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Publié le 10 Décembre 2016

Avec le multivers de Marvel j’ai commencé à prendre l'habitude de m'attendre à ce que les bonnes surprises viennent des héros et des films marginaux. Quand je parle de films marginaux je parle de ceux dont le personnage principal est généralement un personnage qui n’est pas le cœur de cible des Avengers. Je n'ai rien contre la saga des Avengers, ni contre les héros qui la compose mais j'ai de plus en plus de mal à me passionner pour cette forme sérielle où l'on n’a qu'un ou deux épisodes par an. L'avantage des personnages marginaux de l'univers Marvel c'est que généralement les films qu'ils leurs sont consacrés sont pensés comme des films et non comme un hypothétique épisode à suivre, c’est plus concentré, mieux rythmé, plus dense.

Avec sa magie qui est une approche des pouvoir super-héroïques rompant un peu avec les autres héros et son acteur charismatique, la promesse de Docteur Strange avait de quoi me séduire et en sortant de la salle je pouvais dire que mes espoirs avaient été comblés ; sur un mode divertissement et claque visuelle dans la tête métaphorique du spectateur Docteur Strange envoie plutôt du très lourd.

Avec le charisme que lui procure son je ne sais quoi de flegme anglo-saxon qui pue la classe Benedict Cumberbatch s'annonçait comme un magicien magnétique et probablement très crédible. Je redoutais un peu la place que tiendrait sa part d’humanité, le temps que l’humain imbu de lui parte en quête de rachat, oui j'avais peur que son chemin vers la rédemption soit long, lent et ennuyeux. Mais au lieu de cela, Scott Derrickson ne s'attarde pas sur ce sujet, juste assez pour nous présenter Stephen Strange comme le fils illégitime du Docteur House et de Christian Troy le chirurgien esthétique de Nip/Tuck. À peine à ton le temps de cerne les contours obscures du personnage, qu'il est déjà en nez à nez avec un miracle capable de soigner ses mains détruites dans un accident de voiture et de briser sa vision de la réalité.

Le film avance vite, merci à lui. Mais ce n'est pas ce qui fait que le film est cool, c'est juste une bonne pratique que je voulais remercier. Ce qui est fait que l'on passe un excellent moment devant ce film c'est son esthétique, sa virtuosité graphique surtout quand il est question de représenter la magie et le monde tel qu'il est de l'autre côté du voile qui sépare la réalité et l’autre monde. Lorsque l'on bascule dans cet autre côté c'est la grande claque, géométrique, psychédélique et gravitationnelle. Cet autre monde, ce reflet, ce fragment, ce qu'il se passe par delà les frontières du réel s'appuie sur une très jolie relecture du visuel d'Inception, celui où la ville se replie sur elle même comme si elle n'était que la page d'un livre d'images. Plutôt que de parler d'une relecture pour cette illustration d'une forme de magie capable de tordre la réalité je devrais parler d'une prolongation, une recherche qui continue d'explorer la trouvaille visuelle née avec Inception. Dans Docteur Strange de l'autre côté du voile la ville se plie, elle se duplique et offre un paysage qui semble tout droit issu d'un kaléidoscope.

Là où l'effet était tout au plus cosmétique dans Inception, dans Docteur Strange ce décor tout droit inspiré des images impossibles conduit à des scènes d'action que je qualifierai avec un excès de facilité de « renversantes ». Le film s'ouvre sur une scène de combat entre des mages qui déboulent dans la réalité par une fenêtre dans une façade mais au lieu de tomber, la gravité ne s'impose pas comme elle devrait et les mages continuent de combattre comme si la façade était le sol. Rédigé ainsi ça tombe un peu à plat, mais la scène est parfaite pour entrer dans le film. Elle n'est pas sans me rappeler quelques scènes du jeu Bayonetta où il arrive aussi que la sorcière traverse des zones où la gravité la colle aux murs comme s'ils étaient le sol. C’est vraiment cool que Docteur Strange ne se limite pas à créer un décor spectaculaire sans impact sur la réalisation, il ose jouer avec ce que ce paradigme implique. Plus loin dans le film la scène de poursuite dans cet univers de ville broyée par un kaléidoscope est vraiment superbe. On frôle parfois le burlesque, mais qu'importe, ça fonctionne très bien.  Les personnages courent dans des directions abstraites, sautent et montent vers le sol plutôt que de tomber, ils franchissent des angles, le mur devient le plafond et le sol se multiplie jusqu’à s’allonger, se réduire, se répéter dans une danse follement esthétique.

Généralement les trouvailles visuelles qui illustrent la magie fonctionnent toutes très bien. La façon que les mages ont de manipuler une forme d'énergie lumineuse pour créer armes et défenses offre une palette d’effets très graphiques qui en jettent pas mal à l’écran. Cette manière de faire n'est pas sans rappeler la technique des mages du film Warcraft et qui déjà étaient eux aussi très cool. Qu’importe si ces effets ne sont pas hautement originaux, ce qui marque le spectateur c’est la qualité des effets spéciaux et de la mise en scène qui rend ces effets crédibles, un délicieux paradoxe pour de la magie.

Mais la magie ne s'arrête pas là, celle des combats est clinquante, celle du monde derrière le voile et géométrique et la magie dans son expression pure, cette forme qui est présentée au docteur Stephen Strange pour briser en lui sa vision étriquée de la réalité et l'ouvrir aux milles et une réalités des mondes de la magie s’exprime dans une forme très psychédélique. C'est tellement psychédélique que c'est même carrément rétro, délicieusement vintage. Entre ce trip néo hippie qui ressemble à une plongée sous acide, la vision kaléidoscopée de la ville et la scène finale avec le chaos de la dimension noire, il est très clair que Docteur Strange est un film traversé par une fougue visuelle psychédélique qui a ses racines dans le visuel des années 70. Et cela permet au film d'éviter une certaine pesanteur.

Mine de rien, le film est plutôt malin. Par exemple donner le rôle du sage, l'ancien, le mentor du Docteur Strange à Tilda Swinton est une super idée. Elle lui apporte ce supplément d'âme propre à ses rôles de composition. Là encore où le film est malin c'est dans la scène finale celle où le Docteur Strange doit affronter Dormammu maître démoniaque de la dimension noire. Sans vouloir spoiler, cette scène conduit à une fin dont le dénouement est pour le moins inattendu dans un  blockbuster de super-héro. En effet pour arriver à ses fins et battre le cruel Dormammu notre magicien fait preuve d'une ruse qu'un autre docteur n'aurait pas reniée ; je trouve effectivement que cette scène finale ne dépareillerait pas dans un épisode de Docteur Who.

Difficile pour un rôliste de regarder ce film et de ne pas penser à Mage, un des jeux de rôles issu du Monde des Ténèbres et dans lequel on incarne un magicien dans un monde contemporain où des forces surnaturelles sont en lutte dans une guerre secrète. Mage est le premier jeu de rôle que j'ai acheté et que j'ai maîtrisé. À l'époque où j'ai lu le jeu et que j’ai découverts son potentiel j'ai été un petit peu paralysé par son système. Les mages que l'on incarne possèdent un très grand pouvoir, celui de créer la magie et modeler la réalité comme bon leur semble. Le jeu ne reposant pas sur de longues listes de sorts mais sur la créativité des joueurs (et par extension du meneur). Cette très vaste liberté avait inhibé le jeu joueur que j’étais et je me souviens que j'ai fais jouer Mage dans une version assez étriqué à mes débuts. Jusqu'à ce que Matrix sorte au cinéma et que ça vision de Néo incarnant un héros sans limite dans la matrice éclaire mon imaginaire. Mais Docteur Strange illustre encore mieux, plus fort et plus loin le potentiel esthétique et créatif d'un jeu qui permet aux joueurs de faire ce qu'ils veulent (ou presque) avec la trame de la réalité. Depuis que je suis sorti de cette séance j'ai rouvert mon vieux livre de règles et je me suis replongé dans la lecture de Mage en me disant que ça serait cool de maîtriser une petite partie à la sauce Strange ... l'avenir nous diras si je trouve le temps de le faire.

Bref j'ai beaucoup aimé ce film, visuellement il est puissant, il est très bien rythmé et il parvient à tirer profit de ses décors tarabiscotés pour conduire des scènes d'actions musclées. Tous les films Marvel ne sont pas des films de super héros, mais à n'en pas douter ce héros là est vraiment super, comme promis Benedict Cumberbatch campe là un mage attachant qui n'est pas tant en quête de rédemption que d'un nouveau domaine de compétence dans lequel exceller. Je ne sais pas si je suis impatient de voir une suite, mais ce film là m’a rempli de plaisir. C’est tout ce qu’il y a à savoir.

Les images ne sont pas toujours originales dans Docteur Strange mais elles sont toujours superbes, esthétique, graphiques et surtout évocatrices.
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Les images ne sont pas toujours originales dans Docteur Strange mais elles sont toujours superbes, esthétique, graphiques et surtout évocatrices.

Ici le Docteur Strange dans sonbeau costume de comic book et en dessous la couverture du fameux jeu de rôle Mage, ce n'est pas celle de l'édition Français d'avant les années 2000 mais elle y ressemble beaucoup

Ici le Docteur Strange dans sonbeau costume de comic book et en dessous la couverture du fameux jeu de rôle Mage, ce n'est pas celle de l'édition Français d'avant les années 2000 mais elle y ressemble beaucoup

Ma critique de Docteur Strange

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Critiques - Film, #critique, #film, #SF, #Docteur Strange, #Mage, #jeux de rôle

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Publié le 8 Décembre 2016

Blanche Neige et le Chasseur : ma critique presque élogieuse

Par quel bout prendre la critique ?

Par les défauts du film qui n'en est pas exempt ou par ses qualités dont il n'est pas non plus orphelin ?

 

En préambule peut-être que je dois dire que j'ai vu le film quatre ans après sa sortie, c'est bien que je n'attendais pas ce film comme un messie dans les bois et je n'avais donc aucun préjugés : au pire ils étaient mauvais à cause de Kristen Stewart mais au mieux ils étaient bons grâce à Charlize Theron. C'est un film Netfix, c'est à dire pour moi un film du dimanche soir, il n'y a rien à la télé comme on lance un film random parce l'affiche à l'air sympa et que l'on n'a pas envie de trop réfléchir. Et mine de rien, l'état d'esprit que l'on a lorsque l'on va vers un film conditionne beaucoup sa réception.

 

Bref, revenons à Blanche Neige et le Chasseur, un film dont le scénario nous parle de Blanche Neige et de son Chasseur, il parle aussi de la méchante belle-mère qui tient le rôle central dans l'affiche mais pas dans le titre. Sans surprise, mais non sans plaisir, le film nous offre une relecture et une libre adaptation du conte de Blanche Neige. L'histoire proposée ici est bancale, pleine de trous, de bosses, d’ellipses invraisemblables et de trahisons ou de travestissements au conte d'origine, mais vous savez quoi ? On s'en fout. Et si on s'épargne le fait d'être un ayatollah de la vraisemblance et d'une hypothétique vérité narrative dans un conte de fait, on découvre une histoire très agréable à suivre qui navigue entre le conte, la relecture de Disney et une forme de low-fantasy. Cette façon très libre que l'histoire a de flirter d'un récit à l'autre en butinant à divers références c'est ce qui rend le visionnage du film très agréable parce qu'en tant que spectateur on s'amuse faire ce va et vient pour débusquer les liens de parenté et les aberrations entre les différentes versions du conte, c'est une posture inévitable qui rend le film très stimulant et cela même si la trame de cette histoire est branlante plus d'une fois.

 

Mais je voudrais en venir à ce qui est me semble t il le point fort du film, c'est sa photographie, ses images, ses lumières, son cadre, c'est du très bon travail. Et quand un film assure déjà sur ce point, la moitié du chemin est fait pour que l'on ai plaisir à regarder le film, même si les acteurs ou le scénarios sont imparfaits, le décor et sa mise en scène offrent une belle tranche de dépaysement et parviennent à donner une forme de souffle épique. Heureusement d'ailleurs que les images sont là, parce que le scénario peine à insuffler ce souffle de révolte et les acteurs, surtout Kristen Stewart, semblent totalement se désintéresser de cet enjeux. Mais bonjour la photographie, et bonjour les décors. Je disais plus haut que le film jongle sur différents registres qui sont autant de variation du conte, une forme de fantasy très simple, et que je range dans de la low-fantasy - mise à part la scène WTF dont je parlerai plus loin -, il va aussi dans une forme de "noirceur" et là je mets des guillemets parce qu'il y a dans les contes de fées, surtout si on revient aux origines et que l'on s'éloigne des versions populaire, un potentiel de noirceur très fort, les dimensions symboliques et psychanalytiques offrent de beaux morceaux de noir à celui qui veut regarder les contes en face. Malheureusement ce n'est pas dans cette direction que le film cherche la "noirceur" mais plus dans un aspect cosmétique et décoratif. Ce qui n'est qu’à moitié péjoratif dans le contexte de ma phrase, parce que l'obscure forêt où se perd Blanche Neige et qui tient le rôle du lieu noir et torturé est une belle réussite. Pour en revenir à la photographie du film, elle semble prendre l'option d'une forme de réalise cru, les lumières sont froides, presque mortes, elles lancent sur les landes une lueur blafarde qui éclaire tout sous un jour sans ambages. C'est assez curieux et assez marquant, beaucoup de scène, surtout en extérieur et en plan large donne dans ce registre réaliste qui cherche à ancrer une partie du film ni dans la fantasy ni dans la noirceur mais dans une vérité nue, austère, aride, boueuse, minérale qui tente de faire basculer Blanche Neige et le Chasseur dans une œuvre naturaliste. C'est volontiers excessif comme jugement, pourtant je trouve que ça fonctionne très bien et que ça aide à créer une forme d'incertitude des genres qui donne un aspect diffus mais trouble à ce film.

 

Même si je disais en préambule qu'en tant que spectateur on s'amuse volontiers à suivre le récit dans ses mutations du conte de fée, la force du film réside aussi dans le fait qu'il nous fait parfois oublier que nous sommes dans un conte de fée en nous mettant les pieds dans la boue. Au point que lorsque Blanche Neige et son chasseur se font faire prisonnier par des hommes de petites tailles il m'a fallu plusieurs minutes pour réaliser qu'ils étaient les sept nains du conte. Et cette force réside pour moi dans la photographie de ce film qui est une grande réussite.

 

Au niveau des acteurs nous avons là un panel très discutable de performance. Il y a Kristen Stewart qui fait du Kristen Stewart en toute circonstance, l’œil torve, la moue boudeuse et le cheveu noir. Les événements semblent glisser sur elle de façon identique qu'elle rencontre son amour d'enfance ou qu'elle mène l'assaut dans son armure brillante. C'est dommage, on peine à voir en elle un quelconque alter ego de la méchante marâtre. Et c'est bien dommage parce que de l'autre côté de l'équation féminine se trouve Charlize Theron donc dans le rôle de la belle-mère, méchante, cruelle, sorcière et névrosée. De son côté Charlize Theron en fait des tonnes, mais ça colle parfaitement au personnage, elle est outrée, outrancière, outrageuse, grotesque, baroque, folle, furieuse, épique, elle s'en donne à cœur joie et joue autant qu'elle jubile dans ses costumes d’apparat et sous les maquillages qui exagèrent ses états d'âmes. Mais quoi que l'on en dise, je n'en attendais pas moins d'une marâtre, que l'obsession narcissique à fait tomber dans la folie. Du côté des mâles les seconds rôles des nains sont plutôt bien trouvés et apportent un peu de fraîcheur, même s'ils sont de petite tailleur, logique ce sont des nains, qu'ils dansent et qu'ils chantent, ils s'éloignent doucement de la clic à Tolkien ce qui n'est pas pour me déranger. Mais surtout, sur l'affiche il y a Chris Hemsworth venu jouer un chasseur et qui pour l'occasion à troquer son marteau contre une hache. Je trouve qu'il peine à se départir du cliché du mauvais garçon en quête de rédemption, et lorsque le chasseur retrouve sa proie alias Blanche Neige, s'instaure un duo bad guy et pucelle candide des plus ridicule et des plus chiant.

 

On a donc avec ce film une histoire plutôt divertissante et amusante à suivre, portée par des acteurs aux performances relativement moyennes mais filmés dans des décors et avec une photographie aux petits oignons qui sert vraiment le film. On peut se demander quel a été l'impact et l'intérêt de Rupert Sanders l'homme aux commandes de ce film qui se trouve être son premier long métrage. Ce réalisateur est un parfait inconnu pour moi, je sais juste qu'il a fait quelques spots de pub avant de se retrouver là. Je pense que c'est à lui du coup que l'on doit les quelques scènes très clinquantes, très publicitaires en d'autres termes, comme celle où l'on peut admirer Charlize Theron nue qui se plonge dans un bain de lait (était-ce bien du lait ?), avant d'en ressortir totalement blanche comme si elle sortait d'un bac de peinture, le tout filmé de manière très esthétisante. Ce n'est pas désagréable comme plan, voir Charlize Theron dénudée à l'écran est toujours un plaisir, mais ces plans marquent une rupture très nette avec le reste de l'esthétique du film qui est plus naturalisante. Et c'est la parfaite transition pour vous parler de la fameuse scène WTF qui me semble être entièrement le fait de monsieur Rupert Sanders.

 

Ce scène se déroule dans la forêt merveilleuse (désolé si ce n'est pas le terme du film, je ne m'en souviens pas, mais il faut prendre cette forêt comme l'opposée de l'Obscure Forêt), une forêt pleine de fleurs, d’insectes merveilleux, de plantes colorées, de couleurs chatoyantes et de guimauves verdoyantes. Au petit matin notre Blanche Neige explore l'endroit, et on s'étonne de voir à l'écran de petites créatures humanoïdes blanches, fruit contre nature des sylvains, créatures de la forêt dans Princesse Mononoke et des Minimoys d’Arthur. A ce moment là on est seulement intrigué, mais quelques instants après, voilà que Blanche Neige fait face à un grand cerf blanc qui tient fièrement à la surface d'une petite marre. Un des nains qui assiste à la scène précise au chasseur qu'il s'agit du grand esprit de la nature, ou de la forêt, et que notre demoiselle est une élue. Qu'importe ce qu'ils disent d'ailleurs, parce qu'à ce moment là le spectateur averti et totalement abasourdi de se trouver nez à nez avec une scène de Princesse Mononoke. Je me disais, non, ce n'est pas possible, il n'a pas osé. Pourtant si, il a osé. Il reprend la scène presque plan pour plan. Ce n'est pas du plagiat, c'est de l'hommage je suis d'accord, mais ce mixe hallucinatoire de Blanche Neige et de Princesse Mononoke est très étrange. Ce qui me fait dire que ce n'est pas du plagiat, et que c'est bel et bien un hommage que Rupert Sanders fait de lui même témoignant ainsi de son amour et de sa connaissance de l'animation japonaise, c'est que ce réalisateur, pour son second long métrage, est aux commandes de l'adaptation live de Ghost in the shell avec Scarlett Johansson. Alors écoute moi bien mon bon Rupert Sanders, tu peux faire mumuse avec Blanche Neige autant que tu veux ça ne me dérange pas, en plus tu t'en es pas trop mal sorti. Mais attention à ce que tu fais de Ghost in the shell, parce que pour moi si Blanche Neige est un classique de la culture populaire, Ghost in the shell est un monument de la pop culture.

 

Voilà, je termine donc cette critique sur une note positive, si on laisse de côté les invraisemblances du scénario et que l'on se laisse prendre par sa volonté de divertissement, si on regarde la beauté minérale et crue de la mise en scène, des décors et des lumières qui portent une souffle puissant et que l'on oubli un peu la pauvre Kristen Stewart, alors on est devant un film vraiment agréable à regarder. Quand on voit le massacre qu'a été Alice au pays des merveilles par exemple, il faut admettre que ce film là, Blanche Neige et le Chasseur, n'est pas un mauvais film. Vous pouvez lui reprocher de ne pas être une bonne adaptation, au sens qu'il n'est pas une adaptation fidèle, en revanche c'est un excellent divertissement, esthétique et bien rythmé qui plus est assez inspirant si vous cherchez un univers de low-fantasy ...

 

Ceci étant dit, avec cette marâtre incarnée avec outrance par Charlize Theron, je commence à voir s'esquisser un univers de jeu de rôle où les royaumes et les pouvoirs seraient détenues par des reines ou des sorcières déviantes. Un matriarcat corrompu par la sorcellerie tenue par des mains élégantes comme celles de Charlize Theron dans Blanche Neige et le Chasseur ou celles d'Angelina Joli dans Maléfique.    

Elle est au centre de l'affiche et je crois que ce n'est pas un hasard car c'est réellement Charlize Theron qui tient le haut de l'affiche dans le film. Sa composition de belle-mère névrosée et outrancière fonctionne très bien, surtout que l'actrice n'hésite jamais à en faire des tonnes. Moi j'adore ! En plus elle est toujours dans des costumes très bien confectionnés qui savent donner de l'esthétique supplémentaire.
Elle est au centre de l'affiche et je crois que ce n'est pas un hasard car c'est réellement Charlize Theron qui tient le haut de l'affiche dans le film. Sa composition de belle-mère névrosée et outrancière fonctionne très bien, surtout que l'actrice n'hésite jamais à en faire des tonnes. Moi j'adore ! En plus elle est toujours dans des costumes très bien confectionnés qui savent donner de l'esthétique supplémentaire.
Elle est au centre de l'affiche et je crois que ce n'est pas un hasard car c'est réellement Charlize Theron qui tient le haut de l'affiche dans le film. Sa composition de belle-mère névrosée et outrancière fonctionne très bien, surtout que l'actrice n'hésite jamais à en faire des tonnes. Moi j'adore ! En plus elle est toujours dans des costumes très bien confectionnés qui savent donner de l'esthétique supplémentaire.
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Dommage que la jeune fille qui incarne Blanche Neige petite ne reste pas plus longtemps parce qu'elle est bien plus charismatique que Kristen Stewart. Vous pouvez voir ici le Chasseur, mais aussi sur son cheval le parfait personnage inutile qui est l'amour de jeunesse de Blanche Neige et qui sert vraiment, mais vraiment à rien.
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Dommage que la jeune fille qui incarne Blanche Neige petite ne reste pas plus longtemps parce qu'elle est bien plus charismatique que Kristen Stewart. Vous pouvez voir ici le Chasseur, mais aussi sur son cheval le parfait personnage inutile qui est l'amour de jeunesse de Blanche Neige et qui sert vraiment, mais vraiment à rien.

Miroir mon beau miroir dit moi si tu es crédible en miroir qui parle ... Moi ça me fait penser à des effets vus dans The Cell avec Jennifer Lopez et déjà réalisé par un ancien publicitaire Tarsem Singh
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Miroir mon beau miroir dit moi si tu es crédible en miroir qui parle ... Moi ça me fait penser à des effets vus dans The Cell avec Jennifer Lopez et déjà réalisé par un ancien publicitaire Tarsem Singh

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Voilà Blanche Neige, pucelle en armure comme une certaine Jeanne d'Arc, mais aussi pucelle qui parle au troll, qui se perd dans la forêt et qui rencontre des gens.
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Voilà Blanche Neige, pucelle en armure comme une certaine Jeanne d'Arc, mais aussi pucelle qui parle au troll, qui se perd dans la forêt et qui rencontre des gens.

Toi aussi tu aimes Princesse Mononoke ?
Toi aussi tu aimes Princesse Mononoke ?
Toi aussi tu aimes Princesse Mononoke ?

Toi aussi tu aimes Princesse Mononoke ?

Parce que mettre Charlize Theron nue dans son film c'est un gage de succès et parce que c'est beau, voilà quelques images ...
Parce que mettre Charlize Theron nue dans son film c'est un gage de succès et parce que c'est beau, voilà quelques images ...
Parce que mettre Charlize Theron nue dans son film c'est un gage de succès et parce que c'est beau, voilà quelques images ...

Parce que mettre Charlize Theron nue dans son film c'est un gage de succès et parce que c'est beau, voilà quelques images ...

Pour finir je vous offre ces quelques images de Kristen Stewart et de Charlize Theron qui posaient ensemble en 2012, je suppose pour la promotion de leur film ... Il est très clair que les rapports entre belle-mère et belle-fille auraient pu être plus sulfureux ce qui aurait donné sérieusement au film un aspect noir et glauque non négligeable. En regardant ces photos j’ai réalisé que si un jour il fallait tourner un biopic de Najat Vallaud-Belkacem alors Kristen Stewart est la candidate idéale pour incarner Najat Vallaud-Belkacem !

Merci
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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Critiques - Film, #critique, #film

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Publié le 26 Novembre 2016

Par période discontinue je me plonge et ma passionne pour Sens Critique. Faire des listes d’œuvres culturelles diverses et variées et de temps à autre écrire une critique c’est tout ce que j’aime dans finalement.

 

Hier, à la télévision il y avait Transformers : l’âge de l’extinction et en seconde partie de soirée Les Chroniques de Riddick, deux films que j’ai déjà vu dont un que j’aime particulièrement. En regardant cet énième opus des Transformers qui n’est pas un grand film, j’avais l’esprit assez détaché pour me demander comment je pourrais faire jouer ce genre d’aventure à la sauce jeu de rôle. Parce que si la saga est plutôt une morne plaine à regarder, à jouer ça doit être bien plus amusant. Bref j’en suis venu à ébaucher un début de liste sur Sens Critique, la bien nommée La liste des films que je voudrais adapter en jeu de rôle (surtout pour du one shot). J’ai donc commencé par inscrire Transformers, toute la saga, et même toutes les œuvres, animés et comics, d’ailleurs je crois que le comics est bien meilleur mais c’est un autre sujet que je ne maîtrise pas.

 

Bref, ceci étant fait, il était l’heure pour la télé de me permettre de revoir une nouvelle fois Les Chroniques de Riddick. Ce film c’est une de mes madeleines de Proust de Science-fiction doublé d’un des meilleurs films de planète opéra ou de space opéra, ou de science-fiction spatiale selon votre façon de nommer ce genre et ma passion pour ce film. J’ai donc naturellement fait entré ce film dans ma liste naissante des œuvres que j'aurai plaisir à adapter en jeu de rôle le temps d'une partie. Il n’y a rien d’unique ou de particulièrement original dans ce film, mais je trouve son alchimie parfaite, sa planète prison, les Nécromonger son peuple de conquérants à l’esthétique néo-gothique très marquante et bien sûr son furien nyctalope vraiment badass. Il n’y a peut être pas besoin de créer un jeu à part entière pour rejouer cette ambiance, ces peuples et ces décors. Pour croiser dans un  jeu de rôle les Nécromonger, la prophétie du furien et les décors hostiles que l’on retrouve dans la saga qui s'articule autour de ce film avec Pitch Black en amont et Riddick en avale, je pourrais me tourner vers l'univers de Warhammer 40K.  Les jeux comme Dark Heresy ou Rogue Trader me semblent être de bons candidats pour la noirceur de cet univers de fiction. Bien sûr, avec un peu d’imagination on pourrait retrouver tout  cela dans le jeu de rôle Star Wars ou n’importe quel jeu de rôle de space opéra mais là, de but en blanc, c'est dans la noirceur de Warhammer 40K que je voudrais croiser les Nécromongers, en faire des allier ou envoyer mon missionnaire les convertir à la vraie foi de l'Empereur Dieu. Un empereur dieu ? Comme l'empereur quasi divin des Nécromongers ? Quel hasard ...

 

Tout ça pour justifier le fait de balancer ici toutes les images que je trouve très inspirantes. Enfin non, pas juste pour cela, aussi pour faire un peu de pub pour ma liste sur Sens Critique. Et oui, juste pour ça. En plus il faudra que je revienne mettre à jour ces images avec les images de bestiaire venues des autres films qui détiennent un bestiaire très sympa et peu amical.  

J'aime cette ambiance néo-gothique qui se dégage des Nécromongers.
J'aime cette ambiance néo-gothique qui se dégage des Nécromongers.
J'aime cette ambiance néo-gothique qui se dégage des Nécromongers.
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J'aime cette ambiance néo-gothique qui se dégage des Nécromongers.
J'aime cette ambiance néo-gothique qui se dégage des Nécromongers.
J'aime cette ambiance néo-gothique qui se dégage des Nécromongers.
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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Illustrations, #Chronique de joueur, #Inspiration, #jeux de rôle, #jdr, #film, #SF, #Riddick

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Publié le 14 Octobre 2016

Demain c’est week-end et le week-end c’est vide-grenier. Alors pour ne pas accumuler trop de retard je vais vous compter, vous chroniquer et vous raconter ce que j’ai trouvé la semaine dernière et dont je suis vraiment satisfait. Le temps faisant je comprends que je ne chine pas pour la bonne affaire et l’acte de collection, bien que si un objet vient parler à ma nostalgie je le chine sans hésiter. Dans le fond je chine pour jouer alors lorsque je trouve des jeux PS3 ou PSP je me réjouie parce que ce sont actuellement les deux seules consoles sur lesquelles je joue. Il y a donc dans le vide-grenier de la semaine dernière du jeu PS3 et PSP mais aussi du jeu PS2, un coffret de disques bleus et un truc portable et en couleur. Ah oui et même un jeu d’ordinateur personnel inspiré d’un jeu de rôle massivement en papier avec des amis.

Pour commencer parlons de GTA V, j’étais passé une première fois devant le stand d’un couple relativement jeune et j’avais remarqué quelques jeux PS3, plutôt du genre lot mainstream de qualité avec notamment un GTA et des Resident Evil. Et je ne sais pas pourquoi je ne m’étais pas attardé, c’était la fin de la matinée, il faisait chaud, nous avions prévu un petit resto avec ma copine et j’avais sûrement la tête ailleurs. Pourtant, en repassant devant le stand et m’attardant un peu plus sur le GTA V j’en demande le prix : 3 euros. Pour ce prix là je l’ai pris même si j’ai toujours eu du mal avec les GTA. Je suis assez vieux pour dire que j’ai connu la série à ses débuts, mais depuis le début je n’ai jamais vraiment accroché avec un épisode et le GTA IV prend la poussière parmi les jeux que j’ai lancés quelques fois sans parvenir à y revenir, pour cause une histoire qui peinait à débuter et des voitures qui glissaient comme des savonnettes. Alors quand la vague de GTA V a débarqué sur la plage des jeux vidéo je me suis reculé comme un touriste qui bronze devant la marrée montante. Maintenant que la vague est passée et que je commence à avoir envie de tester les classiques de cette génération 3 euros c’était mon prix, le bon. C’est fou comme le jeu vidéo à ce prix là n’a rien de comparable avec le jeu vidéo que tu paies plus cher. C’est une lapalissade que de le dire, mais le changement sur l’expérience de jeu est notoire. Faire la démarche d’aller acheter un jeu, en boutique ou en ligne, donc le choisir ou se faire aider à le choisir, le payer et le rapporter chez soi c’est déjà une démarche qui oriente l’expérience de jeu et pour moi c’est aussi une démarche qui augmente la pression que je me mets en tant que joueur pour aimer ce jeu. D’une part parce que je l’ai payé une certaine somme et que j’en veux pour mon argent et ensuite en faisant ce choix j’ai investi mon goût, mes valeurs esthétiques et culturelles, et si je suis déçu par le jeu je risquerai d’être déçu par moi-même. Mais croiser un jeu en vide-grenier, c’est se faire conseiller par le hasard et l’acheter quand il n’est pas cher c’est se libérer de la pression d’en vouloir pour mon argent.

J’ai lancé le jeu, j’y ai joué cette semaine, je lui ai laissé sa chance, je me suis laissé une chance et je ferai sûrement un jour une chronique ou une critique sur mon expérience de joueur sur GTA. Si j’avais dû payer plus je ne l’aurai pas fait parce que le jeu ne m’attirait pas assez, mais là, 3 euros pour une expérience critique c’est un prix qui me parait juste. Et au risque de divulgacher la critique que je ne ferais peut-être pas, je vous avoue que j’ai toujours du mal à entrer dans un GTA.

Sur le même vide-grenier, j’aperçois une petite pile de jeux PSP sur un stand plutôt orienté vieux pistolets et matériel militaire. Et en écoutant le vendeur et un client parler six coups je prends la pile et je regarde ; en fait il n’y avait que d’exposition ou de presse, je ne sais pas trop le terme exacte, des versions sans notice et avec le disque non sérigraphié. Je ne sais pas si ces versions valent plus ou moins qu’un jeu normal mais ça ne m’empêche pas d’en acheter quand j’en trouve. Je demande le prix et la personne me répond quelque chose comme 3 ou 4 euros le jeu. J’en prends deux en main et je lui propose 5 euros pour les deux ce qu’elle accepte. J’ai pris le seul jeu qui était dans une version normale et complète, le survival Obscure The Aftermatch et le jeu de course F1 Grand Prix. Ce second choix pourrait surprendre ou ne pas surprendre je n’en sais rien, mais je voulais amener la raison qui m’a fait choisir ce titre là, c’est que c’est le quatrième jeu sorti sur la PSP et je trouve ça super amusant comme détail. Du coup qu’importe sa qualité, je serai déjà content de jouer les archéologues de sport auto en y rejouant et puis je suis satisfait de posséder le quatrième jeu sorti.

Encore sur le même vide-grenier j’ai acheté pour 3 euros le jeu Shadowrun Chronicles Boston Lockdown pour PC. En termes de prix ce n’est sûrement pas l’affaire du siècle mais le jeu était neuf, encore sous blister. Et puis ça reste un jeu récent (2015) donc je suppose que ça justifie ou explique le prix qu’en voulait la vendeuse. Mais je ne l’ai pas prit pour cela, je l’ai pris d’abord parce que c’est un jeu Shadowrun inspiré, enfin adapté de l’univers de Shadowrun le jeu de rôle avec son univers de fantasy urbaine cybernétique que j’adore. Je ne sais pas encore si je vais y jouer, parce que je suis un piètre joueur de jeu sur ordinateur mais j’avoue que j’ai très envie de trouver le temps de le tester. Et si je ne le fais pas je pourrais toujours regarder l’illustration sur sa boîte en écoutant le CD des musiques du jeu.

Pour rester dans le futur, j’ai mis la main sur le coffret blu-ray de Matrix, qui contient les trois films de la trilogie, Matrix, Matrix Reload et Matrix Révolution ainsi que Animatrix. Tout comme j’ai découverts GTA à sa sorti, je l’ai même vendu à cette époque là, j’ai aussi connu la claque de Matrix en direct ; et même si j’ai été critique et déçu envers certains détails j’ai aussi été frappé d’amour pour toute la trilogie, parce que oui, je suis comme ça, j’assume d’aimer les trois volets de la saga. J’avais par la suite acheté les DVD histoire de continuer d’explorer ces films, mais sentant le vent des disques bleus tourner, j’ai revendu mes DVD devant orphelin de Matrix et me promettant d’un jour les racheter en version du disque bleu. Et c’est ce que j’ai pu faire lorsque ce week-end, dans un vide-grenier, dans un panier à linge, j’ai vu le coffret blu-ray de Matrix. Je demande le prix, 2 euros. Je crois que j’ai fais répéter la personne, mais sans verbaliser le fait de ma surprise, c'est-à-dire que le coffret contient quand même trois films et une série de court métrage, déjà un film en blu-ray à deux euros c’est une bonne affaire, mais là, pour tout le coffret, j’ai vite dis oui. J’imagine qu’à l’origine il était peut-être vendu avec un fourreau ou un coffret, je ne sais pas et on s’en moque parce que tous les disques sont là et les films dedans !

Et comme c’était un week-end plutôt propice aux achats de jeux vidéo je ne m’arrête pas là et j’enchaîne avec deux jeux PS2 négociés pour 4 euros. Il y a d’un côté Rayman 3 Hoodlum Havoc et de l’autre côté One Piece Grand Adventure. Rayman faut-il le présenter ? C’est un classique de la plate-forme, toujours en couleur, parfois en 2D d’autres fois en 3D, il passe de génération en génération sans jamais décevoir. Et si je n’ai encore jamais testé celui-ci je me suis laissé entendre que c’était un bon épisode de la série. En revanche One Piece Grand Adventure je l’ai pris parce que c’est One Piece et que j’aime son univers très libre et tellement pulp par contre je ne connais pas le jeu et je ne sais pas ce qu’il vaut. J’espère seulement qu’il vaut ses 2 euros. J’avoue que je ne sais pas encore bien où je vais avec mes jeux PS2, je n’ai toujours pas chiné de console et la mienne je l’ai offerte à des enfants défavorisé à Madagascar. Donc je chine des jeux PS2 à vide, ou à froid, sans être sûr de pouvoir y jouer rapidement ; mais la PS2 est la console qui a connue son heure de gloire quand moi je connaissais mon retrait des jeux vidéo. Du coup je n’ai que trop peu d’expérience sur cette machine et j’ai bien envie de me rattraper, même si je ne suis pas sûr que j’aurais le temps un jour. Donc je continu d’acheter des jeux PS2 en oscillant entre les classiques et les belles jaquettes qui me parlent mais dont je ne sais et je pourrais très bien un jour prochain les revendre ou les offrir subitement si la raison m’emporte voir carrément les transformer en œuvre d’art selon un vieux dessein que j’ai poursuivi au siècle précédent.

Pour en terminer avec le retour des vide-greniers de la semaine dernière je vais aborder la question épineuse du PDC alias la Pocket Dream Console. Alors d’accord le nom est ronflant mais c’est un ronfleur menteur parce que le rêve n’est pas exactement au rendez-vous. La première fois que je suis passé devant le stand j’ai remarqué la boîte, je l’ai prise et la vendeuse soucieuse de s’en débarrasser m’annonce 10 euros. Pendant que j’ouvre la boîte pour vérifier son contenu et remarquer la console dans la boîte n’est pas celle sur la boîte elle descend le prix et me propose 5 euros. Mais payer 5 euros pour une Pocket Dream Console ça me semblait encore trop cher. Jouer à des jeux génériques, sur un minuscule écran de deux pouces ça n’est pas une perspective suffisante pour me pousser à l’achat. Du coup j’ai reposé la boîte et je suis reparti. En discutant avec mon amie, je lui ai dis que si la console était encore là quand je repassais je proposerai 2 ou 3 euros pour la prendre. Ce qui m’a motivé c’est déjà l’incongruité de ce genre de machine, ensuite c’est la boîte en super état et d’une très belle qualité. Le genre de boîte avec du carton bien dur, une petite partie aimanté pour la refermer, une boîte solide et bleue pleine de promesse. Même si à l’intérieur la version de la PDC ne correspond pas au modèle sur la boîte, même s’il n’y a pas le câble télé, je voulais faire une offre. Je suis donc repassé et j’ai proposé 3 euros, soulagée de s’en débarrasser la personne a accepté. Je n’avais pas encore pu tester la machine, je ne savais pas si elle fonctionnait. En rentrant j’ai dévissé le cache pile pour réaliser qu’une des piles usagées avait coulée en oxydant les contacts. Sans brosse métallique j’ai essayé de nettoyer comme j’ai pu, et après un ou deux échecs au redémarrage j’ai réussi à faire fonctionner la machine. J’ai donc pu tester les 28 jeux présents dans la machine, tous des clones plus ou moins médiocres de jeux ou de genre connus. Je suis mine de rien assez content de cet achat, même si d’une certaine façon il me rend triste lorsque je pense aux personnes n’ayant pas trop d’argent qui achètent ces machines là pour leurs enfants, je pense à ces enfants qui débutent peut-être dans le jeu vidéo par là alors que leurs camarades sont à l’ère de la PS4 ou de la Xbox360. Oui, cet objet me rend triste, mais je l’aime, c’est mon paradoxe.

Et c’est ainsi que je conclu ce retour de vide-grenier. Merci pour votre présence et vos lectures et vos commentaires quand il y en a.

Ok on ne va pas se cacher que cette série de photo sent un peu le pâté frelaté, désolé. Je garde en tête l’importance du DIY et la volonté de m’améliorer.
Ok on ne va pas se cacher que cette série de photo sent un peu le pâté frelaté, désolé. Je garde en tête l’importance du DIY et la volonté de m’améliorer.
Ok on ne va pas se cacher que cette série de photo sent un peu le pâté frelaté, désolé. Je garde en tête l’importance du DIY et la volonté de m’améliorer.

Ok on ne va pas se cacher que cette série de photo sent un peu le pâté frelaté, désolé. Je garde en tête l’importance du DIY et la volonté de m’améliorer.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #videgrenier, #vide-grenier, #vintage, #jeux vidéo, #film, #SF, #achat, #PSP world, #PS3, #brocante, #PS2

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Publié le 20 Septembre 2016

A peine avais-je eu le temps d’arriver sur le lieu de nos vacances que j’embarquais ma petite amie pour aller chiner dans un vide-grenier ; j’ai eu envie de lui dire qu’il n’y avait rien de tel pour découvrir une région mais je n’aurai pas assumé ce mensonge idiot, juste le plaisir de chiner hors de nos sentiers battus.

Retour dans le temps …

J'ai appris l'existence du cycle de Dune lorsque j'étais au collège, encore jeune adolescent timide. C'est à cet âge que l'on commence à s'émanciper de la culture familiale pour conquérir la sienne. C’est à cet âge que j’ai découverts le jeu de rôle et par son biais tout un pan de la culture de l'imaginaire. Il y avait dans ma jeune bande de d’amis rôlistes un garçon qui avait tout vu, tout lu et à qui cela conférait une forme de légitimité à guider les autres. C’était notre leader d’opinion et notre influenceur et j’avoue que je n'ai jamais cherché à savoir s'il avait réellement lu ces livres et vu ces films dont il nous parlait. C'est par lui que j'ai entendu parler de façon très élogieuse du cycle de Dune de Frank Herbert.

En bon petit soldat cherchant à s'intégrer en suivant les conseils de lecture du leader j'ai essayé de lire Dune mais le livre m'est tombé des mains bien avant la fin du premier tome. Je suis donc passé à côté de cette première rencontre avec l’œuvre culte. Quelques temps plus tard j'ai raté ma seconde rencontre avec Dune lorsque ce même ami m'a prêté le film en VHS. Je trouvais déjà le texte touffu, dense et baroque, mais le film, celui de 1984 réalisé par David Lynch, je l’ai trouvé carrément barré et presque inaccessible à l’adolescent dont la culture n'est pas encore forgée que j’étais. De ce premier visionnage je n'ai gardé que peux de souvenirs précis, des corps boursouflés, des discours sceptiques et un sentiment de malaise. Ce n'est que l'année dernière que j'ai réessayé de voir ce film et qu'il m'a enfin laissé un sentiment différent.

Pourtant la guerre des maisons Atréides et Harkonnen, le désert infini d’Arrakis peuplé de Fremens et des vers des sables géants, l’épice tout puissant j'en ai connaissance sans avoir lu les livres ni vu le film parce qu'au début des années 90 aussi j'ai découverts le jeu vidéo Dune II :  la bataille d'arrakis sur Megadrive. Il y avait toute l’essence de Dune dans ce jeu mêlant stratégie militaire et exploration. J’ai dévoré ce jeu. Je goûtais enfin à l’esprit du cycle.

Retour dans le présent d’un vide-grenier …

Même en vacances au bord de l'eau je ne manque pas une occasion de chiner. Sur un stand de bouquiniste je vois un coffret cartonné contenant trois ouvrages du cycle de Dune ; Dune, Le messie de Dune et Les enfants de Dune. Après une infime négociation je pars avec les trois livres et leur coffret carton fatigué, c'est-à-dire légèrement déchiré et usé pour 2€50. C’était l’occasion de me lancer une nouvelle fois à la conquête du cycle de Frank Herbert. J'été sur la plage, les pieds dans le sable de la plage, le soleil du mois d’août pouvait me faire songer à Arrakis et j'ai succombé rapidement à la prose baroque du roman. Il faut croire que je suis enfin prêt à conquérir cette œuvre.

Le petit souci c’est que je n’ai pas fait attention au moment de l’achat. En regardant le coffret, j’ai bien vu trois ouvrages et j’ai supposé qu’il y avait un livre pour chacun des trois épisodes du cycle de Dune. Je n’avais pas fait attention que Dune, le premier roman du cycle, avait été découpé en deux tomes dans cette édition et qu’il me manque le premier tome. Mais je suis sûr que je dois pouvoir le retrouver en vide-grenier, seul, sinon je pourrais toujours aller chiner sur internet cette moitié de premier tome pour compléter le coffret. Pour l’anecdote ce week-end j’ai cru que j’allais compléter mon coffret et mon cycle, mais la vendeuse n’avait que le tome 2 de Dune, celui que je possède déjà.

Lorsque nous faisons les vide-greniers avec ma petite amie je lui ai demandé de rappeler à l’ordre lorsque je suis tenté d’acheter des DVD parce que je n’ai pas besoin de DVD, j’en ai déjà trop que je n’ai pas regardé et surtout j’essaie de migrer vers le blu-ray. Alors quand je me suis arrêté devant trois DVD elle était prête à me tirer par la manche et me menacer de dieu sait quelle torture pour que je ne cède pas à la pulsion d’acheter n’importe quel film. Heureusement je lui ai aussi dit que je me réservais quelques exceptions, comme les coffrets des rares séries que j’ai envie de conserver ou de quelques animés que je voudrais partager. Et là je venais de m’arrêter devant les trois DVD Des chroniques de la guerre de Lodoss. C’est amusant, j’ai découverts la série à la même époque où je découvrais Dune, les jeux de rôle, mais aussi Akira et quelques temps après Ghost in the Shell, c'est-à-dire à la fin de la période du collège. Alors comme avec Dune j’ai une forte nostalgie pour cette série d’animation empreinte de mes premiers souvenirs de rôlistes.

Le vendeur faisait trois DVD pour 2 euros, je n’ai pas hésité. Et histoire de faire un mouvement de négociation j’ai attrapé une petite merdouille électronique en demandant au vendeur s’il acceptait d’ajouter cela à mes achats. Sûrement trop content de se débarrasser du jouet électronique en plastique il acceptait bien volontiers. Il s’agit d’un jouet de happy meal au Mc Donald’s, un jeu électronique archaïque siglé SEGA ; une sorte de sous Game & Watch promotionnel pour la firme aux mille burgers qui va prendre la poussière chez moi jusqu’à ce que je décide de le ranger dans la poubelle. Mais j’étais content de rentrer de ce vide-grenier avec mes petites trouvailles pleines de nostalgies et de seconde chance.

Pour moins de 5 euros j'étais un homme heureux.

Pour moins de 5 euros j'étais un homme heureux.

Vide-grenier & culture pop #7 : Dune & Lodoss

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Publié le 13 Juin 2016

Je réalise deux choses ; que je suis un consommateur de jeux vidéo et de produits culturels qui gravitent autour de ce thème et que tenir des articles qui rendent comptent de ces achats est finalement un petit peu plus difficile que prévu. Conséquence de ces deux prises de conscience, j’ai du retard dans mes retours et dans mes articles. J’ai notamment sous le coude deux belles trouvailles jeux de rôle que je me réserve pour un futur article et vu que je vais rédiger un retour d’achat de la semaine dernière je vais avoir en retard le retour de vide-grenier de ce week-end.

Re-conséquence, je chouine, je pleurniche et l’article ne s’écrit pas. Que cela cesse !

Comme vous le savez peut-être je suis un petit gars de la campagne. Et j’y suis bien, mais lorsque je descends à la ville je n’hésite pas à faire le tour des bonnes maisons où l'on peut trouver du jeu vidéo à pas trop cher. Ainsi, la semaine dernière en me rendant à Montpellier j’ai commencé par faire un tour à Auchan. Le rayon jeu vidéo était triste, déjà qu’en soi une allée de supermarché ce n’est pas la joie, mais là le rayon transpirait la tristesse commerciale. Qu’à cela ne tienne en cherchant s’il restait un petit rayonnage PSP je vois que Auchan essaie de se débarrasser de Michael Jackson The Experience. Il y avait une grosse pile du jeu, tous les boîtiers étaient étiquetés à 1 euro, puis soldés -50%. Je n'ai jamais envisagé d'acheter ce titre, mais devant la tristesse de cet étal qui fleurait bon l’échec commercial là j'ai eu l'impression que je rendrais service à Auchan si j'en prenais un. Je suis sûr que si ça avait été légal ils m'auraient donné un euro pour que je parte avec un exemplaire. Dans ce même triste rayon je cherche les jeux soldés sur PS3, et je n’y trouve rien de bien intéressant jusqu’à ce que je tombe sur Metro Last Light sur PS3 pour 10 euros soldé -50%. Porté par mon intérêt pour les mondes post-apocalyptique et dans l’idée de pouvoir en tirer des éléments de narration pour une future partie du jeu de rôle Apocalypse World, qui dans ses règles suggère  au meneur : Balance des descriptions, régurgite des images de fin du monde. Je trouve cette règle, disons ce conseil, vraiment évident mais tellement puissant que depuis que je l’ai lu je cherche à enrichir ma culture visuelle de la fin du monde et je suis sûr que Metro Last Light apportera bien quelques pierres à mon édifice branlant.

Je sors de l’hypermaché, je travers la galerie marchande en marchant vers la lumière qui brille à la sortie mais je passe devant Mircomania. Dans le doute j’entre et je regarde même si je ne compte rien acheter. Pourtant je tombe sur le jeu 300 : March to Glory à 4 euros pour le PSP. Le jeu n’est pas fameux mais l’œuvre, roman graphique et film, est totalement folle et c’est une œuvre que j’adore. Du coup je n’ai pas cherché à résister à le prendre le jeu dans une démarche non de collectionneur mais de fan de 300. J’ai pris le temps de tester le jeu, je ne peux pas dire qu’il est mauvais, mais je n’ai pas encore trouvé comment dire qu’il était bon. Il reste pourtant assez fidèle à l’esprit du film, on joue un spartiate qui tranche des bras, des têtes dans des flots de sang et qui forme une phalange avec ses frères d’armes pour tuer de nouvelles vagues d’ennemis. Ce n’est pas un grand jeu mais il me plait.

On ne va pas se le cacher, toutes les zones commerciales se ressemble, donc aux alentour d’un hypermarché il y a forcément un Cash Converters ou un de ses concurrents. Je trouve le Cash, version officielle, avec l’offre pour deux jeux achetés, le troisième offert. D’abord direction les jeux PSP, je vois ModNation Racers que je trouve être un excellent clone de Mario Kart. Je pensais qu’il était déjà présent dans ma collection, je suis sûr d’y avoir déjà joué. Dans le doute je consulte mon téléphone bien content de lister les jeux en ma possession sur Ludexo pour voir que je n’ai plus le jeu. En fait j’avais une version Platinum que j’ai revendu lorsque j’ai assumé mon désir de collection. Donc je récupère ModNation Racers que je trouve toujours aussi agréable. En plus content de trouver cette version non Platinum parce qu’elle est très jolie, avec une jaquette intérieure colorée et généreuse comme l’est l’esprit de la licence Little Big Planète. A côté je suis tombé sur Bliss Island un jeu que je n'avais jamais vu avant. Comme quelques collectionneurs, je suis frappé par un syndrome curieux, lorsque je vois un jeu que je ne connais pas et que je n’ai jamais vu avant j’ai tendance à l’acheter même si par principe, si un jeu se trouve rarement et qu'il n'est pas déjà connu de la personne c'est souvent qu'il est mauvais ... qu'importe, je testerai. Je pouvais donc prendre un troisième, après avoir épluché tous les titres PSP et PS3 j'ai opté pour un jeu parce qu’il est en très bon état, parce qu’il est dans la même fourchette de prix que les deux autres et évidement dans un genre qui est ma tasse de thé du moment ; Condemned 2. De mémoire je suis sorti de ce Cash Converters en dépensant moins de 9 euros.

D'une boutique à l'autre je quitte le Cash Converters originel pour aller à Cash Express ou une franchise du genre. Je n’y trouve pas de jeux vidéo qui me motivent à passer en caisse, mais à ma surprise générale je me décide sur 2 Blu-ray affiché à moins de 5 euros pièces. Depuis que j’ai remis la PS3 dans ma chambre, l’idée de re regarder des films au lit revient dans mes envies. Le premier film que j’ai pris c’est Jupiter le destin de l'univers, un film que j'adore. D'ailleurs j'aime toute l’œuvre des Wachowski. C'est un film que j'ai vu et revu et dont l’esprit fourmille d’idées de sciences-fictions débridées dans un style pulp surboosté aux effets spéciaux.  Comme mes goûts en matière de SF et de saga qui ne font pas l'unanimité sont assumés, j'ai pris le stealbook de Riddick parce que justement j'adore cette saga, et même ce dernier opus. J’aime Pitch Black comme tout le monde, j’adore les Chroniques de Riddick qui est pour moi l’un des meilleurs films de space opéra et j’ai aimé le troisième opus, pour son côté série Z rugueuse garanti.

Je prenais la direction de la sortie, quand je passe devant les BD. Je suis étonné de tomber sur une BD de Dante's Inferno. Enfin, pour reprendre ce qu’il y a écrit sur la couverture, La BD officielle du jeu vidéo. Pour la petite histoire Dante’s Inferno c'est le premier jeu que j'ai terminé sur PS3, et si je suis allé au bout de ce titre c'est justement que j'avais accroché à cette relecture de la fresque po-épique de Dante. J’avais aimé l’histoire et les petites scènes animées entre les chapitres. Du coup pour 3 euros je l'ai prit. Je trouve toujours intéressant de regarder comme une œuvre imposante telle que la Divine Comédie est adaptée, traduite à d’autres médias, digérée, régurgitée, pop culturalisée et pour le coup cette bande dessinée tirée d’un jeu vidéo inspiré d’un poème du quatorzième siècle est un bon exemple de ça. Pour ne rien gâcher je trouve le graphisme vraiment plaisant, il ne me reste qu’à trouver le tome 2/2.

Après tout ces achats je peux retourner dans ma campagne, et me trouver du temps pour jouer, regarder et lire, sans oublier d’écrire pour moi et pour ce blog et pour vous et pour la beauté du geste bien sûr.

Retour d’achats : Jeux PS3 et PSP (et quelques films)
Retour d’achats : Jeux PS3 et PSP (et quelques films)
Retour d’achats : Jeux PS3 et PSP (et quelques films)
Retour d’achats : Jeux PS3 et PSP (et quelques films)
Retour d’achats : Jeux PS3 et PSP (et quelques films)
Retour d’achats : Jeux PS3 et PSP (et quelques films)
Retour d’achats : Jeux PS3 et PSP (et quelques films)
Retour d’achats : Jeux PS3 et PSP (et quelques films)
Retour d’achats : Jeux PS3 et PSP (et quelques films)

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #achat, #jeux vidéo, #PS3, #PSP world, #film

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Publié le 15 Décembre 2015

C’est demain que le film sort et une question m’obsède : est-ce que nous sommes prêts pour accueillir Star Wars : le réveil de la force ?

Comme beaucoup d’autres personnes demain je vais aller au cinéma pour découvrir le septième volet de la saga Star Wars. Comme tout le monde à la veille de sa sortie j’éprouve un cocktail d’impatience et d’excitation. Ce n’est pas tant que je sois un absolutiste de la saga mais je suis un enfant de mon temps, le premier film n’a qu’un an de plus que moi, et je suis excité par l’idée de participer au mouvement. Mais plus la date de sortie du film approche et plus une question me hante ; sommes-nous réellement prêts à accueillir Star Wars : le réveil de la force, sous entendu sommes nous prêts à l’aimer, l’apprécier et voir même à le mettre en haut de notre classement secret de nos homélies intérieures en terme de science fiction.

Parce que Star Wars ce n’est pas un film, ni même une suite de films, pas plus que ce n’est pas une saga ou pas une épopée. Star Wars c’est un monument culturel, un pilier de la pop culture autour duquel gravitent des galaxies d’avis, de visions, de produits, de marketings, de commerces, de croyances, de passions, de légendes, de produits dérivés qui forment le mythe et qui font que Star Wars en tant que concept est plus proche de la religion culturelle (même si mon expression sonne comme une dissonance rationnelle) que du film de cinéma. Et donc se préparer à aimer Star Wars : le réveil de la force ça veut dire être prêts à chambouler nos croyances, prêts pour renverser notre ancien idole et accepter que l’épisode VII sera peut-être le meilleur de la série. Sommes-nous prêts à cela ?

Est-ce que Star Wars est un juste un film que l’on va pouvoir aimer, ou non aimer, ou bien est-ce que c’est plus que cela ? Et si c’est plus que cela toi le croyant, toi le fan, l’amateur, le passionné, toi qui a connu la déception de la seconde trilogie es-tu prêts à accepter l’idée que le meilleur Star Wars sera peut-être un film qui ne sera pas réalisé par George Lucas, un film tourné sous l’égide de Disney, un film en 3D, toutes ces choses qui ébranlent la croyance originelle. Est-ce que le poids du mythe n’est pas trop lourd pour de nouveaux films ? Est-ce que le poids des attentes et celui des déceptions ne sont pas trop lourds pour de nouveaux films ? Est-ce que l’ère de l’internet, du fan, du hater et de la communication et de la sur-dilution des affects va pouvoir recevoir Star Wars épisode VII sans l’avaler et le digérer ?

Ce soir je n’en sais rien, ce soir je ne sais rien de rien, demain nous en reparlerons.

Demain nous saurons où se trouve la vérité parmi les images distillées durant la campagne de communication
Demain nous saurons où se trouve la vérité parmi les images distillées durant la campagne de communication
Demain nous saurons où se trouve la vérité parmi les images distillées durant la campagne de communication
Demain nous saurons où se trouve la vérité parmi les images distillées durant la campagne de communication

Demain nous saurons où se trouve la vérité parmi les images distillées durant la campagne de communication

Sommes-nous prêts pour accueillir Star Wars : le réveil de la force ?
Sommes-nous prêts pour accueillir Star Wars : le réveil de la force ?
Sommes-nous prêts pour accueillir Star Wars : le réveil de la force ?
Sommes-nous prêts pour accueillir Star Wars : le réveil de la force ?

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Star Wars, #film, #Réfléchir

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Publié le 10 Décembre 2015

Wyrmwood, un Mad Max low cost sauce série B

Et pendant ce temps là en Australie ... pluie de météorites, épidémie de zombies et routes sauvages pour un petit film indépendant assez loin dans l’ampleur de l’ombre de Mad Max mais solide et honnête dans les ornières glorieux du film de zombie. Je ne sais pas d'où est sorti Wyrmwood alias Road of the dead, mais nous avons là une très bonne série B largement au dessus de la série Z. C’est un film qui offre au spectateur tout ce qu'il est venu chercher, c'est-à-dire des zombies, du gore, de l'action, une petite dose d'humour et une héroïne plutôt salement sexy. Réalisé avec trois bouts de ficelles, quelques morceaux d'os et du jus de cerveaux le film fonctionne grâce à son énergie et ce qui me semble être son amour (et son respect) du genre.

Avec ces deux ou trois idées rafraîchissantes, notamment le principe du zombie carburant (une idée judicieuse en ces temps de COP21) et le rôle réjouissant tenue par la sœur du héros incarnée par Bianca Bradey diablement sexy en version low-cost de la Furiosa de Mad Max ainsi qu’une galerie de portraits de seconde zone assez amusants et des décors australiens qui ont le mérite de plaire à ma rétine, le film évite l'écueil de la redite. On peut toute fois se demander quelle est la part d’inspiration / hommage / plagiat du petit frère vis-à-vis de son grand frère quand on voit la place de ce personnage féminin plutôt badass et la manière d’utiliser les zombies en se branchant dessus un peu comme War Boy se branchent à leurs globulars. Mais rapidement on s’en fout, le film est frais, fun et le cocktail low-cost / sens du rythme nous offre un pur divertissement régressif.

On sent que les décorateurs, les maquilleurs, les accessoiristes se sont amusés à créer quelque chose avec peu de moyen et le résultat, parfois brut de décoffrage, vivre d’une énergie contagieuse. Wyrmwood n’est pas un film n'est pas léché, l'image n’y pas toujours épique et les dialogues passent souvent au second plan, voir à l'arrière plan, malgré tout le film reste jubilatoire et c'est ce que l'on demande à un film de zombie. Qui plus est, le côté petit budget, l'aspect parfois low-cost donne un côté do it yourself qui confère quasiment un effet de réalité. Bref une dernière fois, j'ai passé un bon moment qui me donne envie d’attendre la prochaine invasion de zombie avec ma machette et mon plante clous pneumatique …

Et tout comme dans Mad Max je trouve que Brooke, la soeur du héros a bien plus de charisme que son frère héros masculin de son état

Et tout comme dans Mad Max je trouve que Brooke, la soeur du héros a bien plus de charisme que son frère héros masculin de son état

Costume à la roots, maquillage de zombies et personnage secondaire joyeusement barré ; si vous aimez la série B vous trouverez votre bonheur
Costume à la roots, maquillage de zombies et personnage secondaire joyeusement barré ; si vous aimez la série B vous trouverez votre bonheur
Costume à la roots, maquillage de zombies et personnage secondaire joyeusement barré ; si vous aimez la série B vous trouverez votre bonheur

Costume à la roots, maquillage de zombies et personnage secondaire joyeusement barré ; si vous aimez la série B vous trouverez votre bonheur

Avouez que ça donne envie.
Avouez que ça donne envie.
Avouez que ça donne envie.
Avouez que ça donne envie.

Avouez que ça donne envie.

Non les zombies ne puent pas de la gueule, ils exhalent du carburant !
Non les zombies ne puent pas de la gueule, ils exhalent du carburant !

Non les zombies ne puent pas de la gueule, ils exhalent du carburant !

Et bien sûr un second rôle aborigène !

Et bien sûr un second rôle aborigène !

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Critiques - Film, #Illustrations, #zombies, #Série B, #film

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Publié le 2 Avril 2015

- ici une énième tentative d’accélérer la prose et de libérer la plume de l’auteur de blog en moi -

Avant / Après - j'ai hésité à en dire plus une fois que j'ai mis ces deux images ...
Avant / Après - j'ai hésité à en dire plus une fois que j'ai mis ces deux images ...

Avant / Après - j'ai hésité à en dire plus une fois que j'ai mis ces deux images ...

Chaque génération possède ses névroses, ses madeleines culturelles qu’elle chérie vouant une forme de culte un peu désuet à son œuvre tutélaire. Personnellement je m’inclus dans la génération qui fétichise quelque peu Les Chevaliers du Zodiaque. Peut-être parce que les jouets tirés de l’animé étaient très attirant ou peut-être parce que l’on a tous un signe astrologique ce qui facilite la projection du jeune spectateur vers les personnages. Plus sûrement, je pense que si Les Chevaliers du Zodiaque était une super série c’est parce qu’on y trouvait des mecs dans des armures super classes qui se castagnaient avec d’autres mecs en armures super classes … Inutile d’aller chercher plus loin l’intérêt qu’un jeune garçon pouvait trouver à la série - même si cette série, au même titre qu’Ulysse 31 ou les Mystérieuses Citées d’or, m’a permis de me constituer mon premier socle de connaissances mythologiques -. Alors, nécessairement, la perspective d’une adaptation au cinéma à éveillé en moi l’ombre d’un doute, c’est-à-dire de la peur nostalgique.

On ne va pas se tromper, j’ai aimé la récente adaptation en film de cinéma d’animation d’Albator et même si la bande annonce des Chevaliers du Zodiaque me disait tout le mal qu’il fallait penser de ce film la jurisprudence Albator ouvrait une brèche dans ma nostalgie. Bref, j’ai dit critique expresse ; donc à la faveur d’autres nostalgiques audacieux je suis allé voir ce film au cinéma, j’ai payé, remerciez moi pour ce geste.

Ce qui avait fonctionné avec Albator c’est que le film respectait l’esprit de l’animé d’origine. Il suffisait donc aux chevaliers du zodiaque de respecter l’esprit de la série pour s’en tirer avec les honneurs des vieux nostalgiques pathétiques que nous sommes. Il suffisait de respecter … la tournure de la phrase laisse comprendre que ce n’est pas le cas.

Le film entreprend de rejouer le premier arc de l’animé, celui où les chevaliers de bronze traversent le sanctuaire pour affronter les chevaliers d’or et sauver Athéna : un classique. La richesse que je trouvais à la série c’était l’épique, la montée dramatique, les personnages qui flirtent avec la mort, l’incertitude et le héros qui se transcende pour avancer. Mais bon, pour installer cela, même dans une série animée, il faut du temps. Et du temps le film en manque. Il y a beaucoup de défaut dans le film, tant en terme d’esthétique que de réalisation, mais cela aurai été mineur si le film avait su gardé ce souffle tragique voir tragédique. Au lieu de ça le film désamorce le moindre germe d’épique ou d’émotion.

On en arrive à voir un film avec les Chevaliers du zodiaque sans presque avoir aucun combat ; plus qu’un comble, c’est un crime contre l’esprit. Il est vrai que le premier combat aurait dû me mettre la puce à l’oreille ; au lieu de tabasser leurs adversaires et les laisser au moins KO sur le pont, nos héros préfèrent utiliser leurs attaques spéciales pour éjecter leurs ennemis loin, pas de vrais coups portés, pas de véritable violence. Une fois nos héros dans le sanctuaire alors que la série n’hésite jamais à maltraité les pauvres chevaliers de bronze le film avorte quasiment tous les combats. Même si le film voudrait suivre le premier arc de la série il se permet de carrément zapper le combat de la vierge et du phénix, Shaka contre Ikki, un des affrontements les plus symbolique et mémorable de la série.

Mais ce blasphème n’aurai pas dû m’étonner, parce qu’avant d’en arriver à zapper ce combat le film offre une scène pour le peu déroutante quand les chevaliers arrivent dans le temps du Cancer, alias Masque de mort. Dans la série le masque de mort est un vrai psychopathe, c’est la véritable première rencontre avec un adversaire bien barré dans sa tête. Dans la série, cette scène de rencontre se joue avec en toile de fond les visages des victimes du psychopathe d’or qui traversent l’image. Dans le film la scène commence comme une comédie musicale, le masque de mort dans le rôle du chanteur phare et les visages des victimes pétrifiées qui jouent les cœurs pour un morceau entrainement avec lumières chatoyantes et chorégraphie qui va bien. D’accord il doit y avoir des personnes pour penser que ce registre est parfait pour camper un personnage bien barré dans sa tête ; mais là quand même ce moment what the fuck vient comme un cheveux sur la soupe, cet ersatz de Johnny Depp en armure marche sur les espoirs du spectateur ayant connu la série.

Il faudrait parler de l’esthétique des chevaliers de bronze avec leurs armures qui se ressemblent toutes plus ou moins quand elles sont en mode combat, et un mode combat qui fait ressembler nos combattants à Sub Zéro ou à Scorpion. On pourrait parler de la forte influence de l’esthétique Final Fantasy XIII ( et autres opus ) qui se voit sur certains personnages - le Cygne - et surtout dans le décor du Sanctuaire ; et d’ailleurs ce n’est pas une critique, c’est une bonne idée de délocaliser le Sanctuaire et d’en faire ce lieu à l’esthétique étonnante mais parfaitement sous exploitée et mal exploitée. On pourrait parler de la scène dans une ruelle où le phénix intervient et qui n’a aucun lien visuel avec le reste du film, on pourrait parler de la montre d’Athena, on pourrait parler du look et du rôle de la déesse, on pourrait parler de beaucoup de chose, mais le film, mauvais, décevant et frustrant ne le mérite pas.

Il n’y a que deux plans qui sont intéressants, je ne parle pas de deux scènes, mais bien de deux plans, ça fait peu sur un film. Même si les intentions sont louables, l’échec est précis, concis, aboutis. Moi je voulais des combats, du drame, de la violence et l’esprit d’avant. Il suffisait de créer un nouvel arc et ça pouvait le faire. Mais non. Passons. Oublions.

Si j’ai la patience et le courage j’ai d’autre rapport de film à vous donner.

La comédie musicale du Masque de mort ; si certains trouvent cela dans le ton, efficace et drôle je respecte leur avis, mais pour moi non merci

Au final en écrivant la légende de la vidéo précédente ça m'a rappelé une question que je me posais durant le film : si moi, vieux visionneur de la série je n'ai pas réussi à entrer et apprécier le film, qu'est-ce qu'un jeune spectateur n'ayant pas vu la série peut penser de ce film ?

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Critiques - Film, #film, #Les Chevaliers du Zodiaque

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Publié le 7 Octobre 2014

Je me suis offert un petit plaisir de blogueur en réalisant cette critique dans un esprit vaguement graphique cherchant à reprendre l'imagerie toute noire et blanche et rouge de Sin City ; c'est un jeu, une liberté, un pouvoir dont il serai idiot de se priver vu que je peux le faire. Ok ça m'a prit un peu plus de temps de mise en page et en image que si je l'avais publié à l'ancienne mais je trouve que ça fonctionne, bien, en tout cas un peu, enfin aussi bien sur ce deuxième opus de Sin City ; il y a la forme, on essaie de reprendre le fond, mais c'est définitivement plus fade que l'uppercut que l'on c'est prit la première fois. Mais bon mon budget et mes ambitions étaient moindre que cela de Robert Rodriguez quand je me suis lancé dans cette critique ; logique.

Il a tué pour elle, pas moi ...

Il a tué pour elle, pas moi ...

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Critiques - Film, #Sin City, #Cinéma, #film, #art

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Publié le 23 Mai 2014

Y'a un lézard dans le potage ; pas de chance il est nucléaire le lézard et là tu vois, ton potage est un cinéma, bref il y a Godzilla dans le cinéma et je suis allé le voir. D'un pied alerte qui résonne comme les sirènes de l'alerte rouge ; attention radioactivité.

Je suis comme vous, moi aussi j'ai souffert devant le Godzilla de Roland Emmerich, moi aussi j'ai ri devant l'antique Godzilla sorti des eaux noires et blanches des arcanes du cinéma d'avant, d'avant la fin de la guerre froide bien sûr. Et ce n'est pas rien de le dire, ce n'est pas anodin. Le Godzilla de Roland Emmerich était un Godzilla d'après la guerre froide et même d'après les essais nucléaires de Mururoa, bref c'était un Godzilla orphelin de la peur primale qui était dans le sous-texte de l'original, normal qu'il ai été mauvais.

Mais là, ce Godzilla-là c'est un Godzilla d'après le 11 septembre, d'après Fukushima, d'après le tsunami de 2004 ; et là c'est clair, ça change tout. Ce Godzilla-là - oui j'aime cette allitération - est naît sur les cendres de peurs encore actives, radioactives, ça change tout je vous dis ...

Pourtant, au départ, ce n'est pas gagné, l'aura du lézard géant oscille entre grotesque et kitsch révolu, et malgré une vague de critique plutôt élogieuse et un succès commercial plutôt détonnant à sa sortie US j'avais comme un doute. Un doute qui est balayé par le générique, mais qui se confirme dès que le film commence c'est-à-dire après son générique.

Le générique d'ouverture de Godzilla convoque une imagerie d'image d'archives et il construit dès les premières secondes une mythologie du réel autour du gros lézard. On ne va pas se mettre à douter et à croire à la véracité du récit, mais ce genre de générique ancre le film dans une forme de réalité. J'aime ce jeu de dupes entre le film et le spectateur ; cela me rappelle Transformer 3 la face cachée de la lune, il me semble que c’est cet épisode qui joue aussi sur ce registre en incluant de vraies fausses archives pour donner au film une matière pour l'ancrer au réel.

Godzilla 2014 ; le retour d'un punk archaïque

On commence au Philipine en 1999 ( une date post-Godzilla de Emmreich, est-ce un hasard ?), une exploitation minière, une grotte et une scène qui n'est pas sans rappeler l'ambiance Alien. La scène suivante, nous sommes au Japon, une ville-dortoir autour d'une centrale nucléaire avec Bryan Cranston - papa Malcom et Breaking Bad - en ingénieur dans la centrale. Il donne un petit côté looser à la scène qui convoque nécessairement les errements de Fukushima dans l'esprit des spectateurs. Dans la séquence suivante, nous sommes projetés quinze ans plus tard à San Francisco. La séquence d'après on se retrouve au encore au Japon cette fois dans un univers postapocalyptique qui pourrait rappeler Je suis une légende.

Je ne vais pas découper tout le film, c'est simplement pour dire qu'au départ le spectateur est un peu perdu, frustré surtout parce que l'on ne sait pas où le film va poser ses valises. Ni comment. On cherche à identifier le héros, on attend le monstre, on se demande, on se questionne. Et puis on arrête les conneries, en tout cas cela a été mon cas, quand on comprend que le film est comme une série. Je ne dis pas que le film est le pilote d'une saga à suivre, non, l'intérieur du film est monté comme une série où chaque séquence serait un épisode à part entière. Cela explique cette impression de rupture permanente d'une scène à l'autre ; jour / nuit / Japon / Hawaii / pluie / soleil / vie / mort / passé / présent / etc. Entre les séquences, il y a une petite ellipse, narrative, spatiale, temporelle, toute petite, minuscule mais toujours perceptible qui nous indique que l'on change de scène, de temporalité, de lieu, de genre, d'épisode.

Par cette construction le film semble convoquer par touches successives plusieurs genres - cinématographie ; film de guerre, d'aventure, de monstre, d'action, etc. - mais aussi de peurs au pluriel ; il y a la fameuse menace nucléaire mère de tous les Godzillas mais par certains plans le film rappelle la catastrophe de Fukushima et celle des tsunamis et même à mon sens il rappelle avec ses avions qui tombent l'ombre du 11 septembre. En ravivant ses peurs réelles, contemporaines et donc toujours active dans nos esprits le film alimente son monstre un élan vigoureux. On fait corps avec ce Godzilla, que l'on soit volontaire ou pas, nous sommes emporté par les forces qui le convoque à la surface des océans / à la surface de notre conscience.

C'est subtil, c'est même nuancé, mais ça m'a semblé très clair, et de ce fait ça donne au film un rythme particulier ; La trame, le film, l'action se construit par accrétion, d'épisodes en épisodes, donc de scène en scène, comme si elles étaient discontinues. Mais ce que je dis est confus, c'est sûr, c'est vrai, mais c'est parce que c'est avant tout un ressenti de spectateur. Pourtant, ça donne une dynamique au film. Comme dans une série ça implique un désir de spectateur d'aller voir au delà.

Et puis c'est surtout que l'on attend le monstre ; on a payé pour Godzilla en 3D et c'est ce que l'on veut. C'est ce que l'on cherche. Semble-t-il les héros aussi ... C'est curieux, presque con, mais dans le film presque jamais personne ne semble surpris de voir des monstres gigantesques jaillir de l'océan ou des airs et détruire les villes. Comme si tous les gens dans le film étaient comme nous, comme s'ils espéraient voir le monstre, tant pis si c'est pour pulvériser leurs villes.

Bref, le film ne semble jamais tout à fait poser ses valises, mais le film est pris, porté et transporté par une énergie radicale, et je ne parle pas de nucléaire. Non, ce Godzilla est un vrai film d'action. Non, plus précisément c'est un film d'acte. Un film qui avance sans cesse parce que les personnages agissent. Peu ou pas de parlote inutile, peu ou pas de pathos et de mélo sirupeux. Même pas ou presque pas de surprise devant l'incongruité de la situation. Juste des actes. Et franchement c'est très frais, très bon, très dynamique et ça conduit le film vers son sommet d'action à toute allure.

Godzilla 2014 ; le retour d'un punk archaïque

D'ailleurs c'est assez remarquable, à chaque plan d'ensemble sur une ville dévastée, un décor où les voitures sont embouteillées, il y a du mouvement et pas que du mouvement, de l'action ; souvent les films du genre offrent dans la scène post-catastrophe des scènes de foules hébétées ou bien des scène de liesse passive vaguement transcendantale mais là il n'en est rien, les gens agissent ! Un plan large pour dévoiler le nid de l'immonde monstre ? Il y a au fond un commando qui avance ; un plan large pour montrer les routes engorgées par les voitures qui bouchonnent ? Il y a des petits malins qui roulent dans les champs et les bas-côtés pour avancer. Une ville vient d'être attaquée la nuit, fondu au noir et ouverture sur les médecins et infirmiers qui soignent, de l'action, des actes, toujours agir. De ce fait les discours militaires - entre militaire - , dramatique - entre le héros et sa famille - sont réduits au minimum et ça fait du bien. C'est un peu comme cela que j'aurai aimé tourner un film d'action.

Le scénario se construit sur des actes, des faits. Les héros comprennent toujours très vite où il faut aller, ce qu'il faut faire, comment le faire. On ne tergiverse pas, et avouez que dans un divertissement d'action grand public c'est une putain de qualité !

D'ailleurs c'est assez remarquable, parce que si cela peut laisser penser que le scénario est mince, sous-entendu trop mince, c'est aussi l'idée que le scénario est mené, conduit et construit par les monstres. Les monstres parce que ce Godzilla est dans la veine de Godzilla contre Mothra sauf que si Mothra est un gros papillon mutan MUTO l'ennemi de ce Godzilla est plus proche de l'alien aillé dans un design épuré presque biomécanique qui s'oppose visuellement très bien à l'aspect de saurien archaïque venu du fond des temps et du fond des fosses abyssales où le darwinisme n'a plus cours. Donc oui, ce sont les monstres qui décident, où, quand, comment, et l'homme qui suit.

Le plan ou les navires et les sous-marins suivent ou escorte Godzilla sont symptomatiques de cela.

Godzilla 2014 ; le retour d'un punk archaïque
Godzilla 2014 ; le retour d'un punk archaïque

Quand on a accepté l'aspect un peu décousu du début du film et que l'on a accepté sur le principe une narration quelque peu hiératique qui par de micro ellipses construit un film où l'action gronde, grimpe mais ne donne pas tout de suite la pleine mesure de sa démesure alors on est prêts pour connaître le vrai Godzilla.

Le monstre.

Le lézard antique.

L'ultime kaijus.

Le patron.

Le boss.

L'incarnation de plus d'un demi-siècle de peur.

Godzilla.

Ça monte, ça monte, ça monte, le film nous donne en pâture et en appétif les MUTO mais ils ne peuvent à eux seuls combler nos appétits reptiliens de voir surgir le grand, l'immense saurien nucléaire.

Le film, judicieusement l'esquisse, dans la nuit, dans la fumée et la poussière des décombres. Une ombre, une gigantesque ombre, un dos, une gueule, il est là sans l'être, il est là sans nous.

Et enfin accrochées au fil de nos espérances, Godzilla surgit définitivement à l'écran. Un superbe Godzilla, parfait, monumental et parfaitement organique. On sent le saurien en lui, on voit le caillement, l'alligator, le dinosaure, on sent tout cela en lui et la puissance millénaire qui jaillit à l'écran.

On y est, on est enfin dedans, dans l'action.

On surprend Gareth Edwards à faire dans le plan hommage quand Godzilla sort de la fumée dans un ciel zébré d'éclaire et durant une fraction de seconde, nous sommes en pleine guerre froide, un autre temps. C'est puissant, parfois c'est viscéral, et à aucun moment on ne doute que le réalisateur aime Godzilla, il lui fait un film en or.

Difficile de ne pas penser et comparer ce Godzilla avec le Pacific Rim de Guillermo Del Toro ... Je suis désolé de le dire parce que j'aime beaucoup Guillermo Del Toro, mais son film de monstre géant se fait atomiser par Godzilla. C'est amusant, les MUTO sont dotés d'une attaque électromagnétique qui coupe tous les systèmes électriques et électroniques à la ronde. En voyant cela j'ai eu deux pensées amusées. La première c'est cette forme d'ironie d'avoir mis en scène des monstres qui obligent les héros à ne pas utiliser le numérique et retourner à l'analogique alors que justement ces monstres là n'auraient pas pu naître sans numérique. L'autre pensée qui m'a amusé c'est d'imaginer que cette volonté de créer des monstres capables "d'éteindre" des villes répondait justement à Pacific Rim et son imagerie surlumineuse, surcolorée, suréclairée. Mais je doute que les temps de production soient suffisamment distancés pour que cette pensée puisse être crédible.

Je me suis régalé de l'action, la scène finale, sommet, summum, climax, de l'action simple et brutale. On se bat entre monstres à coup de dents, de griffes, d'ailes. On lutte à l'ancienne, c'est rugueux comme une bagarre de rue sauf que là les monstres détruisent les rues et les immeubles qui tombent en miettes ; les tours de métal et de verre se brisent et s'écroulent dans des nuages de paillettes scintillantes et pendant ce temps les hommes sont obligés de fuir, partir en emportant leur technologie encombrante et obsolète, ils partent comme des voleurs, comme des cons, c'est idiot mais c'est beau.

Vraiment, sans la moindre dose d'ironie j'ai grand aimé ce Godzilla qui semble se foutre de tout, du film, des hommes, de l'humanité. Ce Godzilla est un punk, un antique punk, un punk du fond des âges, misanthrope mastodonte à la puissance incommensurable et à la violence mesurée mais destructrice. Il y a je vous assure une forme de poésie dans ce film. Je le disais, un film d'acte, un film qui pourrait se résumer à Just do it mais pas le slogan de nike, celui des punks - tout autant commerciaux -.

Alors même si le début peut dérouter, même si le plan final est regrettable ce film, ce Godzilla est une excellente surprise, un divertissement pur, puissant, et une envolée dynamique dans un cinéma qui ne s'encombre pas de pathos pour toucher son public en plein cœur, ou en pleine gueule tout dépendra d'où vous aurez mis vos affects.

Allez donc voir Godzilla et dites-moi que je ne me suis pas tromper de tomber amoureux de ce lézard là.

Godzilla 2014 ; le retour d'un punk archaïque

Je n'ai pas été sympa avec le Godzilla de 1998, il y avait de bonnes choses dedant, surtout et principalement ce morceau de la BO !

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Critiques - Film, #Godzilla, #Kaijus, #Punk, #critique, #film, #gareth edwards, #Monstre

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Publié le 8 Janvier 2014

Avant de rencontrer les jeux vidéo, le cinéma, la littérature, j’ai grandi avec trois héros de dessin animé : Le Capitaine Flam, Albator et Goldorak. Je n’étais qu’un enfant, je n’avais pas de goûts cultivés et élégiaques, mais j’avais trois héros, trois univers qui me faisaient rêver et qui, avant toutes les autres couches sédimentaires culturelles qui allaient plus tard façonner mon goût, m’ont donné le goût d’une certaine forme de Science Fiction. Avec le temps je suis devenu un homme fidèle, et je ne parle pas ici de fidélité amoureuse - ce blog n’est pas le lieu de dissertation idéal sur mon sens de la fidélité amoureuse ne vous en déplaise - mais d’une forme fidélité culturelle, fidélité nostalgique, fidélité archaïque. Alors nécessairement quand j’ai appris qu’Albator allait connaître une sortie cinéma, je savais que j’irai voir le film parce que après avoir bercé mon enfance, je voulais être fidèle à Albator. Bon, c’est vrai qu’Albator n’est pas une personne réelle, je ne peux pas lui être fidèle, en vérité la personne à qui je veux témoigner de la fidélité c’est moi, le moi de mon enfance. Mais n’allez pas penser que fidélité = fanboy et perte d’objectivité ; quoique sur l’objectivité, je peux admettre qu’elle en prendra peut-être un petit coup, mais ma fidélité n’est pas aveugle, c’est ce que je voulais dire. C’est donc gonflé de ce background que je suis allé voir Albator, Corsaire de l’espace au cinéma.

 

De la fidélité …

Ironie du sort, quand on va voir au cinéma une adaptation d’un livre, d’un jeu, ou d’un dessin animé il est toujours question de fidélité ; fidélité de l’œuvre produite vis-à-vis de l’œuvre originale. Mais est-ce à l’aube de cela qu’il faut juger la plus récente des deux œuvres ? De l’œuvre originale - je parle donc de la série - on retrouve l’espace, c’est con à dire, mais c’est important à dire, l’espace c’est une chose importante quand on est corsaire de l’espace ! Et en parlant de corsaire, on retrouve quelques personnages emblématiques de la série originelle ; bien sûr, le capitaine Albator avec sa cape et son épée et sa balafre, le personnage de Kei qui a pris du galon - comprendre qu’elle a pris des seins et des fesses et qu’elle prend une douche toute nue en semi-apesanteur dans le film - toujours amoureuse de son capitaine, il y a Miimé l’extraterrestre énigmatique avec son verre de porto et Yattaran bien que son cas est un peu particulier parce que par rapport au personnage initial il a plutôt changé, le petit gros solitaire amateur de maquette et devenu un gros bourrin amateur de combat - mais cela lui colle plutôt bien à mon goût -. On retrouve aussi le personnage le plus important et imposant de la série Albator, je parle du vaisseau d’Albator : l’Arcadia. Et l’Arcadia il poutre ! Autant visuellement qu’en terme d’efficacité au combat spatial ; le vaisseau est là, bien là, sûrement le plus fidèle de tous.

Je ne vous ai pas menti, on trouve Kei nue dans sa douche et Yattaran en gros boeuf façon FPS
Je ne vous ai pas menti, on trouve Kei nue dans sa douche et Yattaran en gros boeuf façon FPS

Je ne vous ai pas menti, on trouve Kei nue dans sa douche et Yattaran en gros boeuf façon FPS

À l’infidélité …

Mais Albator ce n’était pas que cela, c’était une ambiance, un univers romantique, sombre, flirtant souvent avec le gothique, c’était taiseux, mystérieux, on peut dire qu’il y avait une forme d’éthique, une façon d’instaurer un rapport au monde et à l’autorité qui fascinait le petit garçon timide que j’étais. Et pour le coup, on ne peut pas dire que le film de 2013 est d’une grande fidélité à l’esprit originel. Bien sûr, on retrouve une part de la dimension gothique d’Albator, mais cela s’arrête à l’esthétique de certains plans et à la présence de l’Arcadia qui occupe l’écran comme une cathédrale en plein XIV ème siècle. Le film est bavard, il parle, se raconte, il pose l’univers, il détruit l’univers, il pose certains personnages, il en élude d’autres, mais il lui faut parler et forcément il brode autour de la trame du film, son scénario. Et si le film doit avoir un défaut, un gros défaut : c’est son scénario. D’une part, il rompt avec la série originelle, ce qui n’aurait pas été bien grave s’il avait été cohérent et réussi. Mais ce scénario part à vau-l’eau, il invente des méchants, il invente une histoire, et il brode sa trame principale à base de politique, d’écologie et de métaphysique avec de petites histoires humaines bancales, frôlant avec l’incohérence à force d’ellipses et /ou de paresse. C’est d’autant plus dommageable que le spectateur nostalgique de la série de son enfance essaie de faire coller ce qu’il sait à ce qu’il voit et rien ne colle. Le point d’orgue de cette bouillie scénaristique étant la fin. Je n’ai d’ailleurs toujours pas compris la fin de ce film.

 

Les qualités d’un amant infidèle

Heureusement qu’un film peut survivre à son propre scénario, comme pour les jeux vidéo qui peuvent se sauver d’un naufrage avec un bon gameplay, un film comme celui-ci peut se sauver de son naufrage avec une bonne mise en scène et une belle photographie. Bon d’accord le terme photographie n’a pas sa place puisque Albator, Corsaire de l’espace est un film d’animation en image de synthèses réalistes. Quoi qu’il en soit ; visuellement ce film est une claque. Le film est fougueux et je l’ai même trouvé généreux dans ce qu’il sait être ses qualités. D’abord, c’est beau, parfois simplement beau mais parfois, osons le mot, c’est sublime. Il y a le modelage des personnages qui est remarquable, la présence de l’Arcadia à l’écran est frappante, l’architecture da ville de Gaïa est une petite merveille, mais ce qui m’a le plus frappé dans ce film c’est la gestion des éclairages et des jeux de lumières. Le réalisme des éclairages est saisissant, pas dans leurs calculs parce que les ordinateurs font cela très bien, mais dans le choix des teintes lumineuses, ce sont de petits détails qui donnent aux images de synthèse une patine unique que j’ai trouvée très belle. La mise en scène offre, elle aussi, des morceaux de bravoure. Il y a quelques scènes vraiment bluffantes qui tirent pleinement parti de cet univers entièrement numérique, notamment pendant les combats spatiaux. Ces scènes-là reposent sur le charisme de l’Arcadia, le vaisseau arrive toujours nimbé d’un nuage de matière noire - avec un effet visuel que j’aime beaucoup - et une fois qu’il est entré dans le champ de bataille l’Arcadia ne mégote pas, ses assauts sont violents, froids, durs, désespérés et radicaux, on n’est pas en présence d’un capitaine qui ménage sa monture, Albator n’hésite pas à défoncer les vaisseaux adverses en les éperonnant avec la tête de mort qu’arbore fièrement l’Arcadia à sa proue.

Il se trouve que dans l’univers du film les vaisseaux spatiaux, que ce soit l’Arcadia ou les vaisseaux ennemis peuvent se téléporter presque à volonté, ce qui offre au réalisateur les moyens de donner lieu à certains combats de space opéra assez singuliers à base de leurre et d’esquive que j’ai trouvé assez intéressant. Dans l’espace c’est bien, mais les escarmouches de pirates pas mal non plus ; on peut juste regretter qu’il n’y en a pas plus et que le capitaine Albator n’y prenne pas part plus souvent avec son épée pistolé laser ; enfin tout ça pour dire que c’est dans l’action que ce film trouve son échappatoire. Et finalement ces scènes parfois virtuoses, souvent généreuses et toujours rythmée aident à faire passer le goût d’inachevé du scénario bancale.

L'Arcadia comme la ville de où siège Gaïa sont deux des plus belles réussites esthétiques de ce film
L'Arcadia comme la ville de où siège Gaïa sont deux des plus belles réussites esthétiques de ce film

L'Arcadia comme la ville de où siège Gaïa sont deux des plus belles réussites esthétiques de ce film

Les trésors pop culturels du corsaire de l’espace

C’est une habitude chez moi, j’aime chercher les ponts entre les jeux vidéo et les autres sphères culturelles et quand je regarde un film j’ai chercher les ponts entre le film que je regarde et les jeux vidéo ; plus ces ponts sont nombreux et plus je me dis que le jeu vidéo en tant que matériau culturel est entrain de grandir. Dans Albator, Corsaire de l’espace - au passage je ne comprends toujours pas pourquoi ils ont amputé ce film de Le, pour moi Albator est LE corsaire de l’espace, pas un corsaire de l’espace - il y a quelques ponts avec le jeu vidéo qui sont flagrants. Notamment, les armures de combat de l’équipage de l’Arcadia qui semblent directement sorties de Biochock. On se demande ce que vient faire cette référence dans le monde d’Albator mais après tout pourquoi pas. Un peu plus tiré par les cheveux je trouve que la Kei 2013 avec sa poitrine opulente et ses fesses généreuses moulées dans une armure de combat sur laquelle tombent en cascade ses cheveux blonds quand elle retire son casque me fait étrangement penser à une certaine Samus Aran … Au-delà de ces clins d’œil amusés et amusant le lien le plus fort que je ferai entre ce film et un jeu vidéo, c’est avec Asur’as Warth. Au départ, ce qui m’a frappé c’est la similitude des mises en scène des combats spatiaux, notamment dans le rapport de force entre un héros seul qui va mettre en déroute une armée gigantesque ou une arme gigantesque #spoile - à un moment donné on va tirer sur Albator avec une planète transformé en arme -, il y a quelque chose d’assez spécifique à cette mise en scène, quelque chose de désespéré et de jubilatoire, un héros aux pouvoirs importants qui est pourtant écrasé physiquement par le rapport d’échelle par l’espace et la façon dont son ennemi à la capacité à saturer cet espace ; je crois que Asura et Albator partagent le même espace cosmique. Ce rapport de un contre tous, c’était une interprétation du romantisme et du héros seul contre l’univers. Ensuite j’ai réalisé que la ressemblance entre le jeu et le film se retrouve aussi dans les deux héros, Asura comme Albator, qui sont deux personnages maudits, immortels, dont la rédemption passe par une opposition farouche à une autorité cosmique injuste. L’aspect de la Terre à la fin du film ressemble beaucoup à Gaea après le retour de Vlitra dans Asura’s Warth d’ailleurs le nom Gaea est proche de Gaïa nom de l’organisation avec laquelle Albator est en conflit, enfin là je vais peut-être chercher un peu loin.

Je doute que les ressemblances avec des personnages de jeux vidéo connus - Big Daddy et Samus Aran - soient fortuites
Je doute que les ressemblances avec des personnages de jeux vidéo connus - Big Daddy et Samus Aran - soient fortuites

Je doute que les ressemblances avec des personnages de jeux vidéo connus - Big Daddy et Samus Aran - soient fortuites

Alors, heureuse ?

Au final que retenir de ce film ? Personnellement, je suis sorti de la projection avec le sourire aux lèvres et la sensation d’avoir passé un bon moment. Bien sûr le scénario est bizarre, bancale, lacunaire et se fini par une sorte de WTF qui n’a rien à envier à un Scooby doo. Mais c’est bien peu de chose dans la balance du plaisir que j’ai eu à retrouver Albator, son équipage et son vaisseau spatial dans des combats épiques. La mise en scène est belle, les images sont superbes, alors d’accord ce n’est pas le film de l’année, ni de l’année passée ni de l’année à venir mais ce n’est pas un mauvais film. On peut trouver que l’adaption est infidèle, qu’Albator en tant que série perd de sa superbe, de son charme vénéneux et mystérieux, d’accord on peut, mais on peut aussi prendre du plaisir, trouver jubilatoire ces combats spatiaux et profiter de la joliesse des images. Finalement, on trouvera à Albator les qualités ou les défauts que l’on veut en fonction de ce que l’on est venu chercher.

Et ça c’est une putain de conclusion à la con non ?

Quoi qu'il en soit l'essentiel est sauvé : Albator reste classe quoi qu'il advienne
Quoi qu'il en soit l'essentiel est sauvé : Albator reste classe quoi qu'il advienne

Quoi qu'il en soit l'essentiel est sauvé : Albator reste classe quoi qu'il advienne

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Rédigé par Mémoire de joueur

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