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Publié le 10 Décembre 2016

Avec le multivers de Marvel j’ai commencé à prendre l'habitude de m'attendre à ce que les bonnes surprises viennent des héros et des films marginaux. Quand je parle de films marginaux je parle de ceux dont le personnage principal est généralement un personnage qui n’est pas le cœur de cible des Avengers. Je n'ai rien contre la saga des Avengers, ni contre les héros qui la compose mais j'ai de plus en plus de mal à me passionner pour cette forme sérielle où l'on n’a qu'un ou deux épisodes par an. L'avantage des personnages marginaux de l'univers Marvel c'est que généralement les films qu'ils leurs sont consacrés sont pensés comme des films et non comme un hypothétique épisode à suivre, c’est plus concentré, mieux rythmé, plus dense.

Avec sa magie qui est une approche des pouvoir super-héroïques rompant un peu avec les autres héros et son acteur charismatique, la promesse de Docteur Strange avait de quoi me séduire et en sortant de la salle je pouvais dire que mes espoirs avaient été comblés ; sur un mode divertissement et claque visuelle dans la tête métaphorique du spectateur Docteur Strange envoie plutôt du très lourd.

Avec le charisme que lui procure son je ne sais quoi de flegme anglo-saxon qui pue la classe Benedict Cumberbatch s'annonçait comme un magicien magnétique et probablement très crédible. Je redoutais un peu la place que tiendrait sa part d’humanité, le temps que l’humain imbu de lui parte en quête de rachat, oui j'avais peur que son chemin vers la rédemption soit long, lent et ennuyeux. Mais au lieu de cela, Scott Derrickson ne s'attarde pas sur ce sujet, juste assez pour nous présenter Stephen Strange comme le fils illégitime du Docteur House et de Christian Troy le chirurgien esthétique de Nip/Tuck. À peine à ton le temps de cerne les contours obscures du personnage, qu'il est déjà en nez à nez avec un miracle capable de soigner ses mains détruites dans un accident de voiture et de briser sa vision de la réalité.

Le film avance vite, merci à lui. Mais ce n'est pas ce qui fait que le film est cool, c'est juste une bonne pratique que je voulais remercier. Ce qui est fait que l'on passe un excellent moment devant ce film c'est son esthétique, sa virtuosité graphique surtout quand il est question de représenter la magie et le monde tel qu'il est de l'autre côté du voile qui sépare la réalité et l’autre monde. Lorsque l'on bascule dans cet autre côté c'est la grande claque, géométrique, psychédélique et gravitationnelle. Cet autre monde, ce reflet, ce fragment, ce qu'il se passe par delà les frontières du réel s'appuie sur une très jolie relecture du visuel d'Inception, celui où la ville se replie sur elle même comme si elle n'était que la page d'un livre d'images. Plutôt que de parler d'une relecture pour cette illustration d'une forme de magie capable de tordre la réalité je devrais parler d'une prolongation, une recherche qui continue d'explorer la trouvaille visuelle née avec Inception. Dans Docteur Strange de l'autre côté du voile la ville se plie, elle se duplique et offre un paysage qui semble tout droit issu d'un kaléidoscope.

Là où l'effet était tout au plus cosmétique dans Inception, dans Docteur Strange ce décor tout droit inspiré des images impossibles conduit à des scènes d'action que je qualifierai avec un excès de facilité de « renversantes ». Le film s'ouvre sur une scène de combat entre des mages qui déboulent dans la réalité par une fenêtre dans une façade mais au lieu de tomber, la gravité ne s'impose pas comme elle devrait et les mages continuent de combattre comme si la façade était le sol. Rédigé ainsi ça tombe un peu à plat, mais la scène est parfaite pour entrer dans le film. Elle n'est pas sans me rappeler quelques scènes du jeu Bayonetta où il arrive aussi que la sorcière traverse des zones où la gravité la colle aux murs comme s'ils étaient le sol. C’est vraiment cool que Docteur Strange ne se limite pas à créer un décor spectaculaire sans impact sur la réalisation, il ose jouer avec ce que ce paradigme implique. Plus loin dans le film la scène de poursuite dans cet univers de ville broyée par un kaléidoscope est vraiment superbe. On frôle parfois le burlesque, mais qu'importe, ça fonctionne très bien.  Les personnages courent dans des directions abstraites, sautent et montent vers le sol plutôt que de tomber, ils franchissent des angles, le mur devient le plafond et le sol se multiplie jusqu’à s’allonger, se réduire, se répéter dans une danse follement esthétique.

Généralement les trouvailles visuelles qui illustrent la magie fonctionnent toutes très bien. La façon que les mages ont de manipuler une forme d'énergie lumineuse pour créer armes et défenses offre une palette d’effets très graphiques qui en jettent pas mal à l’écran. Cette manière de faire n'est pas sans rappeler la technique des mages du film Warcraft et qui déjà étaient eux aussi très cool. Qu’importe si ces effets ne sont pas hautement originaux, ce qui marque le spectateur c’est la qualité des effets spéciaux et de la mise en scène qui rend ces effets crédibles, un délicieux paradoxe pour de la magie.

Mais la magie ne s'arrête pas là, celle des combats est clinquante, celle du monde derrière le voile et géométrique et la magie dans son expression pure, cette forme qui est présentée au docteur Stephen Strange pour briser en lui sa vision étriquée de la réalité et l'ouvrir aux milles et une réalités des mondes de la magie s’exprime dans une forme très psychédélique. C'est tellement psychédélique que c'est même carrément rétro, délicieusement vintage. Entre ce trip néo hippie qui ressemble à une plongée sous acide, la vision kaléidoscopée de la ville et la scène finale avec le chaos de la dimension noire, il est très clair que Docteur Strange est un film traversé par une fougue visuelle psychédélique qui a ses racines dans le visuel des années 70. Et cela permet au film d'éviter une certaine pesanteur.

Mine de rien, le film est plutôt malin. Par exemple donner le rôle du sage, l'ancien, le mentor du Docteur Strange à Tilda Swinton est une super idée. Elle lui apporte ce supplément d'âme propre à ses rôles de composition. Là encore où le film est malin c'est dans la scène finale celle où le Docteur Strange doit affronter Dormammu maître démoniaque de la dimension noire. Sans vouloir spoiler, cette scène conduit à une fin dont le dénouement est pour le moins inattendu dans un  blockbuster de super-héro. En effet pour arriver à ses fins et battre le cruel Dormammu notre magicien fait preuve d'une ruse qu'un autre docteur n'aurait pas reniée ; je trouve effectivement que cette scène finale ne dépareillerait pas dans un épisode de Docteur Who.

Difficile pour un rôliste de regarder ce film et de ne pas penser à Mage, un des jeux de rôles issu du Monde des Ténèbres et dans lequel on incarne un magicien dans un monde contemporain où des forces surnaturelles sont en lutte dans une guerre secrète. Mage est le premier jeu de rôle que j'ai acheté et que j'ai maîtrisé. À l'époque où j'ai lu le jeu et que j’ai découverts son potentiel j'ai été un petit peu paralysé par son système. Les mages que l'on incarne possèdent un très grand pouvoir, celui de créer la magie et modeler la réalité comme bon leur semble. Le jeu ne reposant pas sur de longues listes de sorts mais sur la créativité des joueurs (et par extension du meneur). Cette très vaste liberté avait inhibé le jeu joueur que j’étais et je me souviens que j'ai fais jouer Mage dans une version assez étriqué à mes débuts. Jusqu'à ce que Matrix sorte au cinéma et que ça vision de Néo incarnant un héros sans limite dans la matrice éclaire mon imaginaire. Mais Docteur Strange illustre encore mieux, plus fort et plus loin le potentiel esthétique et créatif d'un jeu qui permet aux joueurs de faire ce qu'ils veulent (ou presque) avec la trame de la réalité. Depuis que je suis sorti de cette séance j'ai rouvert mon vieux livre de règles et je me suis replongé dans la lecture de Mage en me disant que ça serait cool de maîtriser une petite partie à la sauce Strange ... l'avenir nous diras si je trouve le temps de le faire.

Bref j'ai beaucoup aimé ce film, visuellement il est puissant, il est très bien rythmé et il parvient à tirer profit de ses décors tarabiscotés pour conduire des scènes d'actions musclées. Tous les films Marvel ne sont pas des films de super héros, mais à n'en pas douter ce héros là est vraiment super, comme promis Benedict Cumberbatch campe là un mage attachant qui n'est pas tant en quête de rédemption que d'un nouveau domaine de compétence dans lequel exceller. Je ne sais pas si je suis impatient de voir une suite, mais ce film là m’a rempli de plaisir. C’est tout ce qu’il y a à savoir.

Les images ne sont pas toujours originales dans Docteur Strange mais elles sont toujours superbes, esthétique, graphiques et surtout évocatrices.
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Les images ne sont pas toujours originales dans Docteur Strange mais elles sont toujours superbes, esthétique, graphiques et surtout évocatrices.

Ici le Docteur Strange dans sonbeau costume de comic book et en dessous la couverture du fameux jeu de rôle Mage, ce n'est pas celle de l'édition Français d'avant les années 2000 mais elle y ressemble beaucoup

Ici le Docteur Strange dans sonbeau costume de comic book et en dessous la couverture du fameux jeu de rôle Mage, ce n'est pas celle de l'édition Français d'avant les années 2000 mais elle y ressemble beaucoup

Ma critique de Docteur Strange

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Critiques - Film, #critique, #film, #SF, #Docteur Strange, #Mage, #jeux de rôle

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Publié le 8 Décembre 2016

Blanche Neige et le Chasseur : ma critique presque élogieuse

Par quel bout prendre la critique ?

Par les défauts du film qui n'en est pas exempt ou par ses qualités dont il n'est pas non plus orphelin ?

 

En préambule peut-être que je dois dire que j'ai vu le film quatre ans après sa sortie, c'est bien que je n'attendais pas ce film comme un messie dans les bois et je n'avais donc aucun préjugés : au pire ils étaient mauvais à cause de Kristen Stewart mais au mieux ils étaient bons grâce à Charlize Theron. C'est un film Netfix, c'est à dire pour moi un film du dimanche soir, il n'y a rien à la télé comme on lance un film random parce l'affiche à l'air sympa et que l'on n'a pas envie de trop réfléchir. Et mine de rien, l'état d'esprit que l'on a lorsque l'on va vers un film conditionne beaucoup sa réception.

 

Bref, revenons à Blanche Neige et le Chasseur, un film dont le scénario nous parle de Blanche Neige et de son Chasseur, il parle aussi de la méchante belle-mère qui tient le rôle central dans l'affiche mais pas dans le titre. Sans surprise, mais non sans plaisir, le film nous offre une relecture et une libre adaptation du conte de Blanche Neige. L'histoire proposée ici est bancale, pleine de trous, de bosses, d’ellipses invraisemblables et de trahisons ou de travestissements au conte d'origine, mais vous savez quoi ? On s'en fout. Et si on s'épargne le fait d'être un ayatollah de la vraisemblance et d'une hypothétique vérité narrative dans un conte de fait, on découvre une histoire très agréable à suivre qui navigue entre le conte, la relecture de Disney et une forme de low-fantasy. Cette façon très libre que l'histoire a de flirter d'un récit à l'autre en butinant à divers références c'est ce qui rend le visionnage du film très agréable parce qu'en tant que spectateur on s'amuse faire ce va et vient pour débusquer les liens de parenté et les aberrations entre les différentes versions du conte, c'est une posture inévitable qui rend le film très stimulant et cela même si la trame de cette histoire est branlante plus d'une fois.

 

Mais je voudrais en venir à ce qui est me semble t il le point fort du film, c'est sa photographie, ses images, ses lumières, son cadre, c'est du très bon travail. Et quand un film assure déjà sur ce point, la moitié du chemin est fait pour que l'on ai plaisir à regarder le film, même si les acteurs ou le scénarios sont imparfaits, le décor et sa mise en scène offrent une belle tranche de dépaysement et parviennent à donner une forme de souffle épique. Heureusement d'ailleurs que les images sont là, parce que le scénario peine à insuffler ce souffle de révolte et les acteurs, surtout Kristen Stewart, semblent totalement se désintéresser de cet enjeux. Mais bonjour la photographie, et bonjour les décors. Je disais plus haut que le film jongle sur différents registres qui sont autant de variation du conte, une forme de fantasy très simple, et que je range dans de la low-fantasy - mise à part la scène WTF dont je parlerai plus loin -, il va aussi dans une forme de "noirceur" et là je mets des guillemets parce qu'il y a dans les contes de fées, surtout si on revient aux origines et que l'on s'éloigne des versions populaire, un potentiel de noirceur très fort, les dimensions symboliques et psychanalytiques offrent de beaux morceaux de noir à celui qui veut regarder les contes en face. Malheureusement ce n'est pas dans cette direction que le film cherche la "noirceur" mais plus dans un aspect cosmétique et décoratif. Ce qui n'est qu’à moitié péjoratif dans le contexte de ma phrase, parce que l'obscure forêt où se perd Blanche Neige et qui tient le rôle du lieu noir et torturé est une belle réussite. Pour en revenir à la photographie du film, elle semble prendre l'option d'une forme de réalise cru, les lumières sont froides, presque mortes, elles lancent sur les landes une lueur blafarde qui éclaire tout sous un jour sans ambages. C'est assez curieux et assez marquant, beaucoup de scène, surtout en extérieur et en plan large donne dans ce registre réaliste qui cherche à ancrer une partie du film ni dans la fantasy ni dans la noirceur mais dans une vérité nue, austère, aride, boueuse, minérale qui tente de faire basculer Blanche Neige et le Chasseur dans une œuvre naturaliste. C'est volontiers excessif comme jugement, pourtant je trouve que ça fonctionne très bien et que ça aide à créer une forme d'incertitude des genres qui donne un aspect diffus mais trouble à ce film.

 

Même si je disais en préambule qu'en tant que spectateur on s'amuse volontiers à suivre le récit dans ses mutations du conte de fée, la force du film réside aussi dans le fait qu'il nous fait parfois oublier que nous sommes dans un conte de fée en nous mettant les pieds dans la boue. Au point que lorsque Blanche Neige et son chasseur se font faire prisonnier par des hommes de petites tailles il m'a fallu plusieurs minutes pour réaliser qu'ils étaient les sept nains du conte. Et cette force réside pour moi dans la photographie de ce film qui est une grande réussite.

 

Au niveau des acteurs nous avons là un panel très discutable de performance. Il y a Kristen Stewart qui fait du Kristen Stewart en toute circonstance, l’œil torve, la moue boudeuse et le cheveu noir. Les événements semblent glisser sur elle de façon identique qu'elle rencontre son amour d'enfance ou qu'elle mène l'assaut dans son armure brillante. C'est dommage, on peine à voir en elle un quelconque alter ego de la méchante marâtre. Et c'est bien dommage parce que de l'autre côté de l'équation féminine se trouve Charlize Theron donc dans le rôle de la belle-mère, méchante, cruelle, sorcière et névrosée. De son côté Charlize Theron en fait des tonnes, mais ça colle parfaitement au personnage, elle est outrée, outrancière, outrageuse, grotesque, baroque, folle, furieuse, épique, elle s'en donne à cœur joie et joue autant qu'elle jubile dans ses costumes d’apparat et sous les maquillages qui exagèrent ses états d'âmes. Mais quoi que l'on en dise, je n'en attendais pas moins d'une marâtre, que l'obsession narcissique à fait tomber dans la folie. Du côté des mâles les seconds rôles des nains sont plutôt bien trouvés et apportent un peu de fraîcheur, même s'ils sont de petite tailleur, logique ce sont des nains, qu'ils dansent et qu'ils chantent, ils s'éloignent doucement de la clic à Tolkien ce qui n'est pas pour me déranger. Mais surtout, sur l'affiche il y a Chris Hemsworth venu jouer un chasseur et qui pour l'occasion à troquer son marteau contre une hache. Je trouve qu'il peine à se départir du cliché du mauvais garçon en quête de rédemption, et lorsque le chasseur retrouve sa proie alias Blanche Neige, s'instaure un duo bad guy et pucelle candide des plus ridicule et des plus chiant.

 

On a donc avec ce film une histoire plutôt divertissante et amusante à suivre, portée par des acteurs aux performances relativement moyennes mais filmés dans des décors et avec une photographie aux petits oignons qui sert vraiment le film. On peut se demander quel a été l'impact et l'intérêt de Rupert Sanders l'homme aux commandes de ce film qui se trouve être son premier long métrage. Ce réalisateur est un parfait inconnu pour moi, je sais juste qu'il a fait quelques spots de pub avant de se retrouver là. Je pense que c'est à lui du coup que l'on doit les quelques scènes très clinquantes, très publicitaires en d'autres termes, comme celle où l'on peut admirer Charlize Theron nue qui se plonge dans un bain de lait (était-ce bien du lait ?), avant d'en ressortir totalement blanche comme si elle sortait d'un bac de peinture, le tout filmé de manière très esthétisante. Ce n'est pas désagréable comme plan, voir Charlize Theron dénudée à l'écran est toujours un plaisir, mais ces plans marquent une rupture très nette avec le reste de l'esthétique du film qui est plus naturalisante. Et c'est la parfaite transition pour vous parler de la fameuse scène WTF qui me semble être entièrement le fait de monsieur Rupert Sanders.

 

Ce scène se déroule dans la forêt merveilleuse (désolé si ce n'est pas le terme du film, je ne m'en souviens pas, mais il faut prendre cette forêt comme l'opposée de l'Obscure Forêt), une forêt pleine de fleurs, d’insectes merveilleux, de plantes colorées, de couleurs chatoyantes et de guimauves verdoyantes. Au petit matin notre Blanche Neige explore l'endroit, et on s'étonne de voir à l'écran de petites créatures humanoïdes blanches, fruit contre nature des sylvains, créatures de la forêt dans Princesse Mononoke et des Minimoys d’Arthur. A ce moment là on est seulement intrigué, mais quelques instants après, voilà que Blanche Neige fait face à un grand cerf blanc qui tient fièrement à la surface d'une petite marre. Un des nains qui assiste à la scène précise au chasseur qu'il s'agit du grand esprit de la nature, ou de la forêt, et que notre demoiselle est une élue. Qu'importe ce qu'ils disent d'ailleurs, parce qu'à ce moment là le spectateur averti et totalement abasourdi de se trouver nez à nez avec une scène de Princesse Mononoke. Je me disais, non, ce n'est pas possible, il n'a pas osé. Pourtant si, il a osé. Il reprend la scène presque plan pour plan. Ce n'est pas du plagiat, c'est de l'hommage je suis d'accord, mais ce mixe hallucinatoire de Blanche Neige et de Princesse Mononoke est très étrange. Ce qui me fait dire que ce n'est pas du plagiat, et que c'est bel et bien un hommage que Rupert Sanders fait de lui même témoignant ainsi de son amour et de sa connaissance de l'animation japonaise, c'est que ce réalisateur, pour son second long métrage, est aux commandes de l'adaptation live de Ghost in the shell avec Scarlett Johansson. Alors écoute moi bien mon bon Rupert Sanders, tu peux faire mumuse avec Blanche Neige autant que tu veux ça ne me dérange pas, en plus tu t'en es pas trop mal sorti. Mais attention à ce que tu fais de Ghost in the shell, parce que pour moi si Blanche Neige est un classique de la culture populaire, Ghost in the shell est un monument de la pop culture.

 

Voilà, je termine donc cette critique sur une note positive, si on laisse de côté les invraisemblances du scénario et que l'on se laisse prendre par sa volonté de divertissement, si on regarde la beauté minérale et crue de la mise en scène, des décors et des lumières qui portent une souffle puissant et que l'on oubli un peu la pauvre Kristen Stewart, alors on est devant un film vraiment agréable à regarder. Quand on voit le massacre qu'a été Alice au pays des merveilles par exemple, il faut admettre que ce film là, Blanche Neige et le Chasseur, n'est pas un mauvais film. Vous pouvez lui reprocher de ne pas être une bonne adaptation, au sens qu'il n'est pas une adaptation fidèle, en revanche c'est un excellent divertissement, esthétique et bien rythmé qui plus est assez inspirant si vous cherchez un univers de low-fantasy ...

 

Ceci étant dit, avec cette marâtre incarnée avec outrance par Charlize Theron, je commence à voir s'esquisser un univers de jeu de rôle où les royaumes et les pouvoirs seraient détenues par des reines ou des sorcières déviantes. Un matriarcat corrompu par la sorcellerie tenue par des mains élégantes comme celles de Charlize Theron dans Blanche Neige et le Chasseur ou celles d'Angelina Joli dans Maléfique.    

Elle est au centre de l'affiche et je crois que ce n'est pas un hasard car c'est réellement Charlize Theron qui tient le haut de l'affiche dans le film. Sa composition de belle-mère névrosée et outrancière fonctionne très bien, surtout que l'actrice n'hésite jamais à en faire des tonnes. Moi j'adore ! En plus elle est toujours dans des costumes très bien confectionnés qui savent donner de l'esthétique supplémentaire.
Elle est au centre de l'affiche et je crois que ce n'est pas un hasard car c'est réellement Charlize Theron qui tient le haut de l'affiche dans le film. Sa composition de belle-mère névrosée et outrancière fonctionne très bien, surtout que l'actrice n'hésite jamais à en faire des tonnes. Moi j'adore ! En plus elle est toujours dans des costumes très bien confectionnés qui savent donner de l'esthétique supplémentaire.
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Dommage que la jeune fille qui incarne Blanche Neige petite ne reste pas plus longtemps parce qu'elle est bien plus charismatique que Kristen Stewart. Vous pouvez voir ici le Chasseur, mais aussi sur son cheval le parfait personnage inutile qui est l'amour de jeunesse de Blanche Neige et qui sert vraiment, mais vraiment à rien.
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Dommage que la jeune fille qui incarne Blanche Neige petite ne reste pas plus longtemps parce qu'elle est bien plus charismatique que Kristen Stewart. Vous pouvez voir ici le Chasseur, mais aussi sur son cheval le parfait personnage inutile qui est l'amour de jeunesse de Blanche Neige et qui sert vraiment, mais vraiment à rien.

Miroir mon beau miroir dit moi si tu es crédible en miroir qui parle ... Moi ça me fait penser à des effets vus dans The Cell avec Jennifer Lopez et déjà réalisé par un ancien publicitaire Tarsem Singh
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Voilà Blanche Neige, pucelle en armure comme une certaine Jeanne d'Arc, mais aussi pucelle qui parle au troll, qui se perd dans la forêt et qui rencontre des gens.
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Voilà Blanche Neige, pucelle en armure comme une certaine Jeanne d'Arc, mais aussi pucelle qui parle au troll, qui se perd dans la forêt et qui rencontre des gens.

Toi aussi tu aimes Princesse Mononoke ?
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Toi aussi tu aimes Princesse Mononoke ?

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Parce que mettre Charlize Theron nue dans son film c'est un gage de succès et parce que c'est beau, voilà quelques images ...
Parce que mettre Charlize Theron nue dans son film c'est un gage de succès et parce que c'est beau, voilà quelques images ...
Parce que mettre Charlize Theron nue dans son film c'est un gage de succès et parce que c'est beau, voilà quelques images ...

Parce que mettre Charlize Theron nue dans son film c'est un gage de succès et parce que c'est beau, voilà quelques images ...

Pour finir je vous offre ces quelques images de Kristen Stewart et de Charlize Theron qui posaient ensemble en 2012, je suppose pour la promotion de leur film ... Il est très clair que les rapports entre belle-mère et belle-fille auraient pu être plus sulfureux ce qui aurait donné sérieusement au film un aspect noir et glauque non négligeable. En regardant ces photos j’ai réalisé que si un jour il fallait tourner un biopic de Najat Vallaud-Belkacem alors Kristen Stewart est la candidate idéale pour incarner Najat Vallaud-Belkacem !

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Critiques - Film, #critique, #film

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Publié le 19 Novembre 2016

Un mauvais destin ou une destinée contraire, je ne sais pas, mais l'année de sa sortie j'ai totalement boycotté ce film craignant de voir un énième remixe médiocre de légendes antiques dans un décorum de péplum néo numérique. Il faut dire qu'avec Louis Leterrier aux commandes et Mouloud Achour en second rôle j'avais de quoi alimenter un doute raisonnable ...

 

Depuis sa sortie six années sont passées, et je suppose quelques passages à la télé, mais là encore j'ai maintenu le boycotte de cette production, refusant injustement de prêter un œil à ce film alors qu'en parallèle je suis allé voir Hercule avec The Rock ainsi que La légende d'Hercule avec un acteur non connu de mes radars, j'ai même subit le déplorable Les immortels de Tarsem Singh ou encore la triste de suite de 300. Bref du pseudo péplum de seconde ou troisième zone j'en ai mangé mais je refusais pourtant de laisser une chance à ce Choc des Titan. Jusqu'à ce soir ...

 

Comme un pléonasme du quotidien il n'y avait rien à la télé, et je n'avais pas envie de penser, j'ai alors lancé Netflix et par dépit j'ai lancé Le Choc des Titans le temps d'occuper l'écran pendant que je faisais la vaisselle. Chose curieuse, je me suis arrêté deux fois de laver les assiettes pour jeter un œil au début du film, j'étais étonné, c'était moins cheap que ce à quoi je m'attendais. Et le temps de finir la vaisselle et de me faire un café, j'étais devant la télé à suivre les aventures de ce Percé de cinéma.

 

Je vais vous choquer mais j'ai trouvé ça bien. Pour commencer je vais reconnaitre ses défauts, à commencer par les acteurs, et principalement Percé. Je l'admets c'est regrettable que le héros ai le charisme d'une sandalette fossile mais je ne m'attendais pas à plus. Au moins ce héros a-charismatique a un talent, à côté de lui le reste du casting se trouve mis en valeur. Le second défaut, qui n'en est pas exactement un, c'est son scénario. Le défaut c'est qu'il s'assoit bien volontiers sur une idée de la fidélités historiques ou mythologiques qui auraient pu nourrir et ravir les amateurs de légendes. Mais ce défaut possède un contre pied intéressant, c'est le goût de remix post moderne qu'il laisse au film. Plus le film se détache de son creusé de légende antique classique et plus il gagne en divertissement débridé. Et du divertissement c'est exactement ce que je recherche actuellement devant un  film.

 

La première qualité de ce film c'est qu'il n'a pas respecté les préjugés que j'avais à son sujet et en me déroutant ce film m'a plu. Ensuite, même si je l'ai vu sur un écran de télé et en 2D, j'ai apprécié les décors. C'est tout con, mais le film est une belle promenade, un peu maritime et surtout minérale. Des images simples pour des décors naturels qui exhalent un parfum d'exotisme épique autour de cette histoire. Il suffit parfois de peu de chose pour donner à une scène ou à un plan ce je ne sais quoi qui emporte le spectateur dans l'imaginaire du film. Chez moi un décor qui s'offre agit souvent comme un piège qui aspire mon imagination.

 

Une des autres qualités du film c'est son rythme foutraque. Tant qu'à bafouer une hypothétique filiation à la fidélité de la légende, Le choc des Titans le fait de façon décomplexée, généreuse, parfois outrancière mais toujours très juste en ce qui concerne le tempo. Alors même avec des acteurs pas vraiment charismatiques dans l'écran, même avec un scénario construit de bric et de broc, même avec des scorpions géants montés par des djinns, personnages en charbon, le rythme tombe toujours juste. C'est du up tempo, le spectateur que je suis se laisse porter et emporter. Il faut dire que ce film respire la série B décomplexée réalisée par un réalisateur qui aime son sujet et son genre. La sincérité vis à vis d'un genre et la générosité peuvent palier à des faiblesses ailleurs dans la production.

 

En plus le geek qui sommeil chez Louis Leterrier n'a pas hésité à semer des références diverses, variées et pop culturelles qui rendent par exemple hommage au film original avec la chouette Bulbo. Mais on peut aussi envisager un clin d’œil à des armures de chevaliers zodiacaux quand on regarde les costumes des dieux, ou un hommage en forme de clin de tentacule non euclidienne avec le design du Kraken qui à lui seul rend hommage à Cthulhu et à Godzilla, aux Eva d'Evanglion et à tous les kaijū de la culture populaire. Bref on sent que Louis n'est pas dupe et moi j'ai eu envie de le suivre dans son projet. Série B décomplexée ça veut dire des costumes un peu kitchs, les dieux seront là pour en témoigner, des effets spéciaux généreux, et qui ici ont plutôt bien vieillis, des scènes de combats viriles contre des monstres et des donzelles tantôt lascives, tantôt victimes qu'il faut toujours finir par sauver à la fin.

 

Tout y est, et j'ai trouvé ça cool.

 

C’est peut-être à ce moment là qu’en plus du film j’ai vu une partie de jeu de rôle. Bien sûr je ne suis pas le premier à envisager la mythologie comme une source d’inspiration et d’exploration pour du jeu de rôle sur table, mais à ce moment là du visionnage j’ai cru voir tous les éléments d'une partie de jdr dans ce film ; la mise en scène et le rythme comme un découpage de partie, de scénario, de séances de jeux de rôle et j’ai trouvé ça encore plus cool. C’était inspirant ; pas pour son scénario complexe avec enquête aux multiples énigmes retorses, ni pour la profondeur des personnages car le film est tout le contraire. Et c’est justement ce contraire que j’ai trouvé inspirant, la simplicité qui mène au divertissement. Des scènes simples mais esthétiques, des combats courts contre des ennemis épiques, et une grande importance donnée au style, au décor, et à l’exotisme vénéneux que permet l’imaginaire ; Méduse, Kraken, Djinn, Scorpions géants, tous ces éléments sont marquants par leur look et l’efficacité de leur mise en scène. Mention spéciale au passeur d’âme Charon qui a un rôle minuscule mais qui imprègne le film de son aura esthétique. Ce film m’a donné envie de prendre une feuille, un crayon, m’armer d’un système simple et minimaliste et d’envoyer des joueurs à la rencontre ostentatoire et baroque d’un imaginaire débridé. C’est la force du film, tu as une idée ? une inspiration ? une envie ? Fonce, prend ton Kraken nordique, tes djinns orientaux et balances les dans l’antiquité grecque. Fait des ellipses narratives et focalise toi sur ce qu’aiment les joueurs / spectateurs, des combats épiques, des rencontres marquantes et des villes en prise au chaos.   Je sais que le jeu de rôle ce n’est pas que cela, mais ce film m’a rappelé que parfois l’essentiel c’est de se faire plaisir. Bref, ce film à le parfum savoureux d’une aventure Porte – Monstre – Trésor à l’ancienne, et ça sent tellement fort que ça ne peut pas être un  hasard, c’est un  hommage j’en suis sûr.

 

Je trouve en plus que les effets spéciaux envoient toujours du steak même six ans après sa sortie. Et la mise en scène justement se met au service du divertissement en rendant hommage à ces effets spéciaux sans en faire trop pour tirer l'attention à elle. La scène finale avec l'attaque du Kraken, le Pégase de Percé, le sacrifice d'Andromède, sonne comme le point d'orgue où s'embrassent et s’enlacent les influences épiques et kitchs sans rien  renier de l'un  ou de l'autre.

 

Bref, le film est court, bien rythmé, esthétique, décomplexé, il sait se montrer spectaculaire et nous faire oublier ses limites et ses travers. Il ne m'en faut pas plus pour aimer ce film et reconnaître mon erreur de l'avoir boudé pendant toutes ces années.

Une critique rédigée à chaud et illustrée de manière excessive, j'avais oublié comme c'était plaisant. Et du plaisir j'en ai pris devant Le choc des Titans ! Pardon à Louis Leterrier d'avoir méprisé son film si longtemps avant de me régaler avec.
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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Critiques - Film, #Le choc des Titans, #SF

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Publié le 5 Août 2016

Imaginez une brochette des pires super-vilains issus des caniveaux des pires ruelles torturées d’une ville sombre, noire et blessée. Pas de la petite racaille de bas étage, pas du dealer de cannabis pour bobo ou des mecs qui volent les sacs des vieilles rombières à l’arrachée. Non, dites -vous que vous tenez là un putain d’échantillon de psychopathes, des tueurs à gages, de voleurs, des monstres, des déglingos bien déglingués à qui on ne compte plus les cases qui manquent, des dingues, des fous, de cas pathologiques, une vraie bande de salopards opportunistes sans fois ni lois plus dangereux qu’une horde de traders devant un pays en faillite. Et dites-vous que cette horde de sauvage pourrait faire une bonne force d’intervention pour des cas désespérés et là vous tiendrez le concept de Suicide Squad, à deux trois détails prêts c’est la promesse que nous faisait le projet. Et je trouvais ça foutrement alléchant.

Je m’attendais donc à ce que Suicide Squad rox du poney, et pas seulement dans le sens hyperbolique de l’expression, je me disais qu’une réunion de super-vilains hyper méchants ça pouvait potentiellement donner lieu à des scènes de bastons sur des poneys en pleine rue, gratuitement, juste parce que les personnages sont totalement cramés de la caboche. C’était même le strict minimum de ce que je pouvais attendre d’eux. Malheureusement le film échoue comme un gros cachalot pathétique sur une plage de Floride en plein mois d’Août. Difficile de hiérarchiser les échecs de cette production, mais je crois que j’aurai pu pardonner bien des dérives de ribambelle à Suicide Squad si le film avait assumé ses méchants et leurs vilénies de gros bâtards asociaux. Aie ! Au lieu de cela on se retrouve à assister à la plus historique réunion de psychopathes dociles et politiquement correctes que les mondes imaginaires ont pu accoucher. C’est affligeant.

Une belle brochette de super-vilains par sûr tanké niveau costumes et charisme

Une belle brochette de super-vilains par sûr tanké niveau costumes et charisme

On passera donc rapidement sur le scénario, et c’est déjà lui faire honneur que d’utiliser le terme de scénario pour parler de la trame narrative asthmatique certainement griffonnée sur un coin de PQ. Il est plat, vide et creux ne nous ménageant aucun lieux communs sur le genre et n’évitant aucun des écueils liés au politiquement correcte ; si j’étais gentil avec lui je dirai qu’il est cousu de fil blanc, mais cette histoire là est carrément scotchée au chatterton industrielle. Résumons : Une organisation travaillant pour le gouvernement des États-Unis et donc un peu de monde, décide de capturer les pires raclures de criminelles pour les forcer à travailler pour eux dans une force ultra secrète qui sera utilisé contre des menaces trop bad ass pour être traitée à l’ancienne. Pour chaperonner ces tordus en tout genre on leur colle le capitaine Rick Flag des Marines (ou de je ne sais quelle force spéciale) et pour s’assurer la fidélité des gaziers on leur injecte dans la nuque une bombe grande comme un grain de riz mais puissante comme une grenade.

Avec son charisme au rabais et ça présence physique low cost on peine déjà à trouver crédible que le monsieur Rick Flag puisse mater son escadron de criminels endurcis. Merde on a là la crème de la crème des méchants tous présentés comme des fous, notamment notre Harley Quinn présentée dans le film comme étant encore plus folle que le Joker himself. Et cette bande de fou furieux respecte gentiment le pacte qui les unit au Suicide Squad parce qu’ils sont assez raisonnables pour ne rien tenter qui mette leur vie en jeu ? Je n’y crois pas une seconde, et je suis sûr qu’aucun spectateur n’y a vraiment cru. On est donc là avec des super-vilains qui docilement obéissent aux ordres sans rien faire de mal. Mais WTF ? Ok, ok, c’est vrai que pour calmer les ardeurs le capitaine Rick Flag fait sauter le pauvre Slipknot qui tentait de s’enfuir (et fuck le spoil de merde) sauf que la ficelle est si grosse qu’on préfère en pleurer des petites cuillères rouillées plutôt que d’y croire un instant. Il faut dire que ce pauvre Slipknot est invité à la fête juste pour crever et servir d’exemple deux secondes après son arrivé. Le réalisateur et le scénariste (qui se trouvent être la même personne) auraient pu faire sauter un personnage présent des le départ histoire de jouer un peu avec le spectateur mais non, le personnage de Slopknot arrive de nulle part trois plans, ou peut-être trois scènes, avant d’être tué. C’est ridicule, ridicule comme l’explosion à peine plus violente qu’un pétard mouillé qui lui crame la cervelle.

Sérieusement, aujourd’hui dans la moindre série télé avec des mecs un peu déterminés à savoir se battre il y a forcément une scène où un gars se charcute la couenne avec un morceau de ferraille rouillée pour se débarrasser du traceur, d’un micro, d’une clef et de je ne sais pas quel autre ustensile USB planqué sous sa peau. Mais dans Suicide Squad les méchants semblent dire ; quoi ? J’ai une  bombe dans la peau ? Bon ce n’est pas grave je vais vous obéir. Mais merde quoi, Deadshot est cessé ne jamais louper son tir, je suis sûr qu’il peu flinguer la bombe sans toucher un organe vital à 200 mètres, et Harvey Quinn vous pensez qu’elle va penser à ce qui est raisonnable pour elle ? Durant les deux heures du film je me suis demandé quand il allait se passer quelque chose, je veux dire quelque chose de cool.  Mais rien, rien qui ne soit digne d’un psychopathe. Enfin si, si vous avez la bande annonce vous savez qu’à un moment donné Harvey Quinn casse une vitrine pour voler un sac, même que je crois que c’est une minaudière, les experts me le confirmeront peut-être. Elle a alors cette réplique médiocre retranscrite dans l’a peu près de ma langue : ben quoi on est les méchants.

Fichtre de couille de mouche Ouzbek c’est trop de fous ! Ils cassent une vitrine dans une ville déjà en état de guerre, mais comme ils sont trop ouf ! Y’a donc rien qu’ils ne respectent ? Le monde tremble devant une telle débauche de cruauté et de folie. Je comprends mieux pourquoi notre gouvernement était si dur avec le mouvement nuit debout, ils avaient compris que ce mouvement cachait des super-vilains, le genre de fieffés gredins qui donnent du fil à retordre à Batman ou Superman. Sans déconner cette bande de personnages hyper méchants fout moins les jetons que les casseurs dans une manif de lycéens, y’a un problème non ? Pourtant Killer Croc est censé être un monstre cruel régnant sur la pègre, Deadshot un tueur à gage sans pitié, Capitaine Boomerang un voleur sans éthique, Harvey Quinn une folle dingue plus folle et plus dingue que tous les autres réunis et Pyro un pyromane dépressif ce qui n’est jamais un mélange très stable. Et à eux tous ils sont incapables d’envisager un acte un peu plus fou, pervers, tordu, cruel, audacieux ou marginal que de casser une vitrine ? Bigre de lapin nain angora le politiquement correcte à définitivement emporté la partie.

Ce film c’est une sorte de wedding cake, de loin l’aspect extérieur à l’air cool, funky, chiadé et coloré et on se dit que ça peut être sympa à bouffer. Et puis on se découpe une tranche, genre avec un sabre de Katana et au passage il faudra m’expliquer ce que le personnage de Katana fout dans le film, et là on découvre que le glaçage est lourd, difficile à digérer et presque aussi fade que la génoise génétiquement modifiée pour être antiseptique qu’on trouve à l’intérieur.  

J’avoue j’attendais à de la violence, de la punchline et de l’irrévérence. Mais l’on n’a rien de tout cela ; psychopathe pleurnichard, tueur mielleux et donzelle en culotte entourée de faire-valoir voilà les responsables d’une partie de ma déception.  Et la ville où l’escadron des Suicides Squad intervient on en parle ? Quand ils arrivent, il y a un joli travelling aérien pour bien voir le bordel, les routes défoncées, les ponts coupés, les chemins de fer défoncés, alors en toute logique je me dis que ça doit grouiller de personnes prisonnières du merdier. Et là encore, paf dans ma gueule. Personne, en tout cas rien qui puisse saigner, pas un humain, pas une femme enceinte, pas un enfant, pas l’ombre d’un début de réalité qui aurait pu donner lieu soit à du gore soit à du cornélien. Et pour finir de castrer l’espoir les ennemis que doivent affronter nos super-vilains sont en minerai, un putain de matériau qui ne saigne pas. Alors quand la grosse scène d’action se lance, ça ressemble plus à une baston dans un magasin de porcelaine qu’à une bataille organique. A quoi bon mettre en scène des super-vilains s’ils ne peuvent pas avoir le goût du sang ? Et les costumes on en cause ?

Parce que si je me garde le cas Harvey Quinn pour plus tard, on est quand même plus proche de la bande d’ados attardés avec des costumes mal branlés un soir d’halloween plutôt  que de la horde de super-vilains trop stylés, même une convention de cosplay est plus classe que nos pieds nickelés du crime. Alors acteurs sans charisme plus costumes à la mords-moi-le-bas-de-gamme ça nous laisse le spectateur en position dubitative. Et sincèrement je me serai contenté de peu ; je me serai ravi pour un film vulgaire, poseur et superficiel qui ne repose que sur la mise en scène de la violence et l’exploitation esthétique de personnages trop classe, un peu comme dans 300 le film de Zack Synder producteur de Suicide Squad. Mais même ça le film l’échoue. Sûrement parce que la mise en scène est générique et absolument pas inspirée. Le réalisateur invisible passe les scènes comme un serveur apporte les plats en essayant de rien foutre parterre sans se faire remarquer.

Mise en scène naze, essayez de me citer une scène visuellement claquante pour ceux qui ont vu le film ; acteurs nazes dont on passe beaucoup de temps à ce demander ce qu’ils font là et à quoi ils servent, décors fades et nazes, action passe partout et écriture au rabais incapable de balancer des vannes ou des punchlines efficaces, voilà ce qui constitue Suicide Squad.

Bien sûr il y a Harvey Quinn. Il y a le cul de Harvey Quinn moulé dans une culotte à sequins. Il y a les moues boudeuses de la psychopathe qui se la joue lolita décérébrée. Il y a les plans sur Harvey Quinn, de dos, de face, de profil, visage, fesses, bouche, jambes, coiffures blonde aux friandises. Bien sûr il y a Harvey Quinn que l’on  peut voir, regarder, observer, mater, dévorer des yeux. C’est vrai, c’est un fait, mais c’est insuffisant madame. La damoiselle est bien gaulée bien sûr et le film ne manque pas une occasion de nous le rappeler mais la demoiselle joue bien mal et dès qu’elle ouvre sa grande bouche acidulée de son personnage plus perché qu’une junky qui ne serait par revenue d’un trip sous acide la magie s’écroule comme un château de cartes. Il faut dire que Margot Robbie joue la folie de la façon la plus prévisible possible et à aucun moment son personnage ne nous surprend. Chaque action, réaction, réplique de la jolie blonde est attendue, et vu qu’elles sont placées avec l’application maladroite d’une élève de CM2 qui récite sa poésie ça tombe à l’eau. Elle pourra toujours se consoler en se disant que son amoureux, J, alias le Joker emblème des emblèmes du chaos criminel est interprété par un Jared Leto qui doit encore être en train de chercher comment il pourrait jouer son rôle. Pourtant on sent que l’équipe du film l’a aidé, il a un joli maquillage de clown dément, on lui a composé des plans avec des beaux décors dangereusement fous et on a limité ses scènes pour que leurs impacts retentissent plus (ou parce qu’il était trop mauvais). Mais rien n’y  fait, ce Joker là passe à côté de tout, il glisse sur la pellicule sans parvenir à l’impressionner. Ne parlons pas de la scène ou Harvey Quinn et J finissent par choir dans une cuve de mélasse ? ou alors c’est une sorte d’acide doux, qui est tellement navrante qu’on fini par être gêné.

Voilà la promesse de Suicide Squad

Voilà la promesse de Suicide Squad

Encore une fois, je ne veux pas que l’on pense que je suis trop exigeant, je vous assure qu’un film drôle et poseur réalisé comme un clip de rap m’aurait largement satisfait. Mais les blagues quand elles sont là font pitiés. Ce qui est très dérangeant finalement c’est tout ce politiquement correcte qui parvient à recouvrir chaque bonne idée du film pour l’affadir jusqu’à l’écœurement. La happy end est un logiquement un sommet de ridicule et de trahison ; nous sommes loin du Suicide Squad, mais plutôt devant  un Bisounours Squad.

Pourtant faire un film de super héros noirs c’est possible, Batman à parfois réussi à le faire, Watchmen encore mieux a su puiser dans la veine noire où coule le sang des héros qui ne sont pas sûr d’en être pour ériger une fresque dark. Et dans le genre opposé de la pure comédie qui fonctionne très bien sur moi, on peut penser à l’impertinence des Gardiens de Galaxie qui sont eux aussi forme un groupe de gueules cassées, un peu psychopathes, tueuses et personnages pas forcément fait pour être des héros. Je veux dire que Suicide Squad n’était pas voué à l’échec, au contraire son concept avait les moyens de nous sortir un film drôle, ou un film trash, ou un film irrévérencieux, voir tout bêtement un bon film, un truc simple et efficace, mais nous sommes en présence d’un objet inachevé, mal écrit, peu réalisé, mal incarné, qui ne semble pas se fixer d’objectif ce qui lui permet de tous les rater.

Finalement la seule qualité de Suicide Squad c’est que le film a réussi à me faire réévaluer positivement mon avis pourtant très merdique sur Deadpool.  Bref, ces super-vilains là ne nous frappent jamais, ni claque visuelle, ni claque de drôlerie, ni claque d’action effrénée, ni claque d’effets spéciaux qui déboitent. Voilà, j’arrête là, il faut savoir tirer sur l’ambulance avec modération, ça sera la conclusion idiote de cette critique.

Encore une fois ce qui saute aux yeux en plus de la culotte de Harvey Quinn c'est l'aspect tristement carton-pâte de cet escadron du Suicide Squad
Encore une fois ce qui saute aux yeux en plus de la culotte de Harvey Quinn c'est l'aspect tristement carton-pâte de cet escadron du Suicide Squad
Encore une fois ce qui saute aux yeux en plus de la culotte de Harvey Quinn c'est l'aspect tristement carton-pâte de cet escadron du Suicide Squad

Encore une fois ce qui saute aux yeux en plus de la culotte de Harvey Quinn c'est l'aspect tristement carton-pâte de cet escadron du Suicide Squad

Rien quen photo on devine ici les efforts de Jared Leto pour maltraiter le Joker, belle performance de sa part pour rendre gênant ce personnage emblématique
Rien quen photo on devine ici les efforts de Jared Leto pour maltraiter le Joker, belle performance de sa part pour rendre gênant ce personnage emblématique

Rien quen photo on devine ici les efforts de Jared Leto pour maltraiter le Joker, belle performance de sa part pour rendre gênant ce personnage emblématique

On sent bien que le film fait son beurre sur la plastique de Harvey Quinn. Et pourquoi pas d'ailleurs, je ne vous cache pas qu'elle est bonne, je veux dire physiquement bonne, bonnasse quoi. Mais quand il lui s'agit de jouer la folle la c'est plus compliqué. Ce que je trouve navrant ou amusant, navrmusant donc, c'est à quel point elle me fait penser à Juilet l'héroïne de Lollipop Chainsaw sauf que Juilet est un personnage vraiment bien écrit, avec des dialogues doux dingues qui insufflent plus de folie que les tirades plate de Harvey Quinn.
On sent bien que le film fait son beurre sur la plastique de Harvey Quinn. Et pourquoi pas d'ailleurs, je ne vous cache pas qu'elle est bonne, je veux dire physiquement bonne, bonnasse quoi. Mais quand il lui s'agit de jouer la folle la c'est plus compliqué. Ce que je trouve navrant ou amusant, navrmusant donc, c'est à quel point elle me fait penser à Juilet l'héroïne de Lollipop Chainsaw sauf que Juilet est un personnage vraiment bien écrit, avec des dialogues doux dingues qui insufflent plus de folie que les tirades plate de Harvey Quinn.
On sent bien que le film fait son beurre sur la plastique de Harvey Quinn. Et pourquoi pas d'ailleurs, je ne vous cache pas qu'elle est bonne, je veux dire physiquement bonne, bonnasse quoi. Mais quand il lui s'agit de jouer la folle la c'est plus compliqué. Ce que je trouve navrant ou amusant, navrmusant donc, c'est à quel point elle me fait penser à Juilet l'héroïne de Lollipop Chainsaw sauf que Juilet est un personnage vraiment bien écrit, avec des dialogues doux dingues qui insufflent plus de folie que les tirades plate de Harvey Quinn.

On sent bien que le film fait son beurre sur la plastique de Harvey Quinn. Et pourquoi pas d'ailleurs, je ne vous cache pas qu'elle est bonne, je veux dire physiquement bonne, bonnasse quoi. Mais quand il lui s'agit de jouer la folle la c'est plus compliqué. Ce que je trouve navrant ou amusant, navrmusant donc, c'est à quel point elle me fait penser à Juilet l'héroïne de Lollipop Chainsaw sauf que Juilet est un personnage vraiment bien écrit, avec des dialogues doux dingues qui insufflent plus de folie que les tirades plate de Harvey Quinn.

Salut Deadshot, tu as sais que tu me fais allégrement pitié ?

Salut Deadshot, tu as sais que tu me fais allégrement pitié ?

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Critiques - Film, #Cinéma, #Suicide Squad, #DC Comics

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Publié le 8 Juin 2016

- Il est dit qu’il faut battre le fer tant qu’il est encore chaud. Je pense qu’il en va de même avec les orcs ; pourtant je commence à être froid. -

Le bulldozer Warcraft est arrivé il y a quelques semaines sur nos écrans avec sa horde, ses orcs, ses humains et ça fantasy guerrière. L’adjectif guerrière est un choix parfaitement subjectif j’en conviens mais je l’assume même si le film n’est pas foncièrement guerrier malgré le fait qu’il contienne des scènes de bataille et même si son scénario tourne autour d’une invasion barbare qui est donc forcément un peu belliqueuse. Cette petite digression autour d’un adjectif accolé à la fantasy de Warcraft résume un assez bien le handicape du film. Warcraft est une licence puissante et ancienne qui, si on inclut ses diverses déclinaisons vidéoludique, connecte une énorme masse de joueurs. De ce fait la marque Warcraft a bien irrigué la culture geek, socle culturel commun de nombreux spectateurs de ce type de films, malheureusement elle véhicule aussi beaucoup de préjugés à son sujet. Alors que l’on soit amateur ou détracteur des jeux vidéo ayant été à l’origine de ce film, et même si on n’y a jamais joué directement, nous ne sommes pas vierge de jugement. Du coup chacun appréhende le film avec des idées préconçues différentes qui viendront sûrement orienter sa réception.

Au siècle dernier j’ai un peu joué à Warcraft, mais trop peu pour m’être attaché à la licence, néanmoins mon esprit n’avait pas pu associer Warcraft et l’idée d’un scénario. J’envisageais ce jeu seulement comme un affrontement et j’ai été plutôt désarçonné d’être confronté à la narration tirée de ce jeu.

Les orcs, c'est la prouesse et la promesse de Warcraft le film

Les orcs, c'est la prouesse et la promesse de Warcraft le film

Après ces palabres de préambules je devrais me lancer dans le cœur de ma critique mais il y a longtemps que je n’ai plus rédigé de critique de film, et je me sens un peu rouillé. En plus ce film, même s’il a toutes les apparences d’une machine de guerre érigées pour tout écraser sur son passage, se révèle être plutôt tiède en saveur et il m’a laissé que peut de matière à la critique – ce qui est déjà en soit une critique –. Mais comme je ne voudrais pas perdre la main, et en espérant gratter un peu de la vague autour du sujet, je vais essayer d’en parler. 

Le film ouvre sur une séquence avec les orcs et je le reconnais j’ai été frappé par le visuel. À la fois par la prouesse technique qui nous offre des orcs fourmillant de détails d’expressions bluffantes de réalisme mais aussi par la direction artistique de ces orcs là, tellement plus riches que ceux proposés par Tolkien par exemple. On se sent plongé au cœur de quelque chose, et on a la sensation que tant la culture du peuple orc que ce qui se trame avec eux nous dépasse – surtout si l’on est novice en matière de Warcraft – est j’aime beaucoup cette sensation quand une œuvre fait sentir au spectateur qu’elle est plus large que ce qui est montré. La séquence est vivante, même touchante, la caméra virevolte et le spectateur est immédiatement injecté au cœur des tribus de peaux vertes.

Je me répète mais j’ai trouvé cette ouverture très prometteuse. Le rythme est soutenu, la narration ne lambine pas sur des explications trop didactiques et à ce moment là je me dis que les scénaristes avaient certainement misé sur le fait que le public serait en majorité déjà instruit de l’univers de Warcraft et qu’il était inutile de le prendre par la main. Et personnellement même si je n’ai aucune culture de cet univers, j’étais emporté par le rythme et la densité visuelle, je me suis détendu et j’ai attendu la suite.

Malheureusement le film ne retrouvera plus une pareille dynamique jusqu’à sa fin et le spectateur aura la désagréable impression d’assister à un lent mais sûr phénomène d’entropie.

Si le visuel très numérique des orcs brille par sa richesse et sa générosité dans les détails et par sa prouesse technique pour rendre si vivant des êtes de pixels, la confrontation avec l’esthétique humaine crée un choc. Le tout numérique des orcs avec le moins numérique des humains ne s’accorde pas immédiatement à l’œil. En tout cas mon œil de spectateur à mit du temps à s’accorder aux deux impressions visuelles que je trouve très différentes. Certaines personnes peuvent défendre l’idée que ce décalage est volontaire et qu’il incarne la distance et la différence qui oppose la Horde et ce qui deviendra l’Alliance, elles ont peut-être raison, pourtant à l’écran il a un fossé que le spectateur doit affronter seul car le film ne l’y aide pas.

Bonjour monsieur, vous pensez que l'on peut se parler d'égal à égal ?
Bonjour monsieur, vous pensez que l'on peut se parler d'égal à égal ?

Bonjour monsieur, vous pensez que l'on peut se parler d'égal à égal ?

Outre le rendu, ou la matière, de l’image, c’est toute la civilisation humaine qui apparaît de moindre qualité. Si les plans lagres numériques offrent des images de villes et de lieux aux architectures fouillées, élaborées avec soin par ce que l’on imagine être une civilisation virtuose, dès que le cadre se resserre et que les acteurs prennent le premier rôle, les décors deviennent pauvres, vides, avec un aspect très cheap. Et ce ne sont pas seulement les arrières plans qui peinent à rendre le fantastique et le souffle épique de l’aventure, les costumes eux non plus ne relèvent pas le niveau. Encore une fois il n’y a que les effets numériques qui réhausse les plans d’un merveilleux qui en met plein la vue ; pouvoirs magiques, animation des montures, l’ordinateur offre au film ces plus beaux morceaux.

Les acteurs d’ailleurs parlons-en, on ne peut pas dire qu’ils portent le film. Entre ceux qui ne jouent pas, et ceux qui surjouent il y a ceux dont le charisme naturel est à questionner et les autres dont on se demande encore s’ils ont reçu une direction d’acteur. Je ne peux pas dire qu’ils soient foncièrement mauvais, ils sont seulement moyens, en tout cas ils souffrent la comparaison d’avec les orcs. Et c’est assez dommage parce que l’on a beaucoup de mal à prendre fait et cause pour ces humains confrontés à une situation compliquée et à des choix moraux pouvant être difficiles.

Si le film s’ouvre sur une séquence pleine de promesses il ne parvient pas, à mon sens, à les tenir. Déjà que je trouve les matériaux humain moyen, costume, acteur, décor ; ce qui fait le film, mise en scène et narration ne parviennent pas eux non plus à nous faire oublier nos réticences. La mise en scène, se révèle manquer cruellement de caractère, de génie ou d’inspiration. La caméra numérique bouche beaucoup, parfois trop à mon goût, mais quand il s’agit de construire quelque chose il ne se passe rien. C’est une mise en scène ni mauvaise ni bonne, juste assez normale pour qu’on oublie d’y penser dès que les lumières se rallument.

Jusque là j’ai été comme le film, je n’ai eu que des remarques tièdes et des critiques moyennes. Une de mes grosses déceptions vient de la narration. Passé la première séquence le film entre dans son ventre mou, un gros tiers du film où il ne se passe rien d’autres qu’un enchaînement de scènes prévisibles au pathos prémâché afin d’artificiellement construire des personnages auxquels on peine à croire et s’attacher. C’est surtout que ça plombe totalement le rythme du film sans rien apporter en contre point.

Je vois beaucoup de points négatifs dans ce film, une mise en scène banale, des acteurs moyens, des costumes et des décors réels qui souffrent la comparaison avec les costumes et décors numériques, une narration qui rame, un rythme qui ne tient pas la longueur et finalement là où j’ai peut-être été le plus surpris et déçu parce que je pensais pouvoir attendre autre chose d’un éditeur de jeu vidéo qui fait du cinéma, c’est aucune originalité ni aucune audace.

Pourtant de manière assez paradoxale, quand est arrivée la fin du film j’avais un sentiment agréable, presque positif. Parce qu’avec ses promesses non tenues le film réussi quand même quelque chose d’intéressant, il donne envie de jouer. Il film échoue à être un grand film, mais il parvient à évoquer le potentiel narratif et ludique d’une guerre entre la Horde et ce qui devient l’Alliance, et moi ça m’a donné envie de jouer, d’éprouver par moi-même ces possibilités latente dans le film mais qu’il n’explore pas vraiment.

En me rendant voir ce film je n’avais pas d’a priori particulière sur le jeu vidéo, ni sur Warcraft. Mais sans le savoir j’avais quand même une petite attente, j’attendais d’un éditeur Blizzard qu’il s’empare de l’objet cinématographique pour en faire quelque chose d’un petit peu nouveau. Je m’attendais à un grand coup de pied dans la fourmilière du divertissement au travers d’un geste que j’espère ambition, même prétentieux et à qui j’aurai pardonné ses erreurs s’il avait été motivé par cette volonté créative. Malheureusement l’échec du film c’est qu’il est juste un film de fantasy comme les autres. C’est à se demander pourquoi Blizzard n’a pas vendu sa licence plus tôt si c’était pour en faire ça, c'est-à-dire en faire juste un film.

Surtout qu’au final, les meilleures scènes du film, sont les scènes numériques ; du coup Warcraft le commencement c’est un peu comme un jeu vidéo triple A dont le gameplay serait quelconque mais dont les cinématiques seraient tout l’intérêt du titre. En même temps c’est finalement assez logique non ?

Avec des décennies de jeu vidéo derrière lui, et donc d'artwork, de recherches, d'esthétiques développés, il est logique que le film puise dans sa mythologie pour offrir des décors à la hauteur de son univers.
Avec des décennies de jeu vidéo derrière lui, et donc d'artwork, de recherches, d'esthétiques développés, il est logique que le film puise dans sa mythologie pour offrir des décors à la hauteur de son univers.
Avec des décennies de jeu vidéo derrière lui, et donc d'artwork, de recherches, d'esthétiques développés, il est logique que le film puise dans sa mythologie pour offrir des décors à la hauteur de son univers.

Avec des décennies de jeu vidéo derrière lui, et donc d'artwork, de recherches, d'esthétiques développés, il est logique que le film puise dans sa mythologie pour offrir des décors à la hauteur de son univers.

N'oubliez pas que vous pouvez toujours cliquer sur les images pour les agrandir. Et quand je dis que l'esthétique humaine est plus cheap ce n'est pas dans le design mais dans le rendu visuel.
N'oubliez pas que vous pouvez toujours cliquer sur les images pour les agrandir. Et quand je dis que l'esthétique humaine est plus cheap ce n'est pas dans le design mais dans le rendu visuel.
N'oubliez pas que vous pouvez toujours cliquer sur les images pour les agrandir. Et quand je dis que l'esthétique humaine est plus cheap ce n'est pas dans le design mais dans le rendu visuel.
N'oubliez pas que vous pouvez toujours cliquer sur les images pour les agrandir. Et quand je dis que l'esthétique humaine est plus cheap ce n'est pas dans le design mais dans le rendu visuel.
N'oubliez pas que vous pouvez toujours cliquer sur les images pour les agrandir. Et quand je dis que l'esthétique humaine est plus cheap ce n'est pas dans le design mais dans le rendu visuel.

N'oubliez pas que vous pouvez toujours cliquer sur les images pour les agrandir. Et quand je dis que l'esthétique humaine est plus cheap ce n'est pas dans le design mais dans le rendu visuel.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Critiques - Film, #Cinéma, #Warcraft

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Publié le 30 Décembre 2015

Une critique non objective mais sincère

Une critique non objective mais sincère

Je pense pouvoir dire qu’avec Donjons & Dragons le jeu de rôle, Star trek la série et les premiers jeux vidéo aux pixels protozoaire, Star Wars incarne un des piliers sur laquelle la culture geek est née. Alors quand on a l’âge (à quelques mois de différence) de la première trilogie, que l’on aime la critique, que l’on tient un blog de jeux vidéo et que l’on baigne plus ou moins volontairement dans cette sous culture qu’est la culture geek critiquer le nouveau Star Wars c’est un sacré morceau.

Plus qu’une simple figure de style c’est entre le rite de passage, le graal, l’épreuve du feu et la catharsis parce que Star Wars en tant que concept culturel est un peu notre père, notre mère, notre épée de Damoclès et l’aiguille de la boussole sous laquelle nous avons grandi.

J’ai vu le film deux fois. En toute logique j’ai accumulé assez de matériaux critiques pour me lancer dans la rédaction d’un bon article et pourtant j’hésite encore sur la nature de mes propos. Juger, jauger et faire la critique de Star Wars : le réveil de la force je ne trouve pas cela facile. Pour une raison simple, c'est que je ne sais pas sur quoi baser ma jauge. S'il me faut critiquer le film en me basant sur le fait que j'ai apprécié ou non l'oeuvre je ferai une critique très positive parce que j'ai passé un très bon moment. Mais apprécier un film ne fait pas de ce film une oeuvre et encore moins un bon film. Et comme je le laissais sous entendre dans un précédent article, Star Wars en tant que concept c'est plus qu'un film ou qu'une saga cinématographique. Alors fonder une critique seulement sur un avis de spectateur ça me semble bien maigre. Confronter mon article à Star Wars épisode VII c’est essayer de trouver un point de vue qui embrasse tout le concept de la saga à travers ce nouveau prisme et je ne suis pas sûr d’être prêt à cela. Je dois trouver en moi le ressort d'un regard critique plus objectif que je ne parviens pas à faire émerger.

Comment juger une oeuvre qui n'existe que parce qu'elle est le fruit d’elle-même ?

Je vais essayer de prendre les éléments un à un afin de guider ma plume et dérouler les variations de mon avis ; quoi que non, mon avis ne varie pas, la vérité c’est que j’aime beaucoup cet épisode, je l’aime pour ce qu’il est et au sein de cet avis ouvertement positif et même enthousiaste, il existe en moi un regard critique qui écrit les nuances. Déjà, le premier point qui m’a séduit c’est la valeur visuelle et esthétique du film. Star Wars : le réveil de la force est beau. On reconnaît immédiatement la flore et la faune de l'univers Star Wars et on perçoit aussi immédiatement la patte de J.J Abrams dans sa mise en image. Il a eu le bon goût de limiter les images de synthèse et comme souvent dans ses films de mettre en avant les décors naturels et des effets mécaniques. En résulte une esthétique que j’aime où les grands espaces, la nature, cette nature que l’on connaît si bien sur Terre, se dévoilent à nous sous un jour énigmatique. Il y a souvent dans les films de J.J Abrams un rapport intéressant aux espaces naturels qui deviennent des lieux aux rapports de grandeurs impressionnants. Il possède cette forme d'art qui consiste à télescoper les éléments humains, technologiques, culturels et artificiels, avec la puissance archaïque des paysages, qui sont vecteurs de forces sauvages, de mystères ; de quelque chose de plus grand que l'homme au sens où clairement les espaces naturels chez J.J Abrams survivent à l'homme depuis le passé jusque dans le futur. La nature est plus qu’un simple décor, elle est présente, presque hostile, puissante.

On trouvait cela dans Lost mais c'était aussi en action esthétique dans son interprétation de Star Trek. Et le réveil de la force ne déroge pas à cette habitude, les espaces naturels posent des décors épurés mais puissants qui supplantent le génie humain. Pour preuve les épaves épiques de croiseurs et autres AT&T qui sombrent dans le sable. Ou, au risque de spolier (bien que je doute que les spectateurs vierges lisent des critiques), la Star Killer gigantesque évolution du principe d'étoile de la mort est une planète ; c’est comme si la nature avait phagocyté la technologie de l'empire pour la sublimer. Ce rapport d'échelle et de puissance entre la nature et le reste de l'univers crée des images fortes, porteuses d'un souffle épique à la limite du baroque. Le soin porté à cette esthétique naturelle crée le contraste nécessaire pour provoquer et emporter l'émotion du spectateur. Quand le film dévoile un escadron de X-wing rasant l'eau d'un lac qui reflète un soleil chatoyant en train de se coucher, c'est beau. Le spectacle est beau et le spectateur est ravi.

Ces images réalistes, naturelles, sont léchées, ouvertement maîtrisées et peut-être parfois tellement léchées qu'elles frôlent le lisse. C'est un flirt, un jeu dangereux qui se poursuit durant toute la projection, le film est toujours à deux doigts de n'être qu'une sublime coquille vide. À mon goût il échappe à cet écueil mais je reviendrai là-dessus plus tard. Il s’en échappe parce que l'image est généreuse, elle donne beaucoup à voir. Elle sert l'univers avec maestria en donnant à voir tout ce que le spectateur désire voir, et même oublier. L'image joue la carte de l'honnêteté, car elle essaie toujours d'être réaliste dans ce qu'elle laisse voir.

Oui, le film est beau mais que dire du duo scénario et narration ? C'est une autre question qui s'adjoint d'autres enjeux que ceux qui sont à l'oeuvre dans l'image. Le scénario est un classique, simple et connu, reconnu par les fans, les connaisseurs et les critiques, c’est presque une redite, en tout cas c’est un fort grand hommage, et très fidèle à l’original l’hommage … L’histoire transpire l'esprit Star Wars, dans un classicisme caricatural où le méchant est méchant, le gentil est gentil et la rédemption des âmes perdues est possible.

Rien de nouveau sous les soleils et les lunes d'une lointaine galaxie, des héros novices, en quête d'eux-mêmes et de rédemption, un plan secret détenu par un droïde, un ennemi qui détient une très très grosse arme stellaire et des héros débutants, perdus, qui vont rejoindre la résistance pour lutter contre les méchants et détruire la grosse grosse arme de l’espace. Ce n’est pas du spoil puisque ce scénario c’est grosso modo celui de l’épisode IV. Alors on peut critiquer le film pour cela, voir dans ce fait une faiblesse flagrante pour un tel film. Un tel battage, de tels budgets, une telle communication pour ça ? Oui on peut se dire cela, j’entends ceux qui le pensent mais ce n’est pas ma façon de penser. Personne n’est dupe, sûrement pas les producteurs et surtout pas J.J Abrams qui est tout comme nous un fidèle fan de la série. De ce fait je me refuse à penser au plagiat, je vois cela différemment. Star Wars : le réveil de la force, reprend la saga là où elle est naît, je ne sais pas si c’est un épisode de transition comme on peut souvent le lire, pour moi cet épisode VII est un message de J.J Abrams pour dire aux fans et aux spectateurs ; je vous comprends, je connais l’histoire de l’univers, pour preuve on va reprendre les choses depuis le début.

Même si la comparaison peut sembler inopportune parce que la situation est différente, ce Réveil de la force me fait penser à Mad Max Fury Road. Dans le cas de Mad Max c’est George Miller lui-même qui a repris les rênes de son œuvre pour lui offrir la renaissance rendue possible par l’avènement de certaines nouvelles technologies. Pour moi Star Wars : le réveil de la force est dans la même logique, même si chronologiquement le film est une suite dans son esprit il n’est pas réellement une suite, pas plus qu’une préquelle, c’est plutôt une renaissance, un renouveau, une nouvelle naissance et pour paraphraser le titre c’est tout simplement un réveil ; un peu comme si Star Wars était né trois décennies trop tôt et qu’il s’offrait aujourd’hui la naissance dont son papa a toujours rêvé. C’est en cela que pour moi il n’est pas le plagiat paresseux que l’on peut lui reprocher d’être. Penser le contraire c’est supposer la naïveté de J.J Abrams alors qu’il s’évertue à nous dire qu’il nous comprend et qu’il va nous parler.

C’est tout l’intérêt du film et sa limite si vous espériez un épisode ex nihilo. Star Wars : le réveil de la force est l’opposé d’un film ex nihilo, on peut certainement l’apprécier sans avoir vu les films précédents bien entendu, mais le film délivre toute sa saveur quand le spectateur est abreuvé des anciennes trilogies. Tout comme l’on peut reprocher au scénario de n’être qu’un plagiat de l’épisode IV, on peut reprocher au film de n’être qu’un énorme exercice de fan service, un vaste self-service où le fan va piocher la came de sa nostalgie. Encore une fois que ce soit le cas ou non, personnellement j’ai apprécié. J’ai même été surpris d’être touché par cela parce qu’à la base je me pensais imperméable à cette démarche. Mais j’ai eu un vrai frisson à l’apparition du titre alors que lors de la sortie de la seconde trilogie je n’avais été qu’un simple spectateur ; et quand les anciens personnages réapparaissent sur l’écran je n’ai pas pu refouler un pincement au cœur, une larme est même remontée pour s’écraser sous ma paupière. Pas tant que je sois nostalgique des anciens personnages, pas tant que je sois fan de ces personnages là non plus, c’est juste que J.J Abrams a parfaitement réussi à intégrer le temps passé, l’âge et le poids du passé. Si cela ne se ressent pas sur la nature scénaristique du film avec son côté rebirth et ses images léchées tellement postmodernes, les traces du temps, la patine du temps imprègnent à la perfection la présence des anciens personnages. Ils sont là, et ils ne cachent rien de l’emprise que le temps a eu sur eux. Ils sont encore là.

Malgré les années, par delà la seconde trilogie qui a fait le choix de se centrer sur leurs genèses et leurs ascendances, ils sont enfin là comme des figures paisibles et familières que l’on peine un instant à reconnaître et qui soudain se révèlent à nous à la lumière de cette divine patine du temps. J’ai trouvé les scènes où les anciens personnages apparaissent terriblement touchantes ; Carrie Fisher, Mark Hamill et Harrison Ford sont de beaux vieux qui assument ce qu’ils sont devenus et je suis désolé mais moi ça m’émeut. Rien qu’en écrivant ces mots, en pensant à ces jeunes figures glorieuses et héroïques du passé qui reviennent sans pouvoir cacher qu’ils sont devenus vieux, marqués par la vie et le temps. C’est comme regarder de vieilles photos de famille et réaliser soudain en regardant ces images de nos parents jeunes que nos parents sont désormais vieux, même si nous les voyons toujours avec nos yeux d’enfants. Par delà les dialogues souvent succincts, les scènes qui réunissent Leia et Han Solo me foutent les poils. Et à chaque fois qu’un élément du passé est confronté à son âge, dans un moment de modernité de cette saga de science fiction il y a de l’émotion. Cette émotion n’est pas mélancolique et le film n’est absolument pas nostalgique, à aucun moment il émet l’idée que c’était mieux avant, à aucun moment le film ou le réalisateur nous laissent penser qu’il faut regretter ce qui a eu lieu avant. Non, c’est juste émouvant parce que justement le passé est là tel qu’il est, tel qu’il doit être, il se montre simple encore actif, mais pas dupe de son âge. Moi ça me touche et pour moi c’est une des belles réussites du film.

Le film est tel qu’il est, il possède des forces et des fulgurances, souvent formelles et esthétiques. Il possède aussi des carences, surtout en termes de scénario, de dialogue et de narration. On ne peut nier ni les unes, ni les autres. Et une critique objective devrait trancher sur cette base ; je devrais sûrement mettre dans la balance des personnages inégaux parce qu’encore incomplets et une mise en scène que j’ai trouvé très bonne et juste dans son rythme. Et conclure que le film est bon mais bancale. Mais si je dis cela je trahi mon ressenti. Parce que mon ressenti est enthousiaste, j’ai aimé ce film et j’en suis sorti avec la frustration de ne pas pouvoir encore voir l’épisode VIII. C’est sûr qu’aujourd’hui nous critiquons Star Wars : le réveil de la force avec dans notre escarcelle critique déjà six films dont la plupart on bercé la jeunesse et la genèse de notre imagination. C’est pour cela qu’avoir une critique objective et rationnelle de ce film me semble difficile à la limite du contre sens. Il y a les éléments factuels qui constituent le film et puis il y a la Force, la façon dont chacun perçoit cette énergie inhérente au cinéma pour que nos esprits reconstituent les images fractionnées en une animation fluide qui conduit chacun à éprouver quelque chose qui lui est propre ; enthousiasme, nostalgie, frustration, ennui, que sais-je encore.

On ne peut pas juger et jauger de Star Wars : le réveil de la force sans le concept culturel Star Wars, ni les vécus que nous avons généré au contact de cette saga ; chaque génération a vécu la réception de sa trilogie, avec une forme technologique et un esprit du temps différent. La cohérence esthétique de cette saga est sûrement le point qui me pose le plus de question. La saga est née il a presque 40 ans et elle a imposé dès le départ une vision précise du space opéra. Le premier film a défini une esthétique spatiale qui était le fruit d’une équation simple où les deux variables étaient l’imagination de George Lucas et les contraintes techniques et économiques du réalisateur. Aujourd’hui nous sommes donc quasiment 40 ans dans le futur depuis la naissance de Star Wars, et les moyens techniques et financiers de J.J Abrams pour réaliser ce film sont à des années lumières de ceux qui étaient à la portée de George Lucas. Et pourtant, Le réveil de la force se doit de respecter cet imaginaire et ces canons esthétiques qui se sont figés il y a 40 ans. Du coup rien ne change, pourtant tout change ; même si J.J Abrams s’efforce de conserver l’esprit des effets d’époque, le changement est impossible à refréner. Un stormtrooper reste un stormtrooper, on le reconnaît immédiatement pourtant, à la qualité de l’image,à sa résolution, à la manière de filmer et même dans les détails du design on perçoit le changement, la différence. Ce qui faisait, entre autres choses, le sens de l’esthétique des premiers films c’était une forme d’effets spéciaux identifiables comme factices mais auxquels les spectateurs adhéraient parce qu’ils étaient emportés par le souffle du film. Quand la seconde trilogie est sortie, ses images de synthèse sentaient le faux, c’était comme une évidence évanescente à l’écran, en regardant la seconde trilogie nous sommes devant des effets faux, des effets spéciaux qui ne jouent pas sur l’effet de réalité mais sur le spectacle, comme dans la première trilogie.

Mais voilà, avec la finesse technologique de cette décennie, voire de ce siècle, aujourd’hui un animateur est capable d’intervenir sur une image réelle sans la dénaturer. C’est comme ça que nous nous retrouvons devant une esthétique que l’on a connue comme fausse mais qui là nous apparaît avec un effet de réalité. Rien n’a changé, les droïdes sont des droïdes, les lasers toujours des lasers et les vaisseaux sont toujours les mêmes et pourtant quelque chose semble avoir changé, et ce qui change je me demande si ce n’est pas cet effet de réalité qu’offrent les moyens actuels. Ajoutez à cela le goût de J.J Abrams pour les décors naturels grandioses et vous aurez sous les yeux un film fidèle qui respecte ses origines au point parfois de donner l’impression de les plagier mais aussi un film où l’image virtuose dans sa conception et sa réalisation qui offre au spectateur un imperceptible changement qui est en germe une vraie mutation de la saga d’une science-fiction fantasmatique vers une science-fiction réaliste.

Tout change, rien ne change ; un profane, stormtrooper en quête de repentance, qui manie le sabre laser, une jeune femme sensible à la Force, la noirceur du Premier Ordre qui s’exprime sans fard, un méchant qui n’hésite pas à retirer son masque et à dévoiler non pas son côté obscure mais ses traits ingrats, tout change et rien ne chance. Le film est à la fois un hommage et une nouveauté, une suite et une renaissance,  chacun est libre de voir ce qu’il désire dans Star Wars : le réveil de la force, moi je ne suis pas très malin, pas très imaginatif, dans ce film je vois le réveil de la force et sincèrement ça me plait beaucoup. Je ne savais pas comment allait s’écrire cette critique en me lançant dans sa rédaction et voilà, après quatre pages je suis là à vous dire que ce film est bien. Je ne sais pas si j’ai réussi mon épreuve de passage, mais j’ai fini ma critique. Je ne sais pas si elle sera utile à quelqu’un, mais elle a le mérite d’être sincère.

Que la force soit avec vous.

Merci.

La nature qui phagocyte le passé, le présent qui frôle la nature et le Premier Ordre qui est vraiment très très nazi
La nature qui phagocyte le passé, le présent qui frôle la nature et le Premier Ordre qui est vraiment très très nazi
La nature qui phagocyte le passé, le présent qui frôle la nature et le Premier Ordre qui est vraiment très très nazi
La nature qui phagocyte le passé, le présent qui frôle la nature et le Premier Ordre qui est vraiment très très nazi
La nature qui phagocyte le passé, le présent qui frôle la nature et le Premier Ordre qui est vraiment très très nazi

La nature qui phagocyte le passé, le présent qui frôle la nature et le Premier Ordre qui est vraiment très très nazi

Tout change ...
Tout change ...
Tout change ...
Tout change ...

Tout change ...

... rien ne change
... rien ne change

... rien ne change

L'art de voir passer le temps
L'art de voir passer le temps
L'art de voir passer le temps

L'art de voir passer le temps

Des héros naissent, des méchants naissent, des héros grandissent et moi, oui moi j'ai envie de voir la suite ...
Des héros naissent, des méchants naissent, des héros grandissent et moi, oui moi j'ai envie de voir la suite ...
Des héros naissent, des méchants naissent, des héros grandissent et moi, oui moi j'ai envie de voir la suite ...

Des héros naissent, des méchants naissent, des héros grandissent et moi, oui moi j'ai envie de voir la suite ...

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Publié dans #Critiques - Film, #SF, #Star Wars

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Publié le 28 Décembre 2015

Dois-je réévaluer Le Cinquième Élément ?

Et si je devais réévaluer ma valeur des choses et si cette chose a réévaluer était un film et si ce film était le Cinquième Élément et si j’avais passé mon temps depuis 1997 à détester ce film et qu’aujourd’hui, à la lumière de nouvelles attentes, je trouvais certains éléments assez intéressants pour m’intéresser et illustrer une part de cet imaginaire que je cherche à reconduire autour d’une vision éculée et ridicule mais délicieuse d’une idée de la science-fiction ?

S’il me fallait faire tout cela, je crois que ce soir je serai prêts à la faire et donc renier mon endémique ostracisme, ma morgue et mon mépris fulgurent pour Luc Besson et son cinéma de bazar.

Les couleurs, le burlesque, la patine du temps sur un objet déjà vieux avant de naître, la maigreur du scénario, la minceur d’une Milla Jovovich tellement fauve Hauto, le ridicule qui ne tue pas, et la superbe de Bruce Willis qui sent déjà le déclin mais qui surnage encore sur la vague des années 90 constituent un enrobage qui m’apparaît soudain comme un gâteau au glaçage excessif à une période de fort diabète.

Non, c’est bête, il n’est pas bien ce film, il est presque nul, toujours aussi nul qu’à l’aube du premier temps que je l’ai vu au cinéma, trop riche, trop pauvre, trop tout, tout rien, le film est toujours aussi médiocre mais mon goût à changé.

Je n’avais jamais ressenti l’érotisme de LeeLoo, la vérité j’étais encore puceau quand j’ai vu ce film pour le première fois, très mauvais film mais un jour tous les créatifs sont un peu comme Luc Besson, on a envie de jouer avec nos codes, d’user et d’abuser de nos madeleines de l’espace, du chocolat sidéral et des extraterrestre belliqueux. Alors on s’émeut à voir un film, si mauvais soit-il s’amuser comme le créateur en soi voudrait se l’autoriser. Qu’importe la qualité si le plaisir est là, le burlesque peut se changer en pop et le pop flirter avec de l’intérêt.

Si le Cinquième Élément devait être une œuvre d’art il serait une œuvre d’art contemporain, une sculpture d’art contemporain accumulant des éléments disparates,  une accumulation grotesque, branlante, immense et vorace comme un organisme vivant qui chercherait à phagocyter tous ces éléments électriques qui le constituent. En elle-même l’œuvre est moche, hideuse, disgracieuse, mais pris un à un les éléments qui la constituent sont parfois superbes, souvent idiots, pathétiques ou grandioses. On pourrait imaginer qu’un spectateur qui tournerait autour de cette sculpture de manière un peu hasardeuse pourrait trouver un angle de vu où soudain l’amas, l’amalgame pourrait devenir esthétique et parler à ce spectateur.

Si je n’avais pas à l’esprit la construction d’un univers de jeux de rôle un peu cyber, un peu futuriste, très urbain, et surtout très ludique et éclectique alors je suppose que je n’aurais pas pu voir dans le Cinquième Élément plus d’intérêt que dans mon souvenir passé. Je me demande si je ne vais pas regretter un jour d’avoir laissé une trace de ce changement d’opinion sur ce film. Parce que le film reste mauvais, médiocre, décevant, outrageux et drôle souvent à ses dépends.

C’est de voir que les images de synthèses de 1997 sont parfois moins impressionnantes que les jeux vidéo de 2015
C’est de voir que les images de synthèses de 1997 sont parfois moins impressionnantes que les jeux vidéo de 2015
C’est de voir que les images de synthèses de 1997 sont parfois moins impressionnantes que les jeux vidéo de 2015
C’est de voir que les images de synthèses de 1997 sont parfois moins impressionnantes que les jeux vidéo de 2015
C’est de voir que les images de synthèses de 1997 sont parfois moins impressionnantes que les jeux vidéo de 2015
C’est de voir que les images de synthèses de 1997 sont parfois moins impressionnantes que les jeux vidéo de 2015
C’est de voir que les images de synthèses de 1997 sont parfois moins impressionnantes que les jeux vidéo de 2015
C’est de voir que les images de synthèses de 1997 sont parfois moins impressionnantes que les jeux vidéo de 2015
C’est de voir que les images de synthèses de 1997 sont parfois moins impressionnantes que les jeux vidéo de 2015

C’est de voir que les images de synthèses de 1997 sont parfois moins impressionnantes que les jeux vidéo de 2015

Coucou Maïwenn
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Publié le 10 Décembre 2015

Wyrmwood, un Mad Max low cost sauce série B

Et pendant ce temps là en Australie ... pluie de météorites, épidémie de zombies et routes sauvages pour un petit film indépendant assez loin dans l’ampleur de l’ombre de Mad Max mais solide et honnête dans les ornières glorieux du film de zombie. Je ne sais pas d'où est sorti Wyrmwood alias Road of the dead, mais nous avons là une très bonne série B largement au dessus de la série Z. C’est un film qui offre au spectateur tout ce qu'il est venu chercher, c'est-à-dire des zombies, du gore, de l'action, une petite dose d'humour et une héroïne plutôt salement sexy. Réalisé avec trois bouts de ficelles, quelques morceaux d'os et du jus de cerveaux le film fonctionne grâce à son énergie et ce qui me semble être son amour (et son respect) du genre.

Avec ces deux ou trois idées rafraîchissantes, notamment le principe du zombie carburant (une idée judicieuse en ces temps de COP21) et le rôle réjouissant tenue par la sœur du héros incarnée par Bianca Bradey diablement sexy en version low-cost de la Furiosa de Mad Max ainsi qu’une galerie de portraits de seconde zone assez amusants et des décors australiens qui ont le mérite de plaire à ma rétine, le film évite l'écueil de la redite. On peut toute fois se demander quelle est la part d’inspiration / hommage / plagiat du petit frère vis-à-vis de son grand frère quand on voit la place de ce personnage féminin plutôt badass et la manière d’utiliser les zombies en se branchant dessus un peu comme War Boy se branchent à leurs globulars. Mais rapidement on s’en fout, le film est frais, fun et le cocktail low-cost / sens du rythme nous offre un pur divertissement régressif.

On sent que les décorateurs, les maquilleurs, les accessoiristes se sont amusés à créer quelque chose avec peu de moyen et le résultat, parfois brut de décoffrage, vivre d’une énergie contagieuse. Wyrmwood n’est pas un film n'est pas léché, l'image n’y pas toujours épique et les dialogues passent souvent au second plan, voir à l'arrière plan, malgré tout le film reste jubilatoire et c'est ce que l'on demande à un film de zombie. Qui plus est, le côté petit budget, l'aspect parfois low-cost donne un côté do it yourself qui confère quasiment un effet de réalité. Bref une dernière fois, j'ai passé un bon moment qui me donne envie d’attendre la prochaine invasion de zombie avec ma machette et mon plante clous pneumatique …

Et tout comme dans Mad Max je trouve que Brooke, la soeur du héros a bien plus de charisme que son frère héros masculin de son état

Et tout comme dans Mad Max je trouve que Brooke, la soeur du héros a bien plus de charisme que son frère héros masculin de son état

Costume à la roots, maquillage de zombies et personnage secondaire joyeusement barré ; si vous aimez la série B vous trouverez votre bonheur
Costume à la roots, maquillage de zombies et personnage secondaire joyeusement barré ; si vous aimez la série B vous trouverez votre bonheur
Costume à la roots, maquillage de zombies et personnage secondaire joyeusement barré ; si vous aimez la série B vous trouverez votre bonheur

Costume à la roots, maquillage de zombies et personnage secondaire joyeusement barré ; si vous aimez la série B vous trouverez votre bonheur

Avouez que ça donne envie.
Avouez que ça donne envie.
Avouez que ça donne envie.
Avouez que ça donne envie.

Avouez que ça donne envie.

Non les zombies ne puent pas de la gueule, ils exhalent du carburant !
Non les zombies ne puent pas de la gueule, ils exhalent du carburant !

Non les zombies ne puent pas de la gueule, ils exhalent du carburant !

Et bien sûr un second rôle aborigène !

Et bien sûr un second rôle aborigène !

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Publié dans #Critiques - Film, #Illustrations, #zombies, #Série B, #film

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Publié le 4 Décembre 2015

Un soir, par hasard, je tombe sur le film Hansel & Gretel Witch Hunters, des chasseur de sorcière ? Des costumes sexy ? Et des sorcières ? que demander de plus, je me dis banco je vais regarder ça. Me voilà devant un bon film de série B avec des sorcières badass plutôt cool dans un esprit potache de violence détendue et joyeuses. Bref j'ai passé un bon moment devant ce film à l'esprit pulp décomplexé avec tenues en cuir moulantes, armes à feu bénites, des arbalètes multidirectionnelles et sorcière freaks et même un troll dont la tête semble être une version toonesque de Jean-pierre Castaldi. Je ne suis peut-être pas difficile mais ça a diverti mon esprit, je n'en demandais pas plus. Un coup de coeur pour les sorcières freaks qui font une apparition remarquée lors du Sabbat, rien que pour ça j'ai aimé le film.

Mesdames les sorcières je vous aime ! (dommage qu'il manque la sorcière cul-de-jatye sur cette image)

Mesdames les sorcières je vous aime ! (dommage qu'il manque la sorcière cul-de-jatye sur cette image)

Inspiration JDR : Hansel & Gretel Witch Hunters, du mauvais sucre
Inspiration JDR : Hansel & Gretel Witch Hunters, du mauvais sucre
Inspiration JDR : Hansel & Gretel Witch Hunters, du mauvais sucre
Inspiration JDR : Hansel & Gretel Witch Hunters, du mauvais sucre
Inspiration JDR : Hansel & Gretel Witch Hunters, du mauvais sucre
Inspiration JDR : Hansel & Gretel Witch Hunters, du mauvais sucre

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Publié le 3 Juillet 2015

Je suis entrains de - re - regarder Transformer L'âge de l'extinction et j'espère que ce titre est prophétique parce que même avec Michael Bay aux commandes le film est atrocement chiant.

Voilà un film de robot tristement lisse. Un film avec des machines qui se transforment en robots mais sans une odeur d'essence, de cambouis ou de taule froissée. J'aurai voulu d'un bon gros blockbuster badass avec des robots qui roxent mais je ne vois que des jouets qui font joujou ; le drame de l'image de synthèse. 

Le film ne serai pas si mauvais si le character design des Transformer n'était pas si déplorable, le doublage si pathétique, le scénario si inutile.

Transformer L'âge de l'extinction
Transformer L'âge de l'extinction
Transformer L'âge de l'extinction
Transformer L'âge de l'extinction
Transformer L'âge de l'extinction
Transformer L'âge de l'extinction
Transformer L'âge de l'extinction
Transformer L'âge de l'extinction
Transformer L'âge de l'extinction
Transformer L'âge de l'extinction
Transformer L'âge de l'extinction
Transformer L'âge de l'extinction

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Publié le 25 Juin 2015

Mad Max fury road, soyez témoins ! film est anormal

Mad Max : fury road, un pur moment de jubilation. C’est de l'huile essentielle de post apocalypse ; un ovni narratif dans le paysage du blockbuster actuel ; un précis de moteur, de cambouis et de ces petites idées qui étoffent une pièce d'apparat sublime. Il y a tout à la fois le respect de l'esprit originel et l'audace d'une non suite, d'une non préquelle, l'audace de réinventer Mad Max sans toucher à Mad Max ; une jubilation extrême, à l'ancienne, avec de vraies cascades dedans, de la taule froissée et le désert en ligne droite et l'imperator Furiosa ... et l'imperator Furiosa ... et l'imperator Furiosa bordel de mes couilles de moteur à explosion ; soyez témoins ! Ce film est anormal, anormalement réussi ; boursouflé mais sec et si souvent génial, fulgurant. Il n'y a que Mad - Tom Hardy - Max qui s'enlise doucement dans le désert d'un jeu sans relief. Heureusement que les dames sont là pour poser leurs ovaires sur la route ; Bahm ! les dames sont là, demoiselles, donzelles, qu’importe ce sont elles les patronnes, matrones, matrices rédemptrices et extatiques de cet apocalypse et les seconds rôles qui allaitent ce film de truculents moments ; ponctuation rythmique affolante qui ponctue ce décor rectiligne par ces idées - minuscules - qui s’articulent comme les pièces du piston dans la culasse ; Soyez Témoin ! violent comme un coup de chaîne, radicale couleur chrome, or et nuit, c’est un film qui se respecte et vous en voyez encore beaucoup des films qui se respectent ? Eros et Thanatos à 250 km dans le désert, c’est la putain et le bourrin à tombeau ouvert sur le bitume, et même sans, la vierge & le témoin, la femme & le bétail ; une nécessité, une évidence qui te saute au visage comme ces kamikazes sautent de véhicule en véhicule parce que leurs vies en dépendent. Putain que c’est bon, jouissif oui, jubilatoire, intense comme une décharge électrique.

C'est la chaleur sensuelle de Thanatos avide d'Eros
C'est la chaleur sensuelle de Thanatos avide d'Eros
C'est la chaleur sensuelle de Thanatos avide d'Eros
C'est la chaleur sensuelle de Thanatos avide d'Eros

C'est la chaleur sensuelle de Thanatos avide d'Eros

Un monde de femmes, fabuleuses figures farouches et hostiles, fameuses vierges et fieffées fillettes
Un monde de femmes, fabuleuses figures farouches et hostiles, fameuses vierges et fieffées fillettes
Un monde de femmes, fabuleuses figures farouches et hostiles, fameuses vierges et fieffées fillettes
Un monde de femmes, fabuleuses figures farouches et hostiles, fameuses vierges et fieffées fillettes

Un monde de femmes, fabuleuses figures farouches et hostiles, fameuses vierges et fieffées fillettes

Mad Max fury road ode à une violence atone dans le désert
Mad Max fury road ode à une violence atone dans le désert
Mad Max fury road ode à une violence atone dans le désert

Mad Max fury road ode à une violence atone dans le désert

Violent et froid comme le chrome
Violent et froid comme le chrome
Violent et froid comme le chrome
Violent et froid comme le chrome

Violent et froid comme le chrome

Soyez témoin !
Soyez témoin !
Soyez témoin !

Soyez témoin !

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Publié dans #Mad Max Fury Road, #Critiques - Film, #Culte

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Publié le 2 Avril 2015

- ici une énième tentative d’accélérer la prose et de libérer la plume de l’auteur de blog en moi -

Avant / Après - j'ai hésité à en dire plus une fois que j'ai mis ces deux images ...
Avant / Après - j'ai hésité à en dire plus une fois que j'ai mis ces deux images ...

Avant / Après - j'ai hésité à en dire plus une fois que j'ai mis ces deux images ...

Chaque génération possède ses névroses, ses madeleines culturelles qu’elle chérie vouant une forme de culte un peu désuet à son œuvre tutélaire. Personnellement je m’inclus dans la génération qui fétichise quelque peu Les Chevaliers du Zodiaque. Peut-être parce que les jouets tirés de l’animé étaient très attirant ou peut-être parce que l’on a tous un signe astrologique ce qui facilite la projection du jeune spectateur vers les personnages. Plus sûrement, je pense que si Les Chevaliers du Zodiaque était une super série c’est parce qu’on y trouvait des mecs dans des armures super classes qui se castagnaient avec d’autres mecs en armures super classes … Inutile d’aller chercher plus loin l’intérêt qu’un jeune garçon pouvait trouver à la série - même si cette série, au même titre qu’Ulysse 31 ou les Mystérieuses Citées d’or, m’a permis de me constituer mon premier socle de connaissances mythologiques -. Alors, nécessairement, la perspective d’une adaptation au cinéma à éveillé en moi l’ombre d’un doute, c’est-à-dire de la peur nostalgique.

On ne va pas se tromper, j’ai aimé la récente adaptation en film de cinéma d’animation d’Albator et même si la bande annonce des Chevaliers du Zodiaque me disait tout le mal qu’il fallait penser de ce film la jurisprudence Albator ouvrait une brèche dans ma nostalgie. Bref, j’ai dit critique expresse ; donc à la faveur d’autres nostalgiques audacieux je suis allé voir ce film au cinéma, j’ai payé, remerciez moi pour ce geste.

Ce qui avait fonctionné avec Albator c’est que le film respectait l’esprit de l’animé d’origine. Il suffisait donc aux chevaliers du zodiaque de respecter l’esprit de la série pour s’en tirer avec les honneurs des vieux nostalgiques pathétiques que nous sommes. Il suffisait de respecter … la tournure de la phrase laisse comprendre que ce n’est pas le cas.

Le film entreprend de rejouer le premier arc de l’animé, celui où les chevaliers de bronze traversent le sanctuaire pour affronter les chevaliers d’or et sauver Athéna : un classique. La richesse que je trouvais à la série c’était l’épique, la montée dramatique, les personnages qui flirtent avec la mort, l’incertitude et le héros qui se transcende pour avancer. Mais bon, pour installer cela, même dans une série animée, il faut du temps. Et du temps le film en manque. Il y a beaucoup de défaut dans le film, tant en terme d’esthétique que de réalisation, mais cela aurai été mineur si le film avait su gardé ce souffle tragique voir tragédique. Au lieu de ça le film désamorce le moindre germe d’épique ou d’émotion.

On en arrive à voir un film avec les Chevaliers du zodiaque sans presque avoir aucun combat ; plus qu’un comble, c’est un crime contre l’esprit. Il est vrai que le premier combat aurait dû me mettre la puce à l’oreille ; au lieu de tabasser leurs adversaires et les laisser au moins KO sur le pont, nos héros préfèrent utiliser leurs attaques spéciales pour éjecter leurs ennemis loin, pas de vrais coups portés, pas de véritable violence. Une fois nos héros dans le sanctuaire alors que la série n’hésite jamais à maltraité les pauvres chevaliers de bronze le film avorte quasiment tous les combats. Même si le film voudrait suivre le premier arc de la série il se permet de carrément zapper le combat de la vierge et du phénix, Shaka contre Ikki, un des affrontements les plus symbolique et mémorable de la série.

Mais ce blasphème n’aurai pas dû m’étonner, parce qu’avant d’en arriver à zapper ce combat le film offre une scène pour le peu déroutante quand les chevaliers arrivent dans le temps du Cancer, alias Masque de mort. Dans la série le masque de mort est un vrai psychopathe, c’est la véritable première rencontre avec un adversaire bien barré dans sa tête. Dans la série, cette scène de rencontre se joue avec en toile de fond les visages des victimes du psychopathe d’or qui traversent l’image. Dans le film la scène commence comme une comédie musicale, le masque de mort dans le rôle du chanteur phare et les visages des victimes pétrifiées qui jouent les cœurs pour un morceau entrainement avec lumières chatoyantes et chorégraphie qui va bien. D’accord il doit y avoir des personnes pour penser que ce registre est parfait pour camper un personnage bien barré dans sa tête ; mais là quand même ce moment what the fuck vient comme un cheveux sur la soupe, cet ersatz de Johnny Depp en armure marche sur les espoirs du spectateur ayant connu la série.

Il faudrait parler de l’esthétique des chevaliers de bronze avec leurs armures qui se ressemblent toutes plus ou moins quand elles sont en mode combat, et un mode combat qui fait ressembler nos combattants à Sub Zéro ou à Scorpion. On pourrait parler de la forte influence de l’esthétique Final Fantasy XIII ( et autres opus ) qui se voit sur certains personnages - le Cygne - et surtout dans le décor du Sanctuaire ; et d’ailleurs ce n’est pas une critique, c’est une bonne idée de délocaliser le Sanctuaire et d’en faire ce lieu à l’esthétique étonnante mais parfaitement sous exploitée et mal exploitée. On pourrait parler de la scène dans une ruelle où le phénix intervient et qui n’a aucun lien visuel avec le reste du film, on pourrait parler de la montre d’Athena, on pourrait parler du look et du rôle de la déesse, on pourrait parler de beaucoup de chose, mais le film, mauvais, décevant et frustrant ne le mérite pas.

Il n’y a que deux plans qui sont intéressants, je ne parle pas de deux scènes, mais bien de deux plans, ça fait peu sur un film. Même si les intentions sont louables, l’échec est précis, concis, aboutis. Moi je voulais des combats, du drame, de la violence et l’esprit d’avant. Il suffisait de créer un nouvel arc et ça pouvait le faire. Mais non. Passons. Oublions.

Si j’ai la patience et le courage j’ai d’autre rapport de film à vous donner.

La comédie musicale du Masque de mort ; si certains trouvent cela dans le ton, efficace et drôle je respecte leur avis, mais pour moi non merci

Au final en écrivant la légende de la vidéo précédente ça m'a rappelé une question que je me posais durant le film : si moi, vieux visionneur de la série je n'ai pas réussi à entrer et apprécier le film, qu'est-ce qu'un jeune spectateur n'ayant pas vu la série peut penser de ce film ?

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Publié le 18 Décembre 2014

Interstellar, l'art de voyager loin, seul et longtemps

Je suis allé voir Interstellar et ce matin, au réveil, je tenais un truc, un style, un rythme critique intéressant un biais supposait pertinent pour faire entrer le lecteur dans ma tête. Mais je l’ai perdu. C’est bête.

C’est un film de science spatiale. C’est justement ce pourquoi je suis allé le voir, parce que je traverse une phase de mystique des étoiles, porté par une fascination pour les confins de la science, là où l’esprit humain se rend pour voir jusqu’où cela est possible.

Interstellar commence là où Looper se termine ; dans une ferme au milieu des grands espaces américains là où l’on fait pousser le maïs dans une ambiance hantée par l’inquiétante étrangeté de l’être ; Unheimliche dans les champs. C’est quasiment littéral, là où l’un s’arrête l’autre prend place avec une sorte de continuité là où il ne devrait pas en avoir, de la série Z au grand bloque de cinéma d’argent.

Mais nous ne sommes pas venus voir Interstellar pour cela, pour les grands espaces terriens et un sentiment étrangeté, de non-dit. Or le film tisse sur cette trame une introduction - longue - mais captivante ; nous ne savons rien, ou si peu, et plane sur ces plaines une tension captivante. Non, nous sommes venus voir des étoiles et surtout comment Christopher Nolan va se confronter à 2001 ; parce que personne n’est dupe, Interstellar c’est son odyssée pour l’espace.

Un drone vole, ils le capture et la petite Murphy, bluffante d’intensité, demande à son père de laisser le drone en liberté, sous-entendant un rapport aux machines pareils à ce rapport que nous entretenons avec nos animaux, troublant. Plus tard Cooper est confronté à une machine qui parle et j’ai pensé à HAL et, à partir de ce point, j’ai entretenu une méfiance vis-à-vis des machines.

Enfin le film quitte la poussière terrienne et se lance plus haut, plus loin, dans un espace en contrepoint de celui de Gravity. Là où Gravity installait la solitude lisse et éthère d’un cosmos lisse et éthéré, Interstellar fait un choix plus en texture, en élément de matière - réelle - des corps, de l’eau, de la glace et, oh surprise, une forme de retenue formelle chez Nolan. Alors qu’il avait possibilité de laisser aller sa mise en scène à une débauche affranchie de notre paradigme terrestre, il a choisi une forme de minimalisme, de sécheresse, et presque de rigueur, peut-être celle que nécessite l’immersion spatiale.

Et on y croit. La science flirt avec le possible, le plausible et même si Anne Hathaway à une tête à claque et une bouche à pipe on l’oublie rapidement au profit d’un Matthew McConaughey qui installe sa carcasse de grand échalas dans l’écran et dans l’espace. Un corps comme la Terre abandonnée et promise, un corps en jachère et en promesse. Tout y est, plausible et possible et pourtant, le scénario, à mon sens, manque puissance ; est-ce les presque trois heures de film qui en dilue la force ? Encore une fois, possible, plausible, tout y est à juste dose, d’affect et de tension, d’emphase et de force, mais tout y est presque trop scolairement et un esprit vif aura vite fait d’anticiper les remous de ce scénario d’anticipation.

Pourtant c’est vrai, on est pris, emporté, le film tient ses promesses et le spectateur par la main et au travers d’une fresque spatial à la durée et aux distances épiques il garde le regardeur dans une tension intime. Et peut-être que la scène la plus belle, c’est-à-dire la plus violente, c’est la dernière scène qui réunit Murphy et son père. Et de la même manière avec laquelle Murphy - enfant - en une phrase presque anodine et volontairement non soulignée faisait planer sur le film une impression d’étrangeté prégnante, elle a une dernière réplique où elle congédie son père au profit de sa famille - à elle - qui est d’une violence folle, comme si Interstellar avait besoin de congédier ce spectateur qu’il a emporté loin avec lui, une manière de rompre un lien pour rendre le regardeur à la vie civile, naturelle et banale que nous avons ici. Parce qu’avant tout ce film est une question de voyage, de croyance et de naturel, de rationnel, qui semble ne pas l’être mais qui en réalité l’est, possible et plausible. Une façon de produire un mensonge de science et de croyance à la croisée de là où nous sommes tous, entre ignorance et conviction.

Et si tu en doutes, j’ai aimé ce film.

Et si tu en doutes, c’est un très bon film.

Et si tu en doutes, le film se confronte à 2001 et s’en sort avec hommage et distanciation.

Et si tu en doutes, la sobriété de cet espace loin, ce cosmos onirique et des trous noirs est belle.

Je crois qu’il y a longtemps que je n’aimais plus les films de Nolan, ça a changé.

La Terre, dans la terre, au crépuscule d'une fin qui ne dit pas son nom
La Terre, dans la terre, au crépuscule d'une fin qui ne dit pas son nom
La Terre, dans la terre, au crépuscule d'une fin qui ne dit pas son nom

La Terre, dans la terre, au crépuscule d'une fin qui ne dit pas son nom

Le ciel, l'espace, l'ailleur et au delà la glace et une sollitude blanche
Le ciel, l'espace, l'ailleur et au delà la glace et une sollitude blanche
Le ciel, l'espace, l'ailleur et au delà la glace et une sollitude blanche

Le ciel, l'espace, l'ailleur et au delà la glace et une sollitude blanche

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Critiques - Film

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