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Publié le 29 Octobre 2014

Bonjour Overblog, 

 

J’ai une question, enfin un problème, ou disons une équation à résoudre et pour cela j’ai besoin de tes lumières. J’ai en effet besoin de savoir combien de visites uniques et quotidiennes seraient nécessaires sur mon blog pour qu’il rapporte cinq euros par jour.

 

Pourquoi cinq euros ? Parce que c’est ce que me coûterai de prendre un abonnement premium pour mon blog.

 

Ainsi, partons du principe que pour dépasser les cinq euros de revenus mensuel mon blog devrait provoquer [X] visites uniques quotidiennes. Aujourd’hui, en moyenne, mon blog draine 80 visiteurs - il est le loin le temps radieux des 100 visiteurs par jour - , donc, si [X] < 80 et alors mon blog premium apparaîtrait comme rentable à mes yeux, alors que si [X] > 80 prendre un abonnement premium me coûterai plus que ça ne me rapporterai.

 

Mais peut-être que tu te demandes - toi Overblog et plus sûrement toi le lecteur de mon blog - pourquoi j’évoque cette équation tordue, parce que tu te dis - surtout si tu es un de mes 80 lecteur assidu - que je n’aime pas la publicité et qu’il est étonnant, curieux et décevant que je cherche à connaître le seuil de rentabilité de mon objet numérique non identifié sauf par les bots de Google qui me référencent, number one sur Peach sexy. Patience, je vais m’expliquer et essayer d’éclaircir la chose.

 

Le constat c’est qu’il y a,au moment où je rédige cet article, de la publicité sur mon blog.

 

C’est Overblog, plateforme historique de mes blogs depuis que j’ai quitté Skyblog qui était ma plateforme historique depuis que j’avais perdu les identifiants de mes blogs 20Six, qui pose et m’impose cette publicité parce qu’il faut bien que la plateforme de blogging puisse vivre.

 

Si je veux retirer cette publicité je dois prendre un abonnement premium.

 

C’est là qu’entre en jeu le seuil de rentabilité hypothétique de mon blog. Je suis pauvre ce qui me conduit à devenir radin et la radinerie m'incite à désirer un blog - outre ce que je paie déjà à Orange et EDF -.

 

Mais si je veux un blog gratuit, je veux aussi un blog sans publicité et pouvoir offrir à mes aventureux visiteurs une expérience garantie advertising free.

 

Il me faut donc payer les cinq euros mensuel d’un abonnement premium pour m’affranchir de la publicité sur Overblog.

 

Mais là où ma démarche devient idiote et ubuesque c’est que pour retirer la pub je dois payer or je suis entrain de calculer le volume de visiteurs pour rentabiliser par la pub le moyen de retirer cette même pub. Ok, c’est peut-être idiot, mais pas insurmontable comme paradoxe. Parce que si je tiens à la virginité publicitaire de ce blog là, je n’ai jamais dis que j’étais contre le principe de créer un blog parallèle, racoleur, sur lequel s'étalerait de la publicité.

 

Donc, si je poursuis mon calcule, il me fallait atteindre [X] visites pour rentabiliser un seul abonnement premium. Sachant que sur Overblog, que ce soit pour retirer la publicité ou pour obtenir des revenus de la publicité il faut payer un abonnement premium ça veut dire que si je veux retirer la pub de ce blog et monétiser un second blog il faudra que ce second blog rapporte de quoi éponger deux abonnement donc en nombre de visites atteindre [2X] visiteurs par jour.

 

Pour créer un nouveau blog, il me faut trouver un super concept, une super idée bien racoleuse qui soit sûr de pouvoir rameuter sur mes pages [2X] visiteurs par jour. Quelque chose de simple mais percutant comme un blog sur les amours étonnant des candidats de Koh-lanta avec des animaux exotiques. Avec un concept pareil je suis sûr de pouvoir ratisser un max de visiteurs du côté des passionnés de télé-réalité, mais aussi du côté aussi des passionnés d’animaux et même s’ils doivent représenter une niche assez réduite je devrais faire un gros score sur les zoophiles - malheureusement pas sûr qu’ils soient la cible favorite des annonceurs -.

 

Donc si je me suis bien compris et si j’ai bien compris ta logique mon ami Overblog, si je veux échapper à la publicité je dois payer et créer un blog sur les relations amoureuses entres les candidats d’une émission télé et des animaux ; soit m’astreindre à une double dose de travail parce que parallèlement je devrais toujours m’occuper de ce blog.

 

Payer pour ne pas afficher de publicité et inciter les autres à payer des biens de consommation.

 

Payer aussi je veux mettre de la publicité, enfin de la publicité qui me rapporte de l’argent.

 

C’est un système gagnant / gagnant, ou perdant / perdant, c’est selon ; pour mettre tout le monde d’accord, disons un système payant / payant. Mais bon, c’est la règle, le jeu et moi, petit pion bien sage je m’en contente très bien, juste parce que je suis paresseux et parce qu’il est plus important pour moi de donner libre expression à ma plume et tant pis si ça aide Overblog à gagner sa vie.

 

Entre la rédaction de cet article et maintenant où je rédige cette forme de paragraphe de fin que l’on pourrait nommer conclusion sauf que n’ayant pas de plan et un sens inné de la digression rien ne peut me garantir que je n’irai pas garnir un dernier dernier paragraphe après celui-ci, j’ai demandé à Overblog la valeur de [X] et donc X = 1000 pages vues quotidiennement.

 

Avec ma centaine de pages vues chaque jour mon blog est loin d’être rentable, et pour moi et pour n’importe qui.

 

Bien sûr on pourra constater qu’à partir du moment où la publicité n’est pas rentable il serai judicieux qu’Overblog la retire. Sauf, que pas con, ils savent que si le blog esthète cherche à nettoyer son blog de messages à caractères intrusifs et commerciaux le blogueur va payer. Et pour Overblog il est mille fois plus rentable qu’un blogueur paie cinq euros pour bloquer la pub sur son blog qui brasse moins de 1000 pages vues par jour plutôt qu’il continu de bloguer en affichant la pub en étant sous le seuil de rentabilitéé. C’est malin, on paie pour soulager Overblog d’un blog qui ne leur rapporte presque rien. Et nous, dans les deux cas nous sommes de bonnes poires, bien mures, juteuses.

 

Il est beau le système des internets modernes - parce que je décrète ainsi qu’il y a eu des internets anciens - parce que très clairement nous sommes, nous blogueurs, utilisateurs des réseaux, youtubeurs, nous tous qui laissons un peu partout et presque tout le temps du contenu sur la toile des acteurs majeurs du système. Nous sommes le nerf de la guerre, le big data s’acharne à fouiller nos entrailles numériques, et nous en bon petit ouvrier aussi docile qu’un chinois de Jakarta nous oeuvrons à donner du contenu neuf à la toile.

 

Sans nous, quid du contenu des internets contemporains - parce que je considère l’adjectif moderne comme devenu déjà old - ?

 

Nous sommes la force ouvrière, sommes la valeur marchande, nous sommes l’or enfoui sous les données et pourtant nous, les mécanismes précieux d’un système qui produit de la richesse nous sommes aussi les consommateurs du système dont nous sommes acteur. Nous payons pour entrer dans le game, nous payons pour nous aliéner à un système que nous faisons vivre par notre argent et à qui nous donnons corps par la production de nos esprits.

 

Je suis porteur de pub parce que je suis créateur de contenu, pourtant sans blogueur pas de plateforme de blog et donc pas de support publicité. Sans moi le monde se meurt. Je veux dire sans nous le monde numérique vacillerai. Imaginez une heure de grève mondiale, imaginez un jour de grève mondial, plus de contenu, plus de visites, plus d’interaction avec le système et peut-être alors que nous éprouverions un frisson de pouvoir nous parcourir la moelle irl de nos colonnes vertébrales irl ce qui ferait une parfaite matière pour les colonnes de nos blogs.

 

Vous savez vous où nos mènent nos ambitions ?

Moi je ne sais même pas où emmènent mes mots.

L'homme, la publicité et @OverBlogL'homme, la publicité et @OverBlog
Je vous laisse avec deux oeuvres du street artise Vermibus qui réalise des peintures sur les publicités glamour des marques de luxe donnant au final lieu à des portraits énigmatiques et étranges où l'art parvient à maquiller la pubJe vous laisse avec deux oeuvres du street artise Vermibus qui réalise des peintures sur les publicités glamour des marques de luxe donnant au final lieu à des portraits énigmatiques et étranges où l'art parvient à maquiller la pub

Je vous laisse avec deux oeuvres du street artise Vermibus qui réalise des peintures sur les publicités glamour des marques de luxe donnant au final lieu à des portraits énigmatiques et étranges où l'art parvient à maquiller la pub

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #la vie du blog, #polémique, #critique, #Publicité

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Publié le 26 Octobre 2014

[Edit] Ceci est la réédition d'un article daté d'Octobre 2012 ; nous sommes donc deux ans après cette petite provocation réactionnaire. Cette réédition est agrémenté d'un texte que j'ai écris en commentaire sur ce même article suite à un commentaire laissé récement. C'est donc une forme de Direct to commentaire de moi par moi pour moi. Et c'est aussi la preuve que j'ai de la suite dans les idées car deux ans plus tard, je continu de penser la même chose.

J’ai du mal à comprends pourquoi on n’arrête pas de nous bassiner avec l’idée que le jeu vidéo est sexiste. Bon c’est vrai que les femmes y sont souvent jolies et joliment courtes vêtues. Mais est-ce suffisant pour appeler cela un problème ? La peinture est, elle aussi, remplie de jolies femmes très joliment représentées, souvent nues ou  à demie-nue, effarouchées mais pas farouches - elles posent nues pour les peintres - et je n’entends pas de voix qui s’élèvent pour considérer le sexisme de la peinture classique comme un argument pour s’en détourner. Et cela peut-être parce que la peinture - l’art en général - véhicule un discours et ne se contente pas de montrer des filles nues. Mais dans le jeu vidéo, en plus d’être sexy, les filles sont des personnages à part entière, des héros, des femmes avec des couilles. Euh je veux dire que ce sont des femmes qui font des trucs de mecs, comme sauver le monde, conduire des karts et tomber amoureuses parce que sauver le monde ça rapproche les gens. Franchement les filles je trouve que vous êtes bien mieux loties dans les jeux vidéo que les handicapés, les religieux, les noirs, les gros, les hommes moches et contrôleur fiscaux ; toutes ces catégories sont sous représentées et quand elles le sont, c’est toujours dans la caricature.

Quand les RPG seront remplis de femmes au foyer dont la quête la plus importante sera de trouver une recette de cheese-cake light et que les jeux de combats seront remplis exclusivement de mecs jouant à poser leurs testicules sur la table pour voir qui a les plus gros alors là on pourra venir me dire que les jeux vidéo sont sexiste ; parce que pour le moment je ne comprends où la présence érotique d’une femme dans les jeux vidéo pose problème.

Sexy peut-être - parfois - mais de là à n'y voir que de faibles femmes ... je ne prendrais pas ce risqueSexy peut-être - parfois - mais de là à n'y voir que de faibles femmes ... je ne prendrais pas ce risque

Sexy peut-être - parfois - mais de là à n'y voir que de faibles femmes ... je ne prendrais pas ce risque

La princesse Peach est une femme. Je suis d'accord.

La princesse Peach se faire enlever. C'est vrai.

La princesse Peach est plus ou moins la récompense ... comme plus ou moins l'est la princesse Zelda. Je suis plus ou moins d’accord ; plus ou moins parce qu’être d’accord c’est, je trouve, accorder beaucoup d’importance au scénario de Mario Bros.

D'accord. Mais faire des jeux comme Mario et Zelda les fers de lance d'une idéologie machiste je trouve cela disproportionné. C'est oublier que depuis le temps la princesse Peach c'est émancipée, aujourd’hui elle conduit des karts, elle fait du foot, du tennis, elle participe aux jeux olympiques et même maintenant elle combat avec les garçons et les animaux et les monstres. Si on est d'accord pour dire que Mario Bros est un jeu sexiste alors il faut aussi reconnaître que la princesse "fragile" des premiers jeux et devenues une femme forte.

Et des femmes fortes il y en a dans le jeu vidéo, plus d'une. Sont-elles une majorité ? Non, pas encore … quoi que … il y a surement plus de femmes fortes que de faibles femmes. Certes des femmes fortes souvent sexy, ou tout du moins jolies, mais fortes quand même. Elles sont là ; Lara Croft la première, celle qui cherche sans cesse a échapper à son image de bimbo, Bayonetta la sorcière castratrice qui s'amuse des clichés, Samus Aran qui pose problème parce qu'on semble la considérer comme un objet de désir simplement parce qu'elle a une poitrine, alors que bon, c'est quand même une femme qui bute des monstres avec des gros canons.

Faudrait-il que la femme cache ses attributs pour ne pas être vue comme objet de désir ? Ou faudrait-il que le regard change et que l'on accepte qu'une femme, avec ses formes de femmes, soit autre chose qu'une femme, une sorte de dépassement de fonction ; faudrait-il que Juliet la lolita qui dégomme des zombis dans Lollipop Chainsaw mette le voile pour que le regard des hommes cesses de la voir comme une aguicheuse et réalise que c'est seulement une adolecente romantique en mal d’amour paternel qui sait aussi manier la tronçonneuse comme personne ? Ce sont aux regards de changer, pas aux femmes. Et des femmes fortes le jeu vidéo continu d'en produire, comme Faith dans Miror Edge, ou ma préférée qui est secrètement Trip, la rousse partenaire de Monkey dans Enslaved. Et même Lana, la faible femme du jeu Amy se révèle être un personnage fort.

Et encore là, je ne parle que des jeux qui me viennent à l'esprit et bien sûr les jeux qui imposent des personnages aux joueurs. Mais dans beaucoup de jeux maintenant il est possible de créer son personnage et de le créer avec des seins et des ovaires virtuels (qui n'en restent pas moins une preuve de l'appartenance féminine du personnage) ce qui permet d'avoir des personnages féminins qui agissent comme des bonhommes puisque les aventures sont unisexes, personne n'empêche une femme de traverser l'aventures des Mass Effect, de Dragon age, Dragon Dogma, Saint Row, etc. Je ne crois pas qu'il y ai des jeux qui limitent les personnages féminins à la cuisine ou à la reproduction - de l'espèce -, je ne suis pas sûr que dans les jeux de baston les personnages féminins soient systématiquement plus faibles que les personnages masculins. Tout ça pour dire que même si la place de la femme est problématique dans le jeu vidéo, nous ne sommes pas non plus dans un état de lieu alarmiste. Je serai plus inquiet pour la place des joueurs, blogueuse, youtubeuse, dans cet univers vidéo-ludique que pour la place des personnages de pixels.

Bien sûr le jeu vidéo n'est pas exemplaire, il hérite des mêmes tares et inégalités qui baignent nos sociétés contemporaines, mais je ne crois pas non plus qu'il soit le plus abusif des médias dans l'utilisation de la femme. Il est vrai que les MMORPG ont hérité d'une esthétique féminine visant l'outrance sexy issue des jeux de rôles papier américain eux même issus des années 80, une époque où si tu avais l'argent, si tu avais la grosse voiture tu allais avoir la femme ...

Pour finir, oui, je suis d'accord au sujet l'imperfection du traitement de la féminité par le jeu vidéo, mais pas de là à en faire un cheval de bataille. Je pense que l’ambiguïté du traitement de la violence est plus important que celui de la féminité.

Bon, je suis d'accord, si on commence à faire une recherche d'image juste sur le terme Street Fighter on réalise que l'esprit de fan, des illustrateurs et des gens dedans l'internet est quand même sacrément tourné vers le sexe et que le jeu vidéo et les héroïnes de jeu vidéo sont mangées à toutes les sauces érotico-pornographique ...

Bon, je suis d'accord, si on commence à faire une recherche d'image juste sur le terme Street Fighter on réalise que l'esprit de fan, des illustrateurs et des gens dedans l'internet est quand même sacrément tourné vers le sexe et que le jeu vidéo et les héroïnes de jeu vidéo sont mangées à toutes les sauces érotico-pornographique ...

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Illustrations, #polémique, #Réflexions d'un joueur, #Racolage

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Publié le 20 Octobre 2014

Je ne sais pas quoi penser de Fifa sauce 15. Je ne cherche pas une pensée sur le jeu en tant que lui-même pour la bonne - et simple - raison que je n’y ai pas joué à ce jeu ; pas plus qu’à Fifa 14 et je ne suis même pas certain d’avoir connu Fifa 13 alors que, pourtant, le foot, je l’aime assez pour le regarder à la télé, sauter et crier si l’enjeu me prend et je peux même me surprendre à régler ma vie sur le programme de certains matchs. Mais là où ma pensée échoue à cerner Fifa à la sauce 2015 c’est sur le principe même de jeu à occurrence annuelle. Comme la pluie à l’automne, le froid en hiver et la nuit passée 23 heures une nouvelle mouture de Fifa sort tous les ans.

Plic

Ploc

Plic

Ploc

Tic

Tac

Tic

Tac

Plic

Ploc

Flic

Flac

Fifa

Le Fifa nouveau est arrivé ; comme le bon vin, et la foule se masse pour se demander si ça sera une bonne année, une bonne cuvée peut-être …

Et pourquoi ? À quoi bon ? Quel est l’intérêt d’acheter le vin chaque année et le boire dans les 12 mois qui suivent sans savoir si c’est une bonne année ? C’est un non-sens et j’oppose une fin de non-recevoir à ma métaphore viticole. C’est comme de se demander si le nouveau Fifa est meilleur que l’ancien, meilleur le celui qui précédait l’ancien et meilleur que le prochain. C’est un contresens parce que les gens et accessoirement les joueurs, ces consommateurs bien réglés, n’achètent Fifa pour ses qualités relatives ou intrinsèques. En réalité les joueurs - consommateurs achètent le dernier Fifa comme un adolescent achète un nouveau cartable alors que l’ancien pourrait encore lui faire deux scolarités entière : par soucis de mode et par esprit grégaire.

Qu’est-ce que l’on cherche dans un jeu de foot tel que Fifa ; des effectifs mis à jour et des serveurs pour accéder à une communauté en ligne, pouvoir jouer contre des autrui virtuels et que parfois un autrui ami. Et le reste ? La physique, le moteur, les graphismes, l’intelligence artificielle, les modes de jeux ? On s’en moque comme de notre première paire de chaussettes qui pue. Pour preuve, les jeux Fifa se vendent quoi qu’il arrive, quoi qu’il advienne ; c’est comme si un marchand de vin vendait indifféremment ses bons crus et sa piquette, chaque année, quelle que soit la qualité du vin les joueurs sont là pour vider les bouteilles -j’avais déclaré la mort de cette métaphore viticole mais je ne me suis pas tenu à son décès -.

C’est réglé comme du papier à musique.

Comme les saisons.

Comme les marronniers des chaînes d’info.

Comme les romans d’Amélie Nothomb.

Et les concerts des Enfoirés.

Et les films dérivés Marvel.

Comme à chaque fois public, joueurs, spectateurs, en bon consommateur se rendent boutique pour se procurer le jeu. La semaine dernière, mardi 8 octobre, 10 heures du matin, j’étais dans une boutique Mircomania pour acheter Lego Marvel. Alors que j’attendais à la caisse pour payer mon jeu avec le bon d’achat de la boutique susnommée, j’ai assisté à l’achat - ou la vente selon le point de vue - de quatre Playstation 4 plus Fifa 15 même cela même si l’acheteur devait prendre le pack avec Destiny parce que le pack Fifa était rompu - de toute façon la boutique allait bientôt être en rupture de console -. Les gens achetaient la console pour le jeu. J’étais impressionné. Le jeu est sûrement très bon, ce n’est pas la question. Mais autant d’acheteurs conditionnés à renouveler leur équipement pour jouer à une énième itération de Fifa c’était vertigineux.

Mais alors Fifa c’est quoi ?

Un coup de génie de l’éditeur qui parvient à vendre le même jeu depuis plus de 20 ans aux mêmes joueurs ? Oui, c’est une exagération, le pool de joueur se renouvel progressivement et bien sûr le jeu évolue avec le temps. Mais à l’heure de l’internet, des consoles connectées, ne pourrions nous pas envisager qu’un jeu réputé bon comme Fifa 13 puisse avoir une durée de vie plus longue ? Je parle là de l’obsolescence programmée du jeu dont l’éditeur et le joueur savent que, trois cent soixante-cinq jours plus tard il sera dépassé, revendu, les serveurs désertés et qu’il faudra repayer le même prix pour jouer de nouveau à Fifa, le presque même Fifa, parfois moins bon, mais le Fifa qui se joue.

Est-ce du génie ou du vol ?

Que penserions-nous d’un auteur de littérature à succès qui chaque année ressortirait une version différente de son livre ? Pas une suite, mais une version mise à jour, enrichie, suffisamment différente pour rendre caduque la version précédente obligeant le lecteur à racheter son livre ? Nous penserions que ce que j’écris est idiot, parce que mon parallèle est foireux. Mais la démarche aussi de revendre chaque année le même jeu est foireuse. Mais je ne suis pas là à critiquer Electronic Arts, leur génie, c’est d’avoir réussi à faire adhérer le public à cette logique. Et ils ne sont pas les seuls ; toutes les franchises de jeux à caractère sportif jouent maintenant sur le même registre. On joue, on aime, l’année se termine et on repaie pour rejouer à plus ou moins le même jeu ou alors on accepte de jouer à un jeu seul ce qui pour les jeux de sports est un peu triste. D’autres genres de jeux flirtent avec les mêmes déviances, notamment la fresque Assassin’s Creed qui a su diluer à outrance son univers pour sortir des titres avec la régularité du métronome parfois au détriment de la qualité. On peut suspecter la saga Final Fantasy de suivre parfois la même logique, même si elle ne suit pas la même régularité. Mais aussi Capcom et son Super Ultra Street Fighter IV édition spéciale marronnier de la baston avec DLC puis sa réédition rééquilibrée.

Mais j’ai du mal à concevoir les Fifa d’une même génération comme des jeux différents. Bien sûr, on va me dire l’évolution des défenses, la gestion des collisions, etc. très bien, mais le plaisir que l’on prenait avec des amis sur Fifa 12 est j’en suis convaincu strictement identique à celui que l’on prend sur Fifa 15. Des jeux différents par leurs nuances mais le plaisir identique, l’expérience de joueur identique. Et nous, moi en tout cas, en tant que joueur, je me demande si c’est du vol ou du génie, si c’est cela la modernité ou s’il faut cesser d’accepter de jouer comme cela, payant à vie le même jeu ; si au moins on avait de base un avoir, une réduction client fidèle, ça pourrait s’entendre cette idée, payer pour mettre à jour sa version. Mais là, j’ai l’impression que depuis 20 ans Fifa est Fifa. Une simulation de foot, ça reste une simulation de foot. Mais cela n’empêche pas le succès, le prestige, les joueurs qui adhèrent et adorent. À sa manière Nintendo aussi vend le même Mario Kart depuis le début.

C’est une histoire que je trouve étrange, mais pourquoi pas après tout la civilisation a besoin de rituels et c’est peut-être le rôle de ces jeux iconiques que de revenir régulièrement célébrer une messe, un rites payens et cycliques. Peut-être qu’à travers celle, le jeu vidéo consolide une croyance ou une culture, c’est une forme de clonage comme la fête de Noël qui clone les mêmes habitudes comme on clone les brebis sans réelle créativité. C’est peut-être là, dans ces jeux à récurrence annuelle, que l’on trouve les jalons d’une culture vidéoludique de consommateur de masse. Des jalons et des repères qui sont là pour guider la brebis perdue et le mouton hésitant sur le chemin du jeu vidéo. Parce que le jeu vidéo a besoin de ses grandes messes pour fonder des moments communion ; et peut-être que le jeu, en lui-même, ici Fifa, importe peu, peut-être que l’essentiel c’est la communion et Fifa n’est alors qu’une hostie que le joueur vient prendre pour participer à la communion ; enfin ça reste une hostie à 60 euros quand même.

Et alors Paris Games Week et autre TGS sont des salons de l’agriculture pour unifier les troupeaux, peut-être que NBA2k, Call of Duty, Naruto, Fifa, sont les Noël, Pâques, Saint Valentin et autres armistice d’une culture qui cherche ses repères. Sinon c’est juste une énorme mascarade commerciale et nous sommes tous des cons, trop dociles pour remettre en cause un système qui ponctionne à outrance le joueur et si payer est un acte militant l’on devrait mieux accepter de payer pour les jeux qui osent prendre des risques de créativité et boycotter les jeux qui se plagient eux-mêmes. En même temps le sport est le sport, le joueur un supporter et c’est rare de voir un supporter de Ligue 1 boycotter son championnat sous prétexte qu’il est moins bon ou le même que l’année précédente. Encore, vous savez, j’ai plus espoir de voir un jour les supporters réagir que les joueurs …

Si tu te demandes où va cet article, c’est que tu l’as lu jusqu’à la fin et je t’en remercie. Et pour ta gouverne, je vais où je veux et là j’y vais comme je veux.

Je suis sûr que eux aussi pensent comme moi. En plus personne ne peut me prouver le contraire, ni prouver que je pense d'ailleurs ...

Je suis sûr que eux aussi pensent comme moi. En plus personne ne peut me prouver le contraire, ni prouver que je pense d'ailleurs ...

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Réflexions d'un joueur, #polémique, #Fifa, #Sport, #critique, #jeux vidéo, #video games

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Publié le 13 Mai 2014

Je me demande si un jour il sera possible de reconstruire son hymen avec une imprimante 3d … je me demande surtout si c’est vraiment souhaitable.

Possiblement Sarah Connor en version pucelle 2.0

Vers une virginité 2.0 ?

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Publié le 13 Mai 2014

Ce qui est inquiétant avec Brothers A tale of two sons c'est justement le plébiscite critique qu'il a reçut à sa sortie. Faut-il en conclure que tous les journalistes et les blogueurs sont tous des vendus à la solde des marchands de jeux vidéo ou simplement qu'ils sont suffisamment naïfs et trop peu équipés en esprit critique pour ne pas se faire prendre par le piège émotionnel grossier de ce jeu ?

L'autre moi qui opère sur Facebook

Dis mon frère ? Quoi ? Tu la vois toi la révolution d'ici ?

Dis mon frère ? Quoi ? Tu la vois toi la révolution d'ici ?

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Publié le 3 Mai 2014

La génération précédente de console - Playsation 3, Xbox 360, Wii et consorts portables - a permis à l’industrie du jeu vidéo de faire émerger et de vendre deux nouveaux concepts auprès du public : le jeu indépendant et le rétrogaming. Soit deux concepts avec lesquels je me sens en désaccord et que j’ai du mal à intégrer à ma conception des jeux vidéo. Pourtant, ces deux pratiques semblent être uniformément répandues au sein de la communauté et conquérir constamment de nouveaux territoires / joueurs. Mais que ces concepts soient en expansion au cœur du continent vidéoludique ne valide pas nécessairement leur opérabilité. Que de plus en plus de joueurs se revendiquent de l’une et parlent de l’autre signifie simplement que ces notions trouvent un écho chez les joueurs et pas qu’elles sont justes. Mais je ne vais pas me limiter à avancer cette idée-là sans essayer d’argumenter.

J’hésite encore par où commencer cet argumentaire ? Je pourrais commencer par essayer d’expliciter pourquoi je ne crois pas à l’existence du jeu indépendant ou par éclairer mes fidèles lecteurs sur la dissolution du principe du rétrogaming par les productions modernes ? En même temps, quelles que soient les étapes de ma pensée, je sais où je veux en venir. Je veux affirmer que l’émergence d’une culture propre aux jeux vidéo n’est pas possible tant que l’on va continuer à limiter la compréhension ou la perception du jeu vidéo à ces deux ou trois concepts que sont le rétrogaming - que j’écris à la française avec l’accent -, le jeu indépendant et les productions triple ou quadruple A. Et cela parce que rétrogaming et jeu indépendant sont devenues des valeurs marketings et marchandes qui ne sont plus efficientes comme notions permettant de penser une construction culturelle.

En réalité je ne peux pas commencer autrement que par pencher mon nez et ma plume sur le jeu indépendant, parce que c’est lui qui nous conduira à l’inopérabilité du rétrogaming. Justement, qu’est-ce que le jeu indépendant ? De quoi le jeu vidéo indépendant est-il indépendant ? C’est en ce point que se loge la termitière qui sape de l’intérieur le concept du jeu indépendant. On utilise à tort et à travers ce concept pour désigner quoi ?

… un jeu vidéo … qui est [réalisé] … [conçu] … [produit] … par des gens … qui sont … [seuls] ?… [libre] - mais de quoi ? - ? … [pauvres] ? … en marge des studios de développements institutionnels ? … Ces créateurs sont … [créatifs] ? … [audacieux] ? … désintéressés par le … [public] ? … [succès] ? … [l’argent] ? … [la gloire] ? … [les putes] ? … [la drogue] ? … Leurs jeux sont … [bons] ? … [swag] ? … [hype] ? … et souvent  disponibles sous une forme dématérialisée …

Parfois le jeu indé n'est qu'une resucée de succès passés

Parfois le jeu indé n'est qu'une resucée de succès passés

Bref, le jeu vidéo indépendant est un no man’s land qui ne sait pas de quoi il est indépendant et qui ne sait pas qui il abrite. Dans cette zone de non-identification des sources et des enjeux, on trouve la plupart du temps quelques jeux qui sont les démos techniques / les vitrines / les CV de quelques développeurs aux talents variables, des tonnes de jeux qui recyclent un ou plusieurs concepts empruntés aux jeux vidéo d’antan faisant preuve d’une créativité quasi nulle mais qui peuvent faire illusion devant un public de consommateurs trop jeunes, trop incultes ou trop dociles pour reconnaître la supercherie de l’indépendance et bien sûr quantités de jeux qui plagient les jeux indépendants qui ont du succès dans l’espoir de grignoter les miettes du succès des autres. Dans ce fatras de jeux indépendants on rencontre parfois un jeu qui réellement peut revendiquer son indépendance en justifiant d’une créativité ou d’une audace qui aurait été impossible si le jeu ou son concepteur avait été dépendant. Mais dans la majeure partie de la production dite indépendante, il n’y a que des créations opportunistes visant non pas à profiter de l’indépendance pour oser, tenter, construire des jeux qui seraient impossibles dans le circuit classique de production mais plutôt à prouver qu’eux aussi peuvent entrer dans le cercle des productions dépendantes, consensuelles et consuméristes.

Mais vous allez me dire, c’est bien beau ce que tu dis, mais il n’est écrit nul par que le jeu indépendant doit être créatif, audacieux ou libéré des contraintes du jeu vidéo non indépendant. Donc, nous [tes lecteurs] on s’en fout que le jeu indépendant soit comme il est, une usine à recycler de vieux concepts et à mieux les vendre sous le label jeu indé tant que l’on nous vend ces jeux indés pas cher. Et c’est alors à mon tour d’être critique de vos supposées remarques parce que si le jeu indépendant poursuit les mêmes enjeux que le jeu dépendant alors à quoi bon faire émerger ce concept dans la culture vidéoludique ? Si vous avez raison, alors j’ai moi aussi raison, le jeu vidéo indépendant n’existe pas ou alors en quantité bien moindre que ce que l’on veut nous le faire entendre. Et le label jeu indé est avant tout un label commercial, une mode aussi neuve et navrante que celle des hipsters. Je réserve aux commentaires toutes formes de débats visant à savoir si avec sa moustache et sa salopette Mario Bros était un hipster avant l’heure ; d’ailleurs peut-on être un hispter avant l’heure ?

Bref, le jeu indépendant est un joli terme valise que l’on peut remplir avec beaucoup de choses mais au final peut de ces choses dans la valises sont vraiment opérantes et intéressantes pour forger une grille de lecture culturellement crédible du jeu vidéo. Je crois que la meilleure métaphore possible pour illustrer l’échec du jeu indépendant - sous entendu une indépendance qui conduit à une libération des contraintes créatives - c’est de comparer le jeu indé à la blogosphère. Pour reprendre l’idée un peu désenchantée d’un de mes derniers articles les blogs nous offrent des outils indépendants partager nos idées ; nous sommes tous libres et indépendant sur la ligne de départ. Pourtant, nous sommes nombreux à ne rien faire de notre indépendance et à reproduire peu ou prou les schémas de la presse déclinante ou des sites institutionnels, que ce soit dans la forme ou dans le fond. Le jeu indépendant est comme nous, à moins que nous ne soyons comme lui, il est libre, mais n’est pas capable de faire autre chose que de reproduire le jeu dépendant.

Le jeu vidéo, ses concepteurs et ses consommateurs ne sont pas en quête de marginalité, de différence, d’indépendance et d’auteurs. Ils continuent de rechercher du divertissement et de la consommation ; ce sont là les deux mamelles du système.

Moi-même, dieu et maître de la pensée et dictateur de ligne éditoriale de ce blog

Il y a quelquefois où, sous la bannière jeu indé, on trouve de véritables jeux innovants et ambitieux, mais combien sont-ils ? Et l'ambition et l'innovation sont-elles seulement réservées aux jeux indépendants, ou alors formulé autrement ; l'innovation et l'ambition doivent-elles être les marqueurs du jeu indépendant ?

Il y a quelquefois où, sous la bannière jeu indé, on trouve de véritables jeux innovants et ambitieux, mais combien sont-ils ? Et l'ambition et l'innovation sont-elles seulement réservées aux jeux indépendants, ou alors formulé autrement ; l'innovation et l'ambition doivent-elles être les marqueurs du jeu indépendant ?

Comme je le disais un peu plus haut, le jeu indé tellement apprécié du public actuel est une grosse machine à recycler les concepts vidéoludique de l’époque 8 bits, 16 bites et même des époques antérieures. Et ne croyais pas que je critique cela, je suis le premier à aimer cela et à avoir ma tablette remplie de jeux qui me distraient tout autant qu’ils caressent ma nostalgie de joueur. C’est une bonne chose de pouvoir rejouer à des jeux qui fondent leur intérêt et parfois leur succès dans le non-conscient des joueurs. Ma critique ne porte pas sur la qualité du divertissement ou du plaisir de jeu, mais sur le discours qui gravite autour de ces productions, sur toute cette glose qui met en valeur le jeu indépendant comme un laboratoire de la créativité.

Les stores Apple, Android, Steam, regorgent de ces jeux indépendants qui sont des productions actuelles, contemporaines et modernes qui singent et reproduisent les jeux d’époques révolues. Pourquoi parler de cela ? Parce que c’est a mon sens ce qui dissout la possibilité du rétrogaming - et je m’en réjoui -. Le rétrogmaing survalorise le fait de jouer à des jeux anciens dans une logique encore assez trouble qui trouve son fondement entre le phénomène de mode et une approche réactionnaire du « c’était mieux avant » autour de laquelle ce sont greffées des dérives économiques liés l’effet de mode et de collection. Surtout le rétrogaming délimitait une frontière - arbitraire mais intéressante - entre les jeux contemporains et les jeux rétros ; une frontière chronologique bien sûr mais pas seulement. Il y avait aussi dans le rétrogaming une frontière de qualité, de vision du jeu vidéo, pas seulement de la nostalgie mais une forme iconoclaste de rapport aux jeux d’avant qui le sacralisait.

Mais voilà, les jeux passés, les jeux du passé, renaissent et reviennent en force ; pas eux-mêmes - bien que quelques uns renaissent en remake HD - mais leurs concepts, leurs formes, leurs principes renaissent dans de nouveaux jeux. Il n’est plus nécessaire de se tourner vers le rétrogaming pour retrouver ce qui se faisait de l’autre côté de la frontière définie par le rétrogaming. Jouer à The Binding of Isaac sur Steam, à Bit Dungeon ou Pixel Dungeon sur sa tablette, à 3D Got Game Heroes sur PS3 ou à The legend of Zelda sur NES relève de la même expérience de joueur. Ce sont les mêmes concepts qui sont à l’œuvre dans ces jeux, sauf que certains de ces jeux sont des jeux contemporains et mais pas moderne. S’il n’est plus nécessaire de se tourner vers le vieux pour provoquer en soi l’expérience de ce que les jeux d’avant nous offraient il n’est plus utile de se soumettre à cette mode.

L’avènement des jeux sur supports mobiles et sur les plateformes dématérialisées est entrain de saper je l’espère la force du mouvement rétrogaming. Bientôt, si dieu m’écoute et me lit, le rétrogaming ne sera plus que la passion déclinante des brocanteurs et des collectionneurs adeptes de la dépense démesurée. Et cela serai une bonne chose parce qu’avec ce concept de rétrogaming il n’est pas facile de construire une pensée.

On a trop de fois limité le jeu vidéo actuel à ces deux mamelles, rétrogaming et jeu indé, mais ce sont là deux petits buissons qui cachent le désert de concepts opérants pouvant nous aider à définir le jeu vidéo. Ne faudrait-il pas envisager de faire émerger de nouveaux concepts. Ne faudrait-il pas aspirer nous aussi à de nouvelles catégories, de nouvelles productions, de nouveaux enjeux pour nos attentes en matière de jeux vidéo ? Pouvons-nous nous expliquer que le jeu indépendant ne soit pas tant que cela le terreau d’un jeu vidéo underground ? Faudrait-il faire le deuil d’une avant-garde du jeu vidéo ? La question du genre - je parle de genre dans la culture et non dans la définition des sexes - ne devrait-elle pas supplanter la question du rétrogaming qui semble penser que seul le temps peut faire office de frontière ?

Les beaux-arts et la figuration classique ont connu une rupture avec l’avènement de l’art moderne, le cinéma a eu un avant et un après nouvelle vague, la littérature elle aussi a connu un changement de perspective avec le nouveau roman ; dans tous ces cas l’après, la production post révolution, ne signifie pas la disparition du passé mais la naissance de nouvelles branches qui incarnent la modernité. Mais le jeu vidéo est encore incapable de franchir ce cap, de passer à la modernité. Qu’il soit rétro ou indépendant il ne parvient pas à envisager son propre futur comme une modernité. La seule modernité qu’il semble capable d’envisager c’est le renouvellement de sa technologie, mais on ne voit pas encore émerger une modernité des productions.

Et si on considère l'innovation et l'ambition comme des marqueurs du jeu indé alors ils existent depuis très longtemps et sont parfois nés en dehors d'un cadre définie par le terme "jeu indépendant" ; REZ avant son heure incarne l'esprit de ce que devrait ou pourrait être un jeu indépendant. Mais était-il indépendant ?

Et si on considère l'innovation et l'ambition comme des marqueurs du jeu indé alors ils existent depuis très longtemps et sont parfois nés en dehors d'un cadre définie par le terme "jeu indépendant" ; REZ avant son heure incarne l'esprit de ce que devrait ou pourrait être un jeu indépendant. Mais était-il indépendant ?

Je conviens que cet article est confus et pas nécessairement constructif. Mais j’ai régulièrement besoin d’affirmer mon point de vue sur le jeu indé et le rétrogaming pur affiner ma pensée. Je ne sais pas si cela fait sens pour vous comme ça fait sens pour moi. Je trouve cela vraiment critique comme pensée, je veux dire urgent, il est urgent de penser des notions nouvelles pour aborder la production vidéoludique. Nos deux ou trois étiquettes s’écroulent et meurent d’être trop utilisées. Il faut rapidement penser le jeu vidéo avec de nouvelles idées ne croyez-vous pas ? C'est drôle, c'est toujours quand je termine un article que je vois clairement ce que je voulais dire et ce que je n'ai pas écris. Je pourrais réécrire mon article mais non, je vous le laisse ainsi et la frustration de ce que je n'ai pas écris me servira pour de prochains articles.

N'oublions pas que le jeu indé c'est presque toujours un concept ancien rhabillé avec du vrai faux vieux vêtement de pixel ... imposture ? génie ? logique ? naturel ?
N'oublions pas que le jeu indé c'est presque toujours un concept ancien rhabillé avec du vrai faux vieux vêtement de pixel ... imposture ? génie ? logique ? naturel ?

N'oublions pas que le jeu indé c'est presque toujours un concept ancien rhabillé avec du vrai faux vieux vêtement de pixel ... imposture ? génie ? logique ? naturel ?

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Publié le 28 Août 2013

A l’origine de cette liste des jeux vidéo originaux et singuliers il y a une rumeur qui sous entend qu’une forme de lassitude guette les joueurs. Cela pose la question de l’originalité des jeux vidéo contemporains. Quel sont les jeux vraiment originaux que ce soit par leur concept, leur gameplay, leurs graphismes ou par leur narration ? Ma culture vidéo ludique étant limitée je ne peux pas écrire cette liste seul. Je fais donc appel à vous, d'autant plus qu'un jeu original et singulier c’est une notion subjective. Donc si vous estimez qu'il manque un titre à cette liste ou si vous n'êtes pas d'accord avec la présence d'un jeu, ou si vous voulez rajouter quelque chose n'hésitez pas à me le signaler voir même à rédiger un petit paragraphe pour expliquer en quoi tel ou tel jeu mérite sa place ici.

[ Pour suggérer un titre à cette liste qui s'allonge vous pouvez laissez un commentaire ou me contacter par Twitter ou par la page Facebook Mémoire de Joueur ]

 

  • Journey parce que sa narration contemplative et son expérience d’un mode coop/multi totalement singulière font de ce jeu une des expériences vidéo ludique les plus puissante de cette génération de console - la critique de Journey -

 

  • Flower parce qu’on y incarne le vent même si en terme de gameplay Flower n’est qu’un FPS pacifiste doublé d'un jeu de course sans véhicules. Jouer le vent et réveiller les fleurs c'est quand même original un point c'est tout - une chronique florale de Flowers -

 

  • Mirror Edge pour son concept qui repose sur le déplacement, pur FTP de déplacement avec un design épuré et un gameplay qui arrive à être intuitif, une expérience que de nombreux joueurs devrez faire

 

  • El Shaddai ascension of the metatron pour sa direction artistique qui rend un constant hommage à la peinture abstraite et pour sa réinterprétation scénaristique très personne de la sainte bible - une critique qui aime El Shaddai -

 

  • Shadow of the Colossus parce que Shadow of Colossus est une des expériences vidéo ludiques les plus frontales et les plus radicales à laquelle j’ai pu jouer; un jeu bercé d'une mélancolie implacable et d'une aridité scénaristique qui offre pourtant une puissant tsunami émotionnel au joueur

 

  • Ecco the Dolphin parce que jouer un dauphin dans un jeu animé par l’esprit flower power ça n’a pas de prix ; les trois volets avec leur action et leur univers déroutant sont des réussites étonnantes ; la version Dreamcast allant peut être le plus loin dans l'étrangeté

 

  • Bushido Blade parce que c’est le premier jeu de combat au sabre réaliste et mortel ; oser le réalisme dans un jeu de combat à l'arme blanche c'était audacieux et si la réalisation technique de la PS One est à la dérive, le jeu conserve un charme étonnant et un défi constant. Je trouve étonnant qu'il n'y ai pas eu de suite

 

  • Where is my heart ? parce que sa proposition de jeu à travers une représentation fragmentée et non linéaire du level design est unique et aussi parce qu’il impossible d’expliquer ou de d’écrire le jeu clairement

 

  • MadWolrd pour son esthétique de roman graphique à l’humour aussi noir, acide et grinçant ; cette proposition de discours autour de l'ultra violence possède une patine unique que je jalouse n'étant pas joueur de Wii

 

  • Okami et je ne vous ferais pas l’affront de dire en quoi Okami est un jeu original, beau, poétique, innovant et singulier

 

  • Def Jam Fight for NY encore un jeu de baston qui se démarque de la tradition en proposant un gameplay différent, un univers riche et une bande son hip-hop frôlant l’excellence; un classique du jeu vidéo trop sous estimé à mon sens

 

  • Phoenix Wright parce que si l’on vous avez dit que vous alliez vous amuser en jouant un avocat du barreau vous ne l’auriez pas cru

 

  • Gyromites parce que depuis la naissance du jeu vidéo on n’a pas eu souvent l’occasion de jouer avec un robot comme partenaire ; j'ai espoir d'un Dead or Alive vendu avec une poupée gonflable siliconée à brancher sur la console

 

  • Oddworld : L'Odyssée d'Abe parce que Abe est un anti héros extraterrestre au charisme redoutable qui se lance dans une aventure déroutante dans un univers politico-comique

 

  • Jumping Flash parce qu’incarner un lapin robot capable de faire des sauts vertigineux dans un jeu de plateforme en 3D vu à la première personne sur la première Playstation, c’est une chose rare

 

  • Vib Ribbon un jeu de rythme avec une esthétique qui me fait penser à une version sous acide de la Linéa - je vous laisse avec une petite vidéo pour mesurer la singularité de ce jeu -

 

 

  • Rez parce qu’il est LE rail shooter en 3D musical hypnotique, singulier et technoïde le plus radical et le plus abouti de tous les temps

 

  • Child of Eden parce qu’il est le descendant directe de Rez, moins radical que son ancêtre mais en parfaite osmose avec la reconnaissance de mouvement de Kineck par contre la version PS3 est à chier

 

  • Trauma Center parce que jouer les chirurgiens avec un stylet sur l’écran tactile de sa DS c’est, en terme de jeu vidéo, très original

 

  • La série des jeux Quantic Dream avec The Nomad Soul, Fahrenheit et Heavy Rain pour la richesse des univers proposés qui reposent sur une certaine conception de la densité scénaristique et sur des tentative de complexité narrative. Mais aussi pour la bande son miraculeuse de The Nomad Soul

 

  • Incredible Crisis qui met le joueur en prise avec la journée la plus pourrie de sa vie, journée à laquelle il faut survivre pour assister à l’anniversaire de sa grand-mère : VDM

 

 

  • Dragon's Lair parce que c'était un des premiers jeu à oser le dessin animé interactif ; un jeu aussi étonnant qu’injouable

 

  • The Last Express qui a la particularité de se dérouler en temps réel et l'audace de très bien gérer ce point puisque tous les PNJ suivent leurs petites vies devant le joueur qui doit se débrouiller avec ça

 

  • In Memoriam parce que c’est certainement le seul jeu de rôle que le jeu vidéo à réussi à proposer ; lisez l’article d’Eraziel pour en percevoir l’enjeu

 

  • Shadow Of Memories qui invite le joueur à voyager dans le temps pour éviter sa propre mort

 

  • L’ensemble de la production de la 3DO qui fut une magnifique expérience de sodomie pied-poing vidéo ludique

 

  • La Zoubida: Les aventures Moktar un jeu mémorable car c'est la première fois et heureusement la dernière qu'on pouvait incarner Lagaf’

   

  • Minecraft  tient une place de choix au rang de ces productions originales et singulières. C'est surtout la manière dont les joueurs s'approprient ce jeu protéiforme qui fait de Minecraft un jeu original

 

  • Shenmue est-il original ? Je veux dire l'est-il plus qu'il n'est culte ? Je n'arrive pas à me décider ... D'un côté je fantasmais sur le fait de pouvoir jouer au jeu de la vie et quand j'ai mis Shenmue dans ma Dreamcast ça avait un peu ce goût là, ce qui à l'époque était original. Depuis ce temps est-ce que Shenmue a gardé sa singularité ou est-il devenu un Yakuza-like ? un Sleeping Dog-like ?

 

  • Nights comme l'une des propositions de jeu de plateforme les plus envolée de l'histoire des jeux vidéo

 

  • Tokyo Jungle parce que indubitablement un jeu survivaliste animalier dans lequel on peut jouer un lapin, un canard ou un biche est un jeu original. Et pour le pratiquer moi même je peux vous dire que c'est très singulier de jouer un herbivore - Darwin à permit à mon article de survivre #SachezLe -

 

 

  • Killer 7 pourrait être à lui seul ce que le jeu vidéo a produit de plus original et réussi ; un scénario halluciné autour d’un tueur aux sept personnalités, une forte influence du comic book et du cinéma, une narration radicale et une esthétique délicieuse. Killer 7 est LE chef-d’œuvre de la Game Cube et une des perles du jeu vidéo

 

  • No More Heroes : Heroes' Paradise parce qu’il est déluré et délirant, exigeant et fun à la fois. Un ovni hyper référencé sorti de la tête de Suda 51. A faire et à refaire si possible avec une manette à détection de mouvement pour une immersion plus grande dans le WTF de ce titre - en bon geek que je ne suis pas j'ai joué à ce jeu -

 

  • Muscle March le jeu le plus gay-friendly de ces dernières années. Un jeu véritablement excentrique et irrévérencieux, totalement iconoclaste et totalement fun. Un concentré de ce que l’esprit nippon débridé peut produire

 

  • God Hand et ses graphismes ratés qui cache un beat’em up parodique jubilatoire mais surtout God Hand parce qu’il permet au joueur de créer un gameplay sur mesure en dotant son héro des coups qu’il veut

 

  • Viewtiful Joe  ; beau, fun, hyper jouable, un univers parodique et hilarant avec un gameplay précis et innovant ; là encore un perle du jeu vidéo - je n’ai pas dis comme on en fait plus -

 

  • Chô Aniki dans la veine des shoot’em up parodiques avec des ennemis absurdes, un humour graveleux et un esprit gay-friendly très très prononcé et aussi pour le plaisir de mettre la jaquette de la version PS2 en illustration

cho-aniki-ps2.jpg

 

  • The Last Guy qui s’offre le luxe de singer Pac Man et Snake pour nous en proposer une relecture zombiesque possédant un fort risque d’addiction ; ou comment pondre un jeu original en copiant des ultras classiques du jeu vidéo

 

  • Craxy Taxi ; son concept est simple et accrocheur, son esthétique est pop, sa musique est parfaite et jouer à Craxy Taxi est un truc unique

 

  • Datura expérience limite, je veux dire limite réussie. Datura a voulu donner au Playstation move un titre sombre et mature, immersif et révolutionnaire ; au final un titre original, frustrant et court, bref un vrai OVNI vidéo ludique

 

  • The Unfinished Swan et son level design qui ne se dévoile que si vous l’arrosez de d’encre ; une expérience poétique certaine

 

  • FEZ parce que c’est une mine de créativité, un gameplay innovant, un esprit très ouvert et un jeu à vous faire regretter de ne pas posséder de Xbox360

 

  • Expérience 112 parce que ce jeu propose une forme de gameplay indirect , on interagit avec l’héroïne que via des interfaces in game

 

  • Beyond good & Evil pour son ambiance si particulière qui porte la marque de ses grands jeux d'aventure qui respirent le merveilleux et la simplicité

 

  • Limbo fait office d’illustre ancêtre du jeu indépendant. C’est une sorte de pionnier ayant ouvert une voie empruntée depuis par mille suivants. Limbo est aussi un des premiers titres à faire reposer sa force uniquement sur une humeur : la mélancolie. Si Baudelaire avait pu créer des jeux vidéo, il aurait fait Limbo. Le jeu est beau mais noir, la nature y est toujours hostile et le héros qui erre sans but est réellement seul contre tous. Limbo est donc le seul jeu totalement romantique ; c’est cela son originalité, le reste n’est que pure littérature.

 

  • Portal: FPS original par son aspect non militaire ; pas de combat, pas de plate-forme. Un puzzle game qui demande de faire travailler ses méninges. Un gameplay très simple mais pas simpliste. L'humour cynique du jeu est imparable. La bande-son renforce l'immersion. La qualité des tests renforce la replay value puisqu'on peut s'amuser à faire des records etc. La difficulté est pile comme il faut. Impossible de ragequit ce jeu.

 

  • Portal 2: Histoire mieux développée, un vrai jeu alors que Portal tenait plutôt du concept game. Nouveaux mécanismes, des tests bien plus difficiles. Un background bien plus mystérieux. Un poil redondant mais le temps passe vite. Comme le premier, le jeu est à faire en VOSTFR .

- merci à Majin d'avoir fourni ces quelques lumières sur les Portal -

  • Au premier regard Lollipop Chainsaw est un simple beat’em all aussi court que son l’héroïne est sexy et racoleuse. Mais il cache un scénario savoureux, l’histoire étonnante d’une amourette tour à tour chaste, romantique et impertinente ce qui donne au jeu un cachet unique. C’est aussi l’anti No More Heroes et ce statut « d’antidote » fait de Lollipop Chainsaw un titre d’autant plus singulier. - mais non je ne suis pas amoureux de Juliet ! - 

La jaquette de Toilet Kid avec un dieu détenant une merde dans chaque main donne une bonne idée de ce que peut être ce jeu

La jaquette de Toilet Kid avec un dieu détenant une merde dans chaque main donne une bonne idée de ce que peut être ce jeu

  • Toilet Kid, avec ce titre shoot them up scatologique sorti sur PC Engine en 1992 pose le décor. En lui-même le jeu n’est pas original, c’est un shoot’em up à scrolling vertical des plus classiques. Mais le thème pipi caca du jeu lui confère son originalité. Se faire attaquer par des culs qui nous pètent dessus ou des phallus libérant sur nous la fameuse dernière goutte de pisse c’est assez rare dans le jeu vidéo, en même temps on comprend pourquoi …

 

  • Dans la lignée des jeux PC Engine aux tendances scatologiques, il faut citer Kato & Ken un jeu de plate-forme qui lui non plus n’a rien d’original dans son gameplay, mais qui possède une ambiance très pipi caca. Kato & Ken sont détectives - mais ils ressemblent à des politiciens avec leur costumes guindés -, on joue l’un ou l’autre et durant les niveaux on croisera régulièrement le second compère entrain de pisser sur un mur ou de chier dans les bois ; les oiseaux lâcheront sur nous des fientes grosses comme des bouses et le pouvoir spécial des personnages est le gros pet. Bref un jeu dont l’originalité mise tout sur le scato.  

 

  • Space Channel 5 ou comment Ulala - prononcez Ouh la la - journaliste de l’espace par sur une station spatiale couvrir une prise d’otages provoquée des aliens danseurs et va transformer en danseuse sauveuse de l’humanité. Un gameplay simple, une réalisation honnête, une ambiance rétro disco futuriste et un esprit tendrement déjanté qui ira jusqu’à convoquer Michel Jackson ; un indémodable.

Je ne me lasse pas de l'ambiance sonore de Space Channel 5

  • On dit souvent que l’époque de la Super Nintendo était un âge d’or pour le jeu vidéo. Le RPG Live a Live sorti en 1994 en est une des preuves. L’originalité de ce jeu tient avant tout à son scénario. Des années avant le Cloud Atlas des Wachowski, Live a Live proposait au joueur sept histoires distinctes se déroulant dans sept époques différentes mais reliées entre elles par quelque chose. Chaque époque avait son héraut, son scénario, ses audaces de narrations et ses spécificités de game play ; l’homme préhistorique peut repérer les bêtes hostiles, l’adolescent d’un futur proche lire dans les pensées, etc. Difficile de passer à côté de l’originalité de ce jeu et de son scénario qui réservait un final épique. C’est une des expériences narratives les plus dingues et les plus réussies du jeux vidéo.

 

  • « Le roi de tout le cosmos est pris d’un accès de folie, et il casse toutes les étoiles du ciel. Une fois redevenu lucide, il découvre son erreur et pour réparer les dégâts, il décide d'envoyer son fils sur terre pour y ramasser le plus de choses possible sur des boules, nommées Katamari. Le roi n'aura plus qu'à transformer les Katamari en étoiles. » Avec un pitch pareil Katamari Damacy ne pouvait pas échapper à cette liste des jeux les plus singuliers. Jouer à amasser le plus de bordel possible pour former la plus grosse boule de bric et de broc imaginable c’est sûrement une des propositions les plus absurdes du jeu vidéo. Mais Katamari Damacy est aussi un des jeux reposant sur une idée débile le plus abouti.

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #liste, #jeux vidéo, #video games, #Projet participatif, #polémique, #Culture

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Publié le 16 Juin 2013

Les fans de Final Fantasy sont-ils des psychopathes ?

Il y a un très bon article de Neitsabes sur un sujet que je trouve intéressant et que je voulais aborder. Mais jusqu'à présent je n'avais trouvé les bons mots ni le bon angle. La lecture de son article m'a provoqué un commentaire qui correspond à ce que je voulais exprimer, c'est pour ça que je le partage avec vous. Dans son article Neitsabes résume la situation qui oppose les joueurs "classique", les « vrais fans » de la licence et Square Enix dans un triangle amoureux. L’annonce de Final Fantasy XV a réveillé la rancœur qui habite certains joueurs depuis la sorti de Final Fantasy XIII. Cela a permis de révéler l'aspect de plus en plus conservateurs de certains fans qui préfèrent pleurer à chaque nouvel opus de la saga plutôt que de profiter des jeux et de leurs qualités.

J'ai la sensation que depuis quelques années un bras de fer s'est instauré entre Square Enix et les fans de Final Fantasy. Final Fantasy X-2 par exemple rompait déjà radicalement avec Final Fantasy X. Plus tard Final Fantasy XIII prendra ses distances avec la "tradition" du J-RPG, et même du RPG, conduisant la licence vers une expérience hybride à limite de ce que peut-être un RPG. Cet épisode a été très décrié pourtant il reste à mes yeux un bijoux de narration et d’expérience d'un level design au service d’une histoire. Comme il est dit dans l’article de Neitsabes le système de combat ATB ressemblait déjà beaucoup à du « press button » comme dans un jeu d'action classique. Je rajouterai que la mise en scène de ces combats avec des pouvoirs ultras spectaculaires " annonçait" déjà ce que dévoile les trailers de Final Fantasy XV. Je ne parlerais pas de FF XIII-2 qui à mon avis est une punition que Square Enix à voulu infliger aux fans qui avaient trop vivement méprisé FF XIII ; c’est un épisode grotesque avec sa trame caricaturale, son scénario ennuyeux, ses personnages ridicules et ses prétentions mensongères. Pour ce que j'ai pu voir des trailers de Lighting Returns : Final Fantasy XIII le jeu sera aussi orienté action  aventure en solo. Et moi ça me plait bien.

J'ai envie de croire à cette idée que Square Enix ne se contente pas de décliner à l'infini le même jeu à peine nuancé par rapport à l'épisode précédent mais qu'ils prennent le risque de confronter la licence et l'univers à d'autres expérience de gameplay ou de narration. L'audace, même si elle conduit à un résultat mitigé, vaut toujours plus à mes yeux que le conservatisme, la sécurité et la non-prise de risque.

De l'action à la troisième personne, des décors variés, des personnages emblématique, pourquoi ne pas tomber sous le charme de Lighting Returns : Final Fantasy XIII ?

Romantisme épique et grandiloquant, action frénétique à la troisème personne ; c'est tout ce que j'aime

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Direct to commentaire, #Final Fantasy, #polémique

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Publié le 6 Novembre 2012

P - Press Start

Il existe pour l’ensemble des jeux vidéo une seule grande dichotomie qui permet de les scinder en deux catégories distinctes et fondamentalement opposées. Il y d’un coté les jeux dont l’écran titre affiche une inscription « Appuyez sur Start » ou une de ses variations autour de Press Start et de l’autre côté il y a les jeux dont l’écran titre affiche « Appuyez sur un bouton » ou un de ses déclinaisons autour de la pression d’un bouton.

 

Appuyez sur Start vs Appuyez sur un bouton c’est la grande lutte du jeux vidéo. Les jeux qui proposent une inscription appuyez sur un bouton ont cette indéniable qualité qu’est le pragmatisme de l’honnêteté. Ce sont des jeux à qui l’on peut faire confiance ; bien sûr c’est moins noble et prestigieux que « appuyez sur Start » mais on sait, quand on est devant cette phrase, qu’elle ne peut pas nous mentir. Effectivement réduire la complexe et intuitive interface homme-machine à un simple bouton manque d’élégance, de visée métaphysique et de force poétique, mais c’est efficace. Appuyez sur un bouton c’est la confrontation directe et frontale à d’un utilitarisme qui nierai presque toute la dimension culturelle du jeu vidéo.

Vous pensez peut-être que je vais faire l’éloge des jeux qui ordonnent d’appuyer sur Start parce qu’ils ont la noblesse de la tradition et l’élégance du jargon d’initié, oui je pourrais vous faire cette éloge mais pas tout de suite parce qu’à ce stade de ma rhétorique le nœud gordien du problème n’est pas prêts pour être dévoilé. Mais oui il y a un problème. Parmi la confrérie prétendue noble des jeux qui affichent « Appuyez sur Start » une majorité tolère que le joueur appuie sur n’importe quelle touche : Appuyez sur Start est devenu un odieux mensonge qui se répand comme la peste sur le moyen âge ; une trahison vis-à-vis de la noblesse de cette formule qui cherche à lui voler de son prestige.

Mon dieu, pourquoi ont-ils trahi la rigueur d’appuyez sur Start ? Est-ce là le signe irréversible de la casualisation du jeu vidéo ? Faut-il comprendre que dans le doute qu’un joueur mainstream ne sache pas où se trouve le bouton start les développeurs lui laissent des portes de sorties aussi nombreuses que les touches sur un pad de consoles next-gen ? À la lueur de cette hypothèse je suis obligé de réévaluer, ces jeux qui ne mentent à personne en demandant d’appuyer sur un bouton.

Aujourd’hui je peux dire que les jeux vidéo se divisent en deux catégories, ceux qui mentent et ceux qui assument leur condition pragmatique ; bien sûr dans les jeux honnêtes il reste une poignée d’authentique Appuyez sur Start qui refusent de réagir si le joueur appuie sur un autre bouton, quand je tiens un de ces jeux j’éprouve une émotion sincère teintée de plaisir à appuyer sur croix et voir qu’il ne se passe rien. Mais si c’est pour mentir pourquoi afficher Appuyez sur Start ? Est-ce pour gratter un peu de cette aura rétro du temps où il fallait effectivement appuyer sur Start pour lancer le jeu, cette époque où le bouton Start valait plus que les autres mais si c’est pour cela pourquoi alors ne pas aussi afficher insert coin à l’écran histoire de donner aux joueurs l’impression d’une borne d’arcade ?

Alors que ces deux grandes familles du jeu vidéo se débattent pour exister entre mensonges et réalité je dois avouer qu’il existe un futur, voir un présent alternatif ; il existe ces jeux sur tablettes et écrans tactiles qui annoncent une autre chose, qui mettent en place une rhétorique nouvelle que je trouve dégoûtante en vieux joueur réac’. Ces jeux demandent au joueur de toucher l’écran ; vu que l’écran est le pad autant imaginer une console qui demande au joueur de toucher son pad ; touche ton pad, touche ton cul, c’est la même chose, c’est d’une grande vulgarité et c’est une tautologie absurde parce que bien sûre que si je veux jouer je touche mon pad. Il est déjà douloureux de voir ces jeux qui affichent Appuyez sur Start mais qui tolèrent que l’on appuie n’importe quel bouton alors je vous en prie ne laissons pas les Touchez l’écran prendre du pouvoir.

P - Press Start ou la grande dichotomie du jeu vidéo

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