Articles avec #sf tag

Publié le 10 Décembre 2016

Avec le multivers de Marvel j’ai commencé à prendre l'habitude de m'attendre à ce que les bonnes surprises viennent des héros et des films marginaux. Quand je parle de films marginaux je parle de ceux dont le personnage principal est généralement un personnage qui n’est pas le cœur de cible des Avengers. Je n'ai rien contre la saga des Avengers, ni contre les héros qui la compose mais j'ai de plus en plus de mal à me passionner pour cette forme sérielle où l'on n’a qu'un ou deux épisodes par an. L'avantage des personnages marginaux de l'univers Marvel c'est que généralement les films qu'ils leurs sont consacrés sont pensés comme des films et non comme un hypothétique épisode à suivre, c’est plus concentré, mieux rythmé, plus dense.

Avec sa magie qui est une approche des pouvoir super-héroïques rompant un peu avec les autres héros et son acteur charismatique, la promesse de Docteur Strange avait de quoi me séduire et en sortant de la salle je pouvais dire que mes espoirs avaient été comblés ; sur un mode divertissement et claque visuelle dans la tête métaphorique du spectateur Docteur Strange envoie plutôt du très lourd.

Avec le charisme que lui procure son je ne sais quoi de flegme anglo-saxon qui pue la classe Benedict Cumberbatch s'annonçait comme un magicien magnétique et probablement très crédible. Je redoutais un peu la place que tiendrait sa part d’humanité, le temps que l’humain imbu de lui parte en quête de rachat, oui j'avais peur que son chemin vers la rédemption soit long, lent et ennuyeux. Mais au lieu de cela, Scott Derrickson ne s'attarde pas sur ce sujet, juste assez pour nous présenter Stephen Strange comme le fils illégitime du Docteur House et de Christian Troy le chirurgien esthétique de Nip/Tuck. À peine à ton le temps de cerne les contours obscures du personnage, qu'il est déjà en nez à nez avec un miracle capable de soigner ses mains détruites dans un accident de voiture et de briser sa vision de la réalité.

Le film avance vite, merci à lui. Mais ce n'est pas ce qui fait que le film est cool, c'est juste une bonne pratique que je voulais remercier. Ce qui est fait que l'on passe un excellent moment devant ce film c'est son esthétique, sa virtuosité graphique surtout quand il est question de représenter la magie et le monde tel qu'il est de l'autre côté du voile qui sépare la réalité et l’autre monde. Lorsque l'on bascule dans cet autre côté c'est la grande claque, géométrique, psychédélique et gravitationnelle. Cet autre monde, ce reflet, ce fragment, ce qu'il se passe par delà les frontières du réel s'appuie sur une très jolie relecture du visuel d'Inception, celui où la ville se replie sur elle même comme si elle n'était que la page d'un livre d'images. Plutôt que de parler d'une relecture pour cette illustration d'une forme de magie capable de tordre la réalité je devrais parler d'une prolongation, une recherche qui continue d'explorer la trouvaille visuelle née avec Inception. Dans Docteur Strange de l'autre côté du voile la ville se plie, elle se duplique et offre un paysage qui semble tout droit issu d'un kaléidoscope.

Là où l'effet était tout au plus cosmétique dans Inception, dans Docteur Strange ce décor tout droit inspiré des images impossibles conduit à des scènes d'action que je qualifierai avec un excès de facilité de « renversantes ». Le film s'ouvre sur une scène de combat entre des mages qui déboulent dans la réalité par une fenêtre dans une façade mais au lieu de tomber, la gravité ne s'impose pas comme elle devrait et les mages continuent de combattre comme si la façade était le sol. Rédigé ainsi ça tombe un peu à plat, mais la scène est parfaite pour entrer dans le film. Elle n'est pas sans me rappeler quelques scènes du jeu Bayonetta où il arrive aussi que la sorcière traverse des zones où la gravité la colle aux murs comme s'ils étaient le sol. C’est vraiment cool que Docteur Strange ne se limite pas à créer un décor spectaculaire sans impact sur la réalisation, il ose jouer avec ce que ce paradigme implique. Plus loin dans le film la scène de poursuite dans cet univers de ville broyée par un kaléidoscope est vraiment superbe. On frôle parfois le burlesque, mais qu'importe, ça fonctionne très bien.  Les personnages courent dans des directions abstraites, sautent et montent vers le sol plutôt que de tomber, ils franchissent des angles, le mur devient le plafond et le sol se multiplie jusqu’à s’allonger, se réduire, se répéter dans une danse follement esthétique.

Généralement les trouvailles visuelles qui illustrent la magie fonctionnent toutes très bien. La façon que les mages ont de manipuler une forme d'énergie lumineuse pour créer armes et défenses offre une palette d’effets très graphiques qui en jettent pas mal à l’écran. Cette manière de faire n'est pas sans rappeler la technique des mages du film Warcraft et qui déjà étaient eux aussi très cool. Qu’importe si ces effets ne sont pas hautement originaux, ce qui marque le spectateur c’est la qualité des effets spéciaux et de la mise en scène qui rend ces effets crédibles, un délicieux paradoxe pour de la magie.

Mais la magie ne s'arrête pas là, celle des combats est clinquante, celle du monde derrière le voile et géométrique et la magie dans son expression pure, cette forme qui est présentée au docteur Stephen Strange pour briser en lui sa vision étriquée de la réalité et l'ouvrir aux milles et une réalités des mondes de la magie s’exprime dans une forme très psychédélique. C'est tellement psychédélique que c'est même carrément rétro, délicieusement vintage. Entre ce trip néo hippie qui ressemble à une plongée sous acide, la vision kaléidoscopée de la ville et la scène finale avec le chaos de la dimension noire, il est très clair que Docteur Strange est un film traversé par une fougue visuelle psychédélique qui a ses racines dans le visuel des années 70. Et cela permet au film d'éviter une certaine pesanteur.

Mine de rien, le film est plutôt malin. Par exemple donner le rôle du sage, l'ancien, le mentor du Docteur Strange à Tilda Swinton est une super idée. Elle lui apporte ce supplément d'âme propre à ses rôles de composition. Là encore où le film est malin c'est dans la scène finale celle où le Docteur Strange doit affronter Dormammu maître démoniaque de la dimension noire. Sans vouloir spoiler, cette scène conduit à une fin dont le dénouement est pour le moins inattendu dans un  blockbuster de super-héro. En effet pour arriver à ses fins et battre le cruel Dormammu notre magicien fait preuve d'une ruse qu'un autre docteur n'aurait pas reniée ; je trouve effectivement que cette scène finale ne dépareillerait pas dans un épisode de Docteur Who.

Difficile pour un rôliste de regarder ce film et de ne pas penser à Mage, un des jeux de rôles issu du Monde des Ténèbres et dans lequel on incarne un magicien dans un monde contemporain où des forces surnaturelles sont en lutte dans une guerre secrète. Mage est le premier jeu de rôle que j'ai acheté et que j'ai maîtrisé. À l'époque où j'ai lu le jeu et que j’ai découverts son potentiel j'ai été un petit peu paralysé par son système. Les mages que l'on incarne possèdent un très grand pouvoir, celui de créer la magie et modeler la réalité comme bon leur semble. Le jeu ne reposant pas sur de longues listes de sorts mais sur la créativité des joueurs (et par extension du meneur). Cette très vaste liberté avait inhibé le jeu joueur que j’étais et je me souviens que j'ai fais jouer Mage dans une version assez étriqué à mes débuts. Jusqu'à ce que Matrix sorte au cinéma et que ça vision de Néo incarnant un héros sans limite dans la matrice éclaire mon imaginaire. Mais Docteur Strange illustre encore mieux, plus fort et plus loin le potentiel esthétique et créatif d'un jeu qui permet aux joueurs de faire ce qu'ils veulent (ou presque) avec la trame de la réalité. Depuis que je suis sorti de cette séance j'ai rouvert mon vieux livre de règles et je me suis replongé dans la lecture de Mage en me disant que ça serait cool de maîtriser une petite partie à la sauce Strange ... l'avenir nous diras si je trouve le temps de le faire.

Bref j'ai beaucoup aimé ce film, visuellement il est puissant, il est très bien rythmé et il parvient à tirer profit de ses décors tarabiscotés pour conduire des scènes d'actions musclées. Tous les films Marvel ne sont pas des films de super héros, mais à n'en pas douter ce héros là est vraiment super, comme promis Benedict Cumberbatch campe là un mage attachant qui n'est pas tant en quête de rédemption que d'un nouveau domaine de compétence dans lequel exceller. Je ne sais pas si je suis impatient de voir une suite, mais ce film là m’a rempli de plaisir. C’est tout ce qu’il y a à savoir.

Les images ne sont pas toujours originales dans Docteur Strange mais elles sont toujours superbes, esthétique, graphiques et surtout évocatrices.
Les images ne sont pas toujours originales dans Docteur Strange mais elles sont toujours superbes, esthétique, graphiques et surtout évocatrices.
Les images ne sont pas toujours originales dans Docteur Strange mais elles sont toujours superbes, esthétique, graphiques et surtout évocatrices.
Les images ne sont pas toujours originales dans Docteur Strange mais elles sont toujours superbes, esthétique, graphiques et surtout évocatrices.
Les images ne sont pas toujours originales dans Docteur Strange mais elles sont toujours superbes, esthétique, graphiques et surtout évocatrices.
Les images ne sont pas toujours originales dans Docteur Strange mais elles sont toujours superbes, esthétique, graphiques et surtout évocatrices.
Les images ne sont pas toujours originales dans Docteur Strange mais elles sont toujours superbes, esthétique, graphiques et surtout évocatrices.
Les images ne sont pas toujours originales dans Docteur Strange mais elles sont toujours superbes, esthétique, graphiques et surtout évocatrices.
Les images ne sont pas toujours originales dans Docteur Strange mais elles sont toujours superbes, esthétique, graphiques et surtout évocatrices.
Les images ne sont pas toujours originales dans Docteur Strange mais elles sont toujours superbes, esthétique, graphiques et surtout évocatrices.
Les images ne sont pas toujours originales dans Docteur Strange mais elles sont toujours superbes, esthétique, graphiques et surtout évocatrices.
Les images ne sont pas toujours originales dans Docteur Strange mais elles sont toujours superbes, esthétique, graphiques et surtout évocatrices.
Les images ne sont pas toujours originales dans Docteur Strange mais elles sont toujours superbes, esthétique, graphiques et surtout évocatrices.
Les images ne sont pas toujours originales dans Docteur Strange mais elles sont toujours superbes, esthétique, graphiques et surtout évocatrices.
Les images ne sont pas toujours originales dans Docteur Strange mais elles sont toujours superbes, esthétique, graphiques et surtout évocatrices.
Les images ne sont pas toujours originales dans Docteur Strange mais elles sont toujours superbes, esthétique, graphiques et surtout évocatrices.
Les images ne sont pas toujours originales dans Docteur Strange mais elles sont toujours superbes, esthétique, graphiques et surtout évocatrices.
Les images ne sont pas toujours originales dans Docteur Strange mais elles sont toujours superbes, esthétique, graphiques et surtout évocatrices.
Les images ne sont pas toujours originales dans Docteur Strange mais elles sont toujours superbes, esthétique, graphiques et surtout évocatrices.
Les images ne sont pas toujours originales dans Docteur Strange mais elles sont toujours superbes, esthétique, graphiques et surtout évocatrices.
Les images ne sont pas toujours originales dans Docteur Strange mais elles sont toujours superbes, esthétique, graphiques et surtout évocatrices.
Les images ne sont pas toujours originales dans Docteur Strange mais elles sont toujours superbes, esthétique, graphiques et surtout évocatrices.
Les images ne sont pas toujours originales dans Docteur Strange mais elles sont toujours superbes, esthétique, graphiques et surtout évocatrices.
Les images ne sont pas toujours originales dans Docteur Strange mais elles sont toujours superbes, esthétique, graphiques et surtout évocatrices.
Les images ne sont pas toujours originales dans Docteur Strange mais elles sont toujours superbes, esthétique, graphiques et surtout évocatrices.
Les images ne sont pas toujours originales dans Docteur Strange mais elles sont toujours superbes, esthétique, graphiques et surtout évocatrices.

Les images ne sont pas toujours originales dans Docteur Strange mais elles sont toujours superbes, esthétique, graphiques et surtout évocatrices.

Ici le Docteur Strange dans sonbeau costume de comic book et en dessous la couverture du fameux jeu de rôle Mage, ce n'est pas celle de l'édition Français d'avant les années 2000 mais elle y ressemble beaucoup

Ici le Docteur Strange dans sonbeau costume de comic book et en dessous la couverture du fameux jeu de rôle Mage, ce n'est pas celle de l'édition Français d'avant les années 2000 mais elle y ressemble beaucoup

Ma critique de Docteur Strange

Voir les commentaires

Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Critiques - Film, #critique, #film, #SF, #Docteur Strange, #Mage, #jeux de rôle

Repost 0

Publié le 26 Novembre 2016

Par période discontinue je me plonge et ma passionne pour Sens Critique. Faire des listes d’œuvres culturelles diverses et variées et de temps à autre écrire une critique c’est tout ce que j’aime dans finalement.

 

Hier, à la télévision il y avait Transformers : l’âge de l’extinction et en seconde partie de soirée Les Chroniques de Riddick, deux films que j’ai déjà vu dont un que j’aime particulièrement. En regardant cet énième opus des Transformers qui n’est pas un grand film, j’avais l’esprit assez détaché pour me demander comment je pourrais faire jouer ce genre d’aventure à la sauce jeu de rôle. Parce que si la saga est plutôt une morne plaine à regarder, à jouer ça doit être bien plus amusant. Bref j’en suis venu à ébaucher un début de liste sur Sens Critique, la bien nommée La liste des films que je voudrais adapter en jeu de rôle (surtout pour du one shot). J’ai donc commencé par inscrire Transformers, toute la saga, et même toutes les œuvres, animés et comics, d’ailleurs je crois que le comics est bien meilleur mais c’est un autre sujet que je ne maîtrise pas.

 

Bref, ceci étant fait, il était l’heure pour la télé de me permettre de revoir une nouvelle fois Les Chroniques de Riddick. Ce film c’est une de mes madeleines de Proust de Science-fiction doublé d’un des meilleurs films de planète opéra ou de space opéra, ou de science-fiction spatiale selon votre façon de nommer ce genre et ma passion pour ce film. J’ai donc naturellement fait entré ce film dans ma liste naissante des œuvres que j'aurai plaisir à adapter en jeu de rôle le temps d'une partie. Il n’y a rien d’unique ou de particulièrement original dans ce film, mais je trouve son alchimie parfaite, sa planète prison, les Nécromonger son peuple de conquérants à l’esthétique néo-gothique très marquante et bien sûr son furien nyctalope vraiment badass. Il n’y a peut être pas besoin de créer un jeu à part entière pour rejouer cette ambiance, ces peuples et ces décors. Pour croiser dans un  jeu de rôle les Nécromonger, la prophétie du furien et les décors hostiles que l’on retrouve dans la saga qui s'articule autour de ce film avec Pitch Black en amont et Riddick en avale, je pourrais me tourner vers l'univers de Warhammer 40K.  Les jeux comme Dark Heresy ou Rogue Trader me semblent être de bons candidats pour la noirceur de cet univers de fiction. Bien sûr, avec un peu d’imagination on pourrait retrouver tout  cela dans le jeu de rôle Star Wars ou n’importe quel jeu de rôle de space opéra mais là, de but en blanc, c'est dans la noirceur de Warhammer 40K que je voudrais croiser les Nécromongers, en faire des allier ou envoyer mon missionnaire les convertir à la vraie foi de l'Empereur Dieu. Un empereur dieu ? Comme l'empereur quasi divin des Nécromongers ? Quel hasard ...

 

Tout ça pour justifier le fait de balancer ici toutes les images que je trouve très inspirantes. Enfin non, pas juste pour cela, aussi pour faire un peu de pub pour ma liste sur Sens Critique. Et oui, juste pour ça. En plus il faudra que je revienne mettre à jour ces images avec les images de bestiaire venues des autres films qui détiennent un bestiaire très sympa et peu amical.  

J'aime cette ambiance néo-gothique qui se dégage des Nécromongers.
J'aime cette ambiance néo-gothique qui se dégage des Nécromongers.
J'aime cette ambiance néo-gothique qui se dégage des Nécromongers.
J'aime cette ambiance néo-gothique qui se dégage des Nécromongers.
J'aime cette ambiance néo-gothique qui se dégage des Nécromongers.
J'aime cette ambiance néo-gothique qui se dégage des Nécromongers.
J'aime cette ambiance néo-gothique qui se dégage des Nécromongers.
J'aime cette ambiance néo-gothique qui se dégage des Nécromongers.
J'aime cette ambiance néo-gothique qui se dégage des Nécromongers.
J'aime cette ambiance néo-gothique qui se dégage des Nécromongers.
J'aime cette ambiance néo-gothique qui se dégage des Nécromongers.
J'aime cette ambiance néo-gothique qui se dégage des Nécromongers.
J'aime cette ambiance néo-gothique qui se dégage des Nécromongers.
J'aime cette ambiance néo-gothique qui se dégage des Nécromongers.
J'aime cette ambiance néo-gothique qui se dégage des Nécromongers.
J'aime cette ambiance néo-gothique qui se dégage des Nécromongers.
J'aime cette ambiance néo-gothique qui se dégage des Nécromongers.
J'aime cette ambiance néo-gothique qui se dégage des Nécromongers.
J'aime cette ambiance néo-gothique qui se dégage des Nécromongers.
J'aime cette ambiance néo-gothique qui se dégage des Nécromongers.
J'aime cette ambiance néo-gothique qui se dégage des Nécromongers.
J'aime cette ambiance néo-gothique qui se dégage des Nécromongers.
J'aime cette ambiance néo-gothique qui se dégage des Nécromongers.
J'aime cette ambiance néo-gothique qui se dégage des Nécromongers.
J'aime cette ambiance néo-gothique qui se dégage des Nécromongers.
J'aime cette ambiance néo-gothique qui se dégage des Nécromongers.
J'aime cette ambiance néo-gothique qui se dégage des Nécromongers.
J'aime cette ambiance néo-gothique qui se dégage des Nécromongers.
J'aime cette ambiance néo-gothique qui se dégage des Nécromongers.
J'aime cette ambiance néo-gothique qui se dégage des Nécromongers.

J'aime cette ambiance néo-gothique qui se dégage des Nécromongers.

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Illustrations, #Chronique de joueur, #Inspiration, #jeux de rôle, #jdr, #film, #SF, #Riddick

Repost 0

Publié le 19 Novembre 2016

Un mauvais destin ou une destinée contraire, je ne sais pas, mais l'année de sa sortie j'ai totalement boycotté ce film craignant de voir un énième remixe médiocre de légendes antiques dans un décorum de péplum néo numérique. Il faut dire qu'avec Louis Leterrier aux commandes et Mouloud Achour en second rôle j'avais de quoi alimenter un doute raisonnable ...

 

Depuis sa sortie six années sont passées, et je suppose quelques passages à la télé, mais là encore j'ai maintenu le boycotte de cette production, refusant injustement de prêter un œil à ce film alors qu'en parallèle je suis allé voir Hercule avec The Rock ainsi que La légende d'Hercule avec un acteur non connu de mes radars, j'ai même subit le déplorable Les immortels de Tarsem Singh ou encore la triste de suite de 300. Bref du pseudo péplum de seconde ou troisième zone j'en ai mangé mais je refusais pourtant de laisser une chance à ce Choc des Titan. Jusqu'à ce soir ...

 

Comme un pléonasme du quotidien il n'y avait rien à la télé, et je n'avais pas envie de penser, j'ai alors lancé Netflix et par dépit j'ai lancé Le Choc des Titans le temps d'occuper l'écran pendant que je faisais la vaisselle. Chose curieuse, je me suis arrêté deux fois de laver les assiettes pour jeter un œil au début du film, j'étais étonné, c'était moins cheap que ce à quoi je m'attendais. Et le temps de finir la vaisselle et de me faire un café, j'étais devant la télé à suivre les aventures de ce Percé de cinéma.

 

Je vais vous choquer mais j'ai trouvé ça bien. Pour commencer je vais reconnaitre ses défauts, à commencer par les acteurs, et principalement Percé. Je l'admets c'est regrettable que le héros ai le charisme d'une sandalette fossile mais je ne m'attendais pas à plus. Au moins ce héros a-charismatique a un talent, à côté de lui le reste du casting se trouve mis en valeur. Le second défaut, qui n'en est pas exactement un, c'est son scénario. Le défaut c'est qu'il s'assoit bien volontiers sur une idée de la fidélités historiques ou mythologiques qui auraient pu nourrir et ravir les amateurs de légendes. Mais ce défaut possède un contre pied intéressant, c'est le goût de remix post moderne qu'il laisse au film. Plus le film se détache de son creusé de légende antique classique et plus il gagne en divertissement débridé. Et du divertissement c'est exactement ce que je recherche actuellement devant un  film.

 

La première qualité de ce film c'est qu'il n'a pas respecté les préjugés que j'avais à son sujet et en me déroutant ce film m'a plu. Ensuite, même si je l'ai vu sur un écran de télé et en 2D, j'ai apprécié les décors. C'est tout con, mais le film est une belle promenade, un peu maritime et surtout minérale. Des images simples pour des décors naturels qui exhalent un parfum d'exotisme épique autour de cette histoire. Il suffit parfois de peu de chose pour donner à une scène ou à un plan ce je ne sais quoi qui emporte le spectateur dans l'imaginaire du film. Chez moi un décor qui s'offre agit souvent comme un piège qui aspire mon imagination.

 

Une des autres qualités du film c'est son rythme foutraque. Tant qu'à bafouer une hypothétique filiation à la fidélité de la légende, Le choc des Titans le fait de façon décomplexée, généreuse, parfois outrancière mais toujours très juste en ce qui concerne le tempo. Alors même avec des acteurs pas vraiment charismatiques dans l'écran, même avec un scénario construit de bric et de broc, même avec des scorpions géants montés par des djinns, personnages en charbon, le rythme tombe toujours juste. C'est du up tempo, le spectateur que je suis se laisse porter et emporter. Il faut dire que ce film respire la série B décomplexée réalisée par un réalisateur qui aime son sujet et son genre. La sincérité vis à vis d'un genre et la générosité peuvent palier à des faiblesses ailleurs dans la production.

 

En plus le geek qui sommeil chez Louis Leterrier n'a pas hésité à semer des références diverses, variées et pop culturelles qui rendent par exemple hommage au film original avec la chouette Bulbo. Mais on peut aussi envisager un clin d’œil à des armures de chevaliers zodiacaux quand on regarde les costumes des dieux, ou un hommage en forme de clin de tentacule non euclidienne avec le design du Kraken qui à lui seul rend hommage à Cthulhu et à Godzilla, aux Eva d'Evanglion et à tous les kaijū de la culture populaire. Bref on sent que Louis n'est pas dupe et moi j'ai eu envie de le suivre dans son projet. Série B décomplexée ça veut dire des costumes un peu kitchs, les dieux seront là pour en témoigner, des effets spéciaux généreux, et qui ici ont plutôt bien vieillis, des scènes de combats viriles contre des monstres et des donzelles tantôt lascives, tantôt victimes qu'il faut toujours finir par sauver à la fin.

 

Tout y est, et j'ai trouvé ça cool.

 

C’est peut-être à ce moment là qu’en plus du film j’ai vu une partie de jeu de rôle. Bien sûr je ne suis pas le premier à envisager la mythologie comme une source d’inspiration et d’exploration pour du jeu de rôle sur table, mais à ce moment là du visionnage j’ai cru voir tous les éléments d'une partie de jdr dans ce film ; la mise en scène et le rythme comme un découpage de partie, de scénario, de séances de jeux de rôle et j’ai trouvé ça encore plus cool. C’était inspirant ; pas pour son scénario complexe avec enquête aux multiples énigmes retorses, ni pour la profondeur des personnages car le film est tout le contraire. Et c’est justement ce contraire que j’ai trouvé inspirant, la simplicité qui mène au divertissement. Des scènes simples mais esthétiques, des combats courts contre des ennemis épiques, et une grande importance donnée au style, au décor, et à l’exotisme vénéneux que permet l’imaginaire ; Méduse, Kraken, Djinn, Scorpions géants, tous ces éléments sont marquants par leur look et l’efficacité de leur mise en scène. Mention spéciale au passeur d’âme Charon qui a un rôle minuscule mais qui imprègne le film de son aura esthétique. Ce film m’a donné envie de prendre une feuille, un crayon, m’armer d’un système simple et minimaliste et d’envoyer des joueurs à la rencontre ostentatoire et baroque d’un imaginaire débridé. C’est la force du film, tu as une idée ? une inspiration ? une envie ? Fonce, prend ton Kraken nordique, tes djinns orientaux et balances les dans l’antiquité grecque. Fait des ellipses narratives et focalise toi sur ce qu’aiment les joueurs / spectateurs, des combats épiques, des rencontres marquantes et des villes en prise au chaos.   Je sais que le jeu de rôle ce n’est pas que cela, mais ce film m’a rappelé que parfois l’essentiel c’est de se faire plaisir. Bref, ce film à le parfum savoureux d’une aventure Porte – Monstre – Trésor à l’ancienne, et ça sent tellement fort que ça ne peut pas être un  hasard, c’est un  hommage j’en suis sûr.

 

Je trouve en plus que les effets spéciaux envoient toujours du steak même six ans après sa sortie. Et la mise en scène justement se met au service du divertissement en rendant hommage à ces effets spéciaux sans en faire trop pour tirer l'attention à elle. La scène finale avec l'attaque du Kraken, le Pégase de Percé, le sacrifice d'Andromède, sonne comme le point d'orgue où s'embrassent et s’enlacent les influences épiques et kitchs sans rien  renier de l'un  ou de l'autre.

 

Bref, le film est court, bien rythmé, esthétique, décomplexé, il sait se montrer spectaculaire et nous faire oublier ses limites et ses travers. Il ne m'en faut pas plus pour aimer ce film et reconnaître mon erreur de l'avoir boudé pendant toutes ces années.

Une critique rédigée à chaud et illustrée de manière excessive, j'avais oublié comme c'était plaisant. Et du plaisir j'en ai pris devant Le choc des Titans ! Pardon à Louis Leterrier d'avoir méprisé son film si longtemps avant de me régaler avec.
Une critique rédigée à chaud et illustrée de manière excessive, j'avais oublié comme c'était plaisant. Et du plaisir j'en ai pris devant Le choc des Titans ! Pardon à Louis Leterrier d'avoir méprisé son film si longtemps avant de me régaler avec.
Une critique rédigée à chaud et illustrée de manière excessive, j'avais oublié comme c'était plaisant. Et du plaisir j'en ai pris devant Le choc des Titans ! Pardon à Louis Leterrier d'avoir méprisé son film si longtemps avant de me régaler avec.
Une critique rédigée à chaud et illustrée de manière excessive, j'avais oublié comme c'était plaisant. Et du plaisir j'en ai pris devant Le choc des Titans ! Pardon à Louis Leterrier d'avoir méprisé son film si longtemps avant de me régaler avec.
Une critique rédigée à chaud et illustrée de manière excessive, j'avais oublié comme c'était plaisant. Et du plaisir j'en ai pris devant Le choc des Titans ! Pardon à Louis Leterrier d'avoir méprisé son film si longtemps avant de me régaler avec.
Une critique rédigée à chaud et illustrée de manière excessive, j'avais oublié comme c'était plaisant. Et du plaisir j'en ai pris devant Le choc des Titans ! Pardon à Louis Leterrier d'avoir méprisé son film si longtemps avant de me régaler avec.
Une critique rédigée à chaud et illustrée de manière excessive, j'avais oublié comme c'était plaisant. Et du plaisir j'en ai pris devant Le choc des Titans ! Pardon à Louis Leterrier d'avoir méprisé son film si longtemps avant de me régaler avec.
Une critique rédigée à chaud et illustrée de manière excessive, j'avais oublié comme c'était plaisant. Et du plaisir j'en ai pris devant Le choc des Titans ! Pardon à Louis Leterrier d'avoir méprisé son film si longtemps avant de me régaler avec.
Une critique rédigée à chaud et illustrée de manière excessive, j'avais oublié comme c'était plaisant. Et du plaisir j'en ai pris devant Le choc des Titans ! Pardon à Louis Leterrier d'avoir méprisé son film si longtemps avant de me régaler avec.
Une critique rédigée à chaud et illustrée de manière excessive, j'avais oublié comme c'était plaisant. Et du plaisir j'en ai pris devant Le choc des Titans ! Pardon à Louis Leterrier d'avoir méprisé son film si longtemps avant de me régaler avec.
Une critique rédigée à chaud et illustrée de manière excessive, j'avais oublié comme c'était plaisant. Et du plaisir j'en ai pris devant Le choc des Titans ! Pardon à Louis Leterrier d'avoir méprisé son film si longtemps avant de me régaler avec.
Une critique rédigée à chaud et illustrée de manière excessive, j'avais oublié comme c'était plaisant. Et du plaisir j'en ai pris devant Le choc des Titans ! Pardon à Louis Leterrier d'avoir méprisé son film si longtemps avant de me régaler avec.
Une critique rédigée à chaud et illustrée de manière excessive, j'avais oublié comme c'était plaisant. Et du plaisir j'en ai pris devant Le choc des Titans ! Pardon à Louis Leterrier d'avoir méprisé son film si longtemps avant de me régaler avec.
Une critique rédigée à chaud et illustrée de manière excessive, j'avais oublié comme c'était plaisant. Et du plaisir j'en ai pris devant Le choc des Titans ! Pardon à Louis Leterrier d'avoir méprisé son film si longtemps avant de me régaler avec.
Une critique rédigée à chaud et illustrée de manière excessive, j'avais oublié comme c'était plaisant. Et du plaisir j'en ai pris devant Le choc des Titans ! Pardon à Louis Leterrier d'avoir méprisé son film si longtemps avant de me régaler avec.
Une critique rédigée à chaud et illustrée de manière excessive, j'avais oublié comme c'était plaisant. Et du plaisir j'en ai pris devant Le choc des Titans ! Pardon à Louis Leterrier d'avoir méprisé son film si longtemps avant de me régaler avec.
Une critique rédigée à chaud et illustrée de manière excessive, j'avais oublié comme c'était plaisant. Et du plaisir j'en ai pris devant Le choc des Titans ! Pardon à Louis Leterrier d'avoir méprisé son film si longtemps avant de me régaler avec.
Une critique rédigée à chaud et illustrée de manière excessive, j'avais oublié comme c'était plaisant. Et du plaisir j'en ai pris devant Le choc des Titans ! Pardon à Louis Leterrier d'avoir méprisé son film si longtemps avant de me régaler avec.
Une critique rédigée à chaud et illustrée de manière excessive, j'avais oublié comme c'était plaisant. Et du plaisir j'en ai pris devant Le choc des Titans ! Pardon à Louis Leterrier d'avoir méprisé son film si longtemps avant de me régaler avec.
Une critique rédigée à chaud et illustrée de manière excessive, j'avais oublié comme c'était plaisant. Et du plaisir j'en ai pris devant Le choc des Titans ! Pardon à Louis Leterrier d'avoir méprisé son film si longtemps avant de me régaler avec.
Une critique rédigée à chaud et illustrée de manière excessive, j'avais oublié comme c'était plaisant. Et du plaisir j'en ai pris devant Le choc des Titans ! Pardon à Louis Leterrier d'avoir méprisé son film si longtemps avant de me régaler avec.

Une critique rédigée à chaud et illustrée de manière excessive, j'avais oublié comme c'était plaisant. Et du plaisir j'en ai pris devant Le choc des Titans ! Pardon à Louis Leterrier d'avoir méprisé son film si longtemps avant de me régaler avec.

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Critiques - Film, #Le choc des Titans, #SF

Repost 0

Publié le 14 Octobre 2016

Demain c’est week-end et le week-end c’est vide-grenier. Alors pour ne pas accumuler trop de retard je vais vous compter, vous chroniquer et vous raconter ce que j’ai trouvé la semaine dernière et dont je suis vraiment satisfait. Le temps faisant je comprends que je ne chine pas pour la bonne affaire et l’acte de collection, bien que si un objet vient parler à ma nostalgie je le chine sans hésiter. Dans le fond je chine pour jouer alors lorsque je trouve des jeux PS3 ou PSP je me réjouie parce que ce sont actuellement les deux seules consoles sur lesquelles je joue. Il y a donc dans le vide-grenier de la semaine dernière du jeu PS3 et PSP mais aussi du jeu PS2, un coffret de disques bleus et un truc portable et en couleur. Ah oui et même un jeu d’ordinateur personnel inspiré d’un jeu de rôle massivement en papier avec des amis.

Pour commencer parlons de GTA V, j’étais passé une première fois devant le stand d’un couple relativement jeune et j’avais remarqué quelques jeux PS3, plutôt du genre lot mainstream de qualité avec notamment un GTA et des Resident Evil. Et je ne sais pas pourquoi je ne m’étais pas attardé, c’était la fin de la matinée, il faisait chaud, nous avions prévu un petit resto avec ma copine et j’avais sûrement la tête ailleurs. Pourtant, en repassant devant le stand et m’attardant un peu plus sur le GTA V j’en demande le prix : 3 euros. Pour ce prix là je l’ai pris même si j’ai toujours eu du mal avec les GTA. Je suis assez vieux pour dire que j’ai connu la série à ses débuts, mais depuis le début je n’ai jamais vraiment accroché avec un épisode et le GTA IV prend la poussière parmi les jeux que j’ai lancés quelques fois sans parvenir à y revenir, pour cause une histoire qui peinait à débuter et des voitures qui glissaient comme des savonnettes. Alors quand la vague de GTA V a débarqué sur la plage des jeux vidéo je me suis reculé comme un touriste qui bronze devant la marrée montante. Maintenant que la vague est passée et que je commence à avoir envie de tester les classiques de cette génération 3 euros c’était mon prix, le bon. C’est fou comme le jeu vidéo à ce prix là n’a rien de comparable avec le jeu vidéo que tu paies plus cher. C’est une lapalissade que de le dire, mais le changement sur l’expérience de jeu est notoire. Faire la démarche d’aller acheter un jeu, en boutique ou en ligne, donc le choisir ou se faire aider à le choisir, le payer et le rapporter chez soi c’est déjà une démarche qui oriente l’expérience de jeu et pour moi c’est aussi une démarche qui augmente la pression que je me mets en tant que joueur pour aimer ce jeu. D’une part parce que je l’ai payé une certaine somme et que j’en veux pour mon argent et ensuite en faisant ce choix j’ai investi mon goût, mes valeurs esthétiques et culturelles, et si je suis déçu par le jeu je risquerai d’être déçu par moi-même. Mais croiser un jeu en vide-grenier, c’est se faire conseiller par le hasard et l’acheter quand il n’est pas cher c’est se libérer de la pression d’en vouloir pour mon argent.

J’ai lancé le jeu, j’y ai joué cette semaine, je lui ai laissé sa chance, je me suis laissé une chance et je ferai sûrement un jour une chronique ou une critique sur mon expérience de joueur sur GTA. Si j’avais dû payer plus je ne l’aurai pas fait parce que le jeu ne m’attirait pas assez, mais là, 3 euros pour une expérience critique c’est un prix qui me parait juste. Et au risque de divulgacher la critique que je ne ferais peut-être pas, je vous avoue que j’ai toujours du mal à entrer dans un GTA.

Sur le même vide-grenier, j’aperçois une petite pile de jeux PSP sur un stand plutôt orienté vieux pistolets et matériel militaire. Et en écoutant le vendeur et un client parler six coups je prends la pile et je regarde ; en fait il n’y avait que d’exposition ou de presse, je ne sais pas trop le terme exacte, des versions sans notice et avec le disque non sérigraphié. Je ne sais pas si ces versions valent plus ou moins qu’un jeu normal mais ça ne m’empêche pas d’en acheter quand j’en trouve. Je demande le prix et la personne me répond quelque chose comme 3 ou 4 euros le jeu. J’en prends deux en main et je lui propose 5 euros pour les deux ce qu’elle accepte. J’ai pris le seul jeu qui était dans une version normale et complète, le survival Obscure The Aftermatch et le jeu de course F1 Grand Prix. Ce second choix pourrait surprendre ou ne pas surprendre je n’en sais rien, mais je voulais amener la raison qui m’a fait choisir ce titre là, c’est que c’est le quatrième jeu sorti sur la PSP et je trouve ça super amusant comme détail. Du coup qu’importe sa qualité, je serai déjà content de jouer les archéologues de sport auto en y rejouant et puis je suis satisfait de posséder le quatrième jeu sorti.

Encore sur le même vide-grenier j’ai acheté pour 3 euros le jeu Shadowrun Chronicles Boston Lockdown pour PC. En termes de prix ce n’est sûrement pas l’affaire du siècle mais le jeu était neuf, encore sous blister. Et puis ça reste un jeu récent (2015) donc je suppose que ça justifie ou explique le prix qu’en voulait la vendeuse. Mais je ne l’ai pas prit pour cela, je l’ai pris d’abord parce que c’est un jeu Shadowrun inspiré, enfin adapté de l’univers de Shadowrun le jeu de rôle avec son univers de fantasy urbaine cybernétique que j’adore. Je ne sais pas encore si je vais y jouer, parce que je suis un piètre joueur de jeu sur ordinateur mais j’avoue que j’ai très envie de trouver le temps de le tester. Et si je ne le fais pas je pourrais toujours regarder l’illustration sur sa boîte en écoutant le CD des musiques du jeu.

Pour rester dans le futur, j’ai mis la main sur le coffret blu-ray de Matrix, qui contient les trois films de la trilogie, Matrix, Matrix Reload et Matrix Révolution ainsi que Animatrix. Tout comme j’ai découverts GTA à sa sorti, je l’ai même vendu à cette époque là, j’ai aussi connu la claque de Matrix en direct ; et même si j’ai été critique et déçu envers certains détails j’ai aussi été frappé d’amour pour toute la trilogie, parce que oui, je suis comme ça, j’assume d’aimer les trois volets de la saga. J’avais par la suite acheté les DVD histoire de continuer d’explorer ces films, mais sentant le vent des disques bleus tourner, j’ai revendu mes DVD devant orphelin de Matrix et me promettant d’un jour les racheter en version du disque bleu. Et c’est ce que j’ai pu faire lorsque ce week-end, dans un vide-grenier, dans un panier à linge, j’ai vu le coffret blu-ray de Matrix. Je demande le prix, 2 euros. Je crois que j’ai fais répéter la personne, mais sans verbaliser le fait de ma surprise, c'est-à-dire que le coffret contient quand même trois films et une série de court métrage, déjà un film en blu-ray à deux euros c’est une bonne affaire, mais là, pour tout le coffret, j’ai vite dis oui. J’imagine qu’à l’origine il était peut-être vendu avec un fourreau ou un coffret, je ne sais pas et on s’en moque parce que tous les disques sont là et les films dedans !

Et comme c’était un week-end plutôt propice aux achats de jeux vidéo je ne m’arrête pas là et j’enchaîne avec deux jeux PS2 négociés pour 4 euros. Il y a d’un côté Rayman 3 Hoodlum Havoc et de l’autre côté One Piece Grand Adventure. Rayman faut-il le présenter ? C’est un classique de la plate-forme, toujours en couleur, parfois en 2D d’autres fois en 3D, il passe de génération en génération sans jamais décevoir. Et si je n’ai encore jamais testé celui-ci je me suis laissé entendre que c’était un bon épisode de la série. En revanche One Piece Grand Adventure je l’ai pris parce que c’est One Piece et que j’aime son univers très libre et tellement pulp par contre je ne connais pas le jeu et je ne sais pas ce qu’il vaut. J’espère seulement qu’il vaut ses 2 euros. J’avoue que je ne sais pas encore bien où je vais avec mes jeux PS2, je n’ai toujours pas chiné de console et la mienne je l’ai offerte à des enfants défavorisé à Madagascar. Donc je chine des jeux PS2 à vide, ou à froid, sans être sûr de pouvoir y jouer rapidement ; mais la PS2 est la console qui a connue son heure de gloire quand moi je connaissais mon retrait des jeux vidéo. Du coup je n’ai que trop peu d’expérience sur cette machine et j’ai bien envie de me rattraper, même si je ne suis pas sûr que j’aurais le temps un jour. Donc je continu d’acheter des jeux PS2 en oscillant entre les classiques et les belles jaquettes qui me parlent mais dont je ne sais et je pourrais très bien un jour prochain les revendre ou les offrir subitement si la raison m’emporte voir carrément les transformer en œuvre d’art selon un vieux dessein que j’ai poursuivi au siècle précédent.

Pour en terminer avec le retour des vide-greniers de la semaine dernière je vais aborder la question épineuse du PDC alias la Pocket Dream Console. Alors d’accord le nom est ronflant mais c’est un ronfleur menteur parce que le rêve n’est pas exactement au rendez-vous. La première fois que je suis passé devant le stand j’ai remarqué la boîte, je l’ai prise et la vendeuse soucieuse de s’en débarrasser m’annonce 10 euros. Pendant que j’ouvre la boîte pour vérifier son contenu et remarquer la console dans la boîte n’est pas celle sur la boîte elle descend le prix et me propose 5 euros. Mais payer 5 euros pour une Pocket Dream Console ça me semblait encore trop cher. Jouer à des jeux génériques, sur un minuscule écran de deux pouces ça n’est pas une perspective suffisante pour me pousser à l’achat. Du coup j’ai reposé la boîte et je suis reparti. En discutant avec mon amie, je lui ai dis que si la console était encore là quand je repassais je proposerai 2 ou 3 euros pour la prendre. Ce qui m’a motivé c’est déjà l’incongruité de ce genre de machine, ensuite c’est la boîte en super état et d’une très belle qualité. Le genre de boîte avec du carton bien dur, une petite partie aimanté pour la refermer, une boîte solide et bleue pleine de promesse. Même si à l’intérieur la version de la PDC ne correspond pas au modèle sur la boîte, même s’il n’y a pas le câble télé, je voulais faire une offre. Je suis donc repassé et j’ai proposé 3 euros, soulagée de s’en débarrasser la personne a accepté. Je n’avais pas encore pu tester la machine, je ne savais pas si elle fonctionnait. En rentrant j’ai dévissé le cache pile pour réaliser qu’une des piles usagées avait coulée en oxydant les contacts. Sans brosse métallique j’ai essayé de nettoyer comme j’ai pu, et après un ou deux échecs au redémarrage j’ai réussi à faire fonctionner la machine. J’ai donc pu tester les 28 jeux présents dans la machine, tous des clones plus ou moins médiocres de jeux ou de genre connus. Je suis mine de rien assez content de cet achat, même si d’une certaine façon il me rend triste lorsque je pense aux personnes n’ayant pas trop d’argent qui achètent ces machines là pour leurs enfants, je pense à ces enfants qui débutent peut-être dans le jeu vidéo par là alors que leurs camarades sont à l’ère de la PS4 ou de la Xbox360. Oui, cet objet me rend triste, mais je l’aime, c’est mon paradoxe.

Et c’est ainsi que je conclu ce retour de vide-grenier. Merci pour votre présence et vos lectures et vos commentaires quand il y en a.

Ok on ne va pas se cacher que cette série de photo sent un peu le pâté frelaté, désolé. Je garde en tête l’importance du DIY et la volonté de m’améliorer.
Ok on ne va pas se cacher que cette série de photo sent un peu le pâté frelaté, désolé. Je garde en tête l’importance du DIY et la volonté de m’améliorer.
Ok on ne va pas se cacher que cette série de photo sent un peu le pâté frelaté, désolé. Je garde en tête l’importance du DIY et la volonté de m’améliorer.

Ok on ne va pas se cacher que cette série de photo sent un peu le pâté frelaté, désolé. Je garde en tête l’importance du DIY et la volonté de m’améliorer.

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #videgrenier, #vide-grenier, #vintage, #jeux vidéo, #film, #SF, #achat, #PSP world, #PS3, #brocante, #PS2

Repost 0

Publié le 20 Septembre 2016

A peine avais-je eu le temps d’arriver sur le lieu de nos vacances que j’embarquais ma petite amie pour aller chiner dans un vide-grenier ; j’ai eu envie de lui dire qu’il n’y avait rien de tel pour découvrir une région mais je n’aurai pas assumé ce mensonge idiot, juste le plaisir de chiner hors de nos sentiers battus.

Retour dans le temps …

J'ai appris l'existence du cycle de Dune lorsque j'étais au collège, encore jeune adolescent timide. C'est à cet âge que l'on commence à s'émanciper de la culture familiale pour conquérir la sienne. C’est à cet âge que j’ai découverts le jeu de rôle et par son biais tout un pan de la culture de l'imaginaire. Il y avait dans ma jeune bande de d’amis rôlistes un garçon qui avait tout vu, tout lu et à qui cela conférait une forme de légitimité à guider les autres. C’était notre leader d’opinion et notre influenceur et j’avoue que je n'ai jamais cherché à savoir s'il avait réellement lu ces livres et vu ces films dont il nous parlait. C'est par lui que j'ai entendu parler de façon très élogieuse du cycle de Dune de Frank Herbert.

En bon petit soldat cherchant à s'intégrer en suivant les conseils de lecture du leader j'ai essayé de lire Dune mais le livre m'est tombé des mains bien avant la fin du premier tome. Je suis donc passé à côté de cette première rencontre avec l’œuvre culte. Quelques temps plus tard j'ai raté ma seconde rencontre avec Dune lorsque ce même ami m'a prêté le film en VHS. Je trouvais déjà le texte touffu, dense et baroque, mais le film, celui de 1984 réalisé par David Lynch, je l’ai trouvé carrément barré et presque inaccessible à l’adolescent dont la culture n'est pas encore forgée que j’étais. De ce premier visionnage je n'ai gardé que peux de souvenirs précis, des corps boursouflés, des discours sceptiques et un sentiment de malaise. Ce n'est que l'année dernière que j'ai réessayé de voir ce film et qu'il m'a enfin laissé un sentiment différent.

Pourtant la guerre des maisons Atréides et Harkonnen, le désert infini d’Arrakis peuplé de Fremens et des vers des sables géants, l’épice tout puissant j'en ai connaissance sans avoir lu les livres ni vu le film parce qu'au début des années 90 aussi j'ai découverts le jeu vidéo Dune II :  la bataille d'arrakis sur Megadrive. Il y avait toute l’essence de Dune dans ce jeu mêlant stratégie militaire et exploration. J’ai dévoré ce jeu. Je goûtais enfin à l’esprit du cycle.

Retour dans le présent d’un vide-grenier …

Même en vacances au bord de l'eau je ne manque pas une occasion de chiner. Sur un stand de bouquiniste je vois un coffret cartonné contenant trois ouvrages du cycle de Dune ; Dune, Le messie de Dune et Les enfants de Dune. Après une infime négociation je pars avec les trois livres et leur coffret carton fatigué, c'est-à-dire légèrement déchiré et usé pour 2€50. C’était l’occasion de me lancer une nouvelle fois à la conquête du cycle de Frank Herbert. J'été sur la plage, les pieds dans le sable de la plage, le soleil du mois d’août pouvait me faire songer à Arrakis et j'ai succombé rapidement à la prose baroque du roman. Il faut croire que je suis enfin prêt à conquérir cette œuvre.

Le petit souci c’est que je n’ai pas fait attention au moment de l’achat. En regardant le coffret, j’ai bien vu trois ouvrages et j’ai supposé qu’il y avait un livre pour chacun des trois épisodes du cycle de Dune. Je n’avais pas fait attention que Dune, le premier roman du cycle, avait été découpé en deux tomes dans cette édition et qu’il me manque le premier tome. Mais je suis sûr que je dois pouvoir le retrouver en vide-grenier, seul, sinon je pourrais toujours aller chiner sur internet cette moitié de premier tome pour compléter le coffret. Pour l’anecdote ce week-end j’ai cru que j’allais compléter mon coffret et mon cycle, mais la vendeuse n’avait que le tome 2 de Dune, celui que je possède déjà.

Lorsque nous faisons les vide-greniers avec ma petite amie je lui ai demandé de rappeler à l’ordre lorsque je suis tenté d’acheter des DVD parce que je n’ai pas besoin de DVD, j’en ai déjà trop que je n’ai pas regardé et surtout j’essaie de migrer vers le blu-ray. Alors quand je me suis arrêté devant trois DVD elle était prête à me tirer par la manche et me menacer de dieu sait quelle torture pour que je ne cède pas à la pulsion d’acheter n’importe quel film. Heureusement je lui ai aussi dit que je me réservais quelques exceptions, comme les coffrets des rares séries que j’ai envie de conserver ou de quelques animés que je voudrais partager. Et là je venais de m’arrêter devant les trois DVD Des chroniques de la guerre de Lodoss. C’est amusant, j’ai découverts la série à la même époque où je découvrais Dune, les jeux de rôle, mais aussi Akira et quelques temps après Ghost in the Shell, c'est-à-dire à la fin de la période du collège. Alors comme avec Dune j’ai une forte nostalgie pour cette série d’animation empreinte de mes premiers souvenirs de rôlistes.

Le vendeur faisait trois DVD pour 2 euros, je n’ai pas hésité. Et histoire de faire un mouvement de négociation j’ai attrapé une petite merdouille électronique en demandant au vendeur s’il acceptait d’ajouter cela à mes achats. Sûrement trop content de se débarrasser du jouet électronique en plastique il acceptait bien volontiers. Il s’agit d’un jouet de happy meal au Mc Donald’s, un jeu électronique archaïque siglé SEGA ; une sorte de sous Game & Watch promotionnel pour la firme aux mille burgers qui va prendre la poussière chez moi jusqu’à ce que je décide de le ranger dans la poubelle. Mais j’étais content de rentrer de ce vide-grenier avec mes petites trouvailles pleines de nostalgies et de seconde chance.

Pour moins de 5 euros j'étais un homme heureux.

Pour moins de 5 euros j'étais un homme heureux.

Vide-grenier & culture pop #7 : Dune & Lodoss

Voir les commentaires

Repost 0

Publié le 24 Août 2016

L’été se termine, les feuilles jaunies de manquer d’eau commencent à tomber des arbres et le bureau où je stock mes achats de vide-grenier me regarde avec cet air nostalgique de crépuscule de la saison ; il sait que l’été sera bientôt fini et que les achats qui l’encombrent vont eux aussi finir par entrer dans un article puis une étagère et d’ici quelques jours, quelques semaines tout au plus, il sera nu, revenu à l’état de plateau de bois sans intérêt parce qu’il n’est plus qu’un bureau secondaire. Il me regarde, je le regarde et je prends sur lui deux livres et un jeu ainsi que quelques jouets et s’il pouvait avoir les yeux mouillés je suis sûr qu’il les aurait.

Retour dans le temps. C’était un dimanche de juillet, ensoleillé comme une carte météo mensongère et avec ma petite amie nous prenions la route. C’était un lendemain de mariage, pas le notre évidemment, surtout que je suis trop galant pour imposer à quiconque l’étalage d’un enchaînement, et nous roulions pour rentrer chez nous quand sur les coups de midi nous passons en vu d’un village et de son vide-grenier. Et comme ma petite amie sait mon plaisir à chiner elle me propose de nous y arrêter.

J’y ai trouvé un jeu Playstation 3 vendu par un gamin à peine plus vieux qu’un ado. Il s’agit de The King Of Fighters XII qu’il vendait à 5 euros. Ce prix est entrain de devenir mon prix planché pour les jeux PS3 en vide-greniers, juste assez peu cher pour que je ne négocie pas. C’est drôle, ce gamin devait avoir 13 ou 14 ans c'est-à-dire qu’il n’était pas né à la naissance du jeu lorsque je découvrais sur jeu sur les bornes d’arcades de la salle qui jouxtait mon lycée. Et quand j’achète The King Of Fighters XII à ce gamin il ne peut pas s’imaginer ce que ça me fait remonter comme souvenir, ces heures entre midi et deux où le lycéen timide et introverti que j’étais préféré ne pas manger à la cantine et dépenser son argent de poche dans la borne de King of Fighters 94. Bien sûr une fois lancé dans la console la nostalgie s’efface rapidement parce que cet opus n’est pas extraordinaire ; un style graphique qui ne m’accroche pas vraiment et une maniabilité que je trouve un peu molle, mais c’est peut-être le pad PS3 qui n’est pas le meilleur outil pour jouer à un jeu de baston de se genre.

Le jeu est propre est complet

Le jeu est propre est complet

Alors que jusqu’à présent je n’avais trouvé qu’un seul livre dont vous êtes le héros en vide-grenier ce jour là j’en ai trouvé deux sur deux stands différent. Je ne crois pas que avoir déjà fais le retour du vide-grenier où j’ai trouvé le premier livre dont vous êtes le héros que j’avais trouvé. Qu’importe, les choses se font à l’envers mais ce n’est pas grave. Pour information j’ai découverts le jeu de rôle classique avec papiers et dés par un ami et non par la lecture des livres dont vous êtes le héros comme d’autres jeunes de ma génération. Étant rapidement tombé dans la passion du jeu de rôle j’ai longtemps (et bêtement) cru que les livres dont vous êtes le héros n’étaient que des produits de substitutions un peu médiocre. Et lorsque cet été j’ai trouvé mon premier exemplaire en vide-grenier je l’ai dévoré en une journée en me maudissant intérieurement d’avoir été aussi jeune et con. C’est pourquoi le jour de ce vide-grenier j’étais très heureux de mettre la main sur La dernière Invasion, un livre dont vus êtes le héros qui appartient à la collection Histoire et qui nous propose de lire et de vivre une aventure au côté ou contre Guillaume de Normandie en 1066.  Le second c’est Les grottes de Kalte un opus qui appartient à la collection du Loup Solitaire, une aventure épique dans le pur style de a fantasy classique. Et ça tombe bien parce que le premier livre dont je suis le héros que j’ai trouvé sur un vide-grenier précédant appartient aussi à la série du Loup Solitaire. J’ai payé chaque bouquin 1 euro.

Deux éditions plutôt récentes et en très bon état

Deux éditions plutôt récentes et en très bon état

Je vais enfin pouvoir vous présenter les trois petites figurines jouets dragons qui trônent sur mon bureau principal depuis qu’elles sont revenues de ce vide-grenier. Comme pas mal de chineur je craque souvent pour des jouets qui sont vendus moins d’un euro et qui nous rappellent notre enfance. Ou parfois je craque pour des jouets figurines juste parce qu’ils me permettront d’illustrer des parties de jeux de rôle ou simplement décorer mon bureau. J’ai donc trouvé trois petits monstres classiques, deux dragons et un squelette. Les dragons ne sont pas extra, ils sont de petites tailles, l’un d’eux n’a plus ses ailes et ressemble plus à un gros lézard bleu (ce qui fait un monstre très correcte au demeurant) et ils ne sont pas particulièrement bien articulés ce qui ne leur permet pas de prendre des poses trop bad ass. Mais bon, avec leur air grasouillé ils sont plutôt mignons. Et encore une fois, si quelqu’un pouvait me donner des informations sur eux ça m’intéresserai parce que je suis incapable de trouver de quelques jeux / série / BD / univers ils peuvent être issus. Je sais juste que ce ne sont pas les premiers dans le genre que je vois et que donc ils ont dû être vendus à assez grande échelle. Le troisième larron de ce trio draconique est un squelette. Un squelette ou un dragon me direz-vous. Et je répondrais un squelette de dragon. Et celui-ci je le trouve extra ! D’une part parce que son design est clairement cool, son squelette est élancé, dynamique, racé, bref réussi. Les couleurs cohérentes mais surtout ce que j’aime c’est la manière dont il est articulé, surtout au niveau de la tête qui est articlée par une rotule ce qui permet de lui donner des postures très expressives je trouve, surtout que la mâchoire est aussi articulée.

J’ai du mal à en être sûr mais je pense que les trois jouets proviennent de la même gamme, ce qui me fait dire cela c’est qu’ils ont plus ou moins le même gabarit, qu’ils semblent être tous les trois des dragons mais surtout au niveau du dos vous pouvez voir pour le dragon orange que ses ailes tiennent par deux picots où elles sont clipsées. Et ces picots je trouve les mêmes sur le dragon bleu et sur le dragon squelette. Donc une énième fois si quelqu’un à des infos sur cette gamme de jouet je suis curieux et preneur de les connaître. De souvenir j’ai dû payer 1 euro les trois.

Et c’est ainsi que je vais pouvoir ranger le jeu avec mes autres jeux et les livres dans la bibliothèque. Quand aux dragons ils restent là.

J'ai écris que le dragon bleu ressemblait un peu à un lézard, je crois que c'est surtout à un poulet
J'ai écris que le dragon bleu ressemblait un peu à un lézard, je crois que c'est surtout à un poulet

J'ai écris que le dragon bleu ressemblait un peu à un lézard, je crois que c'est surtout à un poulet

Merci et à bientôt

Merci et à bientôt

Voir les commentaires

Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #achat, #videgrenier, #vide-grenier, #vintage, #jeux vidéo, #PS3, #jeux de rôle, #Littérature, #SF, #jouet

Repost 0

Publié le 18 Juin 2016

Même s'il manque Goldorak et que s'y invitent Cobra et Jayce cette illustration parle bien à ce que j'éprouve de nostalgie et de plaisir à l'éprouver

Même s'il manque Goldorak et que s'y invitent Cobra et Jayce cette illustration parle bien à ce que j'éprouve de nostalgie et de plaisir à l'éprouver

Goldorak diffusé la première fois en 1975 et qui fait suite à Mazinger Z (1972) et à Great Mazinger (1974). Le Capitaine Flam première diffusion en 1979 inspiré de Capitaine Futur une série de romans illustrés parus à partir des années 1940. Albator, alias Harlock un personnage crée en 1969 que je découvre dans Albator, le corsaire de l’espace diffusé pour la première fois en 1978 forment un trio auquel vient s’ajouter Ulysse 31 qui arrive sur mes écrans en 1981 pour constituer le quatuor des figures de science-fiction qui ont marqué mon  enfance.

Quatre héros qui sont inscrits dans des univers de science-fiction qui sont eux-mêmes ancrés dans un imaginaire d’un autre temps. Quatre fois le futur représenté aux travers de dessins animés qui basent leurs esthétiques dans une culture visuelle qui vit son crépuscule au moment où elle m’arrive. Je ne m’étais jamais demandé pourquoi la vieille science-fiction œuvrait sur moi comme une madeleine proustienne orientant implicitement mes goûts pour les œuvres culturelles qui glosent la patine désuète de ces visuels et de ces visions empreintes de ce que le futur aurait dû être. Je n’avais jamais réalisé que les quatre figures que sont Goldorak, Albator, Capitain Flam et Ulysse 31 ont été pour moi les précepteurs d’un goût que je pensais m’être venu d’ailleurs, par génération spontanée. Mais lorsque je me retour sur ces dessins animés que j’ai aimé, adoré, que j’ai regardé très jeune je réalise à comment ces univers m’ont imprégné. Mes premières passions culturelles sont nées devant ces dessins animés là et pas d’autres ; plus tard quand la vague animé & manga a déferlé j’y ai été un peu moins réceptif parce qu’en vérité j’étais déjà formaté par une esthétique et une visions issus de l’époque précédente. Mis à part Ulysse 31 ces séries sont nées dans les années soixante-dix et elles sont les fruits d’une période post Star Wars, en pleine conquête spatiale, en pleine guerre froide, en plein dans une période dont je n’aurai la connaissance que plus tard au travers d’un savoir acquis à postériori. Mais le visuel et la vision du futur que portent ces dessins animés ce sont ancrés en moi de façon sûre ; j’y vois mes premières influences.

Je me rappelle que lorsque nous étions petits avec ma petite sœur nous aimions entre autre jouer aux vaisseaux. Je ne me rappelle plus très bien du contenu de ces jeux, mais je sais que souvent nous y revenions. Jouer aux vaisseaux c’était s’imaginer en capitaine de vaisseau façon corsaire de l’espace qui commande son navire spatial avec un ordinateur. Je me rappelle très bien que nous nous étions crée des ordinateurs justement ; oui je vous parle d’une époque où nous n’avions jamais vu d’ordinateur personnel à la maison, du coup un ordinateur c’était en fait une de ces interfaces abstraites et absurdes avec des boutons et des lumières et des écrans radars comme l’on en voit dans n’importe quel film ou dessin animé de science-fiction. Ayant des parents bricoleurs, nous récupérions des choses qui nous inspiraient quelques choses de science-fictionnelle, des interrupteurs, des potards, des pièces de bric et de broc que nous plantions dans notre ordinateur qui était en fait de tranche de polystyrène l’un sur l’autre. Notre père nous avait installé de petites ampoules de lampe de poche derrière des écrans qui étaient en réalité de portes documents où nous posions des papiers claques où nous dessinions le contenu des écrans radars. Ce que je veux dire par là c’est que lorsque je repense à tout cela je réalise que ma vision du futur, de l’ordinateur par exemple, était parfaitement claquée sur ce que je voyais dans les dessins animés qui eux même retranscrivaient ce qu’ils pensaient que serai le futur. Mais c’était non-conscience en moi, je ne cherchais pas à reproduire le cockpit de l’Odysseus d’Ulysse ou du Cyberlab du Capitaine Flam mais c’est ce que je faisais parce que ces figures sont celles qui ont imprégné en premier la matière première de mon imaginaire.

En me remémorant tout cela pour écrire cet article je comprends tellement mieux pourquoi cette esthétique est devenue ma madeleine, pourquoi j’éprouve toujours un grand attachement à la science-fiction désuète et un peu kitsch alors que j’ai une toute petite retenue par rapport à la science-fiction plus dure. Parce que tout le reste de ma culture SF est venue plus tard, le second film que je vois au cinéma c’est Terminator 2, le premier livre que j’achète et que je lis est de Philip K. Dick, sans compter les jeux vidéo et les jeux de rôle ; tout à contribué à me forger une culture, à m’intéresser à une niche ou un domaine culturel donné, et tout cela forme aussi une part de ma personnalité actuelle. Mais en amont de tout cela, au début du début de moi, il y a le Capitaine Flam, Albator, Goldorak et Ulysse 31. D’autres ont été biberonnés aux films et personnages de Disney, d’autres avec les livres, les contes pour enfants, d’autres encore l’opéra et les grands classiques, et tellement d’autres choses encore, mais moi ça a été ces quatre figures de la science-fiction qui m’ont marqué et m’ont définis les points cardinaux de mon goût pour la pop-culture. Je ne cherche pas à dire que c’est bien, je cherche encore moins à dire que c’est mal, non je partage simplement cela avec vous parce que je viens d’en prendre conscience. Et je comprends mieux pourquoi les couvertures des vieux romans de science-fictions me parlent tellement lorsque je fais les vide-greniers pour chiner ma bibliothèque.

Je suis un enfant d'un siècle passé
Je suis un enfant d'un siècle passé
Je suis un enfant d'un siècle passé
Je suis un enfant d'un siècle passé

Voir les commentaires

Repost 0

Publié le 8 Juin 2016

Chiner c’est couette, c’est se laisser porter par l’indétermination de ce que possédaient les autres avant qu’ils décident de s’en séparer et se faire surprendre par des choses inattendues. Mais depuis que j’ai décidé d’assumer mon penchant pour l’accumulation autour des objets du jeu vidéo dans l’idée floue d’en faire peut-être une collection, à moins que ça ne reste qu’une accumulation sans valeur réelle de collection, je laisse aux experts et philosophes le loisir de débattre sur ce qui fait frontière entre l’accumulateur et le collectionneur, je chine avec un plaisir focalisé.

La règle du jeu c’est aussi le risque de revenir sans rien ; même si ce risque est modéré parce que lorsque le chineur qui c’est levé tôt un samedi matin possède la capacité de se découvrir un intérêt pour tout et n’importe quoi. Ce samedi là je chinais seul, tranquillement, profitant de l’air frais et du ciel bleu comme le promeneur dans la campagne sauf que moi je déambulais dans les allées d’un vide-grenier. La première chose que j’ai acheté c’est Guitar Hero on tour sur DS. Ce n’est pas le jeu qui m’intéressait, mais surtout l’accessoire parce que ce titre n’est jouable qu’avec ce drôle d’instrument qui transforme la DS en une horrible et très peu intuitive guitare électronique. Ce n’est pas un objet rare, ni un objet précieux, mais j’ai toujours été fasciné par la capacité de Nintendo de créer des consoles portables sur lesquelles s’adaptaient des accessoires plus ou moins utiles et abracadabrantesque. Cette étrange fascination me vient de la première Game Boy objet richement doté en accessoire loupes, lumières et autres objets optimisant la vision de l’écran qui n’était pas rétroéclairé. Je me rappelle avoir lu dans un Console Plus ou un Joypad un article qui parlait d’un jeu de pêche sur la Game Boy pour lequel on pouvait à priori adapter un accessoire pour simuler un moulinet et je ne sais plus si c’est dans le même article, je me souviens avoir lu qu’au japon il existait pour la même Game Boy une cartouche munie d’un sonar que l’on pouvait plonger dans l’eau pour repérer les bancs de poissons. Depuis ces temps immémoriaux en chronologie des jeux vidéo, je garde une curiosité pour les accessoires absurdes des consoles portables. D’ailleurs je possède quelque part chez moi une Game Boy Camera, mais surtout un Game Boy Printer (en boîte s’il vous plait) pour imprimer des photos ainsi que quelques recharges de papier autocollant pour aller dans la machine. Je garde cela pour qui sait, un jour réaliser une œuvre d’art à partir de ce support. Et c’est dans cette logique que j’ai acheté cet accessoire Guitar Hero on tour certes en lose, mais avec malgré tout son médiator, payé 1 euro.

Vide-grenier & culture pop #1 : jeux vidéo et livres et jouet

Après quelques négociations échouées pour des objets qui m’intéressaient que moyennement, je me suis décidé à acheter deux jouets figurines. Le premier juste parce que je le trouve cool et parce qu’il me semble en très bon état. C’est Hulk, le gros monstre vert des Avengers. C’est sûrement un des héros Marvel que je préfère, je suis même ce genre de mec qui a aimé les deux premiers films Hulk, donc c’est soit que je n’ai pas de goût en matière de cinéma, soit j’apprécie vraiment le personnage. Il n’est pas immense, en plastique dur et vert, il a les bras qui peuvent bouger et il se tient bien stable sur son socle Avengers, il méritait bien que je dépense 1 euro pour lui. La seconde figurine je ne peux pas vous la présenter par son nom ou son prénom parce que je ne la connais pas, mais j’ai vu sous son socle qu’elle était malheureusement issue des films Arthur et les Minimoys, que je n’ai jamais vu mais que je déteste par principe de dénigrer tout ce que fait Luc Besson. Mais si je l’ai prise c’est pour me servir de figurine quand je fais du jeu de rôle. Avec certains jeux de rôle, les phases de combats sont assez détaillées pour nécessité un plan précis et poser des marqueurs sur le plan pour désigner les joueurs et les ennemis. Hors je trouve que cette figurine fera un très bon ennemi, du genre armure fantôme mangeuse d’âme. Prise elle aussi pour 1 euro parce que je n’ai pas trop négocier avec des enfants.

L'arrière plan Dungeon World n'a pas de lien avec la figurine, c'est seulement un écran du jeu de rôle éponyme

L'arrière plan Dungeon World n'a pas de lien avec la figurine, c'est seulement un écran du jeu de rôle éponyme

Ce jour là j’ai aussi fait un achat bi-classé dans le sens où il mérite sa place sur ce blog parce qu’il s’agit d’objets en lien avec la pop culture autour de laquelle j’essaie d’axer mon blog, mais comme ce sont des livres ils ont aussi leur place sur mon autre blog dans la série d’article Chiner sa bibliothèque. Il s’agit de trois livres de science-fiction des années 50 dans la collection Anticipation des éditions Fleuve Noir. C’est une collection très prolifique qui a profondément marqué les lecteurs évidement mais qui a aussi influencé les auteurs de science-fiction de la seconde moitié du XXème siècle. Peut-être l’ai-je déjà abordé au travers d’anciens articles, critiques de jeu ou de film, sur ce blog, mais j’aime énormément la vision de la science-fiction vieille école. J’aime les romans, mais j’aime aussi les visuels décomplexés, un peu désuets et kitsch qui sont comme des madeleines pour mon imaginaire. Et puis derrière ces couvertures un peu ringardes parfois, il y a de vrais romans qui portent des visions que les auteurs du siècle dernier pouvaient avoir de notre présent. Ces trois romans là je les ai d’abord pris pour leur visuel, parce que ce sont des éditions de 1952 et que j’adore ces illustrations peinte à la main. Mais je prendrais sûrement un jour le temps de les lire.

Vide-grenier & culture pop #1 : jeux vidéo et livres et jouet

Comme j’ai décidé de collecter / collectionner les jeux PSP lorsque je tombe dessus, je prends toujours le temps de regarder l’état des jeux et parfois j’en achète un ou deux ou plus. Et ce jour là je suis content de repérer un petit tas éparpillés de jeux PSP. Le gamin s’était amusé à inverser les jaquettes quand celles-ci étaient réversibles, je ne reconnaissais donc pas tout de suite les jeux. D’ailleurs je me pose une question, ces jaquettes avec une belle illustration à l’intérieur sont-elles faites juste pour le plaisir du jouer quand il ouvre son jeu pour le fourrer dans sa console ou bien sont-elles vraiment pensées pour être réversibles et afficher côté boîtier les belles illustrations quand il s’en trouve ? Bref, je trouve un Crash, content, je l’ouvre et ce n’était pas le bon jeu dedans. Je trouve ensuite Tomb Raider Anniversary dans une édition non platinum, ni essential, chouette, malheureusement là nous plus ce n’était pas le bon jeu. Du coup j’ouvre tous les jeux pour chercher les UMD qui correspondent, mais rien. Nada, je ne sais pas comment le gamin gérer ses jeux, mais moi je ne m’y suis pas retrouvé. Finalement le seul jeu qui était complet, en bon état et qui pouvait me permettre de rentrer chez moi avec un jeu c’était Need for Speed PRO STREET. Pour 2 euros je suis reparti avec. Need for Speed c’est une série que j’ai adoré sur Playstation, j’adorais jouer contre les flics, ça me rappelait Road Rash, puis je m’éclatais à jouer avec les flics, bref c’était ma série de jeu de voiture favorite. Mais j’ai laissé tomber la série après la première Playstation et lorsqu’il m’est arrivé de jouer à certains épisodes du PS3 j’ai été très déçu. Donc là, je ne m’attends à rien avec Need for Speed PRO STREET, au pire il ne peut pas être plus décevant que ceux que j’ai testé sur PS3 et au mieux ça sera une bonne surprise.

Vide-grenier & culture pop #1 : jeux vidéo et livres et jouet

Et c’est ainsi que je clôture cet article chiner autour du jeu vidéo qui relate de manière légèrement romancé les vide-greniers que j’ai écumés le week-end du 4 et 5 juin. Ce ne sont pas les seules trouvailles que j’ai faites, j’ai notamment fait deux bonnes trouvailles dans l’esprit du jeu de rôle, mais je trouve cet article déjà assez long et du coup je me réserve un autre article pour parler de ces trouvailles ainsi que d’un achat jeu de rôle effectué en ligne.

Voir les commentaires

Repost 0

Publié le 30 Décembre 2015

Une critique non objective mais sincère

Une critique non objective mais sincère

Je pense pouvoir dire qu’avec Donjons & Dragons le jeu de rôle, Star trek la série et les premiers jeux vidéo aux pixels protozoaire, Star Wars incarne un des piliers sur laquelle la culture geek est née. Alors quand on a l’âge (à quelques mois de différence) de la première trilogie, que l’on aime la critique, que l’on tient un blog de jeux vidéo et que l’on baigne plus ou moins volontairement dans cette sous culture qu’est la culture geek critiquer le nouveau Star Wars c’est un sacré morceau.

Plus qu’une simple figure de style c’est entre le rite de passage, le graal, l’épreuve du feu et la catharsis parce que Star Wars en tant que concept culturel est un peu notre père, notre mère, notre épée de Damoclès et l’aiguille de la boussole sous laquelle nous avons grandi.

J’ai vu le film deux fois. En toute logique j’ai accumulé assez de matériaux critiques pour me lancer dans la rédaction d’un bon article et pourtant j’hésite encore sur la nature de mes propos. Juger, jauger et faire la critique de Star Wars : le réveil de la force je ne trouve pas cela facile. Pour une raison simple, c'est que je ne sais pas sur quoi baser ma jauge. S'il me faut critiquer le film en me basant sur le fait que j'ai apprécié ou non l'oeuvre je ferai une critique très positive parce que j'ai passé un très bon moment. Mais apprécier un film ne fait pas de ce film une oeuvre et encore moins un bon film. Et comme je le laissais sous entendre dans un précédent article, Star Wars en tant que concept c'est plus qu'un film ou qu'une saga cinématographique. Alors fonder une critique seulement sur un avis de spectateur ça me semble bien maigre. Confronter mon article à Star Wars épisode VII c’est essayer de trouver un point de vue qui embrasse tout le concept de la saga à travers ce nouveau prisme et je ne suis pas sûr d’être prêt à cela. Je dois trouver en moi le ressort d'un regard critique plus objectif que je ne parviens pas à faire émerger.

Comment juger une oeuvre qui n'existe que parce qu'elle est le fruit d’elle-même ?

Je vais essayer de prendre les éléments un à un afin de guider ma plume et dérouler les variations de mon avis ; quoi que non, mon avis ne varie pas, la vérité c’est que j’aime beaucoup cet épisode, je l’aime pour ce qu’il est et au sein de cet avis ouvertement positif et même enthousiaste, il existe en moi un regard critique qui écrit les nuances. Déjà, le premier point qui m’a séduit c’est la valeur visuelle et esthétique du film. Star Wars : le réveil de la force est beau. On reconnaît immédiatement la flore et la faune de l'univers Star Wars et on perçoit aussi immédiatement la patte de J.J Abrams dans sa mise en image. Il a eu le bon goût de limiter les images de synthèse et comme souvent dans ses films de mettre en avant les décors naturels et des effets mécaniques. En résulte une esthétique que j’aime où les grands espaces, la nature, cette nature que l’on connaît si bien sur Terre, se dévoilent à nous sous un jour énigmatique. Il y a souvent dans les films de J.J Abrams un rapport intéressant aux espaces naturels qui deviennent des lieux aux rapports de grandeurs impressionnants. Il possède cette forme d'art qui consiste à télescoper les éléments humains, technologiques, culturels et artificiels, avec la puissance archaïque des paysages, qui sont vecteurs de forces sauvages, de mystères ; de quelque chose de plus grand que l'homme au sens où clairement les espaces naturels chez J.J Abrams survivent à l'homme depuis le passé jusque dans le futur. La nature est plus qu’un simple décor, elle est présente, presque hostile, puissante.

On trouvait cela dans Lost mais c'était aussi en action esthétique dans son interprétation de Star Trek. Et le réveil de la force ne déroge pas à cette habitude, les espaces naturels posent des décors épurés mais puissants qui supplantent le génie humain. Pour preuve les épaves épiques de croiseurs et autres AT&T qui sombrent dans le sable. Ou, au risque de spolier (bien que je doute que les spectateurs vierges lisent des critiques), la Star Killer gigantesque évolution du principe d'étoile de la mort est une planète ; c’est comme si la nature avait phagocyté la technologie de l'empire pour la sublimer. Ce rapport d'échelle et de puissance entre la nature et le reste de l'univers crée des images fortes, porteuses d'un souffle épique à la limite du baroque. Le soin porté à cette esthétique naturelle crée le contraste nécessaire pour provoquer et emporter l'émotion du spectateur. Quand le film dévoile un escadron de X-wing rasant l'eau d'un lac qui reflète un soleil chatoyant en train de se coucher, c'est beau. Le spectacle est beau et le spectateur est ravi.

Ces images réalistes, naturelles, sont léchées, ouvertement maîtrisées et peut-être parfois tellement léchées qu'elles frôlent le lisse. C'est un flirt, un jeu dangereux qui se poursuit durant toute la projection, le film est toujours à deux doigts de n'être qu'une sublime coquille vide. À mon goût il échappe à cet écueil mais je reviendrai là-dessus plus tard. Il s’en échappe parce que l'image est généreuse, elle donne beaucoup à voir. Elle sert l'univers avec maestria en donnant à voir tout ce que le spectateur désire voir, et même oublier. L'image joue la carte de l'honnêteté, car elle essaie toujours d'être réaliste dans ce qu'elle laisse voir.

Oui, le film est beau mais que dire du duo scénario et narration ? C'est une autre question qui s'adjoint d'autres enjeux que ceux qui sont à l'oeuvre dans l'image. Le scénario est un classique, simple et connu, reconnu par les fans, les connaisseurs et les critiques, c’est presque une redite, en tout cas c’est un fort grand hommage, et très fidèle à l’original l’hommage … L’histoire transpire l'esprit Star Wars, dans un classicisme caricatural où le méchant est méchant, le gentil est gentil et la rédemption des âmes perdues est possible.

Rien de nouveau sous les soleils et les lunes d'une lointaine galaxie, des héros novices, en quête d'eux-mêmes et de rédemption, un plan secret détenu par un droïde, un ennemi qui détient une très très grosse arme stellaire et des héros débutants, perdus, qui vont rejoindre la résistance pour lutter contre les méchants et détruire la grosse grosse arme de l’espace. Ce n’est pas du spoil puisque ce scénario c’est grosso modo celui de l’épisode IV. Alors on peut critiquer le film pour cela, voir dans ce fait une faiblesse flagrante pour un tel film. Un tel battage, de tels budgets, une telle communication pour ça ? Oui on peut se dire cela, j’entends ceux qui le pensent mais ce n’est pas ma façon de penser. Personne n’est dupe, sûrement pas les producteurs et surtout pas J.J Abrams qui est tout comme nous un fidèle fan de la série. De ce fait je me refuse à penser au plagiat, je vois cela différemment. Star Wars : le réveil de la force, reprend la saga là où elle est naît, je ne sais pas si c’est un épisode de transition comme on peut souvent le lire, pour moi cet épisode VII est un message de J.J Abrams pour dire aux fans et aux spectateurs ; je vous comprends, je connais l’histoire de l’univers, pour preuve on va reprendre les choses depuis le début.

Même si la comparaison peut sembler inopportune parce que la situation est différente, ce Réveil de la force me fait penser à Mad Max Fury Road. Dans le cas de Mad Max c’est George Miller lui-même qui a repris les rênes de son œuvre pour lui offrir la renaissance rendue possible par l’avènement de certaines nouvelles technologies. Pour moi Star Wars : le réveil de la force est dans la même logique, même si chronologiquement le film est une suite dans son esprit il n’est pas réellement une suite, pas plus qu’une préquelle, c’est plutôt une renaissance, un renouveau, une nouvelle naissance et pour paraphraser le titre c’est tout simplement un réveil ; un peu comme si Star Wars était né trois décennies trop tôt et qu’il s’offrait aujourd’hui la naissance dont son papa a toujours rêvé. C’est en cela que pour moi il n’est pas le plagiat paresseux que l’on peut lui reprocher d’être. Penser le contraire c’est supposer la naïveté de J.J Abrams alors qu’il s’évertue à nous dire qu’il nous comprend et qu’il va nous parler.

C’est tout l’intérêt du film et sa limite si vous espériez un épisode ex nihilo. Star Wars : le réveil de la force est l’opposé d’un film ex nihilo, on peut certainement l’apprécier sans avoir vu les films précédents bien entendu, mais le film délivre toute sa saveur quand le spectateur est abreuvé des anciennes trilogies. Tout comme l’on peut reprocher au scénario de n’être qu’un plagiat de l’épisode IV, on peut reprocher au film de n’être qu’un énorme exercice de fan service, un vaste self-service où le fan va piocher la came de sa nostalgie. Encore une fois que ce soit le cas ou non, personnellement j’ai apprécié. J’ai même été surpris d’être touché par cela parce qu’à la base je me pensais imperméable à cette démarche. Mais j’ai eu un vrai frisson à l’apparition du titre alors que lors de la sortie de la seconde trilogie je n’avais été qu’un simple spectateur ; et quand les anciens personnages réapparaissent sur l’écran je n’ai pas pu refouler un pincement au cœur, une larme est même remontée pour s’écraser sous ma paupière. Pas tant que je sois nostalgique des anciens personnages, pas tant que je sois fan de ces personnages là non plus, c’est juste que J.J Abrams a parfaitement réussi à intégrer le temps passé, l’âge et le poids du passé. Si cela ne se ressent pas sur la nature scénaristique du film avec son côté rebirth et ses images léchées tellement postmodernes, les traces du temps, la patine du temps imprègnent à la perfection la présence des anciens personnages. Ils sont là, et ils ne cachent rien de l’emprise que le temps a eu sur eux. Ils sont encore là.

Malgré les années, par delà la seconde trilogie qui a fait le choix de se centrer sur leurs genèses et leurs ascendances, ils sont enfin là comme des figures paisibles et familières que l’on peine un instant à reconnaître et qui soudain se révèlent à nous à la lumière de cette divine patine du temps. J’ai trouvé les scènes où les anciens personnages apparaissent terriblement touchantes ; Carrie Fisher, Mark Hamill et Harrison Ford sont de beaux vieux qui assument ce qu’ils sont devenus et je suis désolé mais moi ça m’émeut. Rien qu’en écrivant ces mots, en pensant à ces jeunes figures glorieuses et héroïques du passé qui reviennent sans pouvoir cacher qu’ils sont devenus vieux, marqués par la vie et le temps. C’est comme regarder de vieilles photos de famille et réaliser soudain en regardant ces images de nos parents jeunes que nos parents sont désormais vieux, même si nous les voyons toujours avec nos yeux d’enfants. Par delà les dialogues souvent succincts, les scènes qui réunissent Leia et Han Solo me foutent les poils. Et à chaque fois qu’un élément du passé est confronté à son âge, dans un moment de modernité de cette saga de science fiction il y a de l’émotion. Cette émotion n’est pas mélancolique et le film n’est absolument pas nostalgique, à aucun moment il émet l’idée que c’était mieux avant, à aucun moment le film ou le réalisateur nous laissent penser qu’il faut regretter ce qui a eu lieu avant. Non, c’est juste émouvant parce que justement le passé est là tel qu’il est, tel qu’il doit être, il se montre simple encore actif, mais pas dupe de son âge. Moi ça me touche et pour moi c’est une des belles réussites du film.

Le film est tel qu’il est, il possède des forces et des fulgurances, souvent formelles et esthétiques. Il possède aussi des carences, surtout en termes de scénario, de dialogue et de narration. On ne peut nier ni les unes, ni les autres. Et une critique objective devrait trancher sur cette base ; je devrais sûrement mettre dans la balance des personnages inégaux parce qu’encore incomplets et une mise en scène que j’ai trouvé très bonne et juste dans son rythme. Et conclure que le film est bon mais bancale. Mais si je dis cela je trahi mon ressenti. Parce que mon ressenti est enthousiaste, j’ai aimé ce film et j’en suis sorti avec la frustration de ne pas pouvoir encore voir l’épisode VIII. C’est sûr qu’aujourd’hui nous critiquons Star Wars : le réveil de la force avec dans notre escarcelle critique déjà six films dont la plupart on bercé la jeunesse et la genèse de notre imagination. C’est pour cela qu’avoir une critique objective et rationnelle de ce film me semble difficile à la limite du contre sens. Il y a les éléments factuels qui constituent le film et puis il y a la Force, la façon dont chacun perçoit cette énergie inhérente au cinéma pour que nos esprits reconstituent les images fractionnées en une animation fluide qui conduit chacun à éprouver quelque chose qui lui est propre ; enthousiasme, nostalgie, frustration, ennui, que sais-je encore.

On ne peut pas juger et jauger de Star Wars : le réveil de la force sans le concept culturel Star Wars, ni les vécus que nous avons généré au contact de cette saga ; chaque génération a vécu la réception de sa trilogie, avec une forme technologique et un esprit du temps différent. La cohérence esthétique de cette saga est sûrement le point qui me pose le plus de question. La saga est née il a presque 40 ans et elle a imposé dès le départ une vision précise du space opéra. Le premier film a défini une esthétique spatiale qui était le fruit d’une équation simple où les deux variables étaient l’imagination de George Lucas et les contraintes techniques et économiques du réalisateur. Aujourd’hui nous sommes donc quasiment 40 ans dans le futur depuis la naissance de Star Wars, et les moyens techniques et financiers de J.J Abrams pour réaliser ce film sont à des années lumières de ceux qui étaient à la portée de George Lucas. Et pourtant, Le réveil de la force se doit de respecter cet imaginaire et ces canons esthétiques qui se sont figés il y a 40 ans. Du coup rien ne change, pourtant tout change ; même si J.J Abrams s’efforce de conserver l’esprit des effets d’époque, le changement est impossible à refréner. Un stormtrooper reste un stormtrooper, on le reconnaît immédiatement pourtant, à la qualité de l’image,à sa résolution, à la manière de filmer et même dans les détails du design on perçoit le changement, la différence. Ce qui faisait, entre autres choses, le sens de l’esthétique des premiers films c’était une forme d’effets spéciaux identifiables comme factices mais auxquels les spectateurs adhéraient parce qu’ils étaient emportés par le souffle du film. Quand la seconde trilogie est sortie, ses images de synthèse sentaient le faux, c’était comme une évidence évanescente à l’écran, en regardant la seconde trilogie nous sommes devant des effets faux, des effets spéciaux qui ne jouent pas sur l’effet de réalité mais sur le spectacle, comme dans la première trilogie.

Mais voilà, avec la finesse technologique de cette décennie, voire de ce siècle, aujourd’hui un animateur est capable d’intervenir sur une image réelle sans la dénaturer. C’est comme ça que nous nous retrouvons devant une esthétique que l’on a connue comme fausse mais qui là nous apparaît avec un effet de réalité. Rien n’a changé, les droïdes sont des droïdes, les lasers toujours des lasers et les vaisseaux sont toujours les mêmes et pourtant quelque chose semble avoir changé, et ce qui change je me demande si ce n’est pas cet effet de réalité qu’offrent les moyens actuels. Ajoutez à cela le goût de J.J Abrams pour les décors naturels grandioses et vous aurez sous les yeux un film fidèle qui respecte ses origines au point parfois de donner l’impression de les plagier mais aussi un film où l’image virtuose dans sa conception et sa réalisation qui offre au spectateur un imperceptible changement qui est en germe une vraie mutation de la saga d’une science-fiction fantasmatique vers une science-fiction réaliste.

Tout change, rien ne change ; un profane, stormtrooper en quête de repentance, qui manie le sabre laser, une jeune femme sensible à la Force, la noirceur du Premier Ordre qui s’exprime sans fard, un méchant qui n’hésite pas à retirer son masque et à dévoiler non pas son côté obscure mais ses traits ingrats, tout change et rien ne chance. Le film est à la fois un hommage et une nouveauté, une suite et une renaissance,  chacun est libre de voir ce qu’il désire dans Star Wars : le réveil de la force, moi je ne suis pas très malin, pas très imaginatif, dans ce film je vois le réveil de la force et sincèrement ça me plait beaucoup. Je ne savais pas comment allait s’écrire cette critique en me lançant dans sa rédaction et voilà, après quatre pages je suis là à vous dire que ce film est bien. Je ne sais pas si j’ai réussi mon épreuve de passage, mais j’ai fini ma critique. Je ne sais pas si elle sera utile à quelqu’un, mais elle a le mérite d’être sincère.

Que la force soit avec vous.

Merci.

La nature qui phagocyte le passé, le présent qui frôle la nature et le Premier Ordre qui est vraiment très très nazi
La nature qui phagocyte le passé, le présent qui frôle la nature et le Premier Ordre qui est vraiment très très nazi
La nature qui phagocyte le passé, le présent qui frôle la nature et le Premier Ordre qui est vraiment très très nazi
La nature qui phagocyte le passé, le présent qui frôle la nature et le Premier Ordre qui est vraiment très très nazi
La nature qui phagocyte le passé, le présent qui frôle la nature et le Premier Ordre qui est vraiment très très nazi

La nature qui phagocyte le passé, le présent qui frôle la nature et le Premier Ordre qui est vraiment très très nazi

Tout change ...
Tout change ...
Tout change ...
Tout change ...

Tout change ...

... rien ne change
... rien ne change

... rien ne change

L'art de voir passer le temps
L'art de voir passer le temps
L'art de voir passer le temps

L'art de voir passer le temps

Des héros naissent, des méchants naissent, des héros grandissent et moi, oui moi j'ai envie de voir la suite ...
Des héros naissent, des méchants naissent, des héros grandissent et moi, oui moi j'ai envie de voir la suite ...
Des héros naissent, des méchants naissent, des héros grandissent et moi, oui moi j'ai envie de voir la suite ...

Des héros naissent, des méchants naissent, des héros grandissent et moi, oui moi j'ai envie de voir la suite ...

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Critiques - Film, #SF, #Star Wars

Repost 0

Publié le 28 Décembre 2015

Dois-je réévaluer Le Cinquième Élément ?

Et si je devais réévaluer ma valeur des choses et si cette chose a réévaluer était un film et si ce film était le Cinquième Élément et si j’avais passé mon temps depuis 1997 à détester ce film et qu’aujourd’hui, à la lumière de nouvelles attentes, je trouvais certains éléments assez intéressants pour m’intéresser et illustrer une part de cet imaginaire que je cherche à reconduire autour d’une vision éculée et ridicule mais délicieuse d’une idée de la science-fiction ?

S’il me fallait faire tout cela, je crois que ce soir je serai prêts à la faire et donc renier mon endémique ostracisme, ma morgue et mon mépris fulgurent pour Luc Besson et son cinéma de bazar.

Les couleurs, le burlesque, la patine du temps sur un objet déjà vieux avant de naître, la maigreur du scénario, la minceur d’une Milla Jovovich tellement fauve Hauto, le ridicule qui ne tue pas, et la superbe de Bruce Willis qui sent déjà le déclin mais qui surnage encore sur la vague des années 90 constituent un enrobage qui m’apparaît soudain comme un gâteau au glaçage excessif à une période de fort diabète.

Non, c’est bête, il n’est pas bien ce film, il est presque nul, toujours aussi nul qu’à l’aube du premier temps que je l’ai vu au cinéma, trop riche, trop pauvre, trop tout, tout rien, le film est toujours aussi médiocre mais mon goût à changé.

Je n’avais jamais ressenti l’érotisme de LeeLoo, la vérité j’étais encore puceau quand j’ai vu ce film pour le première fois, très mauvais film mais un jour tous les créatifs sont un peu comme Luc Besson, on a envie de jouer avec nos codes, d’user et d’abuser de nos madeleines de l’espace, du chocolat sidéral et des extraterrestre belliqueux. Alors on s’émeut à voir un film, si mauvais soit-il s’amuser comme le créateur en soi voudrait se l’autoriser. Qu’importe la qualité si le plaisir est là, le burlesque peut se changer en pop et le pop flirter avec de l’intérêt.

Si le Cinquième Élément devait être une œuvre d’art il serait une œuvre d’art contemporain, une sculpture d’art contemporain accumulant des éléments disparates,  une accumulation grotesque, branlante, immense et vorace comme un organisme vivant qui chercherait à phagocyter tous ces éléments électriques qui le constituent. En elle-même l’œuvre est moche, hideuse, disgracieuse, mais pris un à un les éléments qui la constituent sont parfois superbes, souvent idiots, pathétiques ou grandioses. On pourrait imaginer qu’un spectateur qui tournerait autour de cette sculpture de manière un peu hasardeuse pourrait trouver un angle de vu où soudain l’amas, l’amalgame pourrait devenir esthétique et parler à ce spectateur.

Si je n’avais pas à l’esprit la construction d’un univers de jeux de rôle un peu cyber, un peu futuriste, très urbain, et surtout très ludique et éclectique alors je suppose que je n’aurais pas pu voir dans le Cinquième Élément plus d’intérêt que dans mon souvenir passé. Je me demande si je ne vais pas regretter un jour d’avoir laissé une trace de ce changement d’opinion sur ce film. Parce que le film reste mauvais, médiocre, décevant, outrageux et drôle souvent à ses dépends.

C’est de voir que les images de synthèses de 1997 sont parfois moins impressionnantes que les jeux vidéo de 2015
C’est de voir que les images de synthèses de 1997 sont parfois moins impressionnantes que les jeux vidéo de 2015
C’est de voir que les images de synthèses de 1997 sont parfois moins impressionnantes que les jeux vidéo de 2015
C’est de voir que les images de synthèses de 1997 sont parfois moins impressionnantes que les jeux vidéo de 2015
C’est de voir que les images de synthèses de 1997 sont parfois moins impressionnantes que les jeux vidéo de 2015
C’est de voir que les images de synthèses de 1997 sont parfois moins impressionnantes que les jeux vidéo de 2015
C’est de voir que les images de synthèses de 1997 sont parfois moins impressionnantes que les jeux vidéo de 2015
C’est de voir que les images de synthèses de 1997 sont parfois moins impressionnantes que les jeux vidéo de 2015
C’est de voir que les images de synthèses de 1997 sont parfois moins impressionnantes que les jeux vidéo de 2015

C’est de voir que les images de synthèses de 1997 sont parfois moins impressionnantes que les jeux vidéo de 2015

Coucou Maïwenn
Coucou Maïwenn

Coucou Maïwenn

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Critiques - Film, #SF, #critique, #Illustrations

Repost 0

Publié le 3 Juin 2015

Je cherche à créer un monde cyberpunk et comme tous les auteurs quand j'ai une idée elle est toujours accompagnée d'une prétention et/ou d'une vanité, celle d'être original. Donc j'en suis à ce stade où je cherche à concevoir un univers cyberpunk original et nécessairement je me questionne sur le genre. Je me demande ce qui sépare un monde cyberpunk d'un monde post-apocalyptique parce que quand mon esprit part sur une route cyberpunk il lui arrive souvent de finir son voyage dans un désert d'après l'apocalypse. De toutes les façons, le cyberpunk en tant que forme culturelle est une forme d’apocalypse qui advient au sein même de la culture. Le mouvement, s’il devait se réaliser, ébranle / ébranlera la sphère culturelle où il prendra racine et ainsi une culture cyberpunk ne peut naître que sur les ruines de la culture qui la précédée. Donc entre un monde cyberpunk et un monde post-apocalyptique il n’y a que la nature de l’apocalypse qui diffère, la nature de la résistance peut-être aussi. En tout cas il me semble que l’énergie initiale, celle qui explose dans un big bang qui fait naître le monde d'après, est à la même dans les deux genres.

 

Mais il est possible que je me trompe, que le cyberpunk ne soit pas un genre post-apocalyptique mais qu'il soit un genre apocalyptique. Finalement, même dans son aspect incertain et instable, un univers post-apo est un univers stable ; la culture et la civilisation se sont écroulées, il ne reste plus rien que les instincts et la survie mais ces deux données là sont des constantes. Alors qu'un monde cyberpunk est un monde en mouvement, un monde instable qui vacille en permanence parce qu'il est tiraillé par des énergies souterraines - au sens d'invisibles - en plein bouillonnement, finance, science, évolution des mœurs, et même l'humain en tant que genre humain y est souvent en pleine mutation / évolution trans-humain. Dans le cyberpunk l'apocalypse est en jeu, en marche, en action même si cette apocalypse là ne conduira pas nécessairement aux mondes post-apocalyptiques que nous connaissons.

 

Et moi mon esprit se perd souvent entre les deux ne sachant pas ou arrêter sa route ; parce si une chose est sûr dans mon esprit c'est que la route et la rue, lieux géographiques et lignes de la civilisation du XX ème siècle tracée comme des cicatrices à la surface du monde, sont au cœur de mes visions de ces deux genre. 

Toutes les routes mènent à une apocalypse, mais seulement certaines mènent à des filles aux seins nus
Toutes les routes mènent à une apocalypse, mais seulement certaines mènent à des filles aux seins nus

Toutes les routes mènent à une apocalypse, mais seulement certaines mènent à des filles aux seins nus

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Réflexions d'un joueur, #SF, #jeux de rôle, #jdr, #Créer

Repost 0

Publié le 11 Septembre 2014

Je suis tombé amoureux, raide dingue d’amour. Vous savez, ce genre de coup de foudre que vous vous prenez dans la gueule sans même vous y attendre, comme une averse en d’août alors que vous êtes en tongs et short de plage ; vous êtes trempés, ridicule, mais vous avez la banane. Cela marche aussi avec un shot de tequila que l’on s’envoie en disant à tout le monde, tu rigoles, je ne crains pas les alcools forts, ça ne va rien me faire ! et deux minutes après t’allonges sur la moquette en essayant de nager la brasse en disant à tout le monde qu’elle est super bonne. Je n’en doute pas, vous voyez tous ce que je veux dire.

C’est quand on s’y attend le moins que l’amour nous bourre la gueule et qu’il nous prend à part dans un coin sombre pour se fourrer profond en nous. Bien sûr, il s’agit d’une métaphore, en tout cas je crois, et dans l’utilisation que j’en fais, il s’agit de dire que je ne m’attendais pas à prendre un tel pied avec Les gardiens de la galaxie. Oui, j’ai couché le premier soir, j’assume et j’en redemande.

Après c’est toujours la même chose, moins on attend d’un film, d’un jeu, d’une personne, un menu de restaurant chinois, ou d’un homme politique et plus on peut être séduit et surpris par la chose en question. Et franchement, des gardiens de la galaxie, je n’attendais rien, à part peut-être deux heures au frais dans une salle climatisée au mois d’août, et même sur ce point le film ne m’a pas déçu d’ailleurs. Donc bon, je suis allé le voir la fleur au fusil et le film en a profité pour me mettre en coup de fusil, ou de pompe, dans une partie sensible de mon anatomie. Et il m’est difficile de conduire une critique de ce film tant il est clair que je manque cruellement d’objectivité à son sujet.

Les gardiens de la galaxie ; idéal de pop culture Les gardiens de la galaxie ; idéal de pop culture
Les gardiens de la galaxie ; idéal de pop culture Les gardiens de la galaxie ; idéal de pop culture

Les gardiens de la galaxie ; idéal de pop culture

Que dire ? Qu’en dire ? Comment dire ?

Le film brille par … non, plus simplement, le film brille.

Brille-brille, comme on pourrait dire bling-bling sauf qu’il n’a rien de bling-bling, disons burlesque pour rester dans l’allitération et je rajoute burnée ; comédie spatiale burlesque et burnée.

Surtout, le film est foutraque, libéré, foisonnant, généreux, badass, bref, débridé ce qui dans une production Marvel est un petit miracle. De plus en plus souvent j’ai la sensation que les productions Marvel sentent le service minimum et le calibrage excessif. À essayer de relier toutes les productions dans une méta trame narrative dont l’ambition est surtout de vendre le prochain film, la prochaine suite, les films finissent par laisser toujours un goût d’inachevé et de frustration. Chaque film prend soin d’introduire son prochain, ou de consolider son prédécesseur ce qui a tendance - à mon goût - à brider la générosité et à restreindre la jubilation en imposant une mécanique narrative trop lourde. Le cas de Captain America : le soldat de l’hiver est assez significatif. En introduisant trop de personnage et de situation ultérieurs le film est mou, lourd, lent à la limite de l’ennui.

Avec Les gardiens de la galaxie, j’ai retrouvé ce que j’aime dans les comics, de la jubilation, de la générosité, de l’action, de l’humour et de la pop culture. Voilà un film libéré du slip, sans nécessairement de grandes ambitions, mais avec un vrai sens du spectacle et de la générosité. Déjà, il ne faut pas passer sous silence le Awesome Mix Vol.01 que Peter Quill, alias Star-Lord, hérite sur K7 de sa mère et des années 1970 ; cet objet traverse le film et l’anime d’un groove unique. Il doute le ton du film, sa chaleur, son rythme. Et c’est bien par son rythme que le film brille. Comme un spectacle de cabaret le film est rythmé au millimètre, dosage parfait entre humour et spectacle. Pour que ce soit drôle, il faut que cela fuse, c’est le cas, les vannes font mouche, les dialogues sont ciselés, répliques, réparties, ça groove, ça balance pas de temps mort, savant dosage avec l’action, aucun temps morts, up-tempo, le film porte le spectacle à bout de bras et chaque personnage fait sa part d’abatage pour que le spectateur rit et kiffe sa maman.

Il faut dire que les personnages sont savoureux comme l’on dirait dans un temps ancien ; Star-Lord une sorte de loser mauvais garçon joyeux de l’espace. Groot l’arbre et son acolyte Rocket le raton laveur cybernétique bavard et belliqueux, Drax le destructeur dont le premier degré est aussi déroutant que ravageur et Gamora tueuse verte et sexy. S’il est sûrement vrai que les rôles féminins, Gamora et Nebula sont un peu en dessous les rôles masculins, animalier et végétaux sont absolument énormes, régalatoires, rigolateurs et ostentatoirement drôles. Et par chance le film ne met pas une plombe à réunir les héros, l’équipe est rapidement réunie et immédiatement elle exhale la baston et le dialogue surréel ; jubilation garantit. Visuellement, le film ébouriffe, il s’octroie le droit d’être à l’excès dans le numérique, saturé d’effets et de couleurs, il épouse à merveille l’idée que je me fais de cette SF spatiale et moderne ; un lieu sans existence réelle, place idéale pour l’avènement d’une fantasmatique futuriste où le numérique a prit le dessus sur le réel. La mise en scène laisse surgir de beaux moments de bravoure créative et parvient même à tirer un parti intéressant de la 3D. De toute façon, quand il s’agit de divertir par le spectaculaire, la 3D foraine et ostentatoire fonctionne toujours.

Dialogue absolument savoureux, à l'image de tout le film, précis, rythmé et drôlatique.

Pour moi, Les gardiens de la galaxie, c’est vraiment un claque, un coup de foudre, une révélation ; je ne me rappelle pas la dernière fois où j’ai passé un si bon moment au cinéma. Je ne me rappelle pas avoir vu un space opéra aussi jubilatoire depuis, depuis je ne sais pas quand, depuis longtemps, depuis toujours, depuis jamais, depuis ma naissance. J’aime son esthétique, son humour, son action, sa dérision, sa générosité et j’aime que la planète Xandar me fasse penser à Mass Effect. J’aime Je s’appelle Groot et le comique de répétition, j’aime les dialogues, le groove de Peter Quill quand il danse, et j’aime l’humour omniprésent. Un film sans retenue.

C’est pour moi, sans conteste mon film numéro un de 2014 et je l’ai tellement aimé qu’il déborde même sur mon film favori de 2013 et de 2012. Qu’importe, on s’en fout, le principal, c’est que je kiff et que ce film, ouvrage irrévérencieux est génial. C’est tout ce qu’il faut retenir et aller ou retourner le voir. Encore et encore jusqu’à saturation.

Merci, je vous aime.

Avec son costume à la Rocketeer, son groove, son irrévérence et son style old school, Peter Quill et Les gardiens de la galaxie sonnent comme de la bonne SF des années anciennes.
Avec son costume à la Rocketeer, son groove, son irrévérence et son style old school, Peter Quill et Les gardiens de la galaxie sonnent comme de la bonne SF des années anciennes.
Avec son costume à la Rocketeer, son groove, son irrévérence et son style old school, Peter Quill et Les gardiens de la galaxie sonnent comme de la bonne SF des années anciennes.

Avec son costume à la Rocketeer, son groove, son irrévérence et son style old school, Peter Quill et Les gardiens de la galaxie sonnent comme de la bonne SF des années anciennes.

Awesome Mix vol.1

Voir les commentaires

Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Critiques - jeux vidéo, #Marvel, #Cinéma, #Amour, #SF, #Les gardiens de la galaxie

Repost 0