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Publié le 26 Septembre 2016

Les chineurs et autres accumulateurs d’objets trouvés en vide-greniers sont de grands optimistes toujours prompts à dire qu’ils sont rentrés avec biens des biens qui leurs font bien plaisir. Mais la vérité est partout et pour tous pareil ; il y a des week-ends où nous faisons de bonnes pioches et d’autres week-end où nous faisons bonne figure. Au début de septembre je suis allé chiner sur un vide-grenier et je n’ai pas eu à faire bonne figure en rentrant, j’étais vraiment très content de ce que je rapportais. C’était un vrai vide-grenier de village avec les exposants en bas de chez-eux, esprit de famille très convivial qui sent les ventes faites pour faire le vide chez soi sans chercher à faire des sous pour des sous.

Tout à commencé lorsque je me suis arrêté devant le stand d’un jeune couple qui avait étalé sur le trottoir un certain nombre de jeux PS3. Un jeune garçon était en train d’acheter et négocier un jeu et je le laissais finir en regardant les titres présents et en laissant trainer mes oreilles pour jauger de la fourchette de prix. J’entends le vendeur annoncer 2 euros pour le Call of Duty je sais pas quoi qu’achetait le garçon et dans mon for intérieur je me suis dit cool les jeux ne sont pas chers. J’attends la fin de la transaction puis je me présente au vendeur avec deux jeux, Just Cause 2  et Injustice les dieux sont parmi nous et je demande le prix. Le vendeur hésite, il me regarde puis me répond 5 euros pour Just Cause 2 (non mais pourquoi ?) et 3 euros pour Injustice. Ça reste des prix tout à fait raisonnables mais je suis un peu déçu, et suivant une logique de vide-grenier je ramasse deux autres jeux, Jonah Lomu Rugby Challenge et Minecraft Playstation3 édition et je lui demande s’il accepterait de me vendre les quatre jeux pour 10 euros. Il fait mine de réfléchir et accepte rapidement et tandis que je sors mon billet de dix je me réjouis intérieurement.

Si je me réjouis ce n’est pas tant pour le prix plus que raisonnable, c’est surtout parce que je viens de mettre la main sur deux jeux que je cherchais vraiment. Just Cause 2 c’est un jeu que j’ai connu en dématérialisé et auquel j’ai pas mal joué. Tant que je n’ai pas essayé le Far Cry 3 que j’ai trouvé la semaine d’après en vide-grenier, je peux dire que Just Cause 2 est mon jeu bac à sable préféré sur PS3 ; la surface de jeu est immense, on peut piloter des voitures, des motos, des quads, des touk touk, des hélicoptères, des avions, et sûrement d’autres véhicules que j’oublie. Bien sûr on peut tuer des gens, faire de la chute libre, tuer des gens en faisant de la chute libre aussi. En fait le jeu brille par son vide, mais ce grand vide laisse une très grande place à la projection et à l’amusement. Se plonger dans Just Cause 2 c’est comme passer une longue après-midi sur une plage de sable fin, c’est beau, c’est plaisant, on n’a rien à faire, on pense à autre chose et au final on ne voit pas le temps passer. J’aime ce jeu et je trouvais dommage de ne pas le posséder en version physique parce que j’avais été obligé de le supprimer de la console pour gagner de la place.

Le second jeu que je me réjouis d’avoir trouvé c’est tout bêtement Minecraft parce que même si je connais plutôt bien le principe pour avoir vu arriver le jeu, sa hype et sa communauté au fil des années et des vidéos sur Youtube, je n’avais jusqu’à présent jamais joué à ce jeu. Je parlais de jeu bac à sable dans le paragraphe précédant, voilà un titre qui a érigé le bac à sable à un niveau cosmique ; d’ailleurs Minecraft n’est pas tant un jeu bac à sable qu’un god game. J’ai lancé le jeu, je peux dire maintenant que je connais la sensation d’être projeté dans un univers à la sauce Minecraft, et j’ai trouvé ça plaisant. Par contre si j’aime jouer dans le sable, je ne suis définitivement pas assez patient pour me prendre pour dieu mais qu’importe ça ne change rien au fait que je sois heureux de rentrer ce jeu.

Bien évidemment j’ai aussi testé les autres jeux que j’ai achetés ce jour là et j’ai aimé faire quelques matchs de rugby parce que je n’en avais pas l’habitude et que d’avoir à acquérir des réflexes différents du foot ou du basket que je joue plus souvent ça m’a fait kiffer. Même si le jeu est un peu lent il est agréable et puis vous le savez peut-être j’aime beaucoup jouer les archéologues vidéoludique du sport en me replongeant dans les équipes sportives figées dans leurs sédiments vidéoludique et donc explorer les saisons passées du Top 14 Orange (je ne suis même plus sûr que le naming du Top 14 appartienne toujours à Orange) est très amusant.

Pour Injustice les dieux sont parmi nous j’avais téléchargé la démo quand elle était disponible sur le PSN et j’avais eu une très mauvaise impression du jeu. Du coup je n’avais pas cherché à mieux le connaître. Ici j’ai eu la chance de tomber sur l’édition ultime avec tous les nouveaux skins, six personnages supplémentaire par rapport à la version de base et des missions en plus, et c’est déjà sympa d’avoir cette ultimate édition. Lorsque j’avais testé la démo j’étais encore dans l’esprit Marvel, les films bien sûr mais surtout le jeu de combat Ultimate Marvel vs Capcom 3 un jeu porté sur la vitesse, les combos, la nervosité, le remplissage d’écran avec des coups spéciaux et la surenchère  alors quand je suis arrivé sur Injustice je n’ai trouvé qu’un jeu gauche, mou et lent ayant trop de liens avec le grotesque Mortal Kombat. Mais depuis ce temps j’ai vu les films DC, notamment les Batman, les Superman et l’affrontement des deux, et j’ai suivie les séries DC Flash, Arrow, Legend of Tomorow et du coup j’ai appris à apprécier l’aspect plus lourd de l’univers DC. Et quand j’ai lancé le jeu j’ai eu une nouvelle impression, tout de suite j’ai apprécié de retrouver des personnages qui étaient devenus plus familiers pour moi. Ensuite j’ai eu la sensation que la forme de lourdeur (en comparaison à d’autres jeux de combat) du titre correspond bien à la pesanteur d’un Batman par exemple. Et puis j’ai trouvé ce jeu très beau pour de la PS3 avec une direction artistique fidèle à l’esprit des personnages pour les décors et pour les personnages eux même. Mais ce qui m’a le plus séduit je crois que ce sont les interactions possibles avec le décor, facile et fun et juste ce qu’il faut démesurée pour donner du punch aux combats. Bref alors que je pensais le tester puis le ranger je me suis pris de plaisir pour ce titre et du coup j’envisage une double critique à l’avenir qui mettra en scène Injustice les dieux sont parmi nous et le très peu probable Mortal Kombat vs DC Universe.

Dix euros pour quatre jeux PS3 qui me régalent que demander de d’autres ? En plus les quatre jeux sont en superbe état, complet et j’aurai pu dire sans traces de colle si Micromania n’avait pas eu l’excellente idée de coller ses sticker de prix directement sur la jaquette papier de Jonah Lomu Rugby Challenge

 

Non mais, Micromania, l'étiquette collée sur la jaquette papier ??? J'espère que vous avez virés le stagiaire qui a fait ça ;)
Non mais, Micromania, l'étiquette collée sur la jaquette papier ??? J'espère que vous avez virés le stagiaire qui a fait ça ;)

Non mais, Micromania, l'étiquette collée sur la jaquette papier ??? J'espère que vous avez virés le stagiaire qui a fait ça ;)

Ce jour là je n’en suis pas resté à cela donc je vais continuer à relater mes trouvailles de ce matin là. Je me baladais, je chinais, et je vois un jeu DS, en boite, complet avec sa notice ; un jeu de Square Enix qui sent bon le plaisir old school même si cette version est exclusive à la Nintendo DS, un jeu qui s’appelle Children of Mana. Lorsque j’ai vu le titre j’ai eu peur que la vendeuse m’annonce un prix prohibitif parce que même si j’avais envie d’acheter le jeu par nostalgie pour la série, je n’avais pas un besoin impérieux de le posséder principalement parce que je n’ai plus de DS. Donc je demande, elle me répond 5 euros, je vérifie bien que le jeu est complet, il n’est, en bon état, il l’est, avant de m’offrir Children of Mana sur Nintendo DS pour 5 euros, ce n’est pas l’affaire du siècle, mais je ne crois pas non plus que ce soit une mauvaise affaire.

Je n’ai plus de DS, mais depuis que ma sœur m’a donné sa Wii je possède dans mon garage une Wii noir, en boite, je suppose complète mais sans jeu. Et ça fait un moment que je me dis que je vais me constituer une Wiidothèque exclusivement en vide-grenier est à prix raisonnable. Je pensais que ça serai plus facile que cela, mais jusqu’à présent je ne croisais soit que des jeux qui ne m’intéressaient pas, soit des jeux bien trop chers pour moi. Ce matin là à un moment je repère Super Mario Galaxy et Super Mario Galaxy 2. Les boîtiers ne sont dans en très bon état mais les jeux sont complets du coup je demande le prix et le vendeur me répond 5 euros. Je demande 5 euros par jeu ? Non 5 euros pour les deux, alors là qu’importe l’état du des boîtiers, il faut savoir que je n’ai plus fait de Super Mario depuis la Super Nintendo, j’ai testé le Mario 64 mais je ne l’ai jamais fini et mis à part un peu de Mario sur DS je suis passé totalement à côté des Mario Game Cube puis Wii. Donc à ce prix, j’ai sauté sur l’occasion pour les rentrer et en faire les deux premiers titres de ma Wiidothèque chinée. Il ne me reste plus qu’à brancher la Wii pour tester tout ça.

Ce jour là j’ai aussi trouvé des jeux PSP mais je vous ai déjà présenté ces jeux ; je suis donc à jour de ce vide-grenier là et ça c’est cool ! Merci de votre temps de cerveau pour cette lecture.

Il y a bien longtemps que je n'ai pas acheté du Nintendo

Il y a bien longtemps que je n'ai pas acheté du Nintendo

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Publié le 21 Septembre 2016

L’art de faire les choses dans le mauvais ordre reste toujours un art ; ce week-end, petits vide-greniers matinaux dans cette fraîcheur qui déclame sur les rayons paresseux du soleil que l’été se termine. Je n’ai pas fait mille et une trouvaille, juste de quoi avoir la sensation d’avoir bien dépensé mes maigres euros. J’arrive sur un stand et je vois quelques jeux PS3, j’en saisi deux et j’attends que la vendeuse ai terminé sa vente pour lui demander son prix. Sur des objets sans aucun lien avec le jeu vidéo je l’entends donner des prix que je trouve bien bas, je reste patient et confiant ce qui me laisse le temps de repérer un exemplaire des Fleurs du mal de Baudelaire que j’ai décidé d’accumuler eux aussi.

Une fois la vendeuse libre de ses ventes précédentes je la salue et lui montre mes deux jeux et mon livre de poésie en lui demande son prix. Elle hésite un instant et me dit « 4 euros, il y a quand même des jeux ». Parfait pour moi, je considère donc qu’elle m’offre Les fleurs du mal et je paie mes deux jeux PS3 4 euros ; il y a Moto GP 15 et surtout un jeu que je voulais tester c’est Far Cry 3. Il se trouve que dans un vide-grenier dont je n’ai pas encore chroniqué le retour j’ai trouvé Juste Cause 2, un jeu que j’aime bien, que j’ai fais en dématérialisé et que je voulais rentrer en support physique ; c’est à mon goût le meilleur des jeux bac à sable, à condition de prendre l’expression au pied de la lettre. Son espace de jeu est vaste, varié et vide ; idéal pour jouer aux petits soldats en guerroyant avec les milices locales et idéal aussi pour jouer aux petites voitures, voir aux petits (et gros) avions et hélico. Bref un jeu vaste pour son terrain de jeu, plutôt joli et vide, parfait pour jouer sans réfléchir, genre en écoutant la radio ou un podcast. Bref, qu’importe ce que je pense de ce jeu l’important c’est juste que j’ai souvent entendu dire que Far Cry 3 était LE meilleur jeu bac à sable et avec son île paradisiaque en mode monde ouvert. Et comme je rejouais à Just Cause 2 je me disais que je devrais tester Far Cry 3, et voilà que quinze jours après avoir trouvé l’un je trouve l’autre, qui plus est pour 2 euros, dans un état parfait et complet pour ne rien gâcher.

On ne va pas se cacher que Moto GP 15 j’ai moins d’espérance et d’attentes pour lui. Au fond, je l’ai pris pour me faire une mise à jour, parce que je n’ai pas dû jouer à un jeu de moto depuis Super Hang On et je me dis que le genre à dû un peu évoluer depuis … En plus c’est un vilain mensonge que j’écris là, puisque le dernier jeu de moto auquel j’ai joué ça doit être Road Rash 3. Et pour ce prix de 2 euros c’est difficile de résister à l’envie de tester un jeu ; si j’avais dû genre y jouer en arcade je suis sûr que ça m’aurait coûté plus cher. En même temps je n’ai pas mis les pieds dans un game center depuis un certain temps aussi … Bon le jeu est en super état, le boîtier nickel par contre il n’y a pas la notice. Je ne sais pas comment je vais faire pour comprendre le jeu.

Un peu plus loin en chinant des bouquins j’aperçois en livre de poche Alien 3. Il y a peu de chance que je me plonge dans la lecture d’un film que je ne connais que trop bien. Mais j’aime bien l’objet livre et puis qui sait, si je le mets au toilette je pourrais certainement réussir à le lire. Du coup pour 50 centimes je l’ai embarqué avec moi. Et c’est tout ce que j’ai trouvé le samedi.

Je n'avais jamais réalisé qu'un livre de poche faisait plus ou moins la taille d'un jeu PS3

Je n'avais jamais réalisé qu'un livre de poche faisait plus ou moins la taille d'un jeu PS3

Le dimanche je retourne chiner avec ma petite amie et je ne trouve rien d’excitant dont je puisse faire l’étale dans cet article ; jusqu’au moment où je tombe sur un stand avec quelques jouets et figurines. Il y a un moment que je croise ces figurines en plastique dur représentant des animaux ou des chevaliers souvent vendues trop cher pour ce que j’accepte de dépenser (souvent autour des 10 euros en brocante). Je n’avais jamais trouvé jusque là l’origine ou la marque des figurines ne voyant aucunes traces dessus. Là n’ayant rien acheté je demande le prix et la femme me répond un truc du genre les Papo 5 euros celles qui ont leurs armes et 4 les autres. J’avoue que j’ai eu un petit coup de cœur pour ce guerrier mutant tigre avec ses deux armes et je l’ai pris sans négocier. J’étais content d’avoir acheté cette figurine et aussi content d’en connaître la marque. Du coup en rentrant j’ai regardé les prix des figurines neuves pour voir que 5 euros complet en vide-grenier reste un prix correcte. Mais j’ai aussi vu que j’avais déjà acheté deux figurines Papo cet été, deux figurines de la même gamme, un guerrier mutant alligator à qui j’avais bien vu qu’il manquait ses armes mais que je trouve très classe et vraiment bien réalisée et un dragon de combat à qui je pensais qu’il manquait le cavalier puisque le dragon est pourvu d’une scelle. Là du coup en cherchant un peu j’ai vu que mon dragon était complet, qu’il était vendu sans cavalier, première bonne nouvelle et en plus j’ai réalisé que j’avais fait une bonne affaire parce que j’avais acheté mon guerrier alligator et ce dragon référencé je ne sais pas pourquoi Cyber Dragon pour 1 euro pièce alors qu’il se vend une petite vingtaine d’euros. Maintenant que je connais l’existence de cette gamme j’avoue que je serai content de trouver le Rhino mutant et surtout le Gorille Mutant !

Vraiment ce crocodile mutant est trop classe je trouve, le tigre mutant aussi et le cyber dragon dont je cherche encore l'aspect cybernétique j'hésite entre classe et kitsch
Vraiment ce crocodile mutant est trop classe je trouve, le tigre mutant aussi et le cyber dragon dont je cherche encore l'aspect cybernétique j'hésite entre classe et kitsch

Vraiment ce crocodile mutant est trop classe je trouve, le tigre mutant aussi et le cyber dragon dont je cherche encore l'aspect cybernétique j'hésite entre classe et kitsch

Et c’est sur ces achats finalement modestes et raisonnables que j’ai clôturé mon week-end de vide-grenier ainsi que cet article. Les achats de ce week-end ne seront donc pas chroniqués en retard, par contre pour ceux des semaines précédentes … Merci à vous de me lire et parfois de me commenter.

Fichtre j’allais oublier un jeu. En même temps ce n’est pas non plus le jeu du siècle (quoi que …) c’est le GTA San Andreas, la version PC. J’ai pris le jeu à 1 euro parce qu’il était complet avec son petit guide touristique et son poster. Et si je ne suis pas bien placé pour dire si GTA Sans Andreas est le jeu du siècle ou pas, je sais en revanche que cette licence est iconique du jeu vidéo et c’est ce qui m’a convaincu de la prendre dans cet état. Cette fois le retour est fini.

Cette fois là vous c'est fini, vous pouvez fermer la page, ou laisser un commentaire

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Publié le 15 Septembre 2016

Compilation, accumulation ; drôle de jeu, drôle de monde, drôlement vite l’effet de collection contre celui de consommation et le sacro-saint équilibre de l’utopie entre le plaisir égotique et la culpabilité d’une supposée branche de la culture haute qui plie au risque de rompre sous le poids des jeux bien rangés dans ma bibliothèque en bois blanc parce qu’il est laqué ; un peu comme moi en fait.

Tu ne comprends rien ?

Et alors c’est mon blog à moi et j’y fais ma pétasse si je veux monsieur, si je veux aussi madame et si je veux mademoiselle parce que je suis réactionnaire et rétif aux changements.

Ici un article qui relate ma collecte de jeux PSP - un avant-poste de ma collection si je puis dire – le poste avancé d’une utopie d’un hypothétique full set des jeux en européen ( à ne quantifier que le jour où l’européen sera devenu une langue officielle)

Jusqu’à présent j’ai déjà quantifié dans ma liste de possession 126 jeux PSP. Je crois que ça commence à être chose sérieuse. Lorsque je me parle à la troisième personne j’en ai fini avec le jeune homme et je commence à me donner du monsieur. 126 jeux, un jour peut-être je ferai une liste, une série d’article bref quelque chose pour relater des prises attrapées et conservées dans le formol de ma PSP bleue. Mais je suis là pour parler de quatre nouvelles entrées.

Deux jeux achetés en boutique Cash et deux jeux achetés en vide-grenier même si en vérité il n’y en a qu’un. Mais j’y reviendrais bien assez tôt.

Sachez que je rédige cet article dans le but de pouvoir ranger les jeux à leurs places parce que tant qu’ils ne sont pas chroniquer ils traînent sur le bureau et j’ai envie de rangement.

Premier titre de ce quatuor en UMD c’est un action RPG ; c’est donc plutôt une bonne chose en terme de classe parce qu’il me semble que c’est un genre apprécié par les gens qui jouent aux jeux vidéo. Ce jeu de rôle et d’action c’est Ys The Ark of Napishtim développé par Falcom. Ce qu’il y a d’assez amusant c’est que ma conscience de la série Ys est à quasiment aussi ancienne que ma conscience des jeux vidéo. La série est née en 1987, elle a été porté sur environ toutes formes de machines ludiques et son nom circulait dans les magazines puis dans les bouches des discussions dès que j’ai commencé à m’intéresser aux jeux vidéo, c'est-à-dire dès que j’ai eu un NES. Du coup le nom m’est aussi familier qu’étranger parce que je connais son existence mais jusqu’à présent je n’ai jamais touché à un jeu de la licence Ys. J’ai trouvé le jeu pour 9 euros, complet, avec une belle jaquette extérieure / intérieur et sa notice en français et en couleur comme le jeu. Un achat qui m’a rendu heureux.

Second violon de ce quatuor en UMD mineur c’est un jeu que je pensais déjà avoir. Mais je viens de vérifier et j’avais seulement le premier épisode. Il s’agit de l’improbable Metal Gear Ac!d 2 de Konami. La série de Metal Gear Ac!d se joue comme un jeu de stratégie et d’infiltration au tour par tour à base de carte, une formule assez déroutante mais qui propose des jeux plutôt plaisant finalement même s’il peut être déstabilisant de tomber sur ce gameplay là en venant vers du Metal Gear. Pourquoi ai-je pris le jeu alors que je pensais déjà le posséder ? Pour une raison idiote, pour une raison stupide, pour une raison sublime et magnifique ; parce que le jeu est complet, boite, jaquette, notice et lunette 3D ! Je ne mens pas c’est écrit sur la boîte et j’ai vérifié à l’intérieur, oui les lunettes 3D étaient là. Je ne pouvais pas ne pas acheter le jeu ; je pensais seulement avoir déjà le jeu mais sans les dites lunettes, en fait j’avais le premier opus qui ne possède pas de fonctionnalité avec ce gadget. Le Solid Eye car tel est son nom n’est qu’un morceau de carton à plier, avec deux loupes en guise d’optique pour en rendu relief assez relatif mais la démarche et l’intention sont là, dès 2005. Et les lunettes malgré leurs dix ans d’âge semblent n’avoir jamais servie, ce qui se comprend vu la non ergonomie de la chose une fois la PSP glissé à l’intérieur. Avec cet achat je crois que j’ai complété la série des Metal Gear qui sont sortis sur PSP, avec les deux opus de Metal Gear Solid : portable ops, les deux opus de Metal Gear Ac!d et l’excellent Metal Gear Solid : Peace Walker.

Le troisième titre de ce quatuor pour UMD se joue en mode mineur. Il s’agit de Call of Duty Les chemins de la victoire. Les jeux de tir à la première personne sur PSP ce n’est pas l’idéal, jouer avec un seul stick et les boutons pour s’orienter sa réduit assez cruellement le gameplay. Mais le jeu est honnête, en français, avec cet esprit de seconde guerre mondiale que je n’avais plus connu depuis Medal of Honor sur Playstation, peut-être parce que je ne joue jamais aux FPS et encore moins au FPS à tendance historique. Le jeu est complet, en plutôt très bon état pour du vide-grenier et il ne m’a coûté que 2 euros.

Le quatrième jeu de ce quatuor en UMD mineur c’est un jeu chiné à 3 euros. Untold Legends la confrérie de l’épée est un jeu d’action, aventure, jeu de rôle à la troisième personne, avec des héros, des épées et des monstres, du très classique. Je pensais avoir fait une bonne affaire en achetant ce jeu à ce prix, j’avais vérifié la notice, l’état de la boite, tout était bien et lorsque j’ai voulu tester le jeu j’ai été surpris de me retrouver confronté à Street Dancers, le film. Je possède donc une boite complète de Untold Legend la confrérie de l’épée et un UMD de Street Dancers en lose, mais bon c’est la joie des vide-greniers.

Avec ces retours le curseur des jeux que je possède sur PSP monte à 129 titres et franchement j’en suis assez fier.

Je crois que je commence à trouver mon style avec mes photos d'illustration
Je crois que je commence à trouver mon style avec mes photos d'illustration
Je crois que je commence à trouver mon style avec mes photos d'illustration

Je crois que je commence à trouver mon style avec mes photos d'illustration

Voilà ce qui me semble être le full set Metal Gear Solid sur PSP
Voilà ce qui me semble être le full set Metal Gear Solid sur PSP

Voilà ce qui me semble être le full set Metal Gear Solid sur PSP

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #achat, #jeux vidéo, #videgrenier, #vide-grenier, #vintage, #PSP world, #Sony, #brocante

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Publié le 6 Octobre 2015

C’est officiel, je reviens à la critique de jeu vidéo. Et pour m’assurer un retour facile, une critique en zone de confort, je reviens sur un jeu clivant à l’esthétique tranchée et à la prétention émotionnelle élevée, j’ai nommé Unfinished Swan aka le cygne inachevé. Le jeu date déjà de 2012, fichtre que le temps passe vite. Définir son genre me paraît facile, et cela même si à sa sortie beaucoup ont voulu le ranger dans la catégorie des inclassables. Pourtant, on identifie rapidement le jeu comme appartenant aux jeux arty, ces jeux qui font d’un parti pris esthétique radical le ressort de leur salut, ceux qui aspirent à mettre en scène de la  poétique, de l’émotion, bref un jeu qui cherche à se démarquer en offrant au joueur une expérience émotionnelle avant une expérience ludique. Pourquoi pas, cela fonctionne très bien avec des jeux comme Journey, ce voyage étant selon moi le mètre-étalon du genre, un jeu auquel je déclare encore ma flamme aujourd’hui sans rien renier des émotions qu’il m’a fait connaître.

 

C’est donc doté de cette aura de jeu à émotion poétique, que le jeu est venu à moi, ou que je suis allé à lui. Techniquement je savais aussi que le jeu reposait sur une forme de FPS soft, où l’on incarne un jeune garçon armé d’un lance-billes à encre dans un monde immaculé ; Unfinished Swan c’était le jeu où tout est blanc et où l’on fait apparaître le décor l’encrant grâce à une arme non létale mais salissante. Avouez que la proposition est alléchante. Mais bon, finissons en avec les circonvolutions introductives et volons directement dans les plumes du volatile : qu’est ce que ça vaut comme jeu ?

La beauté d'un décor qui se révèle sous les impacts des billes à encre ... enfin beauté, âpreté, je ne sais pas, mais voilà l'esthétique du jeu au départ.
La beauté d'un décor qui se révèle sous les impacts des billes à encre ... enfin beauté, âpreté, je ne sais pas, mais voilà l'esthétique du jeu au départ.

La beauté d'un décor qui se révèle sous les impacts des billes à encre ... enfin beauté, âpreté, je ne sais pas, mais voilà l'esthétique du jeu au départ.

Bon, comment dire que je n’ai pas aimé le jeu en gardant une cohérence rédactionnelle ? Ce n’est pas facile à faire parce que mes déceptions sont variées. Je vais essayer de rester chronologique par rapport au déroulé du jeu, rassurez vous ça ne sera pas long car le jeu est court (trois heures) mais ce détail n’est pour moi source de déception, avec une pointe de cynisme j’irai jusqu’à dire que la courte durée de vie m’a sauvé d’un ennui certain. Mais je reviens à mon point de départ, le concept ; tout est blanc et l’on commence à maculer l’espace pour le construire. Encore une fois même en l’écrivant je trouve le concept séduisant, mais in game le concept éprouve très rapidement ses limites. Une limite esthétique premièrement parce que le jeu n’est beau seulement quand le décor est partiellement maculé. Déjà beau c’est difficile de le dire, disons que le jeu est parfois traversé par des moments assez esthétiques pour être remarqué. Quand tout est blanc le jeu n’a aucun intérêt visuel, c’est logique. Certes, au départ on s’émerveille de l’audace, mais rapidement on s’en lasse. Quand tout est noir, noirci, sali, quand on a colorié, rempli, saturé l’ensemble d’un décor en noir la dimension esthétique est gommée, dégommée. Donc visuellement le jeu est éprouve trop facilement sa limite esthétique ; souvent sans intérêt et parfois puissant. Ensuite, ce concept éprouve sa limite en matière de gameplay et de game design, pour des raisons évidentes, quand tout est blanc on ne voit rien, quand tout est trop noir on ne distingue plus les nuances. Je me suis souvent retrouvé à traverser une zone simplement en longeant un mur invisible ou en canardant bêtement un mur qui du coup n’était plus invisible.

 

Bien sûr, je serai de mauvaise foi en disant que jamais le concept offre de beaux moments d’esthétisme, c’est vrai, il y a parfois des scènes où cette mécanique de remplissage par aplats de noir fonctionne et permet de révéler un joli morceau de décor. Mais en jouant à Unfinished Swan j’ai toujours eu le sentiment que les choses étaient éphémères, soit parce que rien ne m’invitait à rester dans un lieu, niveau, décor pour en apprécier la beauté ou la lucidité soit parce qu’un lieu esthétique va rapidement être gâché par un tir d’encre mal placé, mal placé dans le sens faute de goût. Et il y a autre chose avec cette esthétique émergente ; quand elle est la plus belle c’est quand elle renvoie à une esthétique d’œuvres plutôt violentes. Je pense ici à l’esthétique de Sin City de Frank Miller ou à l’esthétique de MadWolrd sur Wii. Or Unfinished Swan avec son noir & blanc tranché, sans nuances, la violence des œuvres auxquelles il renvoie, tranche complètement de l’esprit du jeu qui se veut être un compte pour enfant. Mais je voudrais revenir sur l’esprit ou l’ambiance de ce jeu un peu plus tard. Avant cela, je voudrais parler d’autre chose, l’échec du concept.

Sin City pour ceux qui ne reconnaîtraient pas
Sin City pour ceux qui ne reconnaîtraient pasSin City pour ceux qui ne reconnaîtraient pas

Sin City pour ceux qui ne reconnaîtraient pas

MadWolrd le mythique jeu Wii
MadWolrd le mythique jeu Wii

MadWolrd le mythique jeu Wii

Depuis le début, je vous parle de ce jeu comme d’un jeu avec un concept fort et tranché et c’est globalement comme cela que j’en avais entendu parlé à l’époque de sa sortie. Mais la réalité de ce cygne inachevé c’est que ce concept de départ, ce concept fort, le jeu ne le tient pas jusqu’au bout. Et même plus, le jeu l’abandonne lâchement après un petit tiers du scénario. Au final Unfinished Swan c’est comme dans les boites de nuit, c’est trois salles, trois ambiances ! même ici dans notre cas on devrait plutôt dire trois chapitres, trois concepts. Le premier concept, le plus fort, le plus visuel, le plus clivant, le plus audacieux aussi c’est donc lâcher le joueur dans un univers immaculé, sans relief, sans rien et le laisser découvrir le décor en tirant dessus. On lâche ensuite ce concept pour entrer dans un chapitre où le héros a remplacé ses billes d’encres par des billes d’eau et le jeu qui était une forme de FPS d’aventure / découverte se mue en FPS de plate-forme dans une ville déserte et blanche. On entre ici dans la phase Mirror’s Edge du pauvre. On se déplace, on active des mécanismes, on avance sans adversité, on ne peut plus rien recouvrir ou découvrir du décor et autant le dire, on s’ennuie fermement. Après on passe au chapitre où notre pistolet à eau nous sert à arroser des plantes pour grimper et on continu cette exploration plate-forme sans risques ni enjeux. On se demande où se trouve le concept fort du jeu, on ne le trouve pas, et sans cela le jeu est un maigre jeu de plate-forme sans aucun intérêt. Que penser d’un jeu qui n’est pas capable de tenir ce concept tout au long de son scénario ? Est-ce parce que le concept est mauvais ? Est-ce parce que le jeu recule devant la difficulté et l’ambition ? Comment ne pas se sentir floué par le jeu et ses développeurs ? Après ce passage sous Mirror’s Edge qui est le plus long passage du jeu, on arrive à un niveau qui propose un univers noir dans lequel le héros doit avancer de zone de lumière en zone de lumière, suivre une source lumineuse, bref, on en est réduit à pas grand-chose et surtout on est loin de la proposition de départ. 

En haut Unfinished Swan, en dessous Mirro's Edge ...
En haut Unfinished Swan, en dessous Mirro's Edge ...

En haut Unfinished Swan, en dessous Mirro's Edge ...

Fondamentalement je ne vois pas de mal à proposer différents gameplay et varier les expériences du joueur au sein d’un même jeu. C’est même plutôt une bonne chose si cela est bien dosé et qu’un concept permet d’unifier ces différentes formes au sein d’une même expérience. Il faut un monde, un scénario, une ambiance, une narration, un je-ne-sais-quoi pour les unir tous. Et cette chose, pour moi, manque à Unfinished Swan. Parce que le scénario, parlons-en. Il est où le scénario ? Sûrement dans les quelques lignes disséminées le long de l’aventure pour en dévoiler un peu sur l’univers et l’histoire. Sauf que non, enfin oui, les bribes sont là, mais elles sont tellement lacunaires, mystiques, métaphysiques, enfantines, déplorables, déroutantes ou mauvaises, que je n’ai pas réussi à entrer dedans. J’ai, peut-être à tort, l’idée qu’un conte pour enfants doit pouvoir être pitché en quelques mots, et être facile à comprendre. Et ce n’est pas le cas ici. Est-ce que le jeu a opté pour un parti pris cryptique afin de renforcer l’impression poétique ? Ou l’immersion émotionnelle ? Je ne comprends pas. Et je me retrouve donc avec un jeu dont le fil narratif ne me retient absolument pas.

 

Ce qui me conduit à me poser la question de l’émotion, de la poétique, bref, de la plus-value arty d’un tel titre. Et bien je la cherche encore. Je ne nie surtout pas que le jeu vidéo de manière générale puisse être porteur, générateur et vecteur d’émotion pour un joueur. Mais par contre j’affirme qu’Unfinished Swan ne parvient pas à donner cela aux joueurs. Je veux bien que ce soit un conte, un conte pour enfants, je suppose, je veux bien que le jeu vise donc un jeune public, mais est-ce la raison qui pourrait justifier que je suis insensible à l’émotion du jeu ? Est-ce parce que je ne suis pas le cœur de cible d’un tel jeu que je reste insensible à ses ambitions ? J’en doute, même lorsque l’on n’est pas directement ciblé par un jeu, un livre, un film, on est en mesure d’en percevoir la charge émotionnelle ou poétique, on est capable de l’identifier  même sans la ressentir. Et ici ce n’est pas le cas, j’ai beau chercher je ne vois pas où peut se loger l’émotion.

 

À moins que …

 

À moins que l’émotion provoquée ou celle recherchée relève de l’angoisse. Et c’est à ce moment-là que je reviens sur ce que je disais plus haut sur la rupture que je vois entre l’esthétique noire et blanche du premier tiers du jeu et son ancrage du côté de la violence. Lorsque je suis parti dans ce jeu, j’ai essayé de suivre les codes que le jeu me donnait, ceux du conte pour enfants dans un jeu où la violence est la plus limitée possible. J’ai peut-être un peu trop rapidement évacué de mon esprit la dimension angoissante du conte, sa dimension cathartique. C’est vrai que le conte, comme forme narrative, je ne la pratique quasiment jamais, je n’en ai donc pas les codes. Donc peut-être que l’aspect plutôt angoissant du jeu n’est pas un faux pas, mais un parti pris assumé et cohérent avec l’œuvre. Parce que de l’angoisse j’en ai ressenti tout au long du jeu. Jamais beaucoup, jamais par pic énorme, mais plutôt de manière diffuse et indistincte, notamment par le grand vide de ce jeu. À mesure que l’on progresse dans cet espace urbain vide, désert, s’insinue une forme d’angoisse et j’ai considéré cela comme un marqueur de l’échec du jeu. Mais peut-être est-ce volontaire. Malheureusement, je pense que si Unfinished Swan a un défaut avéré c’est que justement il ne donne pas d’indices permettant de décrypter cette forme langueur angoissante. Ce que je veux dire, c’est qu’encore une fois, l’angoisse dans un jeu vidéo, le sentiment de malaise, je l’accepte, je trouve même cela très bien quand je sais que le jeu va me le provoquer. Dans ces cas-là, je sais ce que je viens chercher et si je le trouve je suis satisfait. C’est par exemple le cas de Limbo qui, lorsque j’y joue, me provoque toujours un petit sentiment de malaise, mais je ne vais pas critiquer le jeu là-dessus puisque c’est ce que j’attends de lui. Mais avec Unfinished Swan, c’est différent parce que justement je ne sais pas ce que je peux attendre de ce jeu et donc comment je dois recevoir ce que j’y trouve.

 

Avec son entrée toute noire et blanche qui progresse par grandes phases de dilution du jeu et du joueur dans le blanc et puis son corps qui laisse le joueur explorer une ville déserte au blanc immaculé mais à l’architecture qui trahi une forme de torture  psychique (qui semble être reprise par la narration du conte) Unfinished Swan pourrait tout à faire incarner l’expérience ludique d’un mauvais rêve, un demi cauchemar ou un mauvais trip. Sauf que je ne suis pas sûr que ce soit son intention. Et, finalement c’est sur ce doute, petit mais sérieux, cette incertitude quand à ses intentions, que je conclus à l’échec de ce titre. Un échec à différents niveaux, celui du concept esthétique du départ qui handicap je trouve le gameplay et le level design, et ensuite échec des intentions, de la narration, de l’émotion. Les autres petits détails négatifs du jeu, son faible attrait et sa maigre re-jouabilité, ce que j’ai envie d’appeler son problème d’échelle entre le personnage et le décor (j’ai la sensation que le personnage est légèrement trop petit), ses musiques irritantes, la non physique de l’encre (elle ne coule pas, ne marque pas si on marche dedans) ne sont que des points de détail qui relèvent plus de mon goût qu’autre chose. Mais globalement je considère Unfinished Swan comme un échec, une proposition ludique bancale soutenue par une proposition esthétique trompeuse.

 

Ce qui est frappant avec ce titre, c’est qu’il aurait pu être un jeu artistique, mais qu’il n’y parvient pas. Voilà, j’ai attendu la fin de ma critique pour lâcher l’adjectif, artistique, et c’est casse-gueule. Un jeu qui démarre sur ce principe de page blanche, un jeu qui entre dans le rêve d’un roi qui veut effacer puis redessiner son royaume, un jeu qui arme le joueur avec de l’encre, c’est un jeu qui s’avance vers une lecture artistique, au moins de son esthétique. Et au-delà de l’aspect ludique en lui-même, par-dessus cela, il y aurait pu y avoir un discours, un dialogue, une réflexion sur l’art, sur le dévoilement ou dieu sait quoi. Mais non, Unfinished Swan utilise un outil mais semble être totalement sourd à un quelconque discourt sur ou autour de cet outil. Pour un jeu qui utilise le principe de l’encre, celui de la page blanche et même d’une certaine façon (si on a le même esprit tordu que moi) le principe du test de Rorschach ne pas parvenir à évoquer l’art est un tour de force. Je ne sais pas si c’est lié à cela, mais l’expérience de jeter de l’encre pour dévoiler le décor devient lassant, on y éprouve rapidement plus aucune jubilation. C’est même triste, le geste du jet, le jet d’encre qui fait jaillir le décor devient automatique, industriel, dénué d’intérêt.  Du coup, vidé de cet enjeu possible autour de l’art le concept même de départ sur lequel repose le jeu tombe à plat. C’est triste, oui, le jeu est triste et donc le jeu est décevant.

 

Je me demande bien ce que ce jeu vient faire sur PS4. Personnellement je me suis forcé de le terminer simplement afin de pouvoir le supprimer de ma PS3 et en faire une critique. Je suppose qu’il faut de tout pour faire un monde, mais des jeux ambitieux qui échouent devant leurs ambitions. Et donc si vous cherchez un jeu qui exprime une vraie poésie au travers de son expérience de gameplay, il faut vous tourner vers Journey qui reste pour le moment un objectif non atteignable par rapport à un titre comme Unfinished Swan. D’ailleurs, ce dernier n’est pas dupe, il sait qu’il n’égale pas l’expérience de jeu qu’offre Journey et pour preuve, à un moment donné le héros d’Unfinished Swan arrive dans un observatoire, on peut alors coller son œil au télescope et zoomer vers une planète perdue dans le ciel jusqu’à ce que l’image nous permette de reconnaître le décor et les héros de Journey.   Je trouve que ce clin d’œil résume bien l’idée de ce jeu qui voudrait, mais qui ne parvient pas à approcher ses ambitions.

 

Merci à vous d’avoir suivi cette critique, merci à ceux qui me poussent à être meilleur. Merci à ceux qui pensent que je le suis (meilleur). Merci aussi à ceux qui me trouvent médiocre parce qu’ils me poussent aussi à m’améliorer.

Voici la vue qu'offre le téléscope dans Unfinished Swan, une vue qui est Journey !

Voici la vue qu'offre le téléscope dans Unfinished Swan, une vue qui est Journey !

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Critiques - jeux vidéo, #Unfinished Swan, #Sony, #PS3

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