, c'est sa photographie, ses images, ses lumières, son cadre, c'est du très bon travail. Et quand un film assure déjà sur ce point, la moitié du chemin est fait pour que l'on ai plaisir à regarder le film, même si les acteurs ou le scénarios sont imparfaits, le décor et sa mise en scène offrent une belle tranche de dépaysement et parviennent à donner une forme de souffle épique. Heureusement d'ailleurs que les images sont là, parce que le scénario peine à insuffler ce souffle de révolte et les acteurs, surtout Kristen Stewart, semblent totalement se désintéresser de cet enjeux. Mais bonjour la photographie, et bonjour les décors. Je disais plus haut que le film jongle sur différents registres qui sont autant de variation du conte, une forme de fantasy très simple, et que je range dans de la low-fantasy - mise à part la scène WTF dont je parlerai plus loin -, il va aussi dans une forme de "noirceur" et là je mets des guillemets parce qu'il y a dans les contes de fées, surtout si on revient aux origines et que l'on s'éloigne des versions populaire, un potentiel de noirceur très fort, les dimensions symboliques et psychanalytiques offrent de beaux morceaux de noir à celui qui veut regarder les contes en face. Malheureusement ce n'est pas dans cette direction que le film cherche la "noirceur" mais plus dans un aspect cosmétique et décoratif. Ce qui n'est qu’à moitié péjoratif dans le contexte de ma phrase, parce que l'obscure forêt où se perd Blanche Neige et qui tient le rôle du lieu noir et torturé est une belle réussite. Pour en revenir à la photographie du film, elle semble prendre l'option d'une forme de réalise cru, les lumières sont froides, presque mortes, elles lancent sur les landes une lueur blafarde qui éclaire tout sous un jour sans ambages. C'est assez curieux et assez marquant, beaucoup de scène, surtout en extérieur et en plan large donne dans ce registre réaliste qui cherche à ancrer une partie du film ni dans la fantasy ni dans la noirceur mais dans une vérité nue, austère, aride, boueuse, minérale qui tente de faire basculer Blanche Neige et le Chasseur dans une œuvre naturaliste. C'est volontiers excessif comme jugement, pourtant je trouve que ça fonctionne très bien et que ça aide à créer une forme d'incertitude des genres qui donne un aspect diffus mais trouble à ce film.

 

Même si je disais en préambule qu'en tant que spectateur on s'amuse volontiers à suivre le récit dans ses mutations du conte de fée, la force du film réside aussi dans le fait qu'il nous fait parfois oublier que nous sommes dans un conte de fée en nous mettant les pieds dans la boue. Au point que lorsque Blanche Neige et son chasseur se font faire prisonnier par des hommes de petites tailles il m'a fallu plusieurs minutes pour réaliser qu'ils étaient les sept nains du conte. Et cette force réside pour moi dans la photographie de ce film qui est une grande réussite.

 

Au niveau des acteurs nous avons là un panel très discutable de performance. Il y a Kristen Stewart qui fait du Kristen Stewart en toute circonstance, l’œil torve, la moue boudeuse et le cheveu noir. Les événements semblent glisser sur elle de façon identique qu'elle rencontre son amour d'enfance ou qu'elle mène l'assaut dans son armure brillante. C'est dommage, on peine à voir en elle un quelconque alter ego de la méchante marâtre. Et c'est bien dommage parce que de l'autre côté de l'équation féminine se trouve Charlize Theron donc dans le rôle de la belle-mère, méchante, cruelle, sorcière et névrosée. De son côté Charlize Theron en fait des tonnes, mais ça colle parfaitement au personnage, elle est outrée, outrancière, outrageuse, grotesque, baroque, folle, furieuse, épique, elle s'en donne à cœur joie et joue autant qu'elle jubile dans ses costumes d’apparat et sous les maquillages qui exagèrent ses états d'âmes. Mais quoi que l'on en dise, je n'en attendais pas moins d'une marâtre, que l'obsession narcissique à fait tomber dans la folie. Du côté des mâles les seconds rôles des nains sont plutôt bien trouvés et apportent un peu de fraîcheur, même s'ils sont de petite tailleur, logique ce sont des nains, qu'ils dansent et qu'ils chantent, ils s'éloignent doucement de la clic à Tolkien ce qui n'est pas pour me déranger. Mais surtout, sur l'affiche il y a Chris Hemsworth venu jouer un chasseur et qui pour l'occasion à troquer son marteau contre une hache. Je trouve qu'il peine à se départir du cliché du mauvais garçon en quête de rédemption, et lorsque le chasseur retrouve sa proie alias Blanche Neige, s'instaure un duo bad guy et pucelle candide des plus ridicule et des plus chiant.

 

On a donc avec ce film une histoire plutôt divertissante et amusante à suivre, portée par des acteurs aux performances relativement moyennes mais filmés dans des décors et avec une photographie aux petits oignons qui sert vraiment le film. On peut se demander quel a été l'impact et l'intérêt de Rupert Sanders l'homme aux commandes de ce film qui se trouve être son premier long métrage. Ce réalisateur est un parfait inconnu pour moi, je sais juste qu'il a fait quelques spots de pub avant de se retrouver là. Je pense que c'est à lui du coup que l'on doit les quelques scènes très clinquantes, très publicitaires en d'autres termes, comme celle où l'on peut admirer Charlize Theron nue qui se plonge dans un bain de lait (était-ce bien du lait ?), avant d'en ressortir totalement blanche comme si elle sortait d'un bac de peinture, le tout filmé de manière très esthétisante. Ce n'est pas désagréable comme plan, voir Charlize Theron dénudée à l'écran est toujours un plaisir, mais ces plans marquent une rupture très nette avec le reste de l'esthétique du film qui est plus naturalisante. Et c'est la parfaite transition pour vous parler de la fameuse scène WTF qui me semble être entièrement le fait de monsieur Rupert Sanders.

 

Ce scène se déroule dans la forêt merveilleuse (désolé si ce n'est pas le terme du film, je ne m'en souviens pas, mais il faut prendre cette forêt comme l'opposée de l'Obscure Forêt), une forêt pleine de fleurs, d’insectes merveilleux, de plantes colorées, de couleurs chatoyantes et de guimauves verdoyantes. Au petit matin notre Blanche Neige explore l'endroit, et on s'étonne de voir à l'écran de petites créatures humanoïdes blanches, fruit contre nature des sylvains, créatures de la forêt dans Princesse Mononoke et des Minimoys d’Arthur. A ce moment là on est seulement intrigué, mais quelques instants après, voilà que Blanche Neige fait face à un grand cerf blanc qui tient fièrement à la surface d'une petite marre. Un des nains qui assiste à la scène précise au chasseur qu'il s'agit du grand esprit de la nature, ou de la forêt, et que notre demoiselle est une élue. Qu'importe ce qu'ils disent d'ailleurs, parce qu'à ce moment là le spectateur averti et totalement abasourdi de se trouver nez à nez avec une scène de Princesse Mononoke. Je me disais, non, ce n'est pas possible, il n'a pas osé. Pourtant si, il a osé. Il reprend la scène presque plan pour plan. Ce n'est pas du plagiat, c'est de l'hommage je suis d'accord, mais ce mixe hallucinatoire de Blanche Neige et de Princesse Mononoke est très étrange. Ce qui me fait dire que ce n'est pas du plagiat, et que c'est bel et bien un hommage que Rupert Sanders fait de lui même témoignant ainsi de son amour et de sa connaissance de l'animation japonaise, c'est que ce réalisateur, pour son second long métrage, est aux commandes de l'adaptation live de Ghost in the shell avec Scarlett Johansson. Alors écoute moi bien mon bon Rupert Sanders, tu peux faire mumuse avec Blanche Neige autant que tu veux ça ne me dérange pas, en plus tu t'en es pas trop mal sorti. Mais attention à ce que tu fais de Ghost in the shell, parce que pour moi si Blanche Neige est un classique de la culture populaire, Ghost in the shell est un monument de la pop culture.

 

Voilà, je termine donc cette critique sur une note positive, si on laisse de côté les invraisemblances du scénario et que l'on se laisse prendre par sa volonté de divertissement, si on regarde la beauté minérale et crue de la mise en scène, des décors et des lumières qui portent une souffle puissant et que l'on oubli un peu la pauvre Kristen Stewart, alors on est devant un film vraiment agréable à regarder. Quand on voit le massacre qu'a été Alice au pays des merveilles par exemple, il faut admettre que ce film là, Blanche Neige et le Chasseur, n'est pas un mauvais film. Vous pouvez lui reprocher de ne pas être une bonne adaptation, au sens qu'il n'est pas une adaptation fidèle, en revanche c'est un excellent divertissement, esthétique et bien rythmé qui plus est assez inspirant si vous cherchez un univers de low-fantasy ...

 

Ceci étant dit, avec cette marâtre incarnée avec outrance par Charlize Theron, je commence à voir s'esquisser un univers de jeu de rôle où les royaumes et les pouvoirs seraient détenues par des reines ou des sorcières déviantes. Un matriarcat corrompu par la sorcellerie tenue par des mains élégantes comme celles de Charlize Theron dans Blanche Neige et le Chasseur ou celles d'Angelina Joli dans Maléfique.    

Elle est au centre de l'affiche et je crois que ce n'est pas un hasard car c'est réellement Charlize Theron qui tient le haut de l'affiche dans le film. Sa composition de belle-mère névrosée et outrancière fonctionne très bien, surtout que l'actrice n'hésite jamais à en faire des tonnes. Moi j'adore ! En plus elle est toujours dans des costumes très bien confectionnés qui savent donner de l'esthétique supplémentaire.
Elle est au centre de l'affiche et je crois que ce n'est pas un hasard car c'est réellement Charlize Theron qui tient le haut de l'affiche dans le film. Sa composition de belle-mère névrosée et outrancière fonctionne très bien, surtout que l'actrice n'hésite jamais à en faire des tonnes. Moi j'adore ! En plus elle est toujours dans des costumes très bien confectionnés qui savent donner de l'esthétique supplémentaire.
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Dommage que la jeune fille qui incarne Blanche Neige petite ne reste pas plus longtemps parce qu'elle est bien plus charismatique que Kristen Stewart. Vous pouvez voir ici le Chasseur, mais aussi sur son cheval le parfait personnage inutile qui est l'amour de jeunesse de Blanche Neige et qui sert vraiment, mais vraiment à rien.
Dommage que la jeune fille qui incarne Blanche Neige petite ne reste pas plus longtemps parce qu'elle est bien plus charismatique que Kristen Stewart. Vous pouvez voir ici le Chasseur, mais aussi sur son cheval le parfait personnage inutile qui est l'amour de jeunesse de Blanche Neige et qui sert vraiment, mais vraiment à rien.
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Dommage que la jeune fille qui incarne Blanche Neige petite ne reste pas plus longtemps parce qu'elle est bien plus charismatique que Kristen Stewart. Vous pouvez voir ici le Chasseur, mais aussi sur son cheval le parfait personnage inutile qui est l'amour de jeunesse de Blanche Neige et qui sert vraiment, mais vraiment à rien.

Dommage que la jeune fille qui incarne Blanche Neige petite ne reste pas plus longtemps parce qu'elle est bien plus charismatique que Kristen Stewart. Vous pouvez voir ici le Chasseur, mais aussi sur son cheval le parfait personnage inutile qui est l'amour de jeunesse de Blanche Neige et qui sert vraiment, mais vraiment à rien.

Miroir mon beau miroir dit moi si tu es crédible en miroir qui parle ... Moi ça me fait penser à des effets vus dans The Cell avec Jennifer Lopez et déjà réalisé par un ancien publicitaire Tarsem Singh
Miroir mon beau miroir dit moi si tu es crédible en miroir qui parle ... Moi ça me fait penser à des effets vus dans The Cell avec Jennifer Lopez et déjà réalisé par un ancien publicitaire Tarsem Singh
Miroir mon beau miroir dit moi si tu es crédible en miroir qui parle ... Moi ça me fait penser à des effets vus dans The Cell avec Jennifer Lopez et déjà réalisé par un ancien publicitaire Tarsem Singh

Miroir mon beau miroir dit moi si tu es crédible en miroir qui parle ... Moi ça me fait penser à des effets vus dans The Cell avec Jennifer Lopez et déjà réalisé par un ancien publicitaire Tarsem Singh

Voilà Blanche Neige, pucelle en armure comme une certaine Jeanne d'Arc, mais aussi pucelle qui parle au troll, qui se perd dans la forêt et qui rencontre des gens.
Voilà Blanche Neige, pucelle en armure comme une certaine Jeanne d'Arc, mais aussi pucelle qui parle au troll, qui se perd dans la forêt et qui rencontre des gens.
Voilà Blanche Neige, pucelle en armure comme une certaine Jeanne d'Arc, mais aussi pucelle qui parle au troll, qui se perd dans la forêt et qui rencontre des gens.
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Voilà Blanche Neige, pucelle en armure comme une certaine Jeanne d'Arc, mais aussi pucelle qui parle au troll, qui se perd dans la forêt et qui rencontre des gens.

Toi aussi tu aimes Princesse Mononoke ?
Toi aussi tu aimes Princesse Mononoke ?
Toi aussi tu aimes Princesse Mononoke ?

Toi aussi tu aimes Princesse Mononoke ?

Parce que mettre Charlize Theron nue dans son film c'est un gage de succès et parce que c'est beau, voilà quelques images ...
Parce que mettre Charlize Theron nue dans son film c'est un gage de succès et parce que c'est beau, voilà quelques images ...
Parce que mettre Charlize Theron nue dans son film c'est un gage de succès et parce que c'est beau, voilà quelques images ...

Parce que mettre Charlize Theron nue dans son film c'est un gage de succès et parce que c'est beau, voilà quelques images ...

Pour finir je vous offre ces quelques images de Kristen Stewart et de Charlize Theron qui posaient ensemble en 2012, je suppose pour la promotion de leur film ... Il est très clair que les rapports entre belle-mère et belle-fille auraient pu être plus sulfureux ce qui aurait donné sérieusement au film un aspect noir et glauque non négligeable. En regardant ces photos j’ai réalisé que si un jour il fallait tourner un biopic de Najat Vallaud-Belkacem alors Kristen Stewart est la candidate idéale pour incarner Najat Vallaud-Belkacem !

Merci
Merci
Merci
Merci
Merci

Merci

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Critiques - Film, #critique, #film

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Publié le 28 Décembre 2015

Dois-je réévaluer Le Cinquième Élément ?

Et si je devais réévaluer ma valeur des choses et si cette chose a réévaluer était un film et si ce film était le Cinquième Élément et si j’avais passé mon temps depuis 1997 à détester ce film et qu’aujourd’hui, à la lumière de nouvelles attentes, je trouvais certains éléments assez intéressants pour m’intéresser et illustrer une part de cet imaginaire que je cherche à reconduire autour d’une vision éculée et ridicule mais délicieuse d’une idée de la science-fiction ?

S’il me fallait faire tout cela, je crois que ce soir je serai prêts à la faire et donc renier mon endémique ostracisme, ma morgue et mon mépris fulgurent pour Luc Besson et son cinéma de bazar.

Les couleurs, le burlesque, la patine du temps sur un objet déjà vieux avant de naître, la maigreur du scénario, la minceur d’une Milla Jovovich tellement fauve Hauto, le ridicule qui ne tue pas, et la superbe de Bruce Willis qui sent déjà le déclin mais qui surnage encore sur la vague des années 90 constituent un enrobage qui m’apparaît soudain comme un gâteau au glaçage excessif à une période de fort diabète.

Non, c’est bête, il n’est pas bien ce film, il est presque nul, toujours aussi nul qu’à l’aube du premier temps que je l’ai vu au cinéma, trop riche, trop pauvre, trop tout, tout rien, le film est toujours aussi médiocre mais mon goût à changé.

Je n’avais jamais ressenti l’érotisme de LeeLoo, la vérité j’étais encore puceau quand j’ai vu ce film pour le première fois, très mauvais film mais un jour tous les créatifs sont un peu comme Luc Besson, on a envie de jouer avec nos codes, d’user et d’abuser de nos madeleines de l’espace, du chocolat sidéral et des extraterrestre belliqueux. Alors on s’émeut à voir un film, si mauvais soit-il s’amuser comme le créateur en soi voudrait se l’autoriser. Qu’importe la qualité si le plaisir est là, le burlesque peut se changer en pop et le pop flirter avec de l’intérêt.

Si le Cinquième Élément devait être une œuvre d’art il serait une œuvre d’art contemporain, une sculpture d’art contemporain accumulant des éléments disparates,  une accumulation grotesque, branlante, immense et vorace comme un organisme vivant qui chercherait à phagocyter tous ces éléments électriques qui le constituent. En elle-même l’œuvre est moche, hideuse, disgracieuse, mais pris un à un les éléments qui la constituent sont parfois superbes, souvent idiots, pathétiques ou grandioses. On pourrait imaginer qu’un spectateur qui tournerait autour de cette sculpture de manière un peu hasardeuse pourrait trouver un angle de vu où soudain l’amas, l’amalgame pourrait devenir esthétique et parler à ce spectateur.

Si je n’avais pas à l’esprit la construction d’un univers de jeux de rôle un peu cyber, un peu futuriste, très urbain, et surtout très ludique et éclectique alors je suppose que je n’aurais pas pu voir dans le Cinquième Élément plus d’intérêt que dans mon souvenir passé. Je me demande si je ne vais pas regretter un jour d’avoir laissé une trace de ce changement d’opinion sur ce film. Parce que le film reste mauvais, médiocre, décevant, outrageux et drôle souvent à ses dépends.

C’est de voir que les images de synthèses de 1997 sont parfois moins impressionnantes que les jeux vidéo de 2015
C’est de voir que les images de synthèses de 1997 sont parfois moins impressionnantes que les jeux vidéo de 2015
C’est de voir que les images de synthèses de 1997 sont parfois moins impressionnantes que les jeux vidéo de 2015
C’est de voir que les images de synthèses de 1997 sont parfois moins impressionnantes que les jeux vidéo de 2015
C’est de voir que les images de synthèses de 1997 sont parfois moins impressionnantes que les jeux vidéo de 2015
C’est de voir que les images de synthèses de 1997 sont parfois moins impressionnantes que les jeux vidéo de 2015
C’est de voir que les images de synthèses de 1997 sont parfois moins impressionnantes que les jeux vidéo de 2015
C’est de voir que les images de synthèses de 1997 sont parfois moins impressionnantes que les jeux vidéo de 2015
C’est de voir que les images de synthèses de 1997 sont parfois moins impressionnantes que les jeux vidéo de 2015

C’est de voir que les images de synthèses de 1997 sont parfois moins impressionnantes que les jeux vidéo de 2015

Coucou Maïwenn
Coucou Maïwenn

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Critiques - Film, #SF, #critique, #Illustrations

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Publié le 29 Octobre 2014

Bonjour Overblog, 

 

J’ai une question, enfin un problème, ou disons une équation à résoudre et pour cela j’ai besoin de tes lumières. J’ai en effet besoin de savoir combien de visites uniques et quotidiennes seraient nécessaires sur mon blog pour qu’il rapporte cinq euros par jour.

 

Pourquoi cinq euros ? Parce que c’est ce que me coûterai de prendre un abonnement premium pour mon blog.

 

Ainsi, partons du principe que pour dépasser les cinq euros de revenus mensuel mon blog devrait provoquer [X] visites uniques quotidiennes. Aujourd’hui, en moyenne, mon blog draine 80 visiteurs - il est le loin le temps radieux des 100 visiteurs par jour - , donc, si [X] < 80 et alors mon blog premium apparaîtrait comme rentable à mes yeux, alors que si [X] > 80 prendre un abonnement premium me coûterai plus que ça ne me rapporterai.

 

Mais peut-être que tu te demandes - toi Overblog et plus sûrement toi le lecteur de mon blog - pourquoi j’évoque cette équation tordue, parce que tu te dis - surtout si tu es un de mes 80 lecteur assidu - que je n’aime pas la publicité et qu’il est étonnant, curieux et décevant que je cherche à connaître le seuil de rentabilité de mon objet numérique non identifié sauf par les bots de Google qui me référencent, number one sur Peach sexy. Patience, je vais m’expliquer et essayer d’éclaircir la chose.

 

Le constat c’est qu’il y a,au moment où je rédige cet article, de la publicité sur mon blog.

 

C’est Overblog, plateforme historique de mes blogs depuis que j’ai quitté Skyblog qui était ma plateforme historique depuis que j’avais perdu les identifiants de mes blogs 20Six, qui pose et m’impose cette publicité parce qu’il faut bien que la plateforme de blogging puisse vivre.

 

Si je veux retirer cette publicité je dois prendre un abonnement premium.

 

C’est là qu’entre en jeu le seuil de rentabilité hypothétique de mon blog. Je suis pauvre ce qui me conduit à devenir radin et la radinerie m'incite à désirer un blog - outre ce que je paie déjà à Orange et EDF -.

 

Mais si je veux un blog gratuit, je veux aussi un blog sans publicité et pouvoir offrir à mes aventureux visiteurs une expérience garantie advertising free.

 

Il me faut donc payer les cinq euros mensuel d’un abonnement premium pour m’affranchir de la publicité sur Overblog.

 

Mais là où ma démarche devient idiote et ubuesque c’est que pour retirer la pub je dois payer or je suis entrain de calculer le volume de visiteurs pour rentabiliser par la pub le moyen de retirer cette même pub. Ok, c’est peut-être idiot, mais pas insurmontable comme paradoxe. Parce que si je tiens à la virginité publicitaire de ce blog là, je n’ai jamais dis que j’étais contre le principe de créer un blog parallèle, racoleur, sur lequel s'étalerait de la publicité.

 

Donc, si je poursuis mon calcule, il me fallait atteindre [X] visites pour rentabiliser un seul abonnement premium. Sachant que sur Overblog, que ce soit pour retirer la publicité ou pour obtenir des revenus de la publicité il faut payer un abonnement premium ça veut dire que si je veux retirer la pub de ce blog et monétiser un second blog il faudra que ce second blog rapporte de quoi éponger deux abonnement donc en nombre de visites atteindre [2X] visiteurs par jour.

 

Pour créer un nouveau blog, il me faut trouver un super concept, une super idée bien racoleuse qui soit sûr de pouvoir rameuter sur mes pages [2X] visiteurs par jour. Quelque chose de simple mais percutant comme un blog sur les amours étonnant des candidats de Koh-lanta avec des animaux exotiques. Avec un concept pareil je suis sûr de pouvoir ratisser un max de visiteurs du côté des passionnés de télé-réalité, mais aussi du côté aussi des passionnés d’animaux et même s’ils doivent représenter une niche assez réduite je devrais faire un gros score sur les zoophiles - malheureusement pas sûr qu’ils soient la cible favorite des annonceurs -.

 

Donc si je me suis bien compris et si j’ai bien compris ta logique mon ami Overblog, si je veux échapper à la publicité je dois payer et créer un blog sur les relations amoureuses entres les candidats d’une émission télé et des animaux ; soit m’astreindre à une double dose de travail parce que parallèlement je devrais toujours m’occuper de ce blog.

 

Payer pour ne pas afficher de publicité et inciter les autres à payer des biens de consommation.

 

Payer aussi je veux mettre de la publicité, enfin de la publicité qui me rapporte de l’argent.

 

C’est un système gagnant / gagnant, ou perdant / perdant, c’est selon ; pour mettre tout le monde d’accord, disons un système payant / payant. Mais bon, c’est la règle, le jeu et moi, petit pion bien sage je m’en contente très bien, juste parce que je suis paresseux et parce qu’il est plus important pour moi de donner libre expression à ma plume et tant pis si ça aide Overblog à gagner sa vie.

 

Entre la rédaction de cet article et maintenant où je rédige cette forme de paragraphe de fin que l’on pourrait nommer conclusion sauf que n’ayant pas de plan et un sens inné de la digression rien ne peut me garantir que je n’irai pas garnir un dernier dernier paragraphe après celui-ci, j’ai demandé à Overblog la valeur de [X] et donc X = 1000 pages vues quotidiennement.

 

Avec ma centaine de pages vues chaque jour mon blog est loin d’être rentable, et pour moi et pour n’importe qui.

 

Bien sûr on pourra constater qu’à partir du moment où la publicité n’est pas rentable il serai judicieux qu’Overblog la retire. Sauf, que pas con, ils savent que si le blog esthète cherche à nettoyer son blog de messages à caractères intrusifs et commerciaux le blogueur va payer. Et pour Overblog il est mille fois plus rentable qu’un blogueur paie cinq euros pour bloquer la pub sur son blog qui brasse moins de 1000 pages vues par jour plutôt qu’il continu de bloguer en affichant la pub en étant sous le seuil de rentabilitéé. C’est malin, on paie pour soulager Overblog d’un blog qui ne leur rapporte presque rien. Et nous, dans les deux cas nous sommes de bonnes poires, bien mures, juteuses.

 

Il est beau le système des internets modernes - parce que je décrète ainsi qu’il y a eu des internets anciens - parce que très clairement nous sommes, nous blogueurs, utilisateurs des réseaux, youtubeurs, nous tous qui laissons un peu partout et presque tout le temps du contenu sur la toile des acteurs majeurs du système. Nous sommes le nerf de la guerre, le big data s’acharne à fouiller nos entrailles numériques, et nous en bon petit ouvrier aussi docile qu’un chinois de Jakarta nous oeuvrons à donner du contenu neuf à la toile.

 

Sans nous, quid du contenu des internets contemporains - parce que je considère l’adjectif moderne comme devenu déjà old - ?

 

Nous sommes la force ouvrière, sommes la valeur marchande, nous sommes l’or enfoui sous les données et pourtant nous, les mécanismes précieux d’un système qui produit de la richesse nous sommes aussi les consommateurs du système dont nous sommes acteur. Nous payons pour entrer dans le game, nous payons pour nous aliéner à un système que nous faisons vivre par notre argent et à qui nous donnons corps par la production de nos esprits.

 

Je suis porteur de pub parce que je suis créateur de contenu, pourtant sans blogueur pas de plateforme de blog et donc pas de support publicité. Sans moi le monde se meurt. Je veux dire sans nous le monde numérique vacillerai. Imaginez une heure de grève mondiale, imaginez un jour de grève mondial, plus de contenu, plus de visites, plus d’interaction avec le système et peut-être alors que nous éprouverions un frisson de pouvoir nous parcourir la moelle irl de nos colonnes vertébrales irl ce qui ferait une parfaite matière pour les colonnes de nos blogs.

 

Vous savez vous où nos mènent nos ambitions ?

Moi je ne sais même pas où emmènent mes mots.

L'homme, la publicité et @OverBlogL'homme, la publicité et @OverBlog
Je vous laisse avec deux oeuvres du street artise Vermibus qui réalise des peintures sur les publicités glamour des marques de luxe donnant au final lieu à des portraits énigmatiques et étranges où l'art parvient à maquiller la pubJe vous laisse avec deux oeuvres du street artise Vermibus qui réalise des peintures sur les publicités glamour des marques de luxe donnant au final lieu à des portraits énigmatiques et étranges où l'art parvient à maquiller la pub

Je vous laisse avec deux oeuvres du street artise Vermibus qui réalise des peintures sur les publicités glamour des marques de luxe donnant au final lieu à des portraits énigmatiques et étranges où l'art parvient à maquiller la pub

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #la vie du blog, #polémique, #critique, #Publicité

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Publié le 20 Octobre 2014

Je ne sais pas quoi penser de Fifa sauce 15. Je ne cherche pas une pensée sur le jeu en tant que lui-même pour la bonne - et simple - raison que je n’y ai pas joué à ce jeu ; pas plus qu’à Fifa 14 et je ne suis même pas certain d’avoir connu Fifa 13 alors que, pourtant, le foot, je l’aime assez pour le regarder à la télé, sauter et crier si l’enjeu me prend et je peux même me surprendre à régler ma vie sur le programme de certains matchs. Mais là où ma pensée échoue à cerner Fifa à la sauce 2015 c’est sur le principe même de jeu à occurrence annuelle. Comme la pluie à l’automne, le froid en hiver et la nuit passée 23 heures une nouvelle mouture de Fifa sort tous les ans.

Plic

Ploc

Plic

Ploc

Tic

Tac

Tic

Tac

Plic

Ploc

Flic

Flac

Fifa

Le Fifa nouveau est arrivé ; comme le bon vin, et la foule se masse pour se demander si ça sera une bonne année, une bonne cuvée peut-être …

Et pourquoi ? À quoi bon ? Quel est l’intérêt d’acheter le vin chaque année et le boire dans les 12 mois qui suivent sans savoir si c’est une bonne année ? C’est un non-sens et j’oppose une fin de non-recevoir à ma métaphore viticole. C’est comme de se demander si le nouveau Fifa est meilleur que l’ancien, meilleur le celui qui précédait l’ancien et meilleur que le prochain. C’est un contresens parce que les gens et accessoirement les joueurs, ces consommateurs bien réglés, n’achètent Fifa pour ses qualités relatives ou intrinsèques. En réalité les joueurs - consommateurs achètent le dernier Fifa comme un adolescent achète un nouveau cartable alors que l’ancien pourrait encore lui faire deux scolarités entière : par soucis de mode et par esprit grégaire.

Qu’est-ce que l’on cherche dans un jeu de foot tel que Fifa ; des effectifs mis à jour et des serveurs pour accéder à une communauté en ligne, pouvoir jouer contre des autrui virtuels et que parfois un autrui ami. Et le reste ? La physique, le moteur, les graphismes, l’intelligence artificielle, les modes de jeux ? On s’en moque comme de notre première paire de chaussettes qui pue. Pour preuve, les jeux Fifa se vendent quoi qu’il arrive, quoi qu’il advienne ; c’est comme si un marchand de vin vendait indifféremment ses bons crus et sa piquette, chaque année, quelle que soit la qualité du vin les joueurs sont là pour vider les bouteilles -j’avais déclaré la mort de cette métaphore viticole mais je ne me suis pas tenu à son décès -.

C’est réglé comme du papier à musique.

Comme les saisons.

Comme les marronniers des chaînes d’info.

Comme les romans d’Amélie Nothomb.

Et les concerts des Enfoirés.

Et les films dérivés Marvel.

Comme à chaque fois public, joueurs, spectateurs, en bon consommateur se rendent boutique pour se procurer le jeu. La semaine dernière, mardi 8 octobre, 10 heures du matin, j’étais dans une boutique Mircomania pour acheter Lego Marvel. Alors que j’attendais à la caisse pour payer mon jeu avec le bon d’achat de la boutique susnommée, j’ai assisté à l’achat - ou la vente selon le point de vue - de quatre Playstation 4 plus Fifa 15 même cela même si l’acheteur devait prendre le pack avec Destiny parce que le pack Fifa était rompu - de toute façon la boutique allait bientôt être en rupture de console -. Les gens achetaient la console pour le jeu. J’étais impressionné. Le jeu est sûrement très bon, ce n’est pas la question. Mais autant d’acheteurs conditionnés à renouveler leur équipement pour jouer à une énième itération de Fifa c’était vertigineux.

Mais alors Fifa c’est quoi ?

Un coup de génie de l’éditeur qui parvient à vendre le même jeu depuis plus de 20 ans aux mêmes joueurs ? Oui, c’est une exagération, le pool de joueur se renouvel progressivement et bien sûr le jeu évolue avec le temps. Mais à l’heure de l’internet, des consoles connectées, ne pourrions nous pas envisager qu’un jeu réputé bon comme Fifa 13 puisse avoir une durée de vie plus longue ? Je parle là de l’obsolescence programmée du jeu dont l’éditeur et le joueur savent que, trois cent soixante-cinq jours plus tard il sera dépassé, revendu, les serveurs désertés et qu’il faudra repayer le même prix pour jouer de nouveau à Fifa, le presque même Fifa, parfois moins bon, mais le Fifa qui se joue.

Est-ce du génie ou du vol ?

Que penserions-nous d’un auteur de littérature à succès qui chaque année ressortirait une version différente de son livre ? Pas une suite, mais une version mise à jour, enrichie, suffisamment différente pour rendre caduque la version précédente obligeant le lecteur à racheter son livre ? Nous penserions que ce que j’écris est idiot, parce que mon parallèle est foireux. Mais la démarche aussi de revendre chaque année le même jeu est foireuse. Mais je ne suis pas là à critiquer Electronic Arts, leur génie, c’est d’avoir réussi à faire adhérer le public à cette logique. Et ils ne sont pas les seuls ; toutes les franchises de jeux à caractère sportif jouent maintenant sur le même registre. On joue, on aime, l’année se termine et on repaie pour rejouer à plus ou moins le même jeu ou alors on accepte de jouer à un jeu seul ce qui pour les jeux de sports est un peu triste. D’autres genres de jeux flirtent avec les mêmes déviances, notamment la fresque Assassin’s Creed qui a su diluer à outrance son univers pour sortir des titres avec la régularité du métronome parfois au détriment de la qualité. On peut suspecter la saga Final Fantasy de suivre parfois la même logique, même si elle ne suit pas la même régularité. Mais aussi Capcom et son Super Ultra Street Fighter IV édition spéciale marronnier de la baston avec DLC puis sa réédition rééquilibrée.

Mais j’ai du mal à concevoir les Fifa d’une même génération comme des jeux différents. Bien sûr, on va me dire l’évolution des défenses, la gestion des collisions, etc. très bien, mais le plaisir que l’on prenait avec des amis sur Fifa 12 est j’en suis convaincu strictement identique à celui que l’on prend sur Fifa 15. Des jeux différents par leurs nuances mais le plaisir identique, l’expérience de joueur identique. Et nous, moi en tout cas, en tant que joueur, je me demande si c’est du vol ou du génie, si c’est cela la modernité ou s’il faut cesser d’accepter de jouer comme cela, payant à vie le même jeu ; si au moins on avait de base un avoir, une réduction client fidèle, ça pourrait s’entendre cette idée, payer pour mettre à jour sa version. Mais là, j’ai l’impression que depuis 20 ans Fifa est Fifa. Une simulation de foot, ça reste une simulation de foot. Mais cela n’empêche pas le succès, le prestige, les joueurs qui adhèrent et adorent. À sa manière Nintendo aussi vend le même Mario Kart depuis le début.

C’est une histoire que je trouve étrange, mais pourquoi pas après tout la civilisation a besoin de rituels et c’est peut-être le rôle de ces jeux iconiques que de revenir régulièrement célébrer une messe, un rites payens et cycliques. Peut-être qu’à travers celle, le jeu vidéo consolide une croyance ou une culture, c’est une forme de clonage comme la fête de Noël qui clone les mêmes habitudes comme on clone les brebis sans réelle créativité. C’est peut-être là, dans ces jeux à récurrence annuelle, que l’on trouve les jalons d’une culture vidéoludique de consommateur de masse. Des jalons et des repères qui sont là pour guider la brebis perdue et le mouton hésitant sur le chemin du jeu vidéo. Parce que le jeu vidéo a besoin de ses grandes messes pour fonder des moments communion ; et peut-être que le jeu, en lui-même, ici Fifa, importe peu, peut-être que l’essentiel c’est la communion et Fifa n’est alors qu’une hostie que le joueur vient prendre pour participer à la communion ; enfin ça reste une hostie à 60 euros quand même.

Et alors Paris Games Week et autre TGS sont des salons de l’agriculture pour unifier les troupeaux, peut-être que NBA2k, Call of Duty, Naruto, Fifa, sont les Noël, Pâques, Saint Valentin et autres armistice d’une culture qui cherche ses repères. Sinon c’est juste une énorme mascarade commerciale et nous sommes tous des cons, trop dociles pour remettre en cause un système qui ponctionne à outrance le joueur et si payer est un acte militant l’on devrait mieux accepter de payer pour les jeux qui osent prendre des risques de créativité et boycotter les jeux qui se plagient eux-mêmes. En même temps le sport est le sport, le joueur un supporter et c’est rare de voir un supporter de Ligue 1 boycotter son championnat sous prétexte qu’il est moins bon ou le même que l’année précédente. Encore, vous savez, j’ai plus espoir de voir un jour les supporters réagir que les joueurs …

Si tu te demandes où va cet article, c’est que tu l’as lu jusqu’à la fin et je t’en remercie. Et pour ta gouverne, je vais où je veux et là j’y vais comme je veux.

Je suis sûr que eux aussi pensent comme moi. En plus personne ne peut me prouver le contraire, ni prouver que je pense d'ailleurs ...

Je suis sûr que eux aussi pensent comme moi. En plus personne ne peut me prouver le contraire, ni prouver que je pense d'ailleurs ...

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Réflexions d'un joueur, #polémique, #Fifa, #Sport, #critique, #jeux vidéo, #video games

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Publié le 23 Mai 2014

Y'a un lézard dans le potage ; pas de chance il est nucléaire le lézard et là tu vois, ton potage est un cinéma, bref il y a Godzilla dans le cinéma et je suis allé le voir. D'un pied alerte qui résonne comme les sirènes de l'alerte rouge ; attention radioactivité.

Je suis comme vous, moi aussi j'ai souffert devant le Godzilla de Roland Emmerich, moi aussi j'ai ri devant l'antique Godzilla sorti des eaux noires et blanches des arcanes du cinéma d'avant, d'avant la fin de la guerre froide bien sûr. Et ce n'est pas rien de le dire, ce n'est pas anodin. Le Godzilla de Roland Emmerich était un Godzilla d'après la guerre froide et même d'après les essais nucléaires de Mururoa, bref c'était un Godzilla orphelin de la peur primale qui était dans le sous-texte de l'original, normal qu'il ai été mauvais.

Mais là, ce Godzilla-là c'est un Godzilla d'après le 11 septembre, d'après Fukushima, d'après le tsunami de 2004 ; et là c'est clair, ça change tout. Ce Godzilla-là - oui j'aime cette allitération - est naît sur les cendres de peurs encore actives, radioactives, ça change tout je vous dis ...

Pourtant, au départ, ce n'est pas gagné, l'aura du lézard géant oscille entre grotesque et kitsch révolu, et malgré une vague de critique plutôt élogieuse et un succès commercial plutôt détonnant à sa sortie US j'avais comme un doute. Un doute qui est balayé par le générique, mais qui se confirme dès que le film commence c'est-à-dire après son générique.

Le générique d'ouverture de Godzilla convoque une imagerie d'image d'archives et il construit dès les premières secondes une mythologie du réel autour du gros lézard. On ne va pas se mettre à douter et à croire à la véracité du récit, mais ce genre de générique ancre le film dans une forme de réalité. J'aime ce jeu de dupes entre le film et le spectateur ; cela me rappelle Transformer 3 la face cachée de la lune, il me semble que c’est cet épisode qui joue aussi sur ce registre en incluant de vraies fausses archives pour donner au film une matière pour l'ancrer au réel.

Godzilla 2014 ; le retour d'un punk archaïque

On commence au Philipine en 1999 ( une date post-Godzilla de Emmreich, est-ce un hasard ?), une exploitation minière, une grotte et une scène qui n'est pas sans rappeler l'ambiance Alien. La scène suivante, nous sommes au Japon, une ville-dortoir autour d'une centrale nucléaire avec Bryan Cranston - papa Malcom et Breaking Bad - en ingénieur dans la centrale. Il donne un petit côté looser à la scène qui convoque nécessairement les errements de Fukushima dans l'esprit des spectateurs. Dans la séquence suivante, nous sommes projetés quinze ans plus tard à San Francisco. La séquence d'après on se retrouve au encore au Japon cette fois dans un univers postapocalyptique qui pourrait rappeler Je suis une légende.

Je ne vais pas découper tout le film, c'est simplement pour dire qu'au départ le spectateur est un peu perdu, frustré surtout parce que l'on ne sait pas où le film va poser ses valises. Ni comment. On cherche à identifier le héros, on attend le monstre, on se demande, on se questionne. Et puis on arrête les conneries, en tout cas cela a été mon cas, quand on comprend que le film est comme une série. Je ne dis pas que le film est le pilote d'une saga à suivre, non, l'intérieur du film est monté comme une série où chaque séquence serait un épisode à part entière. Cela explique cette impression de rupture permanente d'une scène à l'autre ; jour / nuit / Japon / Hawaii / pluie / soleil / vie / mort / passé / présent / etc. Entre les séquences, il y a une petite ellipse, narrative, spatiale, temporelle, toute petite, minuscule mais toujours perceptible qui nous indique que l'on change de scène, de temporalité, de lieu, de genre, d'épisode.

Par cette construction le film semble convoquer par touches successives plusieurs genres - cinématographie ; film de guerre, d'aventure, de monstre, d'action, etc. - mais aussi de peurs au pluriel ; il y a la fameuse menace nucléaire mère de tous les Godzillas mais par certains plans le film rappelle la catastrophe de Fukushima et celle des tsunamis et même à mon sens il rappelle avec ses avions qui tombent l'ombre du 11 septembre. En ravivant ses peurs réelles, contemporaines et donc toujours active dans nos esprits le film alimente son monstre un élan vigoureux. On fait corps avec ce Godzilla, que l'on soit volontaire ou pas, nous sommes emporté par les forces qui le convoque à la surface des océans / à la surface de notre conscience.

C'est subtil, c'est même nuancé, mais ça m'a semblé très clair, et de ce fait ça donne au film un rythme particulier ; La trame, le film, l'action se construit par accrétion, d'épisodes en épisodes, donc de scène en scène, comme si elles étaient discontinues. Mais ce que je dis est confus, c'est sûr, c'est vrai, mais c'est parce que c'est avant tout un ressenti de spectateur. Pourtant, ça donne une dynamique au film. Comme dans une série ça implique un désir de spectateur d'aller voir au delà.

Et puis c'est surtout que l'on attend le monstre ; on a payé pour Godzilla en 3D et c'est ce que l'on veut. C'est ce que l'on cherche. Semble-t-il les héros aussi ... C'est curieux, presque con, mais dans le film presque jamais personne ne semble surpris de voir des monstres gigantesques jaillir de l'océan ou des airs et détruire les villes. Comme si tous les gens dans le film étaient comme nous, comme s'ils espéraient voir le monstre, tant pis si c'est pour pulvériser leurs villes.

Bref, le film ne semble jamais tout à fait poser ses valises, mais le film est pris, porté et transporté par une énergie radicale, et je ne parle pas de nucléaire. Non, ce Godzilla est un vrai film d'action. Non, plus précisément c'est un film d'acte. Un film qui avance sans cesse parce que les personnages agissent. Peu ou pas de parlote inutile, peu ou pas de pathos et de mélo sirupeux. Même pas ou presque pas de surprise devant l'incongruité de la situation. Juste des actes. Et franchement c'est très frais, très bon, très dynamique et ça conduit le film vers son sommet d'action à toute allure.

Godzilla 2014 ; le retour d'un punk archaïque

D'ailleurs c'est assez remarquable, à chaque plan d'ensemble sur une ville dévastée, un décor où les voitures sont embouteillées, il y a du mouvement et pas que du mouvement, de l'action ; souvent les films du genre offrent dans la scène post-catastrophe des scènes de foules hébétées ou bien des scène de liesse passive vaguement transcendantale mais là il n'en est rien, les gens agissent ! Un plan large pour dévoiler le nid de l'immonde monstre ? Il y a au fond un commando qui avance ; un plan large pour montrer les routes engorgées par les voitures qui bouchonnent ? Il y a des petits malins qui roulent dans les champs et les bas-côtés pour avancer. Une ville vient d'être attaquée la nuit, fondu au noir et ouverture sur les médecins et infirmiers qui soignent, de l'action, des actes, toujours agir. De ce fait les discours militaires - entre militaire - , dramatique - entre le héros et sa famille - sont réduits au minimum et ça fait du bien. C'est un peu comme cela que j'aurai aimé tourner un film d'action.

Le scénario se construit sur des actes, des faits. Les héros comprennent toujours très vite où il faut aller, ce qu'il faut faire, comment le faire. On ne tergiverse pas, et avouez que dans un divertissement d'action grand public c'est une putain de qualité !

D'ailleurs c'est assez remarquable, parce que si cela peut laisser penser que le scénario est mince, sous-entendu trop mince, c'est aussi l'idée que le scénario est mené, conduit et construit par les monstres. Les monstres parce que ce Godzilla est dans la veine de Godzilla contre Mothra sauf que si Mothra est un gros papillon mutan MUTO l'ennemi de ce Godzilla est plus proche de l'alien aillé dans un design épuré presque biomécanique qui s'oppose visuellement très bien à l'aspect de saurien archaïque venu du fond des temps et du fond des fosses abyssales où le darwinisme n'a plus cours. Donc oui, ce sont les monstres qui décident, où, quand, comment, et l'homme qui suit.

Le plan ou les navires et les sous-marins suivent ou escorte Godzilla sont symptomatiques de cela.

Godzilla 2014 ; le retour d'un punk archaïque
Godzilla 2014 ; le retour d'un punk archaïque

Quand on a accepté l'aspect un peu décousu du début du film et que l'on a accepté sur le principe une narration quelque peu hiératique qui par de micro ellipses construit un film où l'action gronde, grimpe mais ne donne pas tout de suite la pleine mesure de sa démesure alors on est prêts pour connaître le vrai Godzilla.

Le monstre.

Le lézard antique.

L'ultime kaijus.

Le patron.

Le boss.

L'incarnation de plus d'un demi-siècle de peur.

Godzilla.

Ça monte, ça monte, ça monte, le film nous donne en pâture et en appétif les MUTO mais ils ne peuvent à eux seuls combler nos appétits reptiliens de voir surgir le grand, l'immense saurien nucléaire.

Le film, judicieusement l'esquisse, dans la nuit, dans la fumée et la poussière des décombres. Une ombre, une gigantesque ombre, un dos, une gueule, il est là sans l'être, il est là sans nous.

Et enfin accrochées au fil de nos espérances, Godzilla surgit définitivement à l'écran. Un superbe Godzilla, parfait, monumental et parfaitement organique. On sent le saurien en lui, on voit le caillement, l'alligator, le dinosaure, on sent tout cela en lui et la puissance millénaire qui jaillit à l'écran.

On y est, on est enfin dedans, dans l'action.

On surprend Gareth Edwards à faire dans le plan hommage quand Godzilla sort de la fumée dans un ciel zébré d'éclaire et durant une fraction de seconde, nous sommes en pleine guerre froide, un autre temps. C'est puissant, parfois c'est viscéral, et à aucun moment on ne doute que le réalisateur aime Godzilla, il lui fait un film en or.

Difficile de ne pas penser et comparer ce Godzilla avec le Pacific Rim de Guillermo Del Toro ... Je suis désolé de le dire parce que j'aime beaucoup Guillermo Del Toro, mais son film de monstre géant se fait atomiser par Godzilla. C'est amusant, les MUTO sont dotés d'une attaque électromagnétique qui coupe tous les systèmes électriques et électroniques à la ronde. En voyant cela j'ai eu deux pensées amusées. La première c'est cette forme d'ironie d'avoir mis en scène des monstres qui obligent les héros à ne pas utiliser le numérique et retourner à l'analogique alors que justement ces monstres là n'auraient pas pu naître sans numérique. L'autre pensée qui m'a amusé c'est d'imaginer que cette volonté de créer des monstres capables "d'éteindre" des villes répondait justement à Pacific Rim et son imagerie surlumineuse, surcolorée, suréclairée. Mais je doute que les temps de production soient suffisamment distancés pour que cette pensée puisse être crédible.

Je me suis régalé de l'action, la scène finale, sommet, summum, climax, de l'action simple et brutale. On se bat entre monstres à coup de dents, de griffes, d'ailes. On lutte à l'ancienne, c'est rugueux comme une bagarre de rue sauf que là les monstres détruisent les rues et les immeubles qui tombent en miettes ; les tours de métal et de verre se brisent et s'écroulent dans des nuages de paillettes scintillantes et pendant ce temps les hommes sont obligés de fuir, partir en emportant leur technologie encombrante et obsolète, ils partent comme des voleurs, comme des cons, c'est idiot mais c'est beau.

Vraiment, sans la moindre dose d'ironie j'ai grand aimé ce Godzilla qui semble se foutre de tout, du film, des hommes, de l'humanité. Ce Godzilla est un punk, un antique punk, un punk du fond des âges, misanthrope mastodonte à la puissance incommensurable et à la violence mesurée mais destructrice. Il y a je vous assure une forme de poésie dans ce film. Je le disais, un film d'acte, un film qui pourrait se résumer à Just do it mais pas le slogan de nike, celui des punks - tout autant commerciaux -.

Alors même si le début peut dérouter, même si le plan final est regrettable ce film, ce Godzilla est une excellente surprise, un divertissement pur, puissant, et une envolée dynamique dans un cinéma qui ne s'encombre pas de pathos pour toucher son public en plein cœur, ou en pleine gueule tout dépendra d'où vous aurez mis vos affects.

Allez donc voir Godzilla et dites-moi que je ne me suis pas tromper de tomber amoureux de ce lézard là.

Godzilla 2014 ; le retour d'un punk archaïque

Je n'ai pas été sympa avec le Godzilla de 1998, il y avait de bonnes choses dedant, surtout et principalement ce morceau de la BO !

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Critiques - Film, #Godzilla, #Kaijus, #Punk, #critique, #film, #gareth edwards, #Monstre

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Publié le 13 Mai 2014

Ce qui est inquiétant avec Brothers A tale of two sons c'est justement le plébiscite critique qu'il a reçut à sa sortie. Faut-il en conclure que tous les journalistes et les blogueurs sont tous des vendus à la solde des marchands de jeux vidéo ou simplement qu'ils sont suffisamment naïfs et trop peu équipés en esprit critique pour ne pas se faire prendre par le piège émotionnel grossier de ce jeu ?

L'autre moi qui opère sur Facebook

Dis mon frère ? Quoi ? Tu la vois toi la révolution d'ici ?

Dis mon frère ? Quoi ? Tu la vois toi la révolution d'ici ?

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Publié le 3 Mai 2014

La génération précédente de console - Playsation 3, Xbox 360, Wii et consorts portables - a permis à l’industrie du jeu vidéo de faire émerger et de vendre deux nouveaux concepts auprès du public : le jeu indépendant et le rétrogaming. Soit deux concepts avec lesquels je me sens en désaccord et que j’ai du mal à intégrer à ma conception des jeux vidéo. Pourtant, ces deux pratiques semblent être uniformément répandues au sein de la communauté et conquérir constamment de nouveaux territoires / joueurs. Mais que ces concepts soient en expansion au cœur du continent vidéoludique ne valide pas nécessairement leur opérabilité. Que de plus en plus de joueurs se revendiquent de l’une et parlent de l’autre signifie simplement que ces notions trouvent un écho chez les joueurs et pas qu’elles sont justes. Mais je ne vais pas me limiter à avancer cette idée-là sans essayer d’argumenter.

J’hésite encore par où commencer cet argumentaire ? Je pourrais commencer par essayer d’expliciter pourquoi je ne crois pas à l’existence du jeu indépendant ou par éclairer mes fidèles lecteurs sur la dissolution du principe du rétrogaming par les productions modernes ? En même temps, quelles que soient les étapes de ma pensée, je sais où je veux en venir. Je veux affirmer que l’émergence d’une culture propre aux jeux vidéo n’est pas possible tant que l’on va continuer à limiter la compréhension ou la perception du jeu vidéo à ces deux ou trois concepts que sont le rétrogaming - que j’écris à la française avec l’accent -, le jeu indépendant et les productions triple ou quadruple A. Et cela parce que rétrogaming et jeu indépendant sont devenues des valeurs marketings et marchandes qui ne sont plus efficientes comme notions permettant de penser une construction culturelle.

En réalité je ne peux pas commencer autrement que par pencher mon nez et ma plume sur le jeu indépendant, parce que c’est lui qui nous conduira à l’inopérabilité du rétrogaming. Justement, qu’est-ce que le jeu indépendant ? De quoi le jeu vidéo indépendant est-il indépendant ? C’est en ce point que se loge la termitière qui sape de l’intérieur le concept du jeu indépendant. On utilise à tort et à travers ce concept pour désigner quoi ?

… un jeu vidéo … qui est [réalisé] … [conçu] … [produit] … par des gens … qui sont … [seuls] ?… [libre] - mais de quoi ? - ? … [pauvres] ? … en marge des studios de développements institutionnels ? … Ces créateurs sont … [créatifs] ? … [audacieux] ? … désintéressés par le … [public] ? … [succès] ? … [l’argent] ? … [la gloire] ? … [les putes] ? … [la drogue] ? … Leurs jeux sont … [bons] ? … [swag] ? … [hype] ? … et souvent  disponibles sous une forme dématérialisée …

Parfois le jeu indé n'est qu'une resucée de succès passés

Parfois le jeu indé n'est qu'une resucée de succès passés

Bref, le jeu vidéo indépendant est un no man’s land qui ne sait pas de quoi il est indépendant et qui ne sait pas qui il abrite. Dans cette zone de non-identification des sources et des enjeux, on trouve la plupart du temps quelques jeux qui sont les démos techniques / les vitrines / les CV de quelques développeurs aux talents variables, des tonnes de jeux qui recyclent un ou plusieurs concepts empruntés aux jeux vidéo d’antan faisant preuve d’une créativité quasi nulle mais qui peuvent faire illusion devant un public de consommateurs trop jeunes, trop incultes ou trop dociles pour reconnaître la supercherie de l’indépendance et bien sûr quantités de jeux qui plagient les jeux indépendants qui ont du succès dans l’espoir de grignoter les miettes du succès des autres. Dans ce fatras de jeux indépendants on rencontre parfois un jeu qui réellement peut revendiquer son indépendance en justifiant d’une créativité ou d’une audace qui aurait été impossible si le jeu ou son concepteur avait été dépendant. Mais dans la majeure partie de la production dite indépendante, il n’y a que des créations opportunistes visant non pas à profiter de l’indépendance pour oser, tenter, construire des jeux qui seraient impossibles dans le circuit classique de production mais plutôt à prouver qu’eux aussi peuvent entrer dans le cercle des productions dépendantes, consensuelles et consuméristes.

Mais vous allez me dire, c’est bien beau ce que tu dis, mais il n’est écrit nul par que le jeu indépendant doit être créatif, audacieux ou libéré des contraintes du jeu vidéo non indépendant. Donc, nous [tes lecteurs] on s’en fout que le jeu indépendant soit comme il est, une usine à recycler de vieux concepts et à mieux les vendre sous le label jeu indé tant que l’on nous vend ces jeux indés pas cher. Et c’est alors à mon tour d’être critique de vos supposées remarques parce que si le jeu indépendant poursuit les mêmes enjeux que le jeu dépendant alors à quoi bon faire émerger ce concept dans la culture vidéoludique ? Si vous avez raison, alors j’ai moi aussi raison, le jeu vidéo indépendant n’existe pas ou alors en quantité bien moindre que ce que l’on veut nous le faire entendre. Et le label jeu indé est avant tout un label commercial, une mode aussi neuve et navrante que celle des hipsters. Je réserve aux commentaires toutes formes de débats visant à savoir si avec sa moustache et sa salopette Mario Bros était un hipster avant l’heure ; d’ailleurs peut-on être un hispter avant l’heure ?

Bref, le jeu indépendant est un joli terme valise que l’on peut remplir avec beaucoup de choses mais au final peut de ces choses dans la valises sont vraiment opérantes et intéressantes pour forger une grille de lecture culturellement crédible du jeu vidéo. Je crois que la meilleure métaphore possible pour illustrer l’échec du jeu indépendant - sous entendu une indépendance qui conduit à une libération des contraintes créatives - c’est de comparer le jeu indé à la blogosphère. Pour reprendre l’idée un peu désenchantée d’un de mes derniers articles les blogs nous offrent des outils indépendants partager nos idées ; nous sommes tous libres et indépendant sur la ligne de départ. Pourtant, nous sommes nombreux à ne rien faire de notre indépendance et à reproduire peu ou prou les schémas de la presse déclinante ou des sites institutionnels, que ce soit dans la forme ou dans le fond. Le jeu indépendant est comme nous, à moins que nous ne soyons comme lui, il est libre, mais n’est pas capable de faire autre chose que de reproduire le jeu dépendant.

Le jeu vidéo, ses concepteurs et ses consommateurs ne sont pas en quête de marginalité, de différence, d’indépendance et d’auteurs. Ils continuent de rechercher du divertissement et de la consommation ; ce sont là les deux mamelles du système.

Moi-même, dieu et maître de la pensée et dictateur de ligne éditoriale de ce blog

Il y a quelquefois où, sous la bannière jeu indé, on trouve de véritables jeux innovants et ambitieux, mais combien sont-ils ? Et l'ambition et l'innovation sont-elles seulement réservées aux jeux indépendants, ou alors formulé autrement ; l'innovation et l'ambition doivent-elles être les marqueurs du jeu indépendant ?

Il y a quelquefois où, sous la bannière jeu indé, on trouve de véritables jeux innovants et ambitieux, mais combien sont-ils ? Et l'ambition et l'innovation sont-elles seulement réservées aux jeux indépendants, ou alors formulé autrement ; l'innovation et l'ambition doivent-elles être les marqueurs du jeu indépendant ?

Comme je le disais un peu plus haut, le jeu indé tellement apprécié du public actuel est une grosse machine à recycler les concepts vidéoludique de l’époque 8 bits, 16 bites et même des époques antérieures. Et ne croyais pas que je critique cela, je suis le premier à aimer cela et à avoir ma tablette remplie de jeux qui me distraient tout autant qu’ils caressent ma nostalgie de joueur. C’est une bonne chose de pouvoir rejouer à des jeux qui fondent leur intérêt et parfois leur succès dans le non-conscient des joueurs. Ma critique ne porte pas sur la qualité du divertissement ou du plaisir de jeu, mais sur le discours qui gravite autour de ces productions, sur toute cette glose qui met en valeur le jeu indépendant comme un laboratoire de la créativité.

Les stores Apple, Android, Steam, regorgent de ces jeux indépendants qui sont des productions actuelles, contemporaines et modernes qui singent et reproduisent les jeux d’époques révolues. Pourquoi parler de cela ? Parce que c’est a mon sens ce qui dissout la possibilité du rétrogaming - et je m’en réjoui -. Le rétrogmaing survalorise le fait de jouer à des jeux anciens dans une logique encore assez trouble qui trouve son fondement entre le phénomène de mode et une approche réactionnaire du « c’était mieux avant » autour de laquelle ce sont greffées des dérives économiques liés l’effet de mode et de collection. Surtout le rétrogaming délimitait une frontière - arbitraire mais intéressante - entre les jeux contemporains et les jeux rétros ; une frontière chronologique bien sûr mais pas seulement. Il y avait aussi dans le rétrogaming une frontière de qualité, de vision du jeu vidéo, pas seulement de la nostalgie mais une forme iconoclaste de rapport aux jeux d’avant qui le sacralisait.

Mais voilà, les jeux passés, les jeux du passé, renaissent et reviennent en force ; pas eux-mêmes - bien que quelques uns renaissent en remake HD - mais leurs concepts, leurs formes, leurs principes renaissent dans de nouveaux jeux. Il n’est plus nécessaire de se tourner vers le rétrogaming pour retrouver ce qui se faisait de l’autre côté de la frontière définie par le rétrogaming. Jouer à The Binding of Isaac sur Steam, à Bit Dungeon ou Pixel Dungeon sur sa tablette, à 3D Got Game Heroes sur PS3 ou à The legend of Zelda sur NES relève de la même expérience de joueur. Ce sont les mêmes concepts qui sont à l’œuvre dans ces jeux, sauf que certains de ces jeux sont des jeux contemporains et mais pas moderne. S’il n’est plus nécessaire de se tourner vers le vieux pour provoquer en soi l’expérience de ce que les jeux d’avant nous offraient il n’est plus utile de se soumettre à cette mode.

L’avènement des jeux sur supports mobiles et sur les plateformes dématérialisées est entrain de saper je l’espère la force du mouvement rétrogaming. Bientôt, si dieu m’écoute et me lit, le rétrogaming ne sera plus que la passion déclinante des brocanteurs et des collectionneurs adeptes de la dépense démesurée. Et cela serai une bonne chose parce qu’avec ce concept de rétrogaming il n’est pas facile de construire une pensée.

On a trop de fois limité le jeu vidéo actuel à ces deux mamelles, rétrogaming et jeu indé, mais ce sont là deux petits buissons qui cachent le désert de concepts opérants pouvant nous aider à définir le jeu vidéo. Ne faudrait-il pas envisager de faire émerger de nouveaux concepts. Ne faudrait-il pas aspirer nous aussi à de nouvelles catégories, de nouvelles productions, de nouveaux enjeux pour nos attentes en matière de jeux vidéo ? Pouvons-nous nous expliquer que le jeu indépendant ne soit pas tant que cela le terreau d’un jeu vidéo underground ? Faudrait-il faire le deuil d’une avant-garde du jeu vidéo ? La question du genre - je parle de genre dans la culture et non dans la définition des sexes - ne devrait-elle pas supplanter la question du rétrogaming qui semble penser que seul le temps peut faire office de frontière ?

Les beaux-arts et la figuration classique ont connu une rupture avec l’avènement de l’art moderne, le cinéma a eu un avant et un après nouvelle vague, la littérature elle aussi a connu un changement de perspective avec le nouveau roman ; dans tous ces cas l’après, la production post révolution, ne signifie pas la disparition du passé mais la naissance de nouvelles branches qui incarnent la modernité. Mais le jeu vidéo est encore incapable de franchir ce cap, de passer à la modernité. Qu’il soit rétro ou indépendant il ne parvient pas à envisager son propre futur comme une modernité. La seule modernité qu’il semble capable d’envisager c’est le renouvellement de sa technologie, mais on ne voit pas encore émerger une modernité des productions.

Et si on considère l'innovation et l'ambition comme des marqueurs du jeu indé alors ils existent depuis très longtemps et sont parfois nés en dehors d'un cadre définie par le terme "jeu indépendant" ; REZ avant son heure incarne l'esprit de ce que devrait ou pourrait être un jeu indépendant. Mais était-il indépendant ?

Et si on considère l'innovation et l'ambition comme des marqueurs du jeu indé alors ils existent depuis très longtemps et sont parfois nés en dehors d'un cadre définie par le terme "jeu indépendant" ; REZ avant son heure incarne l'esprit de ce que devrait ou pourrait être un jeu indépendant. Mais était-il indépendant ?

Je conviens que cet article est confus et pas nécessairement constructif. Mais j’ai régulièrement besoin d’affirmer mon point de vue sur le jeu indé et le rétrogaming pur affiner ma pensée. Je ne sais pas si cela fait sens pour vous comme ça fait sens pour moi. Je trouve cela vraiment critique comme pensée, je veux dire urgent, il est urgent de penser des notions nouvelles pour aborder la production vidéoludique. Nos deux ou trois étiquettes s’écroulent et meurent d’être trop utilisées. Il faut rapidement penser le jeu vidéo avec de nouvelles idées ne croyez-vous pas ? C'est drôle, c'est toujours quand je termine un article que je vois clairement ce que je voulais dire et ce que je n'ai pas écris. Je pourrais réécrire mon article mais non, je vous le laisse ainsi et la frustration de ce que je n'ai pas écris me servira pour de prochains articles.

N'oublions pas que le jeu indé c'est presque toujours un concept ancien rhabillé avec du vrai faux vieux vêtement de pixel ... imposture ? génie ? logique ? naturel ?
N'oublions pas que le jeu indé c'est presque toujours un concept ancien rhabillé avec du vrai faux vieux vêtement de pixel ... imposture ? génie ? logique ? naturel ?

N'oublions pas que le jeu indé c'est presque toujours un concept ancien rhabillé avec du vrai faux vieux vêtement de pixel ... imposture ? génie ? logique ? naturel ?

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Publié le 22 Avril 2014

Trois ans plus, comme pour les couples, mon blog a franchi le cap des trois années de vie commune avec moi et avec certains d’en vous. C’est officiel, ma relation avec ce blog est plus longue que la plus longue des relations que j’ai pu entretenir avec une femme ; ça me fout un coup. Trois ans et une seule seconde pour faire le constat d’un échec.

Nous avons échoué.

Je vous mets dans le même panier que moi et je mets ce panier sur l’eau comme cela, nous sommes tous dans le même bateau. À quoi avons-nous échoué ? À prendre le pouvoir, à prendre la liberté, à nos affranchir de nos dictatures et à forger le présent. Je me rappelle encore, comme si c’était hier ce soir d’il y a trois ans et quelques mois quand je me lançais dans l’aventure de ce blog. J’avais des idées plein la tête, mais surtout j’avais de l’ambition : je voulais croire possible de forger une culture. C’est beau l’ambition, c’était beau, c’était fort, c’était noble et pour ainsi dire digne. Rien de moins, rien de plus, j’avais ce feu sacré qui pousse les hommes à se lancer dans des défis fous qui sont souvent idiots - les défis autant que les hommes d’ailleurs -. Je me souviens du cœur et de l’esprit que je mettais dans mes articles, j’avais la pression, la peur de décevoir ; pas de décevoir le lecteur, mais de me décevoir moi, de décevoir mes ambitions.

Je voulais que ce soit littéraire, critique, éclairé et éclairant. Je voulais croire possible cette intuition qui me disait que nous étions dans le bon moment historique, technologique et culturel pour prendre en marche le train d’une sociologie des jeux vidéo et apporter ma pierre à l’édifice que j’espérais voir émerger. Pas de mon seul fait, mais du fait commun de tous ces passionnés qui comme moi, avec leurs expériences, leurs histoires, leurs subjectivités allaient défricher ce No man’s land culturel qu’est le jeu vidéo pour construire un appareil critique ou pour essayer de le faire. Chacun de son côté mais tous ensemble réuni dans un même mouvement, portés par une force soudre et plus grande que nous qui aller orienter nos proses.

Mais ça c’était avant pour reprendre le gimmick d’un vendeur de lunettes. Que sommes-nous devenus au final ? Nous ne sommes jamais loin d’être devenues des vendeurs lunettes ? Valons-nous bien qu’une blogueuse mode ou qu’un youtuber menant de front une chaîne de cuisine et de tuto jardinage ? Non, pas vraiment, pas réellement. Et pourquoi ? J’ai peur que ce soit par manque d’ambition.

Toutes les fées se sont penchées sur mon blog à sa naissance

Toutes les fées se sont penchées sur mon blog à sa naissance

Il y a quelques jours dans ma critique de Captain America 2 le soldat de l’hiver je faisais référence à un petit écart dans un test de Joypad que j’ai lu à mon adolescence Q-bert contre le flan au pruneau. Ce jour-là, je suis presque sûr qu’est née mon envie d’écrire sur les jeux vidéo. Mais je n’étais qu’un collégien timide à l’époque antique d’avant Internet. Mais l’idée resta là, chevillé au corps ou à l’esprit de l’adolescent que je devais. On évoquait parfois avec des amis l’idée de lancer un fanzine. Mais c’était peine perdue, nous étions sans amis, dans la campagne, bref sans lectorat. Quelques années après pourtant, à cette époque où je découvrais le cinéma, la critique de cinéma, époque durant laquelle je forgeais mon goût culturel avec les vidéoclubs, Mad Movies, Les Cahiers du Cinéma et quelques amis qui faisaient des études de cinéma, l’idée d’un fanzine a refait surface. 1997, 1998 on ne voyait pas dans les prémices d’Internet un débouché à nos proses, mais c’était l’époque où sans le savoir, nous forgions notre culture vidéoludique en inventant notre retrograming. Si  la Playstation et la Saturn étaient déjà là dans nos salons, nous jouions surtout Super Famicom, PC Engine, Neo Geo et ces expériences nourrissaient notre envie d’écrire sur le sujet. Il y eut un seul numéro de ce fanzine, même pas un numéro, mais plutôt une maquette, une version bêta, important c’est qu’elle a existé parce que nous avions des choses à dire .  

Vous voyez où je veux en venir. Je ne vais pas vous dire que c’était mieux avant seulement dire qu’à un moment nous - nous les joueurs de jeux vidéo, orphelins de termes comme geek ou gamer - avions envie de parler du jeu vidéo par l’angle de la culture, essayer de porter sur les jeux vidéo, ce que l’on apprenait à décrypter pour le cinéma : un regard critique étayé.

J’ai cru retrouvé cela quand j’ai découvert les blogues sur les jeux vidéo. Je me suis rappelé qu’à une période de ma vie j’avais des choses à dire sur les jeux vidéo et j’ai ressenti ce frisson en croyant être à l’orée de quelque chose. Je voyais tous ces gens qui écrivaient, que se lançaient, qui voulaient se lancer, c’était ce moment où dans la culture il y a synergie entre le support technologique, les utilisateurs arrivés à maturité et la matière culturelle elle-même qui atteint un seuil où elle est assez dense et épaisse pour être travaillée, modelée. J’y ai cru et j’ai échoué.

Nous avons échoué ; mais je ne vous en veux pas, je vous ai mis dans le même panier bateau que moi mais vous ne l’avez pas choisi et je vous comprends et je vous respecte. Mais moi, moi, le centre égocentrique de ce blog, le cœur palpitant et humain de l’ambition de ce blog, j’ai échoué. Je n’ai pas été fidèle à mes prétentions ni à mes espoirs.

Trois ans pour quoi ?

Trois ans pour cela ?

Elle est où la prose littéraire, transcendante et subtile ?

Ils sont où les articles de référence construits et éclairants permettant d’ébauche une problématique ? Un plan ? Une direction analytique ?

Pendant longtemps je me suis demandé pourquoi les éditeurs de jeux vidéo envoyaient leur production à des blogueurs. Je me posais cette question parce que même s’ils sont de bons blogueurs, honnêtes et sincères et travaillent bien et testent bien les jeux, ils ne sont pas de grands influenceurs, ce ne sont pas des prescripteurs de tendances. Alors pourquoi passer par eux pour communiquer sur leurs jeux alors que les éditeurs et les développeurs paient des fortunes des spécialistes de la communication et du marketing. Et j’ai fini par comprendre que le seul intérêt pour eux d’arroser ainsi certains blogueurs ce n’est pas pour récompenser leur talent, leur audience ou la finesse de leurs analyses mais simplement pour occuper l’espace médiatique. Les blogueurs ne sont ni plus ni moins que des hommes-sandwichs, des panneaux d’affichage sur lesquels chaque semaine, mois, jour, on vient poser son jeu et si on en pose sur assez de blogueurs le jeu en question occupe tout l’espace des réseaux pendant un instant. Qu’importe comment ils en parlent. J’ai conscience que je n’invente pas l’eau tiède en faisant cette prise de conscience, mais ça m’a aidé à réaliser pourquoi sur la masse des blogueurs jeux vidéo se lançant à la conquête du net si peu se lançaient à la conquête du sens.

Ce n’est pas une critique, c’est un constat, cela n’enlève rien aux qualités humaines des individus, c’est le système qui est bancal, phagocyté comme tous les écosystèmes de notre civilisation par la communication - et à travers elle par des enjeux de profits -. Et nous qu’avons-nous fait ? Nous sommes nous dressés contre celle logique mercantile ? Non, nous, nous n’avons fait que fuir.

Q*Bert tient curieusement une place de choix dans mon panthéon secret et personnel des jeux vidéo m'ayant marqué ; d'une part à cause de test Q Bert Vs Le flan au pruneau mais aussi parce que j'ai toujours été intrigué par son principe et son univers que je trouvais déjà WTF quand j'étais tout petit

Q*Bert tient curieusement une place de choix dans mon panthéon secret et personnel des jeux vidéo m'ayant marqué ; d'une part à cause de test Q Bert Vs Le flan au pruneau mais aussi parce que j'ai toujours été intrigué par son principe et son univers que je trouvais déjà WTF quand j'étais tout petit

Et moi ?

Et moi ? Et moi ?

Et moi ?

Oui, moi aussi …

Et pourtant je ne lâche rien, trois et trois mois et trois jours - enfin on va faire comme si c’était le cas pour que ça fasse joli - que ce blog vit à travers moi et quelques participations extérieur et malgré les hauts, les bas je continu de bloguer comme personne, c'est-à-dire comme moi, de bloguer un petit peu en marge de la logique du système, à côté des engrenages du système. J’avoue que la nouvelle nouvelle génération m’a mis un coup au moral. Un jour j’étais un joueur à la pointe de la technique, pouvant prétendre jouer aux dernières nouveautés - même si je ne le faisais pas toujours - et j’avais la sensation que cela me donnait une légitimité.

Et puis la PS3 et la XBox 360 ont abandonné le leadership de la modernité à la Playstation 4 et à la XBox One et moi, du jour au lendemain je suis devenu un joueur de seconde zone. Du jour au lendemain ou presque je suis devenu un joueur de retrogaming, moi qui suis en guerre contre ce terme et ce principe. Sincèrement je l’ai eue mauvaise, comme la sensation de faire avoir et de ne plus pouvoir parler en légitimité de jeux vidéo.

Mais je sais que c’est idiot, c’est absurde, mais disons que cette sensation est un dommage collatéral de ce système d’obsolescence programmé ; si on machine est programmée pour devenir obsolète est-ce un blogueur ne l’est pas lui aussi s’il ne franchi pas le cap de changer de matériel ? Pourtant une chose ne change pas, je n’écris que si j’ai la sensation d’avoir quelque chose à amener à la pensée collective, je ne blogue que si j’ai l’espoir de pouvoir éclairer quelques personnes de ma prose.

Je ne sais même pas pourquoi j’écris cet article. Ah si ! Pour l’anniversaire de mon blog, enfin son non anniversaire puisqu’il est né un 13 février 2011. Je crois que ce sentiment d’échec que je ressens clairement vis-à-vis des ambitions littéraires et culturelles de ce blog et de ma pensées - et cela même si je continu de bloguer et d’y prendre plaisir - m’on conduit à créer un nouveau blog, un second blog. Un blog qui au premier abord est bien plus simpliste que celui-ci :

Trash Culture : Sexe, Jeux Vidéo & Racolage
Tout est dans le titre ; le reste se trouve dans les images

C’est comme son nom l’indique un blog où je ne publie que des images ayant rapport aux jeux vidéo, au sexe ou au racolage c'est-à-dire à l’actualité, bref c’est juste une façon de surfer sur l’instant présent et de produire des articles sans avoir à me prendre la tête. Sous ses allures de blogue racoleur plein de vacuité j’essaie de mettre une pointe d’ironie, de sens ou de ligne éditorial à travers les titres, les hastags mais surtout en mettant en vis-à-vis certains articles comme celui sur Rohff qui surf sur le fait que le rappeur soit en garde à vue avec celui sur les jeux 5O Cent Bulletproof. Ce blog n’est qu’un jeu et un moins d’un mois d’existence j’ai déjà plus d’une centaines d’articles et je trouve ce jeu terriblement amusant et excitant. Comme une manière d’être provocant et idiot et de défouler une certaine frustration qui me permettra de produire de meilleurs articles pour ce blog là, le joyaux des blogs de jeux vidéo.

Amis, merci.

Lecteurs, merci.

Visiteurs anonymes, merci.

Depuis que je pense à cet article et à ce titre nous n’avons fait que fuir, je pense à ce morceau de Noir Désir qui clôturera à merveille ce morceau d’anthologie de mon blog.

Bon anniversaire mon blog !

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Publié le 18 Avril 2014

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Je me demandais, Captain America : le soldat de l'hiver on en parle ?

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Oui, je demande si c'est utile parce que c'est un film que l'on oublie. Pas tant parce que c'est un mauvais film, juste parce que c'est un film qui peine à inscrire une trace mémorielle au spectateur. J'ai l'impression qu'il y a longtemps que Marvel ne nous a pas pondu un film si calibré ; ça a toujours été le cas bien sûr mais les réalisateurs arrivent parfois à glisser un touche plus personnelle qui rend les films intéressants. D'ailleurs le Captain America premier du nom est un bon exemple de cela, d'un film de super héros qui parvient à prendre quelques aises et déployer dans les interstices de la calibration quelques élans intéressant avec son ambiance rétro burlesque. Avec sa suite, Captain America : le soldat de l'hiver on tient une caricature de blockbuster avec plus de block que de buster. Si j'avais une chose à faire ressortir de ce film c'est la prestation de Chris Evans en Candide à gros bras. Il faut dire que je me faisais de Captain America le personnage une tout autre vision que celle défendue par l'acteur. Je connais peu et mal le capitaine de l’Amérique en dehors des films. Pour moi c'était un bon gros patrioteva-t-en-guerre, prétentieux et porté sur la baston - parce que je l'ai surtout connu via les jeux de combat avec de vrais morceaux de super héros à l'intérieur -, bref je m'en faisais l'idée d'une sorte de George Buch avec des muscles et des collants. Au lieu de cela les films développent un Captain America plutôt candide, naïf, introverti, un vrai gentil au grand cœur qui connaît le doute et l'hésitation. Et je dois reconnaître que cette distance prise d'avec la caricature que j'en avais me plais bien. Mais sorti de cela, ce Captain America : le soldat de l'hiver me laisse perplexe. Je trouve les personnages plats, les scènes d'action poussive, le dialogues pauvres, l'humour asthmatique. Il y a dans tout le film comme un manque d'entrain, d'intérêt, d'engouement, de plaisir, qui donne la sensation que tout le monde, des réalisateurs aux acteurs en passant par les scénaristes ont travaillé proprement mais sans passion, sans envie. Et du coup, les quelques plans spectaculaires retombent assez vite dans l'anonymat de ce film. Ni mauvais, ni bon, juste du travail trop industriel, trop calibré, trop dicté par le marketing.

Je me disais avant d'aller le voir que cela allait être bien de pouvoir au moins matter Scarlett Johansson et son fameux décolleté so gorgeous, mais ce n'est même pas le cas, vu que la plupart du temps, elle est cantonnée à des costumes sans Eros apparent.

Je me disais avant d'aller le voir que cela allait être bien de pouvoir au moins matter Scarlett Johansson et son fameux décolleté so gorgeous, mais ce n'est même pas le cas, vu que la plupart du temps, elle est cantonnée à des costumes sans Eros apparent.

Je ne vais surtout pas vous parler du tarif exorbitant de ce film justifié par une 3D absolument sous-exploitée, invisible et inutile. Je l'ai vu après avoir vu 300 la naissance d'un empire, et franchement je préfère dix fois payer le prix pour voir un navet de série B qui assume sa 3D de façon un peu burlesque et foraine que de payer le prix fort pour un film comme

Captain America : le soldat de l'hiver dont la 3D est diluée dans le cahier des charges. Pour clôturer cette critique qui n'en est pas exactement une je voudrais terminer sur une comparaison, un match, mettre dos à dos ce film et un autre objet culturel afin de souligner les qualités de chacun.

 

Je voici donc Captain America : le soldat de l'hiver Vs une bouteille d'eau !

Pour les besoins de la cause j'ai choisi une bouteille de Quézac parce qu'à l'évidence son profil et sa couleur se rapproche le plus de Captain America.

Dans les deux cas, nous sommes en présence d'un produit très bien calibré, testé en laboratoire, soumis à mille et un contrôles de qualité avant d'être mis sur le marché. La forme ergonomique de la bouteille et la forme cinématographique de Captain America sont toutes les deux les fruits d'intense brainstorming des hommes et des femmes du marketing et de la communication qui se sont réunies pour donner naissance à un joli contenant de couleur bleue se revendiquant d'une histoire et d'un terroir plein de bonnes intentions. Jusque-là les deux objets culturels sont au coude à coude. Captain America est là pour sauver le monde, il lutte contre les méchants agresseurs et défend les opprimés, la bouteille de Quézac peut vous servir, elle aussi en cas d'agression, à condition qu'elle soit pleine, elle ferait un excellent projectile - comme le bouclier du capitaine - et si vous la preniez par le manche, elle ferait une arme contondante improvisée du plus bel effet. Par contre, si vous tenez le capitaine par le manche l'effet risque d'être différent ... Dans le cas de la bouteille de Quézac comme dans celui du Captain America, nous avons à faire à deux beaux objets pleins d'eau. Dans un des deux cas cela confère une qualité à l'objet en question, dans l'autre cas, nous trouverons là matière à déception. Bien sûr, la bouteille de Quézac est plus facile à transporter que le Captain America, d'autant plus que l'on ne trouve pas de super-héros par pack de six au supermarché. L'eau de Quézac est mise en bouteille après avoir longtemps séjourné sous Terre ; vous remarquerez qu'il en va de même avec le Captain America qui est resté longtemps sous Terre, pris sous la glace, avant de rejaillir à la surface et d'apporter ses bienfaits aux gens. La bouteille de Quézac dès qu'elle est vide peut être facilement recyclée, le Captain America aussi.

 

Pour conclure, je crois que nous pouvons déclarer un match nul entre Captain America : le soldat de l'hiver et la bouteille d'eau. Les deux objets partagent les mêmes intentions, les mêmes formes, les mêmes principes et ne divergent finalement que sur l'origine du terroir et sur la somme engagée par le marketing.

 

Quézac Vs Captain America !
Quézac Vs Captain America !

Quézac Vs Captain America !

Les plus instruits d'entre vous et les plus vieux aussi auront peut-être saisi le clin d’œil présent dans cette critique. Un clin d’œil a un test paru dans Joypad quand j'étais adolescent. La plupart du temps, les jeux étaient comparés à d'autres jeux dans un face à face cohérent, mais il était parfois possible de voir passer des comparaisons absurdes ou idiotes dont le fameux, le très fameux, le mythique, le mythologique Q Bert contre le flan aux pruneaux. Cette critique est donc un hommage à la critique de l'époque, à cette blague potache qui m'a suffisamment marqué pour me donner envie d'écrire un jour mes propres critiques de jeux vidéo.

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Critiques - Film, #Captain America, #Marvel, #Cinéma, #critique, #Souvenir de joueur

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Publié le 5 Avril 2014

Il n'y a rien de plus dangereux qu'une suite au cinéma.

Il n'y a rien de pire pour camoufler une suite, que de produire un préquel. Quand j'entends préquel, je pense à séquelles. Alors, quand j'ai su qu'un jour viendrait un film après 300 j'ai eu peur. J'aime 300, c'est une de mes madeleines, je me sens bien devant 300, je peux le regarder en entier, en fragments, qu'importe je l'aime et j'aime ce qu'il me fait ressentir. Mon inquiétude en apprenant la possibilité d’une suite était à la hauteur de cet amour que j’éprouve.

Une suite, un préquel, c’est une façon de se faire de l'argent sur le succès et l'aura de l'oeuvre originel sans être original ; personne n'est dupe messieurs les producteurs. Oui, c’est vrai tout cela, je le sais, mais j'ai fais l'autruche, je n'ai pas chercher à savoir ni à me renseigner sur 300 la naissance d'un empire, je m'attendais au pire autant que j'étais sûr d'aller le voir. Je ne suis pas dupe, mais un mouton parfois un peu.

Pouvait-on passer derrière le 300 de Zack Snyder sans se promettre à une bonne grosse sortie de route ? De toute évidence non. 300 a émergé du cinéma à l'époque charnière où la technologie numérique permettait à un réalisateur audacieux d'adapter avec maestria l'esprit, noir et stylisé de l'oeuvre de Franck Miller. On a été nombreux à prendre une claque, l'adéquation entre l'époque, l'œuvre produite, la technique, le style du réalisateur et l'œuvre adaptée était parfaite. Mais des fenêtres technico culturelle comme celle dont a bénéficié 300 il n'y en a pas souvent et d'avance on savait que 300 la naissance d'un empire ne pourrait pas en bénéficier.

Quand 300 était sous la dominance des couleurs chaudes, La naissance d'un empire se déroule dans une image nimbée de couleurs froides.
Quand 300 était sous la dominance des couleurs chaudes, La naissance d'un empire se déroule dans une image nimbée de couleurs froides.
Quand 300 était sous la dominance des couleurs chaudes, La naissance d'un empire se déroule dans une image nimbée de couleurs froides.

Quand 300 était sous la dominance des couleurs chaudes, La naissance d'un empire se déroule dans une image nimbée de couleurs froides.

Pourtant dès la première scène, la bataille de Marathon, j'ai été séduit, surpris, diverti et syncopé. Si 300 est en perpétuel équilibre entre un style léché ultra maîtrisé et un kitsch grotesque, sa suite n'hésite pas entre deux bords et opte d’emblée pour le grotesque. Dès lors le film fait un pas du côté de la série B. Quand j'ai compris cela j'ai été soulagé et je me suis laissé porté par les flots de sang. Je n’aurai pas à attendre la fin pour savoir si ce film allait être pire que le premier. Il serai différent.

300 la naissance d'un empire n'est pas une suite, mais ce n'est pas non plus un préquel ; le film se déroule pendant les événements de 300. C'est donc un point de vue différent autour d’une narration qui traverse les deux films. C’est un autre point de vue narratif et un autre point de vue en matière d'ambition cinématographique. Si tu acceptes cela spectateur, alors tu pourras prendre ton pied avec ce film. Il est moins formel que son ancêtre, moins esthétisant, moins stylé mais plus grotesque, plus gore et plus comique par extension. Plus modeste aussi dans sa prétention mais donc aussi plus sincère ; il n’y a pas dans ce film de glose ou de faux semblant, tu viens voir un péplum où des hommes en jupes mènent des combats épiques et c'est ce que tu as devant toi. Une scène de combat puis une scène où Themistocles le héros valeureux harangue ses troupes ou galvanise une foule c’est ainsi que le film est construit. C’est réglé comme du papier à musique, baston, plaidoyer, combat, oraison, scène de guerre, harangue, etc. Des batailles saignantes à l'épée et des joutes oratoires, le pitche tient en cela. Moi qui aime les orateurs et les combats sanglants alors je ne peux qu’apprécier ce film.

Bien sûr le film a ses limites, la limites inhérente à la série B, la limite campée par les acteurs. D’abord Themistocles qui campe un héros trop gentil ; il n'a pas la carrure, le charisme et l'aura trouble du roi Leonidas ; une des forces du film 300 tient dans l’aspect ambigu de la philosophie spartiate dont certains aspects peuvent rappeler certes traits de l'idéologie fasciste. On aime ces 300 héros, on fait corps à la vie à la mort avec eux et en même temps on éprouve un léger malaise, une imperceptible culpabilité quand joyeusement ils achèvent les blessés en riant et en mangeant des pommes. 300 la naissance d'un empire avance dans une surenchère visuelle, mais le film est paradoxalement bien plus politiquement correct. Le héros gentil se bat pour la liberté et la démocratie ; rassurez-vous, cela n’empêche pas de vibrer à un discours éructé au nom de la liberté, même si je trouve cela saisissant que les dithyrambes spartiates. Je vous parlais des limites de ce film et notamment des acteurs, donc si Themistocles souffre du syndrome du gendre idéal il faut parler de son ennemie. Le méchant est une méchante, et la méchante souffre d'être Eva Green. Je n'ai rien contre cette fille, je voudrais même être contre ses seins, mais dans ce film, elle est ridicule ; charisme 0, aura de méchanceté 0, crédibilité 0, baisabilité 60 %. Elle incarne Artemisia censée être d’un des généraux les plus cruels, doués, violents, outranciers et efficace de Xerxès. Mais Eva Green incarne ce personnage comme si elle jouait la méchante du lycée dans une série pour adolescente.

La dernière des limites de ce film est aussi une de ses qualités, c'est sa dimension de série B ; film burlesque, grotesque, un film de foire, de fête foraine avec du spectacle, des gerbes de faux sang, des effets exagérés, une mise en scène pour esbaudir le spectateur lambda. Si j'osais, je dirais que 300 la naissance d'un empire est un film de pur divertissement, c’est-à-dire un film sans cinéma, ma définition du film forain. On peut le critiquer pour cela, le conchier et le fustiger ; d’accord, mais moi, je l’aime pour cela. Et je trouve même que l'usage de la 3D devient judicieuse et légitime dans ce genre de cinéma. Ici elle est bien exploitée, très bien sûr exploitée ! Tu en veux et tu en as ! Tu en as pour ton argent, du sang pour du sang et de la 3D pour de la 3D. Ça fait du bien de temps en temps de s'offrir ce genre de plaisir coupable, nous ne sommes pas tous des esthètes bordel !

en haut le regard trop méchant qu'il est noir qu'il fait peur d'Eva Green alias Artemisia ; ensuite une image issue de la scène de la "naissance" de Xerxès. je trouve que c'est une très belle scène et en plus elle m'a fait penser à Lightning Returns, je ne saurai pas dire pourquoi d'ailleurs
en haut le regard trop méchant qu'il est noir qu'il fait peur d'Eva Green alias Artemisia ; ensuite une image issue de la scène de la "naissance" de Xerxès. je trouve que c'est une très belle scène et en plus elle m'a fait penser à Lightning Returns, je ne saurai pas dire pourquoi d'ailleurs

en haut le regard trop méchant qu'il est noir qu'il fait peur d'Eva Green alias Artemisia ; ensuite une image issue de la scène de la "naissance" de Xerxès. je trouve que c'est une très belle scène et en plus elle m'a fait penser à Lightning Returns, je ne saurai pas dire pourquoi d'ailleurs

Au risque de spolier une scène qui intervient à la moitié du film et qui ne dévoile rien de la narration même si elle contient en elle-même un spoil la fin du film - même si la fin de ce film est elle-même spoilé par l'Histoire -, j’ai donc envie de parler de scène où Themistocles retrouve Artemisia dans son bateau. Elle est dans sa cabine où se trouve une superbe carte marine, en argent massif où très noblement elle échafaude de vraies tactiques de combat naval pour vaincre la flotte de l’ingénieux Themistocles. Ils ébauchent alors un dialogue autour de l’issue militaire de ces batailles, mais rapidement la tension sexuelle prend le dessus, elle l'embrasse et ils baisent posant leur culs nus sur cette carte. À mes yeux cette scène résume toute la logique du film, son ambition et sa construction ; partir d'une base historique noble avec une ambition honorable - succéder à 300, illustrer la guerre de la Perse contre les républiques grecques, le combat naval - et habiller cela avec du grotesque et de l'outrance pour en faire un objet déviant, un divertissement de surface. On met des effets, on met de l’outrance pyro-numérique, on recouvre, on rhabille, on travestit et ça devient amusant et beau de naïveté. C’est ce qu’il se passe dans cette scène, on recouvre la noblesse du combat naval avec des corps qui baisent. C'est au demeurant une assez belle scène de baise, on y admire la poitrine nue d’Eva Green, il y a de la tension entre les personnages, de la vigueur, de la violence, assez peu de plaisir et en plus la scène semble durer plus que la moyenne des scènes de baise de ce genre de film. Le film est comme cela, cru dans sa violence. 300 était une ode à la stylisation de la violence, ici nous sommes dans l'outrance premier degré et c'est beau aussi pour cette raison.

Non, je ne pense pas avoir abusé sur l'illustration mammaire de cet article. En plus on remarque ici que le regard trop trop méchant d'Eva Green lui va bien mieux quand elle baise que lorsqu'elle fait la guerre.
Non, je ne pense pas avoir abusé sur l'illustration mammaire de cet article. En plus on remarque ici que le regard trop trop méchant d'Eva Green lui va bien mieux quand elle baise que lorsqu'elle fait la guerre. Non, je ne pense pas avoir abusé sur l'illustration mammaire de cet article. En plus on remarque ici que le regard trop trop méchant d'Eva Green lui va bien mieux quand elle baise que lorsqu'elle fait la guerre.
Non, je ne pense pas avoir abusé sur l'illustration mammaire de cet article. En plus on remarque ici que le regard trop trop méchant d'Eva Green lui va bien mieux quand elle baise que lorsqu'elle fait la guerre. Non, je ne pense pas avoir abusé sur l'illustration mammaire de cet article. En plus on remarque ici que le regard trop trop méchant d'Eva Green lui va bien mieux quand elle baise que lorsqu'elle fait la guerre.

Non, je ne pense pas avoir abusé sur l'illustration mammaire de cet article. En plus on remarque ici que le regard trop trop méchant d'Eva Green lui va bien mieux quand elle baise que lorsqu'elle fait la guerre.

La surenchère technoïde sur laquelle repose la mise en scène de 300 La naissance d’un empire - ralenti, 3D, travelling impossible - lui donne inévitablement des allures de jeux vidéo. La 3D, le sang par gerbes numériques généreuses et le ralenti au moment où le personnage donne un coup puissant ou qu'il achève un adversaire ; jubilez mes amis, la boucle est bouclée,  God of War qui a émergé comme un des premiers jeux d'action à la violence mythologique stylisée d’inspiration cinématographique a réussi à engendrer une influence en retour qui ré émerge dans 300 La naissance d'un empire. Ce film est un hommage à ce jeu et à ces jeux qui fondent leur mise en scène sur le ralenti et le QTE. À plus d'une reprise, j'ai eu l'instinct de joueur qui a titillé mon envie d’avoir entre les mains une manette pour réaliser ces finish him qui jaillissent dans le film et ainsi jouir de la décapitation comme si j'en étais l'auteur.

Selon moi le cinéma de seconde zone trouve avec cette approche qui valorise la débauche d'effets numériques  une sorte de sérénité. La 3D si souvent inutile et sous-exploitée dans les blockbusters trouve avec ce cinéma de série B un débouché, une logique, une raison d'être : le cinéma forain. Le spectacle pour le spectacle, le show pour le show. Moi, j'aime cela, j'y ai un sincère plaisir. À aucun moment 300 la naissance d'un empire peut prétendre à la superbe de 300, mais il peut prétendre à exister pour ce qu'il est avec ses qualités intrinsèques. Si l’opus de cette saga se sauve du naufrage c’est parce que dès le début, dès la conception il accepte d’être plus mauvais que son prédécesseur. Ceci étant admis le film creuse son sillon dans la sueur et le sang et loge dans un le sable souillé.

300 La naissance d'un empire ; ma critique et les seins d'Eva Green

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Critiques - Film, #300, #critique, #seins, #boobs, #Eva Green

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