Articles avec #final fantasy tag

Publié le 28 Mars 2017

Lorsque je suis rentré dimanche des deux vide-greniers que j’avais fais dans la matinée j’avais le sourire. Malgré le changement d’heure et le sommeil en moins j’avais la sensation de revenir avec de belles prises et c’est ce qui me motive à rédiger cet article retour de vide-grenier si rapidement. Je vais vous la jouer de manière chronologique et je vais essayer d’aller vite.

[ Je ne sais toujours pas si j’écris ces retours pour les lecteurs ou seulement pour moi, si ce n’est que pour moi je faire long et sale, si c’est pour vous, vous n’avez pas un temps d’attention infini sur le net et je dois faire court, clair et concis selon la règle des trois C que martelait mon prof de français de 4ème #truestory ]

Pensez à me répondre, merci.

Premier vide-grenier il y a avait pas mal d’exposant mais je n’ai pas trouvé grand-chose en quantité.

J’ai trouvé un livre sur Le monde Perdu alias Jurassic Park sous titré Les héros, les meilleurs scènes, les images chocs du film et … Les Dinosaures. Un bouquin de 1997 en vraiment très bon état pour un objet de vieux de 20 ans. On trouve dedans des images du film, quelques photos de tournage, des anecdotes, bref tout est écrit sur la couverture. C’est un objet assez sympathique, goodies du dernier Jurrassic Park à être réalisé par le maître Spielberg chiné pour 1 euros.

Ensuite je suis tombé sur un lot de 4 jeux Wii. Il était perdu parterre, en retrait d’une pile de vêtements et dilué avec des DVD. Lorsque j’ai ressui à mettre la main dessus j’ai d’abord regardé s’ils étaient complets et c’est à priori le cas pour les quatre. C’était un bon point, en revanche l’état des jeux n’était pas glop glop. Les boîtiers étaient sales et les disques un peu rayés. Mais vu les titres j’ai quand même demandé le prix des jeux. La femme m’annonce 2 euros le jeu et je lui demande si elle me ferait un prix si je prends les quatre. Là elle marque un temps d’arrêt, elle réfléchit, je réfléchis de mon côté et je me dis que 4 ou 5 euros ça serait bien et elle me sort 12 euros. Mon visage a dû exprimer une grimace d’incompréhension assez visible puisque son amie est intervenue en lui rappelant qu’elle avait dit 2 euros par jeu. Nous avons sourit, j’ai proposé 5 euros et j’ai pris les jeux.

Pour les titres il y a Red Steel, c’est celui qui a hérité de la boîte la moins bonne. Il y a Resident Evil The Umbrella Chronicles et Resident Evil 4 Wii edition. Et pour finir il y a Pikmin 2 et celui là j’étais fort content de le trouver. En nettoyant les boîtiers j’ai été surpris de voir que la jaquette de Pikmin 2 est réversible, il a une face avec la pastille bleue New Play Control et le bandeau bleu en bas avec le texte Découvrez notre sélection de jeux Nintendo GameCube optimiser pour la console Wii et de l’autre côté il y une jaquette plus traditionnelle sans la pastille et le bandeau. Alors certes les jeux ne sont pas en super état (je ne les ai pas encore testés mais d’après la vendeuse ils fonctionnent bien), mais ils sont complets et puis trouver Pikmin 2 dans un lot à 5 euros quand on voit les prix qu’il est vendu sur le net ça me semble une bonne affaire.

Trouvé dans le même vide-grenier mais pas ce matin là, je vais citer vite fait Le professeur Layton et l’étrange Village, complet en super état avec ces points Nintendo non grattés. C’est une série que je n’ai jamais essayé durant tout le temps où j’ai eu une DS et maintenant que je n’en ai plus je trouve le jeu. Me reste à retrouver une DS chinée à un bon prix et palier à mon inculture enquêtrice. Je l’avais chiné pour 5 euros si mes souvenirs sont bons. En fait je l’ai pris avec un autre objet qui n’étais pas un jeu et dont j’ai un peu de mal à estimer la valeur, mais le lot était à 10 euros et le cadre ancien je pense qu’il valait au moins 5 euros donc pour le Layton l’autre moitié du billet.

Je fais dans l'illustration sobre. Et je fais aussi dans la rentabilisation de ces supports de cadre qui me permettent de photographier des jeux horizontaux et verticaux.

Je fais dans l'illustration sobre. Et je fais aussi dans la rentabilisation de ces supports de cadre qui me permettent de photographier des jeux horizontaux et verticaux.

Et voilà cette fois je passe à la seconde brocante de ce dimanche, qui se tenait dans une école à Orange. Premier stand où je penche un enfant vendez ses jeux PS3. Ils étaient en très bon état hormis quelques traces de doigts gras sur les disques. J’en vois deux susceptibles de m’intéresser pour le full set (et pour y jouer parce que tant qu’à faire un full set autant commencer par les jeux auxquels j’aurais plaisir à jouer), Tomb Raider Underworld et Fight Night Round 4. Il en voulait 4 euros pour Lara Croft et 2 euros pour Tyson et Ali j’ai proposé 5 euros et j’ai pris les deux jeux.

Plus loin je fais une trouvaille plutôt cool et rare en vide-grenier, un lot d’une douzaine de comics book underground acheté à 4 euros. Pour plus de détail je vous invite à visiter mon autre blog.

Je continu déjà très content de ce que je ramenais chez moi. Au détour d’un bac à DVD je trouve NBA 2k9 en version US avec Kevin Garnett le Big Ticket époque Boston en couverture. Si je suis presque sûr de ne jamais aboutir au full set total de la PS3 je pense plus raisonnablement pouvoir boucler le full set NBA 2k avec toutes les jaquettes différentes et je me souviens que certaines années il y avait pas mal de joueurs différents possiblement en cover. Pour un 1 euro j’ai pris celui-ci sans hésiter.

J’avance encore un peu et je vois sur une table, tout seul, un jeu PS4 qui attend. Ce jeu c’est No Man’s Sky. Je demande le prix et le vendeur m’annonce 5 euros. Fichtre me dis-je intérieurement, 5 euros c’est un bon prix, je ne discute même pas et je le prends. Sauf que je n’avais plus qu’un billet de 20 et que le mec n’avait pas la monnaie, me précisant qu’il n’avait qu’un billet de 10. J’aurai pu lui demander de me le garder le temps que je fasse la monnaie mais avant cela je scrute un peu mieux son stand que je n’avais pas pris le temps de chiner obnubiler par le No Man’s Sky à 5 euros. Je remarque alors qu’il vend le Play TV, le tunner qui permet de regarder la TNT et la télé sur sa PS3. Il y a le jeu, BCES 00096 ce qui est cool pour le full set des premiers jeux, en super état l’adapteur et les câbles annoncé à 3 euros. Évidemment mon idée c’était arriver à 10 euros. A part ces deux jeux, il vendait pas mal de comics entre 3 et 5 euros. Je me suis décidé pour Batman Silence 1er partie comme neuf avec couverture dure et pour Marvel Universe Gurardian of the Galaxy chez Panini comics dont la couverture souple de 2010 est légèrement usée. Pour ces deux comics, No Man’s Sky et le Play TV j’en ai eu pour 10 euros ce que je crois être une bonne affaire. En quittant son stand j’avais un très large sourire.

Et pourtant les bonnes surprises n’allaient pas s’arrêter là. Sur un stand où un jeune homme vendait ses jeux Wii je vois un Rygar the Battle of Argus. Je connais la licence de nom, j’ai joué à la version NES,  je savais qu’il y avait eu des épisodes sur PS2 mais j’ignorais qu’une version Wii était sortie. Et comme je ne le connaissais pas et que le jeu était complet en très bon état j’ai eu envie de le prendre, même si 3 euros me semblait être un peu cher pour de la Wii. Mais j’étais dans l’euphorie de cette  belle matinée, ou alors dans le manque de sommeil du changement d’heure, je ne sais plus.

C’est là que j’arrive sur quasiment le dernier stand de la journée. Il était neuf heure passé depuis un large moment et comme toujours je fouine dans un carton avec des DVD. Et là je tombe sur Dirge of Cerberus – Final fantasy VII – le jeu d’action de Square Enix qui se déroule après la fin de Final fantasy VII. Bien sûr ce jeu n’est pas extraordinaire même si on peut voir dans son gameplay les germes de ce vers quoi tendront les Final Fantasy next gen, mais ça reste un jeu estampillé FF. Je continu de fouiner et là je tombe sur un vrai Final Fantasy avec Final Fantasy XII. Pas de doute le vendeur était un joueur qui avait du goût. Je n’ai pas besoin de présenter ce chef d’œuvre du RPG, le fleuron magnifique de la génération PS2. Je demande le prix pour les deux jeux au vendeur qui m’annonce 5 euros. Les jeux sont dans un excellent état, complets, pas une trace sur les disques, pas une marque d’usure sur les boîtiers, vraiment un joueur de goût et un joueur soigneux. Je ne discute même pas le prix et je prends les deux.

Cette fois mon porte-monnaie était vide, mon sac était plein et je pouvais rentrer en chantonnant tellement j’étais joyeux. Je crois que ça y est, la saison des vide-greniers est partie pour de bon et ça fait vraiment très très plaisir. Les retours comme celui là c’est du gâteau, du bonbon, du chocolat, bref c’est un truc gourmand qui ravi le gourmand, le chineur, le collectionneur et le geek qui cohabitent en moi.

Faire court ou faire long, qu'importe mes articles se terminent toujours à la fin.
Faire court ou faire long, qu'importe mes articles se terminent toujours à la fin.

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Chronique de joueur, #achat, #vide-grenier, #brocante, #Final Fantasy, #PS2, #PS3, #PS4, #videgrenier

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Publié le 8 Février 2017

Maintenant que janvier est derrière nous et que la période des soldes d’hiver se solde doucement vers sa fin, je prends le temps de me soumettre à l’exercice de style qu’est le retour d’achats soldés. En même j’y suis bien obligé maintenant que je m’oblige à ne pas adouber les jeux que j’achète tant que je n’ai pas chroniqué leur achat ici ; et cela est vrai tant pour les achats classiques que pour les achats vide-greniers. Aujourd’hui je vais donner dans le classique.

Je ne crois pas que les soldes d’hiver soient un grand cru de bonnes affaires, j’ai essayé de me montré pondéré et raisonnable en ne me limitant qu’à des achats d’opportunités ne dépassant pas 10 euros. Je ne vais donc faire l’économie de rappeler les prix pour chaque jeux évoqué.


Je lance les hostilités avec Final Fantasy Type-0 HD l’édition limitée de la FNAC (logique puisque c’est là bas que je l’ai trouvé) l’édition avec la boîte rouge en carton & plastique tellement belle … Certe ce n’est que le portage d’un Final Fantasy d’abord sorti sur PSP mais c’est surtout le premier Final Fantasy que je possède sur PS4, il faut bien un début à tout, surtout qu’ils me semblent assez nombreux les jeux de la licence à avoir prit leurs quartiers sur la console de Sony. Ne croyez pas que je fais la fine bouche, je suis très content d’avoir mis la main sur ce titre.

Pour rester dans l’idée du portage sur PS4 d’un jeu ayant eu son heure de gloire sur une console de génération antérieure, j’ai acheté Dino Dini's Kick Off revival dans son édition collector avec l’épais fourreau cartonné (une boîte quoi) qui contient le t-shirt en plus du jeu. Pour le coup ce n’est plus un retour dans le temps, c’est de l’archéologie. Lorsque j’avais vu que le jeu allait ressortir j’éprouvais un sentiment mitigé entre curiosité nostalgique et accablement commercial. En plus je n’ai jamais été un joueur de kick off, mon archéologie footballistique et vidéoludique s’arrête à World Cup Italia 92 sur Megadrive et à Super Soccer sur Super Nintendo. Mais bon l’occasion fait le larron et la curiosité l’acheteur.

Ensuite un jeu dont je peux dire que je le voulais et que j’ai été très content de voir soldé à 10 euros chez Auchan, c’est DOOM sur PS4, oui je lui colle de la majuscule parce que ce jeu pèse lourd, il envoie le bois et balance le pâté. Je suis toujours aussi une buse sur les FPS par contre maintenant je m’éclate plutôt beaucoup avec ce type de jeu. Pour le coup ce n’est pas un portage, mais ça reste un titre fortement lié à un passé glorieux, comme beaucoup de jeux actuels je trouve.

Et comme nous sommes à la première personne, un jeu dont le premier opus sur PS3 est plutôt faible, un jeu dont la version PS4 m’avait semblé être critiquée pas vraiment positivement, mais un jeu pas cher c’est Homefront The Revolution. Difficile d’en parler puisque je n’ai pas encore testé le jeu mais vu que je n’en attends rien il y a des chances que je sois agréablement surpris. Et puis je trouve la jaquette plutôt classe, c’est bizarre parce qu’elle n’a rien de fameux, mais elle fait vibrer ma fibre révolutionnaire qui se verrai bien actuellement descendre dans la rue.

Dernier jeu acheté sur PS4 pendant ces soldes d’hiver c’est The Evil Within qui à l’inverse du jeu précédant est un titre précédé par une bonne réputation. La vérité c’est que je n’ai sûrement plus fais de survival horror depuis Silent Hill 2, en tout cas je ne crois pas en avoir terminé un depuis celui là. Sauf si on compte Dead Space, mais vu qu’il est dans l’espace je n’ai pas envie de le compter dans le lot. Bref, un jeu qui se promet comme dérangeant et qui nous fait entrer dans la tête d’un psychopathe, je dis oui, avec un peu de chance ça me changera du contenu de ma propre tête que je commence à trop bien connaître et qui d’ailleurs n’est pas si propre que cela.

Une bonne grosse série de jaquette qui tâchent sur PS4, j'aime quand mes illustrations pèsent lourdes dans le game.
Une bonne grosse série de jaquette qui tâchent sur PS4, j'aime quand mes illustrations pèsent lourdes dans le game.
Une bonne grosse série de jaquette qui tâchent sur PS4, j'aime quand mes illustrations pèsent lourdes dans le game.
Une bonne grosse série de jaquette qui tâchent sur PS4, j'aime quand mes illustrations pèsent lourdes dans le game.
Une bonne grosse série de jaquette qui tâchent sur PS4, j'aime quand mes illustrations pèsent lourdes dans le game.

Une bonne grosse série de jaquette qui tâchent sur PS4, j'aime quand mes illustrations pèsent lourdes dans le game.

Voilà cinq nouveaux jeux qui viennent grossir la jauge de mes acquisitions sur PS4, passons à un peu de littérature. D’abord un livre trouvé chez Cultura et soldé à 6 euros. C’est Le grand livre des énigmes de Gotham City, un bel ouvrage qui contient 200 défis de logique, des enquêtes et des jeux d’esprits. Les illustrations sont superbes et si les jeux de logiques sont souvent de classiques problèmes de mathématiques  leurs présentations contextualisé dans l’univers de Batman est super, idéal pour un meneur de jeu qui souhaiterai mener des parties de jeux de rôles dans un univers post-contemporain et qui voudrai pimenter le tout de petites énigmes sympathiques, un très très bon achat.

Le second achat lettré de ces soldes est un objet livre assez déroutant payé 1 petit euro. Il s’agit de Faery City, un roman graphique superbement illustré qui nous raconte une histoire de fantastique contemporain réalisé par Amandine Labarre et Mathieu Gaborit. Le nom de Mathieu Gaborit ne m’est pas inconnu, c’est un auteur français de fantasy qui a entre autre chose travaillé à plusieurs jeux de rôle et son nom m’a convaincu de dépenser cet euro. Le livre est présenté dans un coffret qui contient donc le livre mais aussi un jeu de tarot, bref un bel objet aux liens de parentés avec le jeu de rôle assez marqué, encore une fois un super achat.

J'insiste mais je trouve ce livre d'énigmes remarquablement bien illustré
J'insiste mais je trouve ce livre d'énigmes remarquablement bien illustré
J'insiste mais je trouve ce livre d'énigmes remarquablement bien illustré

J'insiste mais je trouve ce livre d'énigmes remarquablement bien illustré

Je passe ensuite aux jeux PS3 et je commence avec un titre que j’avais en dématérialisé, que j’avais commencé et que sur lequel j’avais dû m’arrêter parce que la sauvegarde était foutue. Un jeu vrai énorme, une petite pépite parfaite trouvé pour 5 euros environ, il s’agit de XCOM Enemy Unknown. Un vrai et grand classique de la PS3, trouvé neuf sous blister, un blister que je me ferai une joie de déchirer pour pouvoir rejouer à ce titre.

Autre titre trouvé à moins de 5 euros c’est Venetica, un jeu dont je ne peux pas vous parler parce qu’à part sa jaquette que je trouve plutôt belle et le fait que j’avais noté ce titre dans ma liste des jeux à trouver pour une raison en revanche que j’ai oublié, je ne sais rien de ce titre. Mais faire entrer un nouveau titre dans la collection qui plus est, un titre qui je ne vois quasiment jamais, ça me va très bien.

Titre suivant s’il vous plait ? Escape Dead Island un spin off de la série riche en zombies qu’est Dead Island. Des graphismes en cel shading, des zombis et de l’infiltration la promesse est honnête et je ne prenais pas de risque en prenant ce titre pour 6 euros si mes souvenirs sont exacts. Pas besoin d’en dire plus, j’y reviendrais peut-être le jour où j’aurai testé ce jeu.

Le dernier jeu PS3 que j’ai acheté, je l’ai pris avant tout pour sa jaquette que je trouve sublime. Et pour son titre aussi que je trouve à la fois poétique et impressionnant, il s’agit de Natural Doctrine trouvé à 10 euro ou un peu moins que ça. Je sais bien que les critiques n’ont pas été élogieuse pour sur RPG tactique à la sauf asiatique mais qu’importe, je suis réellement transporté par l’univers présenté sur la jaquette. Et c’est ainsi que se conclus la liste des jeux achetés pendant les soldes.

Je continu d'acheter et de jouer à la PS3 et je continu de trouver la jaquette de Natural Doctrine vraiment très belle !
Je continu d'acheter et de jouer à la PS3 et je continu de trouver la jaquette de Natural Doctrine vraiment très belle !
Je continu d'acheter et de jouer à la PS3 et je continu de trouver la jaquette de Natural Doctrine vraiment très belle !
Je continu d'acheter et de jouer à la PS3 et je continu de trouver la jaquette de Natural Doctrine vraiment très belle !

Je continu d'acheter et de jouer à la PS3 et je continu de trouver la jaquette de Natural Doctrine vraiment très belle !

Mais l’article n’est pas fini, parce qu’entre la FNAC et internet j’ai eu la chance ou le malheur de voir que plusieurs les packs Lego Dimensions étaient soldés, très bien soldés je trouve puisqu’on pouvait trouver les Fun Pack à moins de 4 euros. J’ai donc craqué. Et pas qu’un peu … Et pas que pour les Fun Pack … Pour la série des Simpsons j’ai pris le fun pack avec Bart, celui avec Krusty ainsi que le Level Pack Springfield adventure celui où se trouve Homer et sa voiture, sa télé et sa bière. Ensuite dans la série du Seigneur des anneaux j’ai pris le pack avec Gimli, celui avec Legolas et celui avec Gollum ce qui fait déjà six nouveaux packs Lego Dimensions. Il aurait été possible et raisonnable que je m’arrête là mais j’ai continué en prenant le pack Wonder Woman, celui de Wicked Witch et j’ai craqué pour Benny le cosmonaute bleu tout droit issu des années 80 et que l’on croise dans Lego la grande aventure parce que lorsque j’étais petit, le cosmonaute bleu était mon personnage préféré, c’était mon héros, et en plus il avait lui aussi le casque fendu au même endroit que celui de Benny. Et pour finir parce que ce n’était pas encore fini, j’ai pris le team pack Scooby-Doo. J’ai vraiment craqué pour cette licence Lego Dimensions, je dois être très bon public, mais vraiment j’adore le concept et je trouve les figurines très sympas. Le seul bémol à porter à cette gamme c’est que les packs sont vendus sans notices de montages pour les différentes formes des véhicules, il faut se connecter au jeu et lancer une des transformations pour avoir accès aux plans. Je suppose qu’internet pourra m’aider à palier à ce petit détail. Et c’est là-dessus, que se termine mon retour d’achat des soldes d’hiver 2017. Si je veux être honnête avec moi avant de commencer la saison des vide-greniers 2017 j’ai encore un ou deux articles à rédiger pour vous chroniquer mes trouvailles de l’année dernière et je serai alors ok niveau actes de consommations.

Merci bien à toi lecteur.

Il y a des raisons que la raison ignore, la nostalgie fait partie de ces raisons làIl y a des raisons que la raison ignore, la nostalgie fait partie de ces raisons là
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Publié le 18 Avril 2014

C’est fini, je l’ai fini, en deux fois si je puis dire ; une victoire après une défaite, une fin heureuse après un Game Over. Oui, je peux le dire, j’ai vu la fin de Lightning Returns ; et quelle fin d’ailleurs. Je parle de la fin de la fin, de la scène de fin après le combat final et la cinématique final. Je parle de l’épilogue qui en une cinématique d’une minute quarante-trois, clôture une saga épique avec une simplicité belle. Oui, je commence cette critique par un spoil et si tu ne veux pas le voir ou le lire passe à la suite, saute un chapitre, un paragraphe parce que je ne peux pas ne pas parler de cette scène qui a elle seule donne tout le relief de la saga ; des centaines d’heures contre une minute et quarante-trois secondes pour qu’une saga trouve son point d’équilibre. Si j’ai joué aux trois opus de Final Fantasy XIII ce n’est pas pour ne pas pouvoir parler de ce moment-là, alors je ne vais pas me priver d’en parler. Commencer par la fin.

Oui, c'est la vidéo de l'épologue de Lightning Returns, c'est donc un spoil en soit sauf qu'en même temps il ne dit rien du jeu, je veux dire qu'il ne dépucèle pas la trame narrative du jeu. Il faut voir cet épilogue comme un contre point aux trois opus de la saga.

N’oublions pas que les deux opus précédents refusaient de se terminer ; si Final Fantasy XIII offrait bel et bien une fin d’une intensité émotionnelle proportionnelle à sa maîtrise de la narration croisée, le joueur que j’étais savait en arrivant là que la suite existait déjà et que le climax émotionnel n’était pas une fin, mais seulement la fin d’un chapitre. Ensuite, il y a eu Final Fantasy XIII-2 qui n’avait même pas l’honnêteté de se terminer dignement, laissant le joueur sur un À suivre parfaitement honteux et une série de fin faussement alternatives puisque purement conditionnelle qui ne servaient qu’à gonfler la durée de rejouabilité en essayant de camoufler l’impression de frustration laissée par la fin principale. Jouer à Lightning Returns c’est la promesse d’une fin. Dès le début le jeu joue cartes sur table, quoi qu’il arrive le monde tel qu’il est et tel que Lightning et le joueur l’ont connu dans Final Fantasy XIII et son ersatz de suite va disparaître.

Notez dès maintenant cette subtilité, le monde tel que le héros et le joueur l’on connu va disparaître, c’est la trame principale du jeu bien sûr, mais je ne peux m’empêcher d’y voir une parabole de l’avenir du RPG selon Square Enix. On peut faire une lecture de Final Fantasy XIII comme la lutte de l’individu et du RPG pour sortir de son déterminisme au risque de se perdre ou de subir l’incompréhension des autres. Final Fantasy XIII-2 peut alors être vu comme l’impossible retour en arrière ; l’échec assuré du retour au source. Lightning Returns annonce la couleur dès le départ et tient ce cap jusqu’à sa fin, le monde et peut-être une certaine vision du RPG sont promis à la disparition.

 

On sait donc dès le départ, comment le jeu est censé se finir. Avec la mise en place d’une mythologie confuse dans FF XIII et d’une narration à six voix, puis avec l’adjonction du voyage dans le temps et de visions alternatives, la saga Final Fantasy XIII a construit une trame complexe, souvent un peu lourde que Lightning Returns doit dénouer. Et même si les chemins vers cette fin sont parfois encore confus, la fin, et là je parle de l’épilogue, est limpide. Avec un choix radical de tout détruire pour mieux faire renaître son esprit le jeu parvient à boucler la boucle, à clore son univers et à laisser au joueur une sensation agréable. Pour être plus précis, et ceux qui ont fini le jeu ou qui on regardé le vidéo le savent, le jeu se termine sur un sourire de Lightning. Un sourire ! Depuis le premier Final Fantasy XIII Lightning incarne cette héroïne à l’expression triste, vide ou mélancolique, héroïne de l’abnégation et jamais du plaisir. Et enfin, à la fin, on obtient l’ultime récompense, voir la plus belle des récompenses possible, le sourire de Lightning. Avec cette fin-là, le jeu devient beau parce que ce contre point renforce et révèle toute la cohérence du personnage et du triptyque narratif qui tourne autour d’elle.

Sur des bases classiques ...

Quatre endroits, quatre ambiances, sachant que chaque "endroit" contient différents lieux avec différentes ambiances qui varient en fonction des heures de visites.Quatre endroits, quatre ambiances, sachant que chaque "endroit" contient différents lieux avec différentes ambiances qui varient en fonction des heures de visites.
Quatre endroits, quatre ambiances, sachant que chaque "endroit" contient différents lieux avec différentes ambiances qui varient en fonction des heures de visites.Quatre endroits, quatre ambiances, sachant que chaque "endroit" contient différents lieux avec différentes ambiances qui varient en fonction des heures de visites.

Quatre endroits, quatre ambiances, sachant que chaque "endroit" contient différents lieux avec différentes ambiances qui varient en fonction des heures de visites.

J’avoue que je ne sais pas exactement dans quelle direction faire partir cette critique. Je sais ce que j’ai envie de dire, je sais de quoi je voudrais vous parler, mais je ne sais pas dans quel ordre. Et il me semble que cette incertitude quant au plan à suivre peut trouver un écho dans la construction même du jeu. Après avoir commencé par la fin, je crois que le plus simple c’est de repartir sur les bases …

Lightning Returns est donc un RPG de Square Enix qui se déroule à la suite de Final Fantasy XIII-2 ; disons qu’il en est narrativement l’héritier. Dans les faits l’histoire se déroule longtemps, bien longtemps après la fin du second opus. Cette fois Lightning a été choisi par Bhunivelze, Dieu de lumière dont le nom fait irrémédiablement penser à une marque de bière, pour être la Libératrice, une sorte de bras armé de dieu envoyé sur ce qu’il reste du monde pour sauver les âmes de personnes qui pourraient renaître dans le monde d’après, celui que Bhunivelze prévoit de créer après la destruction du monde. Afin de s’assurer les services de l’héroïne aux cheveux roses, Dieu lui a promis de restituer / ressusciter sa petite sœur cette gourde de Serah. On part donc sur une base classique pré apocalyptique. Des milliers d’années se sont écoulés depuis le dernier opus de Final Fantasy XIII et depuis 500 ans, le monde est soumis au chaos qui ronge et détruit tout ; sauf indirectement les gens qui ne vieillissent plus et ne meurent plus de mort naturelle mais peuvent toujours se faire tuer. Le point de départ est donc assez alambiqué, une fin qui s’annonce, le chaos comme adversaire, des gens qui ne meurent plus et plus que quatre zones où la vie résiste ; deux villes, Luxerion sombre, gothique et religieuse et Yusnaan festive, frivole et urbaine ainsi que deux zones naturelles Les Dunes de la mort décor désertique et sablonneux avec ses temples et ses donjons d’inspiration égyptiens et Les terres sauvages, où la nature verdoyante côtoie une nature minérale. Je ne sais pas si vous avez connu ces grosses boites de nuit qui promettent dans leur publicité quatre salles pour quatre ambiances différentes, de l’électro au zouk ? Et bien Lightning Returns c’est un peu la même chose, c’est quatre zones pour quatre ambiances différentes, voir pour quatre approches du jeu différentes. Mais avant de se lancer dans le monde tout commence nulle part. C'est-à-dire dans l’Arche, un lieu hors du temps et hors de l’espace où tous les matins à six heures Lightning retrouve un Hope rajeuni à l’âge de Final Fantasy XIII qui est pour elle comme un poisson pilote omniscient qui la guide à travers ce qu’il observe depuis l’Arche.

Au départ Lightning n’a pas le choix, elle se rend à Luxerion pour enquête ; c’est une introduction qui pose des bases intéressante, elle contient la promesse d’un univers urbain, où il faudra enquêter autour d’un crime, un parti prit plutôt intéressant qui ne sera pas tenu par la suite, mais cette introduction reste intéressante, elle présente plutôt clairement ce qui sera le cœur de jeu : la gestion du temps et des intentions du joueur. Suivre les quêtes principales ou secondaires demande du temps, surtout lors de la première partie, et du temps Lightning en manque. Parce que si elle sait et nous aussi que le monde n’a plus que 13 jours à vivre, ces 13 jours ne sont pas assurés. Il faudra pour les assurer, ou les débloquer, ou les garantir, que Lightning sauve suffisamment d’âme pour récolter suffisamment d’énergie qu’elle remettra chaque matin à Yggdrasil l’arbre de vie quant à six heures, elle est irrémédiablement téléportée sur l’Arche. Encore ici, on peut voir que la trame scénaristique de base du jeu n’est pas limpide. Si Lightning n’apporte pas assez d’énergie à l’arbre, elle ne verra pas les 13 jours du monde et ce sera Game Over. C’est ce que j’ai connu à la fin du neuvième jour lors de ma première partie ; j’ai alors directement enchaîné sur une partie new game + où l’on commence avec les capacités, les armes, les compétences et la quasi-totalité des choses que l’on avait déjà débloquées.

Mais revenons à cette introduction et à ce qu’elle pose ; la question du temps. Le temps est donc compté, et il passe assez vite. On n’a pas vraiment le temps de déambuler, de lézarder ou d’admirer le paysage sous peine de manquer de temps pour les quêtes. Il faut ensuite se mettre en tête qu’il y a des quêtes que l’on ne peut résoudre qu’à heure fixe - je parle d’heure in game -, des quêtes où il faudra être présent à tel endroit à un moment précis ou ramener tel objet avant telle date sous peine d’échouer. Ce n’est rien de révolutionnaire en soi, mais c’est judicieux parce que cela donne épaisseur à l’univers et une présence exacerbée à la chronologie. Mais d’autres choses peuvent faire perdre du temps, dormir - mais qui veut faire dormir son héraut dans un jeu ? - et surtout perdre un combat. C’est une idée très intéressante je trouve ; bien sûr Lightning a des points de vie quand on se lance dans un combat on peut perdre nos PV et perdre le combat. Dans ce cas-là on ne perd rien de nos possessions mais on perd une heure. Dit comme cela, sur le papier, cela peut sembler bénin, mais quand on commence à perdre une, deux, trois combats dans la journée on commence à stresser. Ou alors on fait comme moi durant ma première partie, on se dit que le jeu est un blockbuster et qu’il fera en sorte que l’on puisse en voir la fin sans nous faire perdre et que cette journée perdue in game a essayer de tuer ce boss ne sera pas préjudiciale … Toutes les quêtes ne sont pas repérées dans le temps, mais pour moi, ces quêtes qui s’inscrivent dans une chronologie limitée permettent de créer de la continuité. Et c’est important parce que paradoxalement le jeu peut sembler morcelé ; l’espace est morcelé, la chronologie qui nous oblige à retourner à l’Arche toutes les 24 heures morcelle le temps, les différentes ambiances et les différents approches du jeu morcellent aussi l’expérience du joueur. Pourtant ce qui se dégage du jeu quand on se plonge en lui c’est ça cohérence.

Avec de l'audace ...

Lightning Returns une critique à l'ancienne
Lightning Returns une critique à l'ancienne

Il faut noter qu’il n’y a pas à proprement parler de niveau pour évaluer la puissance de Lightning. On ne peut pas non plus farmer pour monter les niveaux de Lightning et se faciliter la suite du jeu, d’une part parce qu’il n’y a pas de niveau et d’autre part parce que l’on n’aurai pas le temps. Et pour clôturer le tout en beauté il n’y aurait pas assez d’ennemis parce qu’il est possible de pousser une race d’ennemi à l’extinction. Là encore c’est un petit détail qui renforce la cohérence du jeu, le monde se meurt et si on les tue en trop grand nombre les races d’ennemis disparaissent, je trouve ça poétique. Par contre, le dernier spécimen d’une d’espèce, le spécimen Omega est tout simplement affreux, c’est le même sprite uniformément recouvert d’une texture rose fluo. S’il n’y a pas de niveau ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de progression, Lightning gagne des points de vie, de combat, de magie, etc. à chaque fois qu’elle boucle une quête principale, secondaire ou liée au tableau des prières. On est donc obligé d’avancer dans le jeu en choisissant de façon judicieuse les quêtes à mener à terme pour gagner assez rapidement en puissance pour pouvoir finir d’autres quêtes, etc.

Bref assez rapidement, c'est-à-dire une fois passé l’introduction, on est confronté à un choix. On est libre. Même si l’environnement de Lightning Returns n’est pas très très vaste, on est dans ce qu’il faut reconnaître comme un monde ouvert. Libre à toi joueur d’aller où tu veux. Encore et toujours je trouve que la première partie, celle sans le new game + est plus exigeante, nous peu de PE qui permettent de se téléporter et ils se regagnent doucement, il faut donc voyager en train ce qui fait perdre du temps. Il faut aussi pouvoir se rendre là où l’on a une quête à finir à temps et donc jauger du temps de parcours pour s’y rendre. Cela immerge rapidement et très intensément le joueur dans le jeu. On peut décidé de rester en ville, de faire tout ce que l’on y peut y faire - en sachant que certaines zones n’ouvrent qu’à certaines heures -, on peut partir dans la nature, dans le désert, chaque zone est à une identité propre très forte, très marqué, son bestiaire, ses quêtes, on peut très bien se perdre dans les terres sauvages et oublier de rentrer à Yusnaan pour remplir une quête. Le jeu est plein de contraintes spatiales et temporelles mais il n’impose que peut de chose aux joueurs en terme de choix. On s’approprie bien mieux l’univers, on force de parcourir les lieux on apprend à les connaître, à pouvoir se diriger sans carte, on se sent chez soi. On a reproché presque unanimement à Final Fantasy XIII sa linéarité - sans comprendre le sens et la porté de ce choix - et Final Fantasy XIII-2 n’est qu’une réponse grotesque aux critiques des joueurs avec un univers ultra morcelé mais sans véritable liberté ni cohérence ni immersion. Mais là avec Lightning Returns trouve un parfait équilibre. Bien sûr, la map n’est pas immense, mais chaque univers est riche, détaillé, minutieux et le temps limité exacerbe les sensations d’immersion du joueur.

Après avoir joué à la démo du jeu qui se déroulait principalement dans les couloirs sombres et pauvrement décorés du palais de Snow j’avais trouvé le jeu horriblement daté esthétiquement et plutôt moche. Mais  je m’étais trompé. Si les passages en intérieur sont effectivement plutôt tristes, j’aime beaucoup tout le reste des choix esthétiques du jeu. Bien sûr on sent qu’il est techniquement ancré dans sa génération et peut-être pas au sommet de ce que sa génération peut produire. Mais le goût et les partis pris esthétique du jeu sont toujours judicieux et m’ont offert un vrai ravissement.

Lightning Returns une critique à l'ancienne
Lightning Returns une critique à l'ancienne

Il n’y a rien d’audacieux de faire un RPG en monde ouvert, c’est même une sorte de basique, de fondamental du genre. Ce qui est audacieux c’est d’avoir réussi à conserver de la cohérence et de l’intensité narrative et dramatique en limitant le jeu dans le temps. C’est lancer le joueur dans un monde ouvert, mais en le bridant ; cette contradiction donne au jeu son intensité.

Je parle de Lightning Returns comme d’un RPG mais rien n’est moins sûr qu’il le soit. Il lorgne du côté de l’action, de la plate-forme, et met le déplacement vers le cœur de gameplay. Ce n’est pas neuf, ça pourrait être un action RPG comme on disait avant, mais ça reste un RPG dans l’esprit d’une émancipation, comme c’était déjà en germe dans Final Fantasy XIII, qui témoigne d’une envie d’aller vers quelques chose de plus général, de plus générique. Je sens chez Square Enix une envie de jeu total qui ne trace pas de limite entre les genres, la profondeur du RPG pour la narration, l’univers et l’intensité de l’action pure sans avoir à choisir de poser son jeu dans une case plus que dans l’autre. On va donc retrouver dans Lightning Returns un gameplay orienté action qui me laisse un goût d’inachevé. Les monstres apparaissent aléatoirement sur la map quand on se trouve à proximité d’eux mais on peut choisir d’éviter ou d’esquiver le combat si on court assez vite assez loin. Dans le cas contraire, on engage un combat. À ce moment-là on retrouve le principe des jauges ATB ; chaque action vaut un certain nombre de point ATB et quand la jauge est vide il faut attendre qu’elle se recharge. Durant les combats Lightning est libre de se déplacer à sa guise, enfin à sa guise dans l’arène du combat, enfin à sa guise mais seulement en marchant ; cette semi-liberté est déroutante et parfois frustrante. La mécanique repose encore sur une sorte de tour par tour et le déplacement n’induit pas l’esquive ou la protection ; autrement dit vous pouvez vous déplacer, mais impossible de contourner l’ennemi et pour parer ou esquiver il faudra toujours solliciter l’action adéquate.  Il faut bien le dire, le système de combat me laisse coi.

Nous avons vu plus haut qu’il n’y a pas de niveau pour jauger ou juger du niveau de Lightning, mais il n’y a pas non plus vraiment de classe de personnages. Il y a seulement des costumes ; pour renforcer l’héroïne il faut conclure les quêtes et pour orienter l’héroïne vers une facette défensive ou plutôt offensive ou plutôt magique, il faut changer son costume. D’accord, c’est bien, c’est sympa, c’est bizarre, je n’ai pas noté dans la trame narrative du jeu une explication qui justifie que Lightning puisse changer de costume en plein combat, mais bon pourquoi pas me direz vous … Sauf que durant les combats on ne peut utiliser que trois costumes, pourquoi pas plus je ne sais pas. En plus on ne peut attribuer que quatre compétence par costume à choisir parmi les attaques physiques, les attaques magiques, les actions de défense ou les altérations d’état. Ces compétences, certaines sont liés directement aux costumes, d’autres sont gagnés durant les combats et celle-ci peuvent être fusionnée, améliorées, élevées en passant chez un artisan. Mais du coup il n’y a finalement que peut de compétences et peu d’associations judicieuses . Du coup quand on a trouvé le bon costume, et les compétences avec lesquelles sont sommes à l’aise le gameplay perd en profondeur. La limitation des déplacements bide la dimension action pure, mais la limitation des classes et des compétences, bride aussi un peu la complexité du gameplay. On se retrouve avec un système de combat un peu bâtard.

Mais je crois que pour juger ce système de combat il faut prendre en compte le contexte de la partie ; je crois que dans une partie new game + voir en mode facile les combats sont relativement peu exigeant, on peut donc les traverser sans vraiment avoir besoin d’être concentré et pointu sur la prise en main. Mais dès que l’on joue en difficile ou même durant sa première partie en normal les combats sont plus exigeants et nécessite que le joueur soit concentré et réactif. Dès lors le système devient plus intéressant et donne toute la dimension de ses aspirations. Malheureusement ces combats épiques qui occupent le joueur pendant plus de 20 minutes, à devoir jongler avec ses costumes, ses pouvoirs pour sortir victorieux ne sont pas assez nombreux.

Je voudrais d’une action vraiment libérée du RPG, sans ATB, sans temps de chargement, avec de la pure adrénaline, une adversité constante et nerveuse. Ce système de combat aux promesses intéressantes mais pas toujours abouties, me laisse un goût d’incohérent pour les costumes et d’inachevé parce qu’il ne donne sa pleine mesure que de trop rare fois. C’est une usine à gaz pour au finalement pas grand-chose. Et puis je trouve la mise en scène moins spectaculaire que celle des précédents opus ; en plus d’une mise en scène avec du punch et du panache on perd depuis les précédents épisode un certain aspect tactique que nécessitait de choisir son équipe ou son équipier avec soin. Avec ce système simplifié des costumes le jeu glisse vers une logique de l’immédiateté proche d’un zapping étrange. On sent tout au long de l’aventure qu’il y a une volonté de radicaliser le propos qui est réfrénée soit par la condition technique d’un jeu naît dans une génération finissante soit par les développeurs qui pourraient garder le meilleur pour la suite. On se dirige vers la fin du monde, vers la fin d’un monde et nous sommes en prise avec une mécanique de jeu qui elle aussi est en fin de cycle. Il est clair qu’elle a fait son temps cette mécanique. À force de vouloir se montrer innovante et en même temps grand public, mainstream, elle a perdu en subtilité et en exigence. Même si par certains aspects action cette mécanique se rapproche de l’exigeant et déroutant système de jeu de Resonance of Fate elle est aussi plus frustrante et décevante. Dans Final Fantasy XIII où il suffisait d’appuyer répétitivement sur le bouton croix pour remporter les combats le système de combat était juste un outil de la narration ; mais en rendant le système plus dynamique Lightning Returns positionne son gameplay comme un élément à part entière de l’intérêt du jeu et je trouve qu’il déçoit un peu.

Mettre en place une recyclerie ...

Je suis sincèrement et totalement amoureux de ce personnage de Choco Boco Lina. Je ne saurais pas dire pourquoi en plus, mais j'aime la retrouver.

Je suis sincèrement et totalement amoureux de ce personnage de Choco Boco Lina. Je ne saurais pas dire pourquoi en plus, mais j'aime la retrouver.

C’est curieux … Durant tout le jeu ou presque j’ai pensé à ce que je pourrais écrire sur le jeu. C’est devenu un réflexe, une habitude, une seconde nature. Et des choses à dire il y en a plusieurs, je voulais par exemple parler de Lightning comme des plus grandes anti-héroïnes du jeu vidéo, je voulais faire un focus sur une scène, celle où Lightning après avoir vaincu Snow, elle le touche et le soutien, je voulais parler de cette scène comme de la scène la plus érotique de tous les Final Fantasy. Je voulais souligner cette dimension poétique quand le jeu lorgne sur Journey et singe les déplacements sablonneux quand Lightning se déplace et glisse dans dunes de la mort. Je voulais parler encore de l’espace discontinu et cloisonné relié par le train puis le plaisir que l’on éprouve à rouvrir certaines routes qui permettent de tisser une sorte de toile. Et aussi de cette curieuse relation que l’on tisse entre soi et les monstres parce que les monstres sont finalement les seuls points de repère qui traversent sans changement apparent les trois opus ; trois jeux, trois approches différentes de l’univers, trois gameplay qui diffèrent et pourtant toujours les mêmes monstres, je trouve cela troublant. Et puis je voulais aussi porter un éclairage sur le scénario qui met en prise Lightning avec ses névroses mais aussi avec tous les anciens héros de cette trilogie qui reviennent et portent chacun au firmament eux aussi leurs névroses ; Lightning Returns la guerre contre la névrose … Et je suis sûr que j’ai pensé à autre chose encore comme la simplicité éhontée du boss, bref beaucoup de choses ont traversé mon esprit, mais au lieu de cela, je suis entrain de rédiger une critique longue et vide de sens. N’est-ce pas là un échec ? Aurais-je perdu la main ? La plume ?

J’ai prévu de reprendre certains éléments que je viens d’évoquer dans des articles plus courts et centré sur le sujet. Et là donc je me retrouve avec le nez dans l’eau.

Le jeu est fini, j’ai beaucoup, beaucoup aimé l’expérience que le jeu offre. Il réussi à donner mettre le joueur au cœur d’un paradoxe ; on incarne un personnage qui est prit en otage par les desseins d’un dieu mais on est plutôt très libre d’évoluer à notre guise ; il y a là l’illustration de la lutte qui traverse chaque individu celle du déterminisme contre le libre arbitre. C’était déjà le sujet de Final Fantasy XIII, plus que son sujet c’était son obsession, c’était aussi au centre de Final Fantasy XIII-2 même si c’était plus maladroitement traité. À cet instant on atteint à mon sens nouveau palier dans le traitement de cette question. Final Fantasy XIII est sûrement plus percutant sur le sujet, mais il place tout le temps le joueur du côté du déterminisme, sa rhétorique est implacable. Avec Lightning Returns le jeu vidéo réussi le tour de force d’être fidèle à son sujet, son obsession, mais sans être dirigiste avec le joueur. Le libre arbitre, la liberté d’aller ici ou là, la liberté de remplir les quêtes dans l’ordre que l’on veut, tout ce que l’on est libre de faire dans la logique que l’on choisit c’est l’expérience du libre arbitre au sein d’un jeu qui repose sur le déterminisme.

Le jeu ne produit rien de neuf, pas de nouvel univers, pas de nouveaux personnages, pas de nouveaux ennemis, pourtant le jeu poursuit une utopie, celle de commettre une révolution. C’est une ambition qui est là depuis le départ, c’est présent dans Final Fantasy XIII et depuis tout ce temps-là on tourne autour. On rôde autour de la proie, le RPG, on joue avec, on flirte avec un changement, mais on ne passe pas à l’acte. Jamais, jamais tout à fait. , une volonté de révolution. En fait je crois savoir pourquoi je n’arrive pas à mieux écrire sur ce jeu, parce qu’on ne peut pas en faire une critique générique. Il faudrait soigneusement soulever chaque séquence pour tirer la moelle symbolique. Le jeu est  bon, pour moi c’est un fait, une évidence. Le jeu est exigeant pour la première partie - sauf en facile -. À mon sens il cet épisode est meilleur que Final Fantasy XIII même s’il est moins radical et moins fabuleux. Mais le jeu se perd aussi, il se perd dans un système de combat pas assez radical et pas suffisamment assumé, il se perd dans une personnalisation fan-boyisante de Lightning ; je voudrais à ce sujet que l’on m’explique à quoi bon les décorations ? Je veux dire choisir un costume ok, une épée, un bouclier, une broche qui apporte un avantage, un bracelet qui en apporte un autre ok, mais pour l’accessoire décoratif idiot à quoi bon ? À quoi cela sert ? Quel intérêt d’avoir une Lightning qui porte sur sa tête un sapin de noël ? D’autant plus qu’elle conserve cette décoration durant les cinématiques, moi je trouve que certaines scènes perdent un peu en sérieux quand on a une coupe afro ou une fausse moustache sur le visage … Le scénario peut, lui aussi, perdre le jour, pourtant il est réussi, il réussit pourtant à réunir les différentes trames abordées par les deux épisodes précédents et à la résoudre dans une fin qui passe du grotesque bon enfant à l’ultime superbe épilogue sur lequel j’ai ouvert cette critique.

Voilà, c’est tout ce que je peux vous dire sur Lightning Returns, j’ai joué en tout et pour tout 9 jours plus 14 jours in game soit 23 jours ce qui équivaut à plus de 75 heures dans ma vie. Je ne me suis pas ennuyé et la perspective de recommencer le jeu en mode difficile et transcendance me plaît. Je ne dis pas que je vais le faire tout de suite mais j’y reviendrais parce que j’ai aimé ce jeu qui arrive à convoquer l’ensemble des personnages secondaires des deux autres Final Fantasy XIII de Snow jusqu’à Kupo le mog en passant par le Chocobo et mon personnage favoris des trois épisode la sexy et déjantée Choco Boco Lina.  

Allez, je m’arrête là, pour de bon, je reviendrais sur le sujet mais pas pour ce soir, pas pour cette fois. Vous remarquerez que j’ai réussi à pondre une critique de 4500 mots sans parler une seule fois de Lumina le seul véritable nouveau personnage de cet épisode. Conscience énigmatique de Lightning, sexy, joueuse et chaotique. Mais c’est peut-être parce qu’elle peine à prendre sa place dans un univers mortifère littéralement habité de fantômes que l’on aime retrouver, Snow, Fang, ou que l’on aime détester comme Noel.

Ce système de costume - mit en place pour vendre des costumes aux fans aveugles et riches comme le costume de Cloud de Final Fantasy VII ou celui de Lara Croft - donne parfois lieu à des images curieuses ou étonnantes, en tout cas décalées parce que le costume n'est pas "approprié" à la scène.
Ce système de costume - mit en place pour vendre des costumes aux fans aveugles et riches comme le costume de Cloud de Final Fantasy VII ou celui de Lara Croft - donne parfois lieu à des images curieuses ou étonnantes, en tout cas décalées parce que le costume n'est pas "approprié" à la scène.
Ce système de costume - mit en place pour vendre des costumes aux fans aveugles et riches comme le costume de Cloud de Final Fantasy VII ou celui de Lara Croft - donne parfois lieu à des images curieuses ou étonnantes, en tout cas décalées parce que le costume n'est pas "approprié" à la scène.
Ce système de costume - mit en place pour vendre des costumes aux fans aveugles et riches comme le costume de Cloud de Final Fantasy VII ou celui de Lara Croft - donne parfois lieu à des images curieuses ou étonnantes, en tout cas décalées parce que le costume n'est pas "approprié" à la scène.

Ce système de costume - mit en place pour vendre des costumes aux fans aveugles et riches comme le costume de Cloud de Final Fantasy VII ou celui de Lara Croft - donne parfois lieu à des images curieuses ou étonnantes, en tout cas décalées parce que le costume n'est pas "approprié" à la scène.

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Critiques - jeux vidéo, #Final Fantasy, #Lightning Returns, #Lightning, #RPG, #PS3

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Publié le 26 Mars 2014

Lightning Returns ; une histoire de robe et de gameplay

Il y a tant de chose à dire au sujet Lightning Returns, mais pour éviter de me disperser et pour ne pas déflorer le sujet ni le jeu pour ceux qui ne l’auraient pas encore fait je vais essayer d'en rester au gameplay parce qu'il m'a questionné tout du long de ma première partie. Enfin je devrais dire tout du long de ma demi-première partie - mais je ne suis pas sûr que ce soir une formule correcte et en plus la question du gameplay m’a taraudé aussi durant la seconde demi-partie -. J'ai commencé le jeu en normal et je l'ai trouvé assez tendu, ardue, pas tout à fait difficile mais exigeant. Pas aussi dur que Resonance of Fate à qui Lightning Returns emprunte une résolution des combats dans un mode action RPG, une difficulté relevé et un exercice visuel sur le style des personnages. Mais je pensais que le jeu avait été programmé pour me permettre d’arriver à son terme malgré l’impression de difficulté parce que je croyais qu’aujourd’hui les jeux vidéo étaient comme cela, calibrés pour le grand public - c’est-à-dire moi - et pour se boucler d’une seule traite. Le huitième jour est arrivé et j'ai échoué. Je n’avais pas sauvé assez d’âmes, ce qui m’a valu un game over . J'ai adoré me prendre ce game over dans le nez et dans la tête ; ça faisait longtemps, c'était inattendu tant je pensais que le jeu était construit pour que l'on ai l'impression d'être sur le fil vis-à-vis du temps qui passe mais qu'on arriverai à sauver assez d'âmes pour avancer et terminer le jeu dans les délais qu’il impose. Mais là, paf, rien, même pas une cinématique, à peine un intertitre et game over ! Bref, pour en revenir au gameplay cette première demi-partie, je l'ai joué sur le mode de la polyvalence. Chacun des trois styles que j'utilisais, avait une garde, une attaque physique, une attaque magique et parfois une esquive, j'avais donc trois styles qui se ressemblaient aussi polyvalents que moyens.

Dans cette configuration le gameplay des combats de Lightning Returns est plutôt pointu, orienté action, presque arcade s'il n'avait été aussi pointu ; c'est-à-dire qu'il faut être précis sur la garde, pour provoquer des chocs, précis sur les esquives, choisir ses coups de façon judicieuse et régénérer en garde vital dès que possible. En jouant ainsi, le challenge est de taille et j'ai perdu beaucoup d'heures à perdre des combats - et j'adore ce principe que perdre un combat te fait perdre du temps et j'adore que le temps soit limité et continu dans ce jeu ! - parce que je n'étais pas bien préparé. J'ai passé quasiment une journée complète in game à combattre Snow et le combat victorieux à durée une demi-heure. Et puis j'ai perdu, et là on a le choix de recommencer une nouvelle partie normale ou de recommencer une nouvelle partie avec les caractéristiques, les styles et les objets acquis au moment où l'on a perdu. C’est donc ce que j'ai fait et cette fois je me suis relancé dans le jeu avec une nouvelle approche du gameplay ; j’ai choisi un style de défense, genre le tank pouvant encaisser, parer, esquiver, ensuite un style d'attaque physique avec tous les coups qui roxent et un style blindé d'attaques magiques avec les quatre éléments. Dans cette configuration le gameplay à prend une autre tournure.

Bien sûr, avec l’expérience acquise j'étais plus puissant ce qui facilite les combats, mais surtout avec cette approche les combats deviennent plus classiques. On gère les styles comme on pourrait gérer une équipe de trois personnages différents, type guerrier, magicien & healer. Clairement on perd en finesse, en immersion - je ne crois pas avoir noté la logique scénaristique justifiant que Lightning change de style, de robe, de look aussi souvent - et un peu en challenge, mais on gagne en facilité, en plaisir de jeu et en jubilation, sentiment que j’avais éprouvé très fortement dans Final Fantasy XIII où les combats n’étaient pas nécessairement très difficiles mais très spectaculaires. Il y a donc à mon sens clairement deux approches différentes de ce gameplay pour deux expériences différentes et quand j'aurai terminé le jeu je pense relancer une nouvelle partie de zéro voir si avec cette approche le jeu est plus "facile" qu'il ne me l'avait apparue au départ. J’avoue que j’aime beaucoup la tournure de gameplay que prend la série Final Fantasy ; on frôle l’action RPG sans y être encore vraiment, mais on flirte fort avec, avec ça, avec la plate-forme aussi parfois et même dans les Dunes de la mort on flirte avec l’impression de liberté de Journey ; il n’y a pas à en douter je n’ai pas encore donné toute la mesure de ma démesure critique sur Lightning Returns

Il faudrat parler un jour de ce personnage énigamtique, plutôt sombre, renfermée, pas vraiment charismatique mais pourtant si attachante. C'est finalement assez rare une anti-héroïne par rapport aux anti-héros mâles

Il faudrat parler un jour de ce personnage énigamtique, plutôt sombre, renfermée, pas vraiment charismatique mais pourtant si attachante. C'est finalement assez rare une anti-héroïne par rapport aux anti-héros mâles

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Publié le 23 Février 2014

Lightning Returns fait partie de ces jeux qui invitent le joueur à y aller progressivement ; les jeux qui offrent un découpage clair par niveau / jour / chapitre / etc. mettent à disposition du joueur une porte de sortie, une façon de se dire je vais faire un niveau / jour / chapitre / etc. et puis j'arrête, à l'inverse des jeux qui ne présentent que deux bornes, le début et la fin et qui entre ces deux jalons laissent le joueur disposer de son temps. J'ai dévoré presque d'une traite le premier Final Fantasy XIII pour cette raison et je progresse plus lentement dans Lightning Returns pour l'autre raison. Et aussi parce que je manque un peu de temps pour jouer en ce moment ; mais justement le jeu m'appelle. Il m'attire. Autant le dire j'aime beaucoup ce dernier opus.

Le premier jour dans cet univers n'en est pas un, ce n'est qu'une nuit, six petites heures in game, cela passe vite, c'est déroutant et frustrant. Le second jour est une journée entière, la ville sous le soleil, on appréhende mieux cet espace urbain, on marche, on court, on commence à comprendre les mécaniques de jeu même si ça reste confus on commence à percevoir le véritable potentiel du jeu, et on garde toujours un oeil sur l'horloge. C'est le troisième jour que j'ai compris et que j'ai aimé ce jeu de façon entière. Je dis cela alors que je ne suis pas allé au bout du jeu, seulement quatre jours bouclés, mais, j'ai, je crois, saisi ce que fait le jus de ce jeu, ses qualités, son vertige ; un jeu de gestion oui, la gestion du temps et de la nécessité de prioriser ses objectifs. C'est tellement simple qu'il fallait y penser. Confrontez la sensation de liberté à la contrainte du chronomètre et immédiatement vous verrez apparaître le poids des responsabilités qu'impliquent vos choix. Tellement simple mais tellement efficace.

Laissez le joueur libre de mener ses quêtes, principales ou secondaires, à son rythme et selon ses envies, mais placez joueur et jeu dans un référentiel temporel continu et cohérent et il se passera alors quelque chose d'intéressant en terme d'expérience et d’immersion. À ce stade de mon expérience j'ai envie de dire que Lightning Returns est une expérience de la continuité, celle du temps qui passe et celle des points de vie qui ne se régénèrent pas automatiquement, que l'on peut restituer avec des potions que l'on a en petit nombre ou en dormant à l'auberge, c'est à dire en perdant du temps. J'aime, vraiment beaucoup, l'impression que me laisse ce jeu. 

Il y a beaucoup de choses à dire déjà, mais j'en ferai sûrement la matière de ma future critique. Je parlerai sûrement de cette impression que le scénario, comme celui de Final Fantasy XIII-2, offre une forme de double lecture, la trame narrative de base, et une seconde couche qui serait une manière de discourir sur le RPG, sur l'évolution, le déclin, la révolution ou plutôt sur comment envisager un avenir, je ne peux m'empêcher d'avoir ce regard sur ce triptyque si controversé, si inégale en qualité - chacun y fera sa hiérarchisation qualitative je suis sûr - mais si inégale aussi en audace et en expérimentation. Comment je ne pas voir dans Lightning Returns cette ambition d'hybridation, d'amener le RPG en dehors de sa zone de confort. C'était le cas avec FF XIII, il y a eu la punition FF XIII-2 et nous revoilà avec une expérience hors norme. Tellement de choses à dire ...

Après quatre jours, j'ai très envie d'y retourner et d'avance et de forger mon expérience, mon avis, ma critique et vous promettre une belle critique ici bientôt. Et contrairement à ce que m’avait laissé penser la démo ce jeu n’est pas moche. Même s’il porte très clairement le visage d’un jeu d’une génération techniquement dépassée, j’apprécie vraiment le parti prit esthétique de ce jeu.

Ce jeu est aussi une belle machine à recycler les personnages des précédents FF XIII ; Lumina est une réponse séduisante à l'horripilante Serah je trouve. On retrouve aussi d'autres personnages dans des postures scénaristiques que je trouve intéressantes
Ce jeu est aussi une belle machine à recycler les personnages des précédents FF XIII ; Lumina est une réponse séduisante à l'horripilante Serah je trouve. On retrouve aussi d'autres personnages dans des postures scénaristiques que je trouve intéressantes
Ce jeu est aussi une belle machine à recycler les personnages des précédents FF XIII ; Lumina est une réponse séduisante à l'horripilante Serah je trouve. On retrouve aussi d'autres personnages dans des postures scénaristiques que je trouve intéressantes

Ce jeu est aussi une belle machine à recycler les personnages des précédents FF XIII ; Lumina est une réponse séduisante à l'horripilante Serah je trouve. On retrouve aussi d'autres personnages dans des postures scénaristiques que je trouve intéressantes

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Lightning Returns, #Chronique de joueur, #Final Fantasy

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Publié le 16 Février 2014

L - Lightning

Déclarer mon amour à Lightning ne sera pas difficile parce que Lightning je l’aime. Oui, je t'aime mon amour, my love, ma poupée de pixel aux cheveux roses. Il y a chez toi l'expression d’une mélancolie froide qui te donne un charme distant, ce même charme que possèdent les belles femmes qui sont belles comme peuvent l'être les femmes russes. Lightning, tu réunis tout en toi, la beauté et le syndrome des tragédies ; excellente tragédienne, tu es une poupée qui comme Pinocchio prend vie sous mes yeux et entre mes mains, comme la femme qui s'éveille à l'amour sous les caresses d'un homme. Tu es aussi cette marionnette un peu rebelle qui coupe les fils qui entravaient ta liberté et, gagnant ta liberté, Lightning, tu te perds et disparaît pour revenir comme le fruit servile d'un nouveau destin. C'est beau comme un personnage antique, c'est beau comme une femme, femelle désemparée par le monde qui l’oblige à porter la croix de sa sœur qui en plus d'être morte, est une conne détestable. Je suis sûr que dans ta froide mélancolie Lightning, tu exprimes ta culpabilité de ne pas être triste de la mort de sa sœur, pas triste comme Snow et un peu jalouse sûrement aussi d'être l'objet d'un jeu qui te prive d'enjeux bien à toi. Enfin jusque-là ... Lightning, tu es le danger, c'est pour cela que je t'aime, tu es ma tragédienne de pixels favorite, tu es ma favorite préférée, ma putain obligée de tapiner pour te payer de quoi racheter à ton mac le prix de ton aliénation, mon adorée. Lightning, l'éternelle aliénée, Sisyphe aux cheveux roses qui joue avec le destin de toujours recommencer la course nécessaire pour échapper à son destin pour s'en offrir un autre auquel échapper encore pour s'en offrir un autre auquel échapper et moi, oui moi, j'ai hâte de remettre les mains sur elle, enfin sur toi chérie et d’assister à ta dernière danse, j'ai goûté à l'amère écume de ta démo et j'ai hâte et j'attends de me lancer avec toi dans un dernier run, comme une dernière danse. Lightning la frigide, Lightning ma mort, Lightning amor, j’attends ta mort amère pour une dernière fantaisie finale.

J'attends avec une impatience et un optimisme sincère la venue, le retour de Lightning. Mais bientôt, très vite je vais pouvoir jouer à Lightning Returns

J'attends avec une impatience et un optimisme sincère la venue, le retour de Lightning. Mais bientôt, très vite je vais pouvoir jouer à Lightning Returns

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Publié le 16 Juin 2013

Les fans de Final Fantasy sont-ils des psychopathes ?

Il y a un très bon article de Neitsabes sur un sujet que je trouve intéressant et que je voulais aborder. Mais jusqu'à présent je n'avais trouvé les bons mots ni le bon angle. La lecture de son article m'a provoqué un commentaire qui correspond à ce que je voulais exprimer, c'est pour ça que je le partage avec vous. Dans son article Neitsabes résume la situation qui oppose les joueurs "classique", les « vrais fans » de la licence et Square Enix dans un triangle amoureux. L’annonce de Final Fantasy XV a réveillé la rancœur qui habite certains joueurs depuis la sorti de Final Fantasy XIII. Cela a permis de révéler l'aspect de plus en plus conservateurs de certains fans qui préfèrent pleurer à chaque nouvel opus de la saga plutôt que de profiter des jeux et de leurs qualités.

J'ai la sensation que depuis quelques années un bras de fer s'est instauré entre Square Enix et les fans de Final Fantasy. Final Fantasy X-2 par exemple rompait déjà radicalement avec Final Fantasy X. Plus tard Final Fantasy XIII prendra ses distances avec la "tradition" du J-RPG, et même du RPG, conduisant la licence vers une expérience hybride à limite de ce que peut-être un RPG. Cet épisode a été très décrié pourtant il reste à mes yeux un bijoux de narration et d’expérience d'un level design au service d’une histoire. Comme il est dit dans l’article de Neitsabes le système de combat ATB ressemblait déjà beaucoup à du « press button » comme dans un jeu d'action classique. Je rajouterai que la mise en scène de ces combats avec des pouvoirs ultras spectaculaires " annonçait" déjà ce que dévoile les trailers de Final Fantasy XV. Je ne parlerais pas de FF XIII-2 qui à mon avis est une punition que Square Enix à voulu infliger aux fans qui avaient trop vivement méprisé FF XIII ; c’est un épisode grotesque avec sa trame caricaturale, son scénario ennuyeux, ses personnages ridicules et ses prétentions mensongères. Pour ce que j'ai pu voir des trailers de Lighting Returns : Final Fantasy XIII le jeu sera aussi orienté action  aventure en solo. Et moi ça me plait bien.

J'ai envie de croire à cette idée que Square Enix ne se contente pas de décliner à l'infini le même jeu à peine nuancé par rapport à l'épisode précédent mais qu'ils prennent le risque de confronter la licence et l'univers à d'autres expérience de gameplay ou de narration. L'audace, même si elle conduit à un résultat mitigé, vaut toujours plus à mes yeux que le conservatisme, la sécurité et la non-prise de risque.

De l'action à la troisième personne, des décors variés, des personnages emblématique, pourquoi ne pas tomber sous le charme de Lighting Returns : Final Fantasy XIII ?

Romantisme épique et grandiloquant, action frénétique à la troisème personne ; c'est tout ce que j'aime

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Direct to commentaire, #Final Fantasy, #polémique

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