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Publié le 1 Mars 2016

Il y a quelques jours sur le groupe Facebook des auteurs de jeu de rôle j’ai vu passer une question autour de l’importance du style graphiques et des illustrations dans un ouvrage de jeux de rôle. Est-il poseur de cadre ou simple effet de décoration ? Est-ce qu’un parti pris esthétique fort est un moteur de narration ? C’était une bonne question et comme souvent dans un premier jet, j’ai eu la réponse pleine de certitude. Pour moi c’était une évidence, l’esthétique graphique d’un jeu influe sur la perception que l’on se fait de lui parce que le style esthétique formate notre imagination et la conditionne à voir les possibilités imaginatives d’un jeu sous un angle précis.

 

C’était dans mon esprit autant une certitude qu’un défaut et une limite parce que même si j’ai envie de croire que le style graphique n'est qu'un outil parmi les autres avec la narration, le game design et les scénarios pour faire percevoir l'ampleur du potentiel imaginaire à l’oeuvre dans le jeu, j’ai peur aussi le style graphique définisse de manière trop forte la perception que l'on peut avoir d'une œuvre et donc qu’il en réduise le potentiel d’imaginaire. Ma première impression c’était que le fameux choc des images était en mesure de devenir plus fort que le poids des mots.

 

Mes réflexions étaient portées par ma modeste expérience de joueur qui repense à tous les jeux qu’il a lus et qu’il a joués et qui avoue que les illustrations lui ont toujours donné la couleur avec laquelle il s’était ensuite imaginé le jeu. En amateur des mots et de la littérature je trouve cela dommage, problématique et questionnant. En même temps les images et les illustrations sont vraiment utiles : je suis d'ailleurs un grand consommateur et je passe beaucoup de temps à collecter des images pour illustrer mes futures parties ou pour inspirer mes créations.

 

C’est riche de ce réflexe idiot de collecteur d’image que j’ai eu envie de vérifier ma première impression. J’ai décidé d’aller faire un tour sur Pinterest et de collecter quelques illustrations d’un grand ancien très connu, le vénérable Cthulhu. Pourquoi ? J’imagine que je voulais me prouver que selon le style de l’illustration j’aurai une perception différente des perspectives ludiques et émotionnelles que je pourrais approcher au travers d’une partie de l’Appel de Cthulhu.

 

Mais après avoir collecté une grosse centaine d’image je suis pris d’un doute. Ma première impression, mes premières certitudes étaient-elles fondées ? S’il est évident que différentes nuances de perceptions se dégagent des styles et des illustrations collectées je ne sais pas si elles sont assez fortes pour faire infléchir ma perception littéraire et littérale du grand ancien. En même temps ceci n’a rien d’une expérience scientifique et je suis un mauvais juge et un mauvais parti, en plus j’ai pris l’image d’un personnage emblématique au point qu’il est devenu une sorte d’icône de la culture populaire qui fait que l’aura de la créature dépasse maintenant le cadre de l’unique sphère du jeu de rôle ou de la littérature de niche. Nous sommes donc tous plus ou moins empreint de ce que devrait être Cthulhu, c'est-à-dire déjà un peu formaté.

 

Reste quand même des illustrations varié en genre et en style qui dévoilent tantôt un Cthulhu mollusque, tantôt un Cthulhu divin, tantôt gigantesque, tantôt à taille humaine, etc. Je continu de penser qu’une esthétique très forte si elle imprègne tout un ouvrage pourrait formater l’imaginaire du lecteur et donc celui du meneur potentiel, avec des données qui ne sont pas nécessairement présente dans le corps du texte. Seulement maintenant ce n’est plus une certitude, c’est une hypothèse, et je me dis que si un personnage est écrit de manière forte avec des concepts clairs et puissant le définissant est en mesure de résister à la force des images le représentant.

 

Comme toujours toutes mes pensées sont brouillonnes et maladroites, en mouvement et en évolution, il faut donc les prendre avec des pinces. Et si ça se trouve je reviendrai dans quelques temps sur cet article pour le réformer et réévaluer mon jugement passé. Pour le moment je vous laisse avec une galerie de portrait de notre cher monsieur Cthulhu.

Qui êtes-vous monsieur Cthulhu ?
Qui êtes-vous monsieur Cthulhu ?
Qui êtes-vous monsieur Cthulhu ?
Qui êtes-vous monsieur Cthulhu ?

Pour ne pas surcharger l'article d'illustrations de monstre avec des ailes et des tentacules j'ai publié une partie des illustrations sur mon autre blog celui où je déverse des images sans queue ni tête dont le liens et juste en dessous. Et pour les autres qui voudraient jeter un oeil à l'ensemble des illustrations de Cthulhu que j'ai collecté cet après-midi, elles sont sur mon épingle Cthulhu sur Pinterest que vous pouvez trouver ici : https://fr.pinterest.com/reymaux/cthulhu/

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Publié le 29 Janvier 2016

Est-ce qu’il existe un mal ou une névrose des réseaux ? Un virus 2.0 provoquant une addiction aux images et plus particulièrement à la quête de l’image ? Si tel est le cas, ne devrions-nous pas pouvoir identifier dans nos pratiques d'internaute un état mental - déviant ? - symptomatique de cette infection comme un internaute qui ce connecte à la toile pareil à un Sisyphe des temps numériques et qui recherche sans fin, dans un océan d’images pixélisées, une image graal qui le fuirait à jamais et pour toujours ? Je formule ces questions de manière purement rhétorique parce qu’en réalité, ce qui motive cet article c’est que je suis atteint par ce mal.

C’est un fait, une réalité observable pour l’observateur qui me mettra sous la focale de son microscope - et internet est un bel outil de grossissement des faits - ; la vérité c’est que, patient zéro ou une énième victime, je suis la preuve vivante que cette addiction à la quête d’une image graal existe. J’ai compris cela assez récemment en réalisant que je pouvais passer des heures, et même des nuits entières, à rechercher des images, les stocker, les trier sans trouver de raisons de m'arrêter.

Pourquoi ? Répondre demande une petite digression.

J’ai connu le jeu vidéo dans un lointain passé et je joue depuis assez longtemps pour me sentir légitime de tenir ce blog. J’ai tenu une boutique de jeux vidéo, je blogue les jeux vidéo et je réfléchi avec et au sujet des jeux vidéo. Mais il n’y a pas que cela dans ma vie ludique, il y a aussi le jeu de rôle. Je parle du vrai jeu de rôle papier, avec des feuilles de personnages, des dés, des joueurs humains, de la bière et un maître de jeu. Les ersatz RPG que le jeu vidéo offre font de très bons jeux mais en rien ils ne peuvent être comparés à l’expérience du jeu de rôle ; remarquez le clivage des acronymes que j’utilise pour marquer la différence, jdr papier et rpg console. Bref ma passion pour les jeux de rôle a été plus tumultueuse ; j’ai découvert le jeu de rôle au collège et j’ai joué avec excès jusqu’à la fac, malheureusement par dispersion des amis rôlistes je n’ai plus pu jouer. J’ai alors passé un certain temps à essayer de concevoir des jeux de rôle, des systèmes de jeu et des univers et puis là encore j’ai fini par arrêter. Paradoxalement je me rappellerai toujours ce que j’ai dit un jour, au petit matin alors que le soleil se levait après une nuit blanche à jouer, j’étais devant ma voiture et avant de rentrer chez moi j’ai dit quelque chose proche de dans le futur je pourrais me passer de tout sauf des jeux de rôles. L’ironie du sort a voulu que j’arrête quelques temps après.

Début et fin de la digression

Après la digression dans la digression je reviens à un temps plus contemporain. Il y a quelques temps que j'ai renoués avec la pratique du jeu de rôle et aujourd’hui je me suis remis en tête de créer un jeu. C'est une aventure excitante parce que le recule, la maturité, l'expérience, les lectures des nouvelles tendances du jeu de rôle et les outils qu'offre internet me donnent la sensation d'aborder ce projet avec une énergie nouvelle. En plus ce projet de création me semble complémentaire de mes travaux d'écritures classiques.

Pour créer ce jeu j’ai eu besoin d'un thème et ça a été facile parce que les questionnements et l'ambiance transhumaniste et cyberpunk m'occupaient déjà l'esprit depuis quelques temps. Pour le système je faisais le choix de le laisser de côté et d'y venir plus tard quand j'aurai eu le temps de poser un cadre narratif stimulant. Je pouvais donc me lancer dans la genèse de mon univers. Et là, histoire de ne pas réfléchir à vide, j'ai eu envie de profiter d’internet pour me créer une petite iconographie afin d'aider mon esprit à s’inspirer. Il faut dire que j’ai l’inspiration très visuelle, une image m’inspirera toujours plus qu’un morceau de musique ou qu’un livre. J'aime considérer les images comme des portes d'entrées dans l'imaginaire, ensuite c'est à mon esprit et ma plume d'entrer et de voir où cela mène.

Et puis j'aimais aussi l'idée de constituer cette petite iconographie en me projetant au moment où je ferai jouer mon jeu afin d'avoir des supports visuels à partager aux joueurs pour stimuler leurs imaginations ou pour jouer avec les clichés. À l’époque reculée où je m’essayais à mes premières créations - fort heureusement oubliées et disparues aujourd’hui - il n’était envisageable d’avoir des illustrations dignes de ce nom, au mieux si tu avais un ami qui dessinait un peu et tu pouvais lui extorquer deux ou trois dessins médiocres illustrant tes propos maladroits. Pour les plus audacieux tu pouvais découper tes magazines pour emprunter quelques illustrations, mais c’était vraiment dans le dernier des cas. Tout est si différent aujourd’hui, tout est si accessible, facile à piller, compiler, organiser qu’il est difficile de résister.

Regarder beaucoup d'images en rapport avec mon sujet ça me permet de petit à petit formater mon esprit à cet univers, l'imprégner, le saturer d'une ambiance, d'une esthétique où de mèmes visuels caractéristiques de ce que je pense être les piliers du thème que je cherche à explorer. C'est comme connecter mon esprit à un grand maelstrom culturel afin qu'il contamine ma manière et ma matière de penser. Bien entendu après cette phase de saturation, il y a une phase plus ou moins longue de digestion, d'appropriation de tout ce non-conscient culturel que j'ai fais pénétrer dans mon cerveau.

Donc, dès que j’ai eu fixé mon thème j’ai donc commencé à réunir des images, en me disant que cette phase serait rapide. C’est à partir de là que je me suis retrouvé à passer des heures et des nuits, à rechercher des images, à enregistrer certaines images. Tumblr, Pinterest, Deviant Art, etc. les sources sont nombreuses pour partir en quête, ensuite de clics en clics, porté par l’envie d’en voir toujours plus, j'ai continué remontant les images d’influences en inspirations et je me suis aventuré de plus en plus loin, sur des sites de graphistes, un peu partout dans le monde, parfois en dehors de mon idée de départ, parfois en y replongeant profondément comme si quelque part en Russie, un illustrateur inconnu avait eu une vision précise de ce que j'avais dans la tête.

C'est à ce moment que j'ai ressenti les prémices d'une peur, celle qui me murmure que si je m’arrête là maintenant je vais peut-être manquer la bonne image, celle qui colle parfaitement à mon idée ; allez, visite encore un site, fouille encore ce blog …  La plus part des sites de partages d’images permettent de remonter la source d’une illustration ou d’en descendre les partages comme on suivrait un affluant jusqu’au fleuve où il se jette ainsi l'esprit d'escalier est invité à digresser dans ses recherches visuelles m'obligeant parfois à créer de nouvelles catégories parmi celles déjà crées pour organiser mes images volées. Là je me suis dit que plutôt de les enregistrer sur mon PC il serait plus judicieux d’en faire un Tumblr et puis par facilité j’en suis venu à faire aussi un Pinterest pour épingler les images provenant des autres sites, pourtant encore quand je tombe sur une image dont j’estime qu’elle peut m’être utile je l’enregistre aussi puis je la partage et l’épingle. En quelques nuits j'ai accumulé plus de 2000 images, et aujourd'hui quelques mois après ce pic d'addiction alors que la fièvre est retombée j’en suis à un peu plus de 4000 images enregistrées, ce qui est peu par rapport à l'océan d'images et à la fois beaucoup si on considère qu'au départ c'est juste pour illustrer une seule idée. C'est ce qui me laisse penser qu’il y a une forme d’addiction.

L’addiction se tient là, dans l’idée qu’internet recèle dans ses tréfonds l’image parfaite. Une image qui colle parfaitement à l'idée que l'on a au moment où l'on fait cette recherche, une image qui ne pourrait pas se trouver en surface, à la vue de tous, parce que l’important pour qu’une image devienne l'objet d’un culte dans les yeux de celui qui est névrosé de la quête, c’est que cette image soit rare et difficile à trouver. Ce qui trompe la personne addict c'est qu'elle ne cherche pas une image, mais une image en symbiose avec l'idée qu'elle a à un temps T. Or les idées sont des choses mouvantes et mobiles et la perception d’une parfaite synergie image / idée est aussi arbitraire qu’éphémère. L'addict à la quête d'image oublie que ce qu’elle recherche n’est pas une esthétique ou quelque chose de formel mais plutôt l’émotion qu’elle éprouve devant ces images-là.

Pourtant en bon drogué que je suis devenu je peux vous argumenter que la quête est noble, que les images sont des portes, des ponts qui conduisent le regardeur d’univers en univers. C’est un vrai chemin initiatique où s’entrechoquent des imaginaires et qui permet à la pensée créative de s'aguerrir et se forger. Et puis ce chemin là que j’emprunte ce n’est autre que celui de la découverte, chercher à se perdre pour ensuite découvrir quelque chose de neuf. Et cette chose que je cherche à découvrir, cette chose nouvelle ce n'est pas une image mais bel et bien une idée qui naîtra en moi. Ces images dont je m'abreuve régulièrement sont le terreau avec lequel je nourri ma réflexion et mon imaginaire comme d'autres créatifs vont lire des livres ou regarder des films ou jouer à des jeux ou visiter le monde. Il se trouve juste qu'avec les smartphone il est très facile de se gaver d'images où que l'on soit.

Bien sûr ce projet me mène à un excès manifeste de recherche d’images, peut-être parce que mon imagination est vaste, mais si je me permets de faire cela, prendre le temps d'inonder mon esprit d'image, c’est que ça gêne personne. Finalement mon excès ne fait de tort qu’à mon navigateur dont j’ouvre parfois tellement d’onglets en même temps qu’il plante violemment me forçant à renoncer à mon image graal.

A une échelle moindre je passe souvent beaucoup de temps à rechercher une ou deux images simplement pour illustrer un article sur ce blog, il arrive que le temps de la recherche soit aussi long voir plus long que le temps que je consacre à la rédaction et ce n’est pas pour autant que mes articles sont mieux illustrés, c’est juste qu’ils sont illustrés avec plus de névrose que sur d’autres blogs. Tout cela pour dire que mon addiction aux images est ancrée en moi même en dehors du geste créatif.

 

Sisyphe 2.0 à la recherche d’une image graal
Sisyphe 2.0 à la recherche d’une image graal
Sisyphe 2.0 à la recherche d’une image graal
Sisyphe 2.0 à la recherche d’une image graal

Je n'allais pas me priver de piocher dans les images que j'ai avidement compilé pour illustrer cet article même si dans ce contexte là les images peuvent prendre un autre tournant et dévoiler l'addiction plus que l'inspiration. Et juste en dessous d'ici deux des Tumblr où je complie des images. Je sais que tout le monde n’a pas les mêmes névroses de créativité, certaines personnes ont besoin d’épure, ou de silence, ou d’espace, ou dieu sait quoi. Mais à voir les blogs et Tumblrs qui ressemblent au mien je sais aussi que je ne suis pas le seul à éprouver une fascination névrosée pour ces images. Et vous, où vous trouvez vous entre ces deux pôles ?

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Publié le 3 Juin 2015

Je cherche à créer un monde cyberpunk et comme tous les auteurs quand j'ai une idée elle est toujours accompagnée d'une prétention et/ou d'une vanité, celle d'être original. Donc j'en suis à ce stade où je cherche à concevoir un univers cyberpunk original et nécessairement je me questionne sur le genre. Je me demande ce qui sépare un monde cyberpunk d'un monde post-apocalyptique parce que quand mon esprit part sur une route cyberpunk il lui arrive souvent de finir son voyage dans un désert d'après l'apocalypse. De toutes les façons, le cyberpunk en tant que forme culturelle est une forme d’apocalypse qui advient au sein même de la culture. Le mouvement, s’il devait se réaliser, ébranle / ébranlera la sphère culturelle où il prendra racine et ainsi une culture cyberpunk ne peut naître que sur les ruines de la culture qui la précédée. Donc entre un monde cyberpunk et un monde post-apocalyptique il n’y a que la nature de l’apocalypse qui diffère, la nature de la résistance peut-être aussi. En tout cas il me semble que l’énergie initiale, celle qui explose dans un big bang qui fait naître le monde d'après, est à la même dans les deux genres.

 

Mais il est possible que je me trompe, que le cyberpunk ne soit pas un genre post-apocalyptique mais qu'il soit un genre apocalyptique. Finalement, même dans son aspect incertain et instable, un univers post-apo est un univers stable ; la culture et la civilisation se sont écroulées, il ne reste plus rien que les instincts et la survie mais ces deux données là sont des constantes. Alors qu'un monde cyberpunk est un monde en mouvement, un monde instable qui vacille en permanence parce qu'il est tiraillé par des énergies souterraines - au sens d'invisibles - en plein bouillonnement, finance, science, évolution des mœurs, et même l'humain en tant que genre humain y est souvent en pleine mutation / évolution trans-humain. Dans le cyberpunk l'apocalypse est en jeu, en marche, en action même si cette apocalypse là ne conduira pas nécessairement aux mondes post-apocalyptiques que nous connaissons.

 

Et moi mon esprit se perd souvent entre les deux ne sachant pas ou arrêter sa route ; parce si une chose est sûr dans mon esprit c'est que la route et la rue, lieux géographiques et lignes de la civilisation du XX ème siècle tracée comme des cicatrices à la surface du monde, sont au cœur de mes visions de ces deux genre. 

Toutes les routes mènent à une apocalypse, mais seulement certaines mènent à des filles aux seins nus
Toutes les routes mènent à une apocalypse, mais seulement certaines mènent à des filles aux seins nus

Toutes les routes mènent à une apocalypse, mais seulement certaines mènent à des filles aux seins nus

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Réflexions d'un joueur, #SF, #jeux de rôle, #jdr, #Créer

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Publié le 17 Février 2015

Que serait internet sans ces jeux interlopes qu'offre la duplicité de nos personnalités pseudonymales ? Dans cette distance qu’il y a entre le soi et l’anonyme ce trouve une forme de liberté de construction et d’expression. C’est parce qu’internet offre une dimension interlope, un no man’s land mal balisé où l’être, le paraître et le soi s’effacent au profit d’avatars, que nous sommes devenus des générateurs de nos personnalités. Sans l’espace laissé vierge par la toile jamais nos avatars n’auraient été aussi réels que maintenant. Nous sommes ces êtres bâtards dont nous n’assumons pas toujours la paternité mais qui portent les étendards de nos identités.

Journal d’un joueur, d’un blogueur, d’un homme et de ses multiples avatars

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Citation, #internet, #Réflexions d'un joueur, #Réfléchir, #Retour dans le temps

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Publié le 13 Février 2015

Parce que les illustrations c'est mon péché mignon et que je suis tombé amoureux de cette image

Parce que les illustrations c'est mon péché mignon et que je suis tombé amoureux de cette image

Mon blog à quatre ans aujourd’hui.

Où est-ce que j’étais il y a quatre ans ? Et surtout qu’est-ce qu’il m’a pris de me lancer dans cette aventure ? J’avais de l’ambition c’est sûr, et même de la prétention, je ne partais pas la fleur au fusil pour balader ma prose et mes jeux vidéo dans l’espoir d’en tirer bénéfice. Non, je partais la plume au poing avec la ferme intention de poser ma pierre là où d’autres posent leur pêche. De l’ambition oui, et je trouvais cela beau. Je trouve toujours beau les gens qui ont de l’ambition mais plus que tout, l’ambition en elle-même est une chose remarquable. Elle contient souvent en germes la possibilité d’une révolution, d’un changement, un glissement de paradigme ou un truc comme ça.

Je bloguais déjà avant de lancer celui-ci. Mon blog le plus ancien à cinq ans et demi, mais mes premières expériences de blogs remontent aussi loin que je me rappelle le chant furieux du modem 56k. Il y a quatre ans c’était un mariage, une union contre nature de ma passion de la prose et de mon hobby des jeux vidéo - et je dis hobby à dessein - ; je mariais l’écriture et l’objet culturel qu’est le jeu vidéo. Ne devait en naître qu’une seule chose : la critique. Je me voyais déjà enfanter une penser critique, un appareil critique, je croyais dur comme fer que l’on pouvait y arriver, on, oui, tous, ou une partie des tous, avec l’émergence des réseaux il était plausible d’envisager un mouvement qui donne naissance à une pensée.

C’était naïf et ambitieux.

Mais je devais confondre le jeu vidéo comme objet culturel et le jeu vidéo comme objet cultuel. Parce que c’est plus de cela que la réalité rapporte. Le jeu vidéo est un objet oscillant et s’il était un objet quantique alors je pense que le jeu vidéo serait dans le même champ du réel et objet de culte et objet de consommation. Que faire de cela quand on est blogueur ? Il y a quatre ans je ne feignais même pas de ne pas le savoir parce que je ne m’étais pas réellement confronté à la question, je croyais le jeu vidéo objet d’étude, prétexte culturel à une pensée critique, à une prose critique, une plume critique. Et ce blog allait devenir le terrain de jeu d’une joute intellectuel. C’était beau parce que c’était naïf et prétentieux de ma part de me penser capable d’y réussir.

Mémoire de joueur, et dire que j’ai réfléchi longtemps pour trouver ce titre. J’y ai réfléchi des jours et peut-être même des semaines. Mais c’est toujours plus court que le temps que j’ai passé à réfléchir à un autre titre, à en changer, depuis quatre ans ça doit bien faire deux ans que je cherche un titre qui pourrait représenter ce à quoi j’aspire. Parce que Mémoire de joueur ça inspire à l’égo trip. Il faut dire que comme dans cet article, c’est dans ce genre que j’excelle. Mais ce genre, celui de la facilité, si parfois il permet quelques espaces d’expressions littéraires, il éloigne de l’ambition initiale. Mais je fais bien ce que je sais faire. Et c’est déjà pas mal. Je peux m’enorgueillir de ne pas être devenu un panneau publicitaire, un de ces hommes ou de ces femmes sandwichs qui occupent le front de l’internet avec le flot de l’actualité.

Quatre ans plus tard qu’est-ce que je suis, qui suis-je en termes d’identité sur la blogosphère ? C’est une bonne question que je voudrais vous poser. Même si en quatre ans j’ai appris qu’il n’y a rien de plus difficile que de faire participer les autres, que de faire réagir les lecteurs, que de produire des pages participatives. Ou c’est juste que je ne suis pas doué pour cela.

Quatre ans que ce blog existe et moi je suis encore là.

C’est déjà bien d’être là, j’aurai les autres à l’usure. D’ici les quatre prochaines années je vais continuer de jouer, et essayer de réfléchir encore, au média jeu vidéo et aussi à notre média à nous blogueurs, producteurs de contenus, cette condition prend de plus en plus de place dans mon esprit sans savoir où elle me mène. Cette schizophrénie qui nous fait utilisateurs et co-constructeurs du monde numérique que nous utilisons.

Quatre ans à écrire des articles et quatre ans que je ne sais toujours pas comment les conclure.

Le point d'achoppement d'une culture millénaire, celle de l'écriture, et d'une culture postmoderne, celle du jeu vidéo. D’une certaine manière je suis ce gif animé

Le point d'achoppement d'une culture millénaire, celle de l'écriture, et d'une culture postmoderne, celle du jeu vidéo. D’une certaine manière je suis ce gif animé

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #la vie du blog, #jeux vidéo, #Réflexions d'un joueur, #Chronique de joueur

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Publié le 3 Février 2015

On a tous écrit cet article un jour quand blogueur, on remet en question la raison d’être de son blog. Cet article c’est à mon tour de l’écrire, me remettre en question et mettre en réponse, en hypothèse de réponse et en réponses hypothétiques ma perspective d’écriture.  

Le jour où le blogueur de jeu vidéo se pose la question de l’avenir de son blog c’est une étape critique, un classique. Le blogueur cuisine peu envisager de faire de la télé et des livres de recette. Le blogueur mode peut se retrouver au premier rang des défilés à faire semblant de décider de la tendance. Le vidéo-blogueur peut passer chez Canal Plus et rentrer dans le rang. Mais nous ? Nous autres blogueurs de jeux vidéo quelles perspectives avons-nous ? Continuer de jouer les hommes sandwich pour les agences de communication 2.0 et puis après ?

À quoi bon le blog ? Qu’est-ce qu’il apporte le blog aujourd’hui ?

Aujourd’hui le blog est devenu une forme consensuelle formatée et formatante. Et puis ça me semble de plus en plus éloignée des lecteurs, c’est en tout cas de plus en plus éloigné de moi en tant qu’auteur. Parce que je ne blogue pas pour être blogueur et c’est là le problème, je blogue pour être auteur, et critique, et penseur mais avant auteur parce que c’est ça me fait bander. Je blogue pour bander, je blogue pour cela ; égo triper à croire que les jeux vidéo sont une matière suffisante pour gonfler l’égo de ma plume et produire de l’art littéraire.

Souvent, dans la phase classique et critique du doute du blogueur qui se remet en question, il y a cette façon de dire que l’on n’a plus le temps pour ça, que la vie réelle prend trop de temps et que l’on n’a plus assez d’espace libre pour jouer et pour bloguer ; c’est l’appel de la femme, des enfants, du travail, comme si l’acte de bloguer sur le jeu vidéo était une activité de célibataire sans emploi. Mais vous savez comme moi que c’est faux. Et surtout ce n’est pas mon cas, ce n’est pas ce qui me hante et me pousse à hésiter sur la suite à donner à mon blog. C’est réellement plus pragmatique et fondamental. Mon blog a-t-il encore du sens ? Une raison d’être. Pas en tant que passion ou que passetemps mais en tant que forme numérique et littéraire du XXI ème siècle. J'ai le fantasme d'un lieu-dit de l'écriture participative où l’on pourrait éprouver l’échange comme une valeur effective, et puiser dans la masse des autres l’intérêt de réagir et de construire une pensée - originale -. Un blog c’est le royaume de la pensée à vide, la pensée narcissique.

J’ai découvert au hasard d’un de mes comptes fake que Facebook recèle un certain nombre de comptes, de groupes et de pages à intérêt littéraire assez fertiles où une forme de stimulation intellectuelle semble agir. Et si c’était ça le futur ? Ce vieux futur présent dans mon Facebook depuis des années que je ne savais voir ? Tout y est plus brut en terme de forme, mais c’est assez stimulant d’être aux contacts des autres et d’agir, réagir et su réagir, surgir les uns sur les autres. Et si c’était cela que je cherchais ? Peut-être que je pourrais transférer cet écosystème stimulant aux jeux vidéo et contaminer ma pauvre page Facebook de cette verve. À moins de créer un groupe … Dans tous les cas à espérer une interactivité stimulante pour éviter de scléroser sa pensée, autant essayer de poser sa plume au cœur du maelström.  

Je pense sérieusement à faire migrer mes pensées de blogueur de jeu vidéo sur Facebbok, moins d'écriture et plus de produit littéraire brut. Twitter est restreint par la taille, le blog par son audience et sa bourgeoise mais si Facebook offre une misère de mise en page il y a un potentiel latent quelque part en son sein. Ou alors partir à la conquête qu'une communauté sur Tumblr, ou Facebook, conquérir un monde creux. De toute façon il n’y a rien à perdre.

Sinon je peux rester là et continuer comme avant. Je crois que de jouer à la PS3 et d'éprouver un sentiment d'être passé de mode me conduit à remettre en question ma pratique. Joueur, consommateur, blogueur, acteur, qui sommes-nous réellement ? Où écrire réellement ? Où écrire pour être lu par autre chose que ceux qui font comme nous ? Et si nous étions tous prisonniers des autres ? Et si la seule perspective qui puisse me paraître crédible c'était le papier, de produire un livre, de livrer un objet concret et palpable, un fanzine produit avec la déviance de mon cerveau et les moyens offerts par l'ère moderne. N'est-ce pas là un devoir ? Suis-je capable d'écrire autre chose que des articles avec des questions sans réponses ? Dois-je jouer à des nouveautés pour ré éprouver la légitimité de tenir un blog ? Faut-il que je parvienne à pondre des critiques de génie pour reprendre du plaisir à une forme blog ? Suis-je un génie ? Sommes-nous des génies ? Sommes-nous en mesure de laver sans frotter ? Et ailleurs, si l'herbe est plus verte, qu'en est-il de la verve ? Le geek est-il responsable de quelque chose ? Combien de fois vais-je changer le titre de mon blog ?

Un jour vais-je savoir ne pas illustrer mes artciles ?

Un jour vais-je savoir ne pas illustrer mes artciles ?

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Chronique de joueur, #Réflexions d'un joueur, #Racolage

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Publié le 3 Janvier 2015

Bonne année le jeu vidéo

Et voilà, c’est la bonne année ; bonne année le jeu vidéo. Ça fait combien de temps que l’on est là toi et moi à tourner les pages du calendrier ? Ce n’est pas la peine de me répondre, ceci est une pure question rhétorique, et puis, en plus, je ne suis pas dupe, le jeu vidéo c’est juste un concept, une idée, un loisir, un média, un hobbit, une névrose, une passion, bref en aucun cas une personne en mesure de me répondre même s’il était advenu que ma question ne soit pas une pure question rhétorique.

Ceci étant dit ça en fait du temps que je passe des hivers et des années avec toi, et là, au pied du futur, parce que 2015 c’est le futur, c’est indéniablement le futur, je ne sais pas quoi te souhaiter. C’est un peu comme avec un enfant trop gâté, pourri gâté, à qui on ne sait plus quoi offrir parce qu’il a tout, à moins que je ne sois dans la peau de cette tante gentille mais éloignée et qui ne sait pas - ou plus - ce qui ferai plaisir à son neuve parce qu’elle n’a pas su avancer avec son temps ; voilà, c’est moi, ma posture, ma position, je suis ta vieille tante éloignée ou ton oncle bien gentil mais qui ne comprend plus rien à rien parce qu’il a laissé filé le temps oublié d’ancrer ici et là dans le temps présent quelques intérêts personnels, culturels, générationnel.

Bravo, je venais te souhaiter la bonne année, et voilà que tu me traite de vieux con, et le pire c’est que tu n’as certainement pas tort. Et en même temps, qu’est-ce que je pouvais te souhaiter ? Du succès ? Parce que le succès c’est le nerf de la guerre et c’est ce qui te poussera à surpasser tes parents, partenaires, concurrents qui sont tous tes ancêtres, littérature, cinéma, art, ces aïeuls que tu regardes avec envie toi le petit dernier qui cherche encore à s’émanciper et qui suppose que c’est par le succès que tu vas gagner l’indépendance. Je pourrais te le souhaiter si je croyais vraiment que cela puisse avoir un lieu. Mais non. Alors quoi ? Des clients, nouveaux passionnés, des fidèles, les lieutenants, bons ou mauvais, de la marche forcenée que tu as débuté pour dominer le monde - sans limite - du divertissement ? Peut-être, peut-être qu’ainsi je me sentirai moins seul, moi que tu as abandonné au bord de la route du progrès. Mais les possibles sont nombreux et moi, je pourrais te souhaiter une nouvelle mode, une nouvelle case pour ranger tes fans, une nouvelle étiquette pour mieux encadrer les frontières de ta récréation, un nouvel engouement et une manière d’enrober le passé pour en faire le fruit d’un présent qui devrait, normalement, avoir le goût du futur.

Mais c’est peut-être cela que je vais te souhaiter. Pour aujourd’hui, pour cette année et pour les mois à venir, les années aussi, je vais te souhaiter jeu vidéo de parvenir à inventer le futur ; et peut-être même le devancer.  C’est là que je voudrais te voir, te savoir, en avance sur ton temps et le nôtre par extension, te voir entrain de renverser nos certitudes, de bousculer nos habitudes et de donner naissance à un monstre, un concept hors-norme, extra-consensuel comme d’autres peuvent être extra-terrestre et avec lui, terrasser la culture. Créer la force de faire table rase du présent pour dessiner le futur.

Nous y sommes, toi, moi, tous les autres, les humains, les concepts, et les machines, nous sommes devant le futur, au pied de cet Everest tant de fois désiré, et c’est la course à celui  qui saura le gravir au plus vite, le créer, l’intuiter, et ce futur, ce 2015, j’ai toujours cru que ce serai toi qui allait le créer, prendre la suite de la littérature de Science-Fiction et réussir là où le cinéma s’essouffle empesé de trop d’enjeux d’argent. Mais tu es comme lui, tu veux devenir comme lui, quel dommage, si près du but, du futur, de la réalité virtuelle et de tous connectés à la matrice ; tu n’avais plus qu’à cueillir les fruits fictionnels issus de ce graines essaimées depuis le siècle dernier à travers la pop culture. Tu étais là avant eux, avant tous, tu étais là dans les romans, dans les esprits, à l’avant-garde du futur qui allait arriver.

Nous y sommes. Pour cette année 2015, entend bien les chiffres, l’an deux mille quinze, je te souhaite de parvenir à incarner le futur.

Bonne année à toi le jeu vidéo.

Bonne année le jeu vidéoBonne année le jeu vidéo

Et un jour viendra où tu réaliseras que tu as laissé passer le temps, que tu n'as plus le temps d'être à la page, et celles qui te restera se seront les pages cornées et jaunies d'un objet culturel, vieux, et il sera trop tard.

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Chronique de joueur, #Réflexions d'un joueur, #Illustrations, #retrogaming

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Publié le 26 Octobre 2014

[Edit] Ceci est la réédition d'un article daté d'Octobre 2012 ; nous sommes donc deux ans après cette petite provocation réactionnaire. Cette réédition est agrémenté d'un texte que j'ai écris en commentaire sur ce même article suite à un commentaire laissé récement. C'est donc une forme de Direct to commentaire de moi par moi pour moi. Et c'est aussi la preuve que j'ai de la suite dans les idées car deux ans plus tard, je continu de penser la même chose.

J’ai du mal à comprends pourquoi on n’arrête pas de nous bassiner avec l’idée que le jeu vidéo est sexiste. Bon c’est vrai que les femmes y sont souvent jolies et joliment courtes vêtues. Mais est-ce suffisant pour appeler cela un problème ? La peinture est, elle aussi, remplie de jolies femmes très joliment représentées, souvent nues ou  à demie-nue, effarouchées mais pas farouches - elles posent nues pour les peintres - et je n’entends pas de voix qui s’élèvent pour considérer le sexisme de la peinture classique comme un argument pour s’en détourner. Et cela peut-être parce que la peinture - l’art en général - véhicule un discours et ne se contente pas de montrer des filles nues. Mais dans le jeu vidéo, en plus d’être sexy, les filles sont des personnages à part entière, des héros, des femmes avec des couilles. Euh je veux dire que ce sont des femmes qui font des trucs de mecs, comme sauver le monde, conduire des karts et tomber amoureuses parce que sauver le monde ça rapproche les gens. Franchement les filles je trouve que vous êtes bien mieux loties dans les jeux vidéo que les handicapés, les religieux, les noirs, les gros, les hommes moches et contrôleur fiscaux ; toutes ces catégories sont sous représentées et quand elles le sont, c’est toujours dans la caricature.

Quand les RPG seront remplis de femmes au foyer dont la quête la plus importante sera de trouver une recette de cheese-cake light et que les jeux de combats seront remplis exclusivement de mecs jouant à poser leurs testicules sur la table pour voir qui a les plus gros alors là on pourra venir me dire que les jeux vidéo sont sexiste ; parce que pour le moment je ne comprends où la présence érotique d’une femme dans les jeux vidéo pose problème.

Sexy peut-être - parfois - mais de là à n'y voir que de faibles femmes ... je ne prendrais pas ce risqueSexy peut-être - parfois - mais de là à n'y voir que de faibles femmes ... je ne prendrais pas ce risque

Sexy peut-être - parfois - mais de là à n'y voir que de faibles femmes ... je ne prendrais pas ce risque

La princesse Peach est une femme. Je suis d'accord.

La princesse Peach se faire enlever. C'est vrai.

La princesse Peach est plus ou moins la récompense ... comme plus ou moins l'est la princesse Zelda. Je suis plus ou moins d’accord ; plus ou moins parce qu’être d’accord c’est, je trouve, accorder beaucoup d’importance au scénario de Mario Bros.

D'accord. Mais faire des jeux comme Mario et Zelda les fers de lance d'une idéologie machiste je trouve cela disproportionné. C'est oublier que depuis le temps la princesse Peach c'est émancipée, aujourd’hui elle conduit des karts, elle fait du foot, du tennis, elle participe aux jeux olympiques et même maintenant elle combat avec les garçons et les animaux et les monstres. Si on est d'accord pour dire que Mario Bros est un jeu sexiste alors il faut aussi reconnaître que la princesse "fragile" des premiers jeux et devenues une femme forte.

Et des femmes fortes il y en a dans le jeu vidéo, plus d'une. Sont-elles une majorité ? Non, pas encore … quoi que … il y a surement plus de femmes fortes que de faibles femmes. Certes des femmes fortes souvent sexy, ou tout du moins jolies, mais fortes quand même. Elles sont là ; Lara Croft la première, celle qui cherche sans cesse a échapper à son image de bimbo, Bayonetta la sorcière castratrice qui s'amuse des clichés, Samus Aran qui pose problème parce qu'on semble la considérer comme un objet de désir simplement parce qu'elle a une poitrine, alors que bon, c'est quand même une femme qui bute des monstres avec des gros canons.

Faudrait-il que la femme cache ses attributs pour ne pas être vue comme objet de désir ? Ou faudrait-il que le regard change et que l'on accepte qu'une femme, avec ses formes de femmes, soit autre chose qu'une femme, une sorte de dépassement de fonction ; faudrait-il que Juliet la lolita qui dégomme des zombis dans Lollipop Chainsaw mette le voile pour que le regard des hommes cesses de la voir comme une aguicheuse et réalise que c'est seulement une adolecente romantique en mal d’amour paternel qui sait aussi manier la tronçonneuse comme personne ? Ce sont aux regards de changer, pas aux femmes. Et des femmes fortes le jeu vidéo continu d'en produire, comme Faith dans Miror Edge, ou ma préférée qui est secrètement Trip, la rousse partenaire de Monkey dans Enslaved. Et même Lana, la faible femme du jeu Amy se révèle être un personnage fort.

Et encore là, je ne parle que des jeux qui me viennent à l'esprit et bien sûr les jeux qui imposent des personnages aux joueurs. Mais dans beaucoup de jeux maintenant il est possible de créer son personnage et de le créer avec des seins et des ovaires virtuels (qui n'en restent pas moins une preuve de l'appartenance féminine du personnage) ce qui permet d'avoir des personnages féminins qui agissent comme des bonhommes puisque les aventures sont unisexes, personne n'empêche une femme de traverser l'aventures des Mass Effect, de Dragon age, Dragon Dogma, Saint Row, etc. Je ne crois pas qu'il y ai des jeux qui limitent les personnages féminins à la cuisine ou à la reproduction - de l'espèce -, je ne suis pas sûr que dans les jeux de baston les personnages féminins soient systématiquement plus faibles que les personnages masculins. Tout ça pour dire que même si la place de la femme est problématique dans le jeu vidéo, nous ne sommes pas non plus dans un état de lieu alarmiste. Je serai plus inquiet pour la place des joueurs, blogueuse, youtubeuse, dans cet univers vidéo-ludique que pour la place des personnages de pixels.

Bien sûr le jeu vidéo n'est pas exemplaire, il hérite des mêmes tares et inégalités qui baignent nos sociétés contemporaines, mais je ne crois pas non plus qu'il soit le plus abusif des médias dans l'utilisation de la femme. Il est vrai que les MMORPG ont hérité d'une esthétique féminine visant l'outrance sexy issue des jeux de rôles papier américain eux même issus des années 80, une époque où si tu avais l'argent, si tu avais la grosse voiture tu allais avoir la femme ...

Pour finir, oui, je suis d'accord au sujet l'imperfection du traitement de la féminité par le jeu vidéo, mais pas de là à en faire un cheval de bataille. Je pense que l’ambiguïté du traitement de la violence est plus important que celui de la féminité.

Bon, je suis d'accord, si on commence à faire une recherche d'image juste sur le terme Street Fighter on réalise que l'esprit de fan, des illustrateurs et des gens dedans l'internet est quand même sacrément tourné vers le sexe et que le jeu vidéo et les héroïnes de jeu vidéo sont mangées à toutes les sauces érotico-pornographique ...

Bon, je suis d'accord, si on commence à faire une recherche d'image juste sur le terme Street Fighter on réalise que l'esprit de fan, des illustrateurs et des gens dedans l'internet est quand même sacrément tourné vers le sexe et que le jeu vidéo et les héroïnes de jeu vidéo sont mangées à toutes les sauces érotico-pornographique ...

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Illustrations, #polémique, #Réflexions d'un joueur, #Racolage

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Publié le 23 Octobre 2014

Dans la suite directe de mon dernier article qui autour du cas Fifa brodait sur la perpétuation du même, je m’en vais vous partager un commentaire que j'ai écris suite à un article Le jeu vidéo est-il trop linéaire ? de SeulementJules  dont je viens juste de découvrir le blog. Il pose une question que se posent tous les joueurs de jeux vidéo depuis que le jeu vidéo est le jeu vidéo : la question de l’originalité des productions - ou sa linéarité pour reprendre le terme de Jules -.

Si pour les jeux comme Fifa - et toutes les productions sérielles - la question de l’originalité ne se posent même plus, elle reste opérante sur les autres jeux vidéo, ceux qui ne sont pas censés être les mêmes d’une année à l’autre, d’un titre à l’autre. J’en reviens donc à mon commentaire déposé sur Stickanalogeek.

Sujet intéressant et je ne dis pas cela parce qu'il fait écho d'une certaine manière à mon dernier article sur Fifa et le fait qu’il répète le même jeu année après année après année. C'est vrai que la créativité semble parfois en berne et moi-même je le remarque et m'en plains. Mais en même temps je me demande si cette frilosité des éditeurs à proposer des nouvelles licences n'est pas un phénomène vieux comme le jeu vidéo. Combien de Megaman identiques sur NES ? Combien de clones sur Out Run ou de versions améliorées ? Je pense que si l'on fait un peu l'archéologie du jeu vidéo, on se rendra compte que c'est toujours comme cela, on reproduit ce qui fonctionne. Et ce n'est d'ailleurs pas qu'un problème dans le monde du jeu vidéo. Dans le fond, et sur les bords, toutes les productions artistiques et créatives sont soumises au même "problème" ; il y a d'un côté les avant-gardes qui inventent de nouvelles formes, de nouveaux concepts, de nouvelles approches, mais en dessous de ces avant-gardes il y des cohortes de suiveurs, d’opportunistes ou simplement de personne sans talent qui reproduisent, répandent et rendent accessibles les concepts mis à jour par l’élite, une communauté réduite, des avant-gardes. Cette mécanique est assez saine, réaliste si je puis dire et fonctionnelle ; petit à petit l'idée neuve se répand du haut (si on place les avant-gardes en haut d'une pyramide) vers le bas, c’est-à-dire vers le peuple, les consommateurs, les gens (c’est-à-dire nous que l'on placerait à la base de la pyramide) en touchant de plus en plus de monde. En haut il y a l’idée neuve, originale, et en dessous il y a le mainstream, l’idée commerciale. Et cela est vrai pour tous les milieux.

Dans la peinture combien de suiveurs et de peintres ne faisant que copier ce qui se faisait à l'époque ?

Dans la musique combien de suiveurs et de musiciens qui ne faisaient que reproduire ce que l'air du temps avait de mieux ?

Dans la littérature combien de suiveurs et de romans plagiant ou s'inspirant des romans phares de leur période ?

Le jeu vidéo n'échappe pas à cela.

Et j’irai même plus loin, le jeu vidéo échappe encore moins à cela parce qu'il y a de gros enjeux économiques derrière chaque production. Que l'on soit une grosse structure qui investit de gros moyens ou une petite structure avec très peu de moyens, créer un jeu n'est pas un geste altruiste dans les deux cas, le producteur a besoin d'un retour sur investissement et le plus simple dans ce cas-là c'est de vendre quelque chose qui s'achète déjà. Et donc reproduire ce qui se fait déjà ; tant que le public sera là pour acheter alors les producteurs seront là pour reproduire ; une version quelque peu déviante de l’exercice de l’offre et de la demande. C'est triste, mais c'est une réalité, les studios, les développeurs, les producteurs ont besoin d'argent et ce lien économique est autant une composante inhérente au jeu vidéo qu'une entrave à la liberté et à la créativité du jeu vidéo. Le monde indépendant n’échappe pas à cette logique plus que le monde institutionnel, peut-être que les enjeux sont légèrement différents, que l’on cherche à surfer sur une vague de jeux qui fonctionnent pour se faire voir et jouer plus facilement. Mais parfois la reproduction d’un jeu ou d’un style relève de l’hommage plus que du plagiat ou du manque d’imagination.

Le cas Flappy Bird est un parfait exemple de cela. La trajectoire météorique de cette application dans l’univers geek a eu vite fait de la transformer en mème internet et pour rendre hommage à la disparition du titre devenu culte a été lancé la Flappy jam invitant chacun à créer son Flappy Bird ; c’est ainsi que sont apparus des dizaine de remake de ce jeu devenu culte trop rapidement.

Je pense qu'il faut savoir chercher où se crée et où se joue l'avant-garde du jeu vidéo tout en gardant à l'esprit que la nouveauté d'un jour sera le mainstream de demain. Il faut accepter le principe que la majeure partie de la production de jeu vidéo reproduit ce qui fonctionne et qu’une toute petite partie des jeux qui naissent peuvent revendiquer une véritable nouveauté. C’est comme cela que le jeu vidéo franchi des gaps et en même temps prospère tranquillement ; audace, originalité, inventivité puis reproduction du même jusqu’une nouvelle audace face entrer une nouvelle donnée dans le cycle.

À l'origine était le même (altérité ta mère & jeu vidéo)

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Direct to commentaire, #jeux vidéo, #jeu indé, #Réflexions d'un joueur

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Publié le 20 Octobre 2014

Je ne sais pas quoi penser de Fifa sauce 15. Je ne cherche pas une pensée sur le jeu en tant que lui-même pour la bonne - et simple - raison que je n’y ai pas joué à ce jeu ; pas plus qu’à Fifa 14 et je ne suis même pas certain d’avoir connu Fifa 13 alors que, pourtant, le foot, je l’aime assez pour le regarder à la télé, sauter et crier si l’enjeu me prend et je peux même me surprendre à régler ma vie sur le programme de certains matchs. Mais là où ma pensée échoue à cerner Fifa à la sauce 2015 c’est sur le principe même de jeu à occurrence annuelle. Comme la pluie à l’automne, le froid en hiver et la nuit passée 23 heures une nouvelle mouture de Fifa sort tous les ans.

Plic

Ploc

Plic

Ploc

Tic

Tac

Tic

Tac

Plic

Ploc

Flic

Flac

Fifa

Le Fifa nouveau est arrivé ; comme le bon vin, et la foule se masse pour se demander si ça sera une bonne année, une bonne cuvée peut-être …

Et pourquoi ? À quoi bon ? Quel est l’intérêt d’acheter le vin chaque année et le boire dans les 12 mois qui suivent sans savoir si c’est une bonne année ? C’est un non-sens et j’oppose une fin de non-recevoir à ma métaphore viticole. C’est comme de se demander si le nouveau Fifa est meilleur que l’ancien, meilleur le celui qui précédait l’ancien et meilleur que le prochain. C’est un contresens parce que les gens et accessoirement les joueurs, ces consommateurs bien réglés, n’achètent Fifa pour ses qualités relatives ou intrinsèques. En réalité les joueurs - consommateurs achètent le dernier Fifa comme un adolescent achète un nouveau cartable alors que l’ancien pourrait encore lui faire deux scolarités entière : par soucis de mode et par esprit grégaire.

Qu’est-ce que l’on cherche dans un jeu de foot tel que Fifa ; des effectifs mis à jour et des serveurs pour accéder à une communauté en ligne, pouvoir jouer contre des autrui virtuels et que parfois un autrui ami. Et le reste ? La physique, le moteur, les graphismes, l’intelligence artificielle, les modes de jeux ? On s’en moque comme de notre première paire de chaussettes qui pue. Pour preuve, les jeux Fifa se vendent quoi qu’il arrive, quoi qu’il advienne ; c’est comme si un marchand de vin vendait indifféremment ses bons crus et sa piquette, chaque année, quelle que soit la qualité du vin les joueurs sont là pour vider les bouteilles -j’avais déclaré la mort de cette métaphore viticole mais je ne me suis pas tenu à son décès -.

C’est réglé comme du papier à musique.

Comme les saisons.

Comme les marronniers des chaînes d’info.

Comme les romans d’Amélie Nothomb.

Et les concerts des Enfoirés.

Et les films dérivés Marvel.

Comme à chaque fois public, joueurs, spectateurs, en bon consommateur se rendent boutique pour se procurer le jeu. La semaine dernière, mardi 8 octobre, 10 heures du matin, j’étais dans une boutique Mircomania pour acheter Lego Marvel. Alors que j’attendais à la caisse pour payer mon jeu avec le bon d’achat de la boutique susnommée, j’ai assisté à l’achat - ou la vente selon le point de vue - de quatre Playstation 4 plus Fifa 15 même cela même si l’acheteur devait prendre le pack avec Destiny parce que le pack Fifa était rompu - de toute façon la boutique allait bientôt être en rupture de console -. Les gens achetaient la console pour le jeu. J’étais impressionné. Le jeu est sûrement très bon, ce n’est pas la question. Mais autant d’acheteurs conditionnés à renouveler leur équipement pour jouer à une énième itération de Fifa c’était vertigineux.

Mais alors Fifa c’est quoi ?

Un coup de génie de l’éditeur qui parvient à vendre le même jeu depuis plus de 20 ans aux mêmes joueurs ? Oui, c’est une exagération, le pool de joueur se renouvel progressivement et bien sûr le jeu évolue avec le temps. Mais à l’heure de l’internet, des consoles connectées, ne pourrions nous pas envisager qu’un jeu réputé bon comme Fifa 13 puisse avoir une durée de vie plus longue ? Je parle là de l’obsolescence programmée du jeu dont l’éditeur et le joueur savent que, trois cent soixante-cinq jours plus tard il sera dépassé, revendu, les serveurs désertés et qu’il faudra repayer le même prix pour jouer de nouveau à Fifa, le presque même Fifa, parfois moins bon, mais le Fifa qui se joue.

Est-ce du génie ou du vol ?

Que penserions-nous d’un auteur de littérature à succès qui chaque année ressortirait une version différente de son livre ? Pas une suite, mais une version mise à jour, enrichie, suffisamment différente pour rendre caduque la version précédente obligeant le lecteur à racheter son livre ? Nous penserions que ce que j’écris est idiot, parce que mon parallèle est foireux. Mais la démarche aussi de revendre chaque année le même jeu est foireuse. Mais je ne suis pas là à critiquer Electronic Arts, leur génie, c’est d’avoir réussi à faire adhérer le public à cette logique. Et ils ne sont pas les seuls ; toutes les franchises de jeux à caractère sportif jouent maintenant sur le même registre. On joue, on aime, l’année se termine et on repaie pour rejouer à plus ou moins le même jeu ou alors on accepte de jouer à un jeu seul ce qui pour les jeux de sports est un peu triste. D’autres genres de jeux flirtent avec les mêmes déviances, notamment la fresque Assassin’s Creed qui a su diluer à outrance son univers pour sortir des titres avec la régularité du métronome parfois au détriment de la qualité. On peut suspecter la saga Final Fantasy de suivre parfois la même logique, même si elle ne suit pas la même régularité. Mais aussi Capcom et son Super Ultra Street Fighter IV édition spéciale marronnier de la baston avec DLC puis sa réédition rééquilibrée.

Mais j’ai du mal à concevoir les Fifa d’une même génération comme des jeux différents. Bien sûr, on va me dire l’évolution des défenses, la gestion des collisions, etc. très bien, mais le plaisir que l’on prenait avec des amis sur Fifa 12 est j’en suis convaincu strictement identique à celui que l’on prend sur Fifa 15. Des jeux différents par leurs nuances mais le plaisir identique, l’expérience de joueur identique. Et nous, moi en tout cas, en tant que joueur, je me demande si c’est du vol ou du génie, si c’est cela la modernité ou s’il faut cesser d’accepter de jouer comme cela, payant à vie le même jeu ; si au moins on avait de base un avoir, une réduction client fidèle, ça pourrait s’entendre cette idée, payer pour mettre à jour sa version. Mais là, j’ai l’impression que depuis 20 ans Fifa est Fifa. Une simulation de foot, ça reste une simulation de foot. Mais cela n’empêche pas le succès, le prestige, les joueurs qui adhèrent et adorent. À sa manière Nintendo aussi vend le même Mario Kart depuis le début.

C’est une histoire que je trouve étrange, mais pourquoi pas après tout la civilisation a besoin de rituels et c’est peut-être le rôle de ces jeux iconiques que de revenir régulièrement célébrer une messe, un rites payens et cycliques. Peut-être qu’à travers celle, le jeu vidéo consolide une croyance ou une culture, c’est une forme de clonage comme la fête de Noël qui clone les mêmes habitudes comme on clone les brebis sans réelle créativité. C’est peut-être là, dans ces jeux à récurrence annuelle, que l’on trouve les jalons d’une culture vidéoludique de consommateur de masse. Des jalons et des repères qui sont là pour guider la brebis perdue et le mouton hésitant sur le chemin du jeu vidéo. Parce que le jeu vidéo a besoin de ses grandes messes pour fonder des moments communion ; et peut-être que le jeu, en lui-même, ici Fifa, importe peu, peut-être que l’essentiel c’est la communion et Fifa n’est alors qu’une hostie que le joueur vient prendre pour participer à la communion ; enfin ça reste une hostie à 60 euros quand même.

Et alors Paris Games Week et autre TGS sont des salons de l’agriculture pour unifier les troupeaux, peut-être que NBA2k, Call of Duty, Naruto, Fifa, sont les Noël, Pâques, Saint Valentin et autres armistice d’une culture qui cherche ses repères. Sinon c’est juste une énorme mascarade commerciale et nous sommes tous des cons, trop dociles pour remettre en cause un système qui ponctionne à outrance le joueur et si payer est un acte militant l’on devrait mieux accepter de payer pour les jeux qui osent prendre des risques de créativité et boycotter les jeux qui se plagient eux-mêmes. En même temps le sport est le sport, le joueur un supporter et c’est rare de voir un supporter de Ligue 1 boycotter son championnat sous prétexte qu’il est moins bon ou le même que l’année précédente. Encore, vous savez, j’ai plus espoir de voir un jour les supporters réagir que les joueurs …

Si tu te demandes où va cet article, c’est que tu l’as lu jusqu’à la fin et je t’en remercie. Et pour ta gouverne, je vais où je veux et là j’y vais comme je veux.

Je suis sûr que eux aussi pensent comme moi. En plus personne ne peut me prouver le contraire, ni prouver que je pense d'ailleurs ...

Je suis sûr que eux aussi pensent comme moi. En plus personne ne peut me prouver le contraire, ni prouver que je pense d'ailleurs ...

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Réflexions d'un joueur, #polémique, #Fifa, #Sport, #critique, #jeux vidéo, #video games

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Publié le 19 Septembre 2014

Je n'ai jamais su me résoudre à penser la technologie comme aliénante, simplement parce que la technologie n'est jamais autre chose qu'un outil auquel on décide, ou non, de se soumettre. Personne ne nous force à nous connecter, à nous dévoiler, à offrir notre anonymat à Facebook et notre libre arbitre à Google. Bien sûr, la technologie quand elle est aux mains de certains esprits, facilite l’annexion de notre sphère privée et son contrôle par d'autres humains. Mais tant que le peuple que nous sommes ne cessera pas de courber la tête et de refuser de penser le monde nouveau, c’est-à-dire le monde réel et le monde 2.0 avec de nouvelles problématiques, alors ce peuple sera toujours le pion docile de cerveaux mieux équipés en audaces, en pensées et en outils. Mais, la technologie en tant que telle ne peut rien ; mettez un serveur ou une ferme de serveurs ou un micro-ordinateur au milieu d'un champ avec de véritables moutons laineux, et vous verrez qu'aucun animal ne se soumettra de lui-même à cette technologie de pointe, et même on lui adjoint - à la technologie posée dans le champ - les options GPS, Bluetooth, drone et autres gadgets en giga bits il ne se passera rien ; juste un ordinateur posé dans un champ et des moutons autour. Quand la question de la liberté se pose, il est toujours, et uniquement, question que d'esprits libres, d'esprits critiques et de conscience de soi, des autres et du monde. La technologie ne sera jamais plus qu’un outils au service d’une conscience, et cet outil ne détermine pas l’intention de son utilisateur.

Je suis un auteur insoumi, sauf aux lieux communs

Autocitation d'un insoumis, sauf aux lieux communs

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Réflexions d'un joueur, #Citation, #egotrip, #web, #2.0

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Publié le 12 Septembre 2014

À chaque nouvelle génération de consoles les joueurs se posent la même question : Jeux vidéo, quelles seront les next gênes ? Violence ? Sexe ? Solitude ? Addiction ? Et depuis des décennies personne n’est encore parvenue à leur répondre, ni même à endiguer la question.

Théorie des mèmes et humour réactionnaire par moi-même

Tu le vois le rapport ? Non ? Parce que moi non plus, mais l'image est belle non ?

Tu le vois le rapport ? Non ? Parce que moi non plus, mais l'image est belle non ?

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Auto-citation, #Citation, #Culture, #Réflexions d'un joueur, #Réfléchir

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Publié le 16 Mai 2014

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- Merde - et re merde - je ne sais même pas par où commencer cet article …

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- >>> par ici !

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- D’accord ...

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C’est donc l’histoire d’un homme qui voulait écrire un article sur un sujet qui n’est pas du jeu vidéo alors que le mec il tient un blog de jeu vidéo. Sauf que ce n’est pas tout à fait cela, le sujet ce n’est pas du jeu vidéo, mais il est en rapport indirect avec le jeu vidéo et avec l’actualité parce que le sujet c’est l’image totale, donc vous voyez bien qu’il y a un rapport, un petit peu, avec le loisir numérique ?

Au passage je déteste l’appellation loisir numérique.

Avant tout je vais commencer en donnant dans le tourisme façon guide de voyage à l’ancienne. Amis, lecteurs, visiteurs et touristes du monde entier si vous passez dans le sud de la France, dans les Bouches-du-Rhône, et que vous êtes à proximité des Baux-de-Provence, vous pouvez faire l’impasse sur ce charmant village piège à touristes, mais vous devriez à mon sens ne pas manquer de visiter La Cathédrale d’Image qui se trouve non loin de là. En fait, aujourd’hui la Cathédrale d’Image ne s’appelle plus ainsi, pour de sombres histoires juridico-politique elle a été renommée Carrières de lumières. Mais son principe est le même.

Qu’est-ce que le principe des Carrières de lumières ? Très bonne question de ta part ami invisible et silencieux, je vais te répondre. Il s’agit d’un lieu et comme tu es aussi perspicace qu’invisible tu auras deviné qu’il est question d’une carrière. Une carrière de calcaire qui a creusé au cœur des roches tendres du Val d’Enfer un ensemble de salles et de galeries qui forme une grotte artificielle aux vastes formes rectangulaires. Jusqu’à présent tu ne vois pas le rapport avec l’image totale ou la lumière, mais c’est parce que je n’ai présenté que la moitié du principe. Le principe second c’est que des vidéoprojecteurs projettent à l’intérieur de ces espaces souterrains des images qui recouvrent tout, du sol au plafond. Et toi le touriste, visiteur, spectateur, tu pénètres à l’intérieur de la Cathédrale d’Images, tu pénètres sous terre et tu te retrouve entièrement immergé dans un spectacle d’images, de lumières et de son et l’effet est saisissant.

Que dis-je l’effet est fascinant.

Bien sûr le spectacle tourne autour d’un thème, ce ne sont pas des images projetées aux hasards de la joliesses des choses qui s’exposent sur les murs et les sols de la Carrière de Lumières. Personnellement, j’ai découvert ce lieu il y a longtemps, très longtemps, du temps où les images projetées l’étaient en diapositive preuve que ça date. Déjà à l’époque et surtout pour un enfant c’était impressionnant mais aujourd’hui avec le numérique et le travail de transition et animation des images et la possibilité de fussions unifications des espaces le spectacle est encore plus fort. Il y a longtemps que je n’y étais pas retourné et puis il y a quelques semaines à l’occasion du nouveau spectacle sur Klimt et la peinture autrichienne j’y suis allé.

Certes les images empruntées au site officiel trichent un peu avec le réel, ça sent le photoshop, mais je vous assure que cette expérience est inégalable
Certes les images empruntées au site officiel trichent un peu avec le réel, ça sent le photoshop, mais je vous assure que cette expérience est inégalable

Certes les images empruntées au site officiel trichent un peu avec le réel, ça sent le photoshop, mais je vous assure que cette expérience est inégalable

Quelle claque ! Cette sensation d’immersion totale dans l’image est bluffante. On est là, au cœur des carrières et l’on marche sur des tableaux ou des motifs issus des tableaux et les choses changent autour de nous et nous imprègnent aussi de la beauté des choses. Bien sûr j’y suis allé avec une culture et un goût pour la peinture plus prononcé qu’avant et pouvoir redécouvrir un peintre de cette façon est une expérience folle. Mais rapidement, alors que je déambulais dans les tableaux de Klimt j’ai pensé aux jeux vidéo, je me suis demandé ce que serai l’expérience du jeu vidéo si nous pouvions en faire cette expérience totale. Je fantasmais en imaginant un jeu au sein du quel je pourrais évoluer librement en tant qu’individu humain de chair et de sang mais d’un jeu qui m’engloberai qui me recouvrirai et qui se donnerai à moi dans cette impression de don total. Un jeu affranchi de la contrainte spatiale de l’écran.

Et il ne m’a pas fallu dériver ainsi longtemps pour rencontrer l’écho de l’Oculus Rift. C’est donc cela la promesse que ce périphérique nous fait ? La promesse d’une image totale que l’on pourra pénétrer d’un pas et à laquelle on pourra se confronter physiquement ? Si telle est la promesse alors soudainement je suis séduis, pas un peu, pas beaucoup mais bien plus que cela. Dans une société d’image peut-il y avoir plus grand fantasme que de pouvoir défier physiquement les images par notre présence ?

Bien sûr il est aussi possible que ce soit un mensonge et que la fameuse dichotomie du monde reste active ; La Cathédrale d’Images nous permet physiquement d’entrer dans les images parce qu’elle convoque les images dans le monde réel alors que l’Oculus Rift nous fait entrer dans la matrice où nous seront nous numérisés pour pouvoir nous confronter aux images.

Quoi qu’il en soit, très sincèrement si vous passez dans le coin, si vous avez un peu de temps, je ne saurais que trop vous conseiller d’aller visiter les Carrières de Lumières. Et même si vous vous foutez des jeux vidéo, de la peinture et de ce que je peux dire, c’est un spectacle merveilleux et perceptible par tous. En plus les carrières sont toujours fraîches ce qui est un bon moyen d’échapper aux chaleurs estivales.

Moi, en sortant de là, je rêvais que l’on puisse privatiser l’espace pour un soir, pour une nuit pour y organiser la plus belle expérience de jeu vidéo que je pouvais imager. Comme si les 6000 m² de surfaces où projeter de l’image devenaient les 6000 m² continus et contingents d’un seul jeu vidéo que l’on pourrai parcourir à l’échelle une. Ou alors d’un jeu de combat où les personnages pourraient passer d’un mur au plafond et du plafond au sol là aussi à taille réelle.

Si on associe des vidéos prises à 360 degrés et un casque de réalité virtuelle on se dit que les jeux vidéo comme l'art sont sur le point de changer nos perceptions, c'est peut-être ça la vraie révolution qui nous attends

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